La communication auditive chez le chien

Les chiens aboient. C’est même l’attribut qui les caractérise le plus, si ce n’est pas le mieux. cependant il existe toute une gamme de vocalises chez le chien, ayant but de communiquer des informations sur l’état émotionnel de l’émetteur.

Des sons vocaux :

Les sons qu’émet le chien avec sa voix sont l’aboiement, le grondement, le gémissement, le jappement, le cri aigüe, le hurlement, le toussotement, le geignement, le miaulement. Ces sons correspondent à un état émotionnel, variant de l’appel, à la plainte en passant par la menace ou l’alerte.
Les sons évoluent en fonction de l’âge du chien et selon le déroulement de son évolution.
Le chiot émet 4 sons de bases : le gémissement, le jappement, le grognement et le miaulement.

Les gémissements et les jappements sont spécifiques au chiot pour exprimer un état de détresse (éloignement de la mère, peur, froid, faim, douleur). Le chiot produit également des petits grognements, ou miaulements pour manifester son contentement. Les jappements seront souvent liés aux jeux et à l’appel au jeu chez le chien adulte.

L’aboiement commence pour la majeure partie des races vers 2 semaines. Il correspond à un état d’excitations positif ou négatif (appel au jeu ou situation de stress. Si l’aboiement est aigüe, il exprimera une émotion agréable, plus on va dans des aboiements graves, plus la vocalise traduit des émotions aversives ou de stress.

Notre chiot apprend à utiliser son répertoire sonore, en observant les effets de son registre sur ses congénères. Il va ainsi adapter ses vocalises en fonction de la situation et du message qu’il souhaite faire passer.

En grandissant, le chiot qui passe à l’âge adulte diminuera l’émission de ses vocalises, à l’exception des races de chien dont les vocalises sont des aptitudes majeures (chien de chasse à courre).

Effectivement, la communication auditive très présente chez le chiot diminuent au profit de la communication visuelle : postures corporelle et mimiques prennent une plus grande importante.

Des sons non vocaux :

Le claquement de dents ou l’halètement sont des sons non vocaux, correspondant à un mécanisme non contrôlé, uniquement pour exprimer des émotions. En raison de la faible intensité de ces  sons, leur utilisation est exclusivement dans le cadre d’une communication de proximité.

La communication a pour rôle de renseigner les congénères sur l’état émotionnel et la localisation géographique de l’émetteur. Comme exprimé précédemment, les communications olfactives et visuelles ont des rôles prépondérants dans l’organisation sociale du groupe ou d’un individu face à un autre. La communication auditive sera surtout un vecteur de communication de soutien et qui viendra compléter le message convoyé par une posture corporelle ou un marquage olfactif.

A Savoir:

Il faut souligner que certaines races de chien ont une prédisposition génétique pour l’aboiement. Lors d’une adoption de chiot ou de chien adulte, ces critères sont à prendre en considération.

chien-de-chasseAinsi, un bon nombre de chiens de chasse, parmi lesquels: le Saint Huber, le Bleu de Gascogne, le gascon Saintongeais, le Billy, le Français (croisement de Fox-hound et Saintongeais), le Fox-Hound, le Trigg, le Chien Courant -Finlandais, Italien) , l’Ariègeois, le Basset Artésien, le Basset Hound (ou gascogne ou fauve de bretagne),  Le Beagle (et Beagle Harrier),  et bien d’autres. Leurs capacités de vocalises sont à prendre en considération. Ils ont été génétiquement modifiés par l’homme pour développer ces compétences. Croire qu’ils peuvent se taire grâce à une thérapie, serait une illusion. Renseignez vous bien avant d’adopter.

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Il existe des races de chien, dites « primitives », qui ont pour particularité de ne pas aboyer. Ils ont tout un autre panel de vocalise à leur actif, mais pas l’aboiement. Pour n’en citer qu’un : le Basenji
 

Corine Gomez, Comportementaliste

voir aussi:

  • La Communication Olfactive
  • La Communication Visuelle
  • La Communication Tactile
  • Ref.

    1. C. Mège, C Beata, E. Beaumont-Graff, C.Diaz, T. Habran, N. Marlois, G. Muller Pathologie Comportementale du Chien. Ed. MASSON – 2003, P.10