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Les animaux non-humain peuvent- ils se suicider ?

Commentaires et traduction de l’essai du Dr David M. Peña-Guzmán « Can non-human animals commit suicide« 

Commentaires: L’essai rédigé par le Dr Pena-Guzman fait appel à diverses approches. L’approche stricto sensu scientifique montre une dualité dans les visions : nombres de scientifiques soutiennent que les animaux se peuvent pas se suicider, car ils sont dépourvus de caractéristiques humaines qui sont des critères inaliénables pour mener au comportement suicidaire, tels que la subjectivité réflexive, el libre arbitre ou la conscience de la mort. D’autres éminents scientifiques avancent quant à eux, des arguments en faveur de la possibilité du suicide chez les animaux : les capacités émotionnelles, cognitives et comportementales chez les animaux sont aussi élaborés que chez les humains.

Si on s’inscrit dans une approche d’évolution continuitive, peut-on exclure que les animaux non humains ont développé à l’instar des animaux humains, des comportements similaires ou parallèles ?

Les scientifiques s’appuient sur des preuves, des observations et des modélisations pour démontrer des vérités. Est-il nécessaire de rappeler, que ce n’est pas parce qu’on ne voit pas une chose, qu’elle n’existe pas !

De plus, créer des modèle dans la recherche sur le suicide animal, signifierait « maltraiter suffisamment un animal » (voire des dizaine), pour les pousser au suicide. Et en ce point, une telle recherche serait controversé et répréhensible d’un point de vue éthique. Ainsi l’approche éthique et philosophe du suicide animal s’interposerait en ce sens.

Le Dr Pena-Guzman expose ces approches avec des arguments et des éléments qui laissent à penser que si la science se posent des question sur la possibilité que le suicide existe chez les animaux non humain, notre sens de l’éthique devrait nous pousser à tout faire pour éviter ces probabilités.

Corine Gomez, comportement

Je vous laisse découvrir l’essai, ci -dessous:

Abstract: Beaucoup de gens croient que seuls les humains ont des capacités cognitives et comportementales, et donc des capacités nécessaires pour un comportement suicidaire. Dans l’article, il sera notamment question de la subjectivité réflexive, du libre arbitre, de l’intentionnalité ou encore de la conscience de la mort. Trois contre-arguments – basés sur les émotions négatives et les psychopathologies chez les animaux non humains, la nature du comportement autodestructeur, et le schéma récurrent du suicide dans la recherche – suggèrent que les comportements auto-destructeurs et auto-flagellateurs chez les animaux humains et non humains varient le long d’un continuum.

Contre le concept de suicide chez les animaux

Le suicide est un phénomène complexe. Dans le cas des êtres humains, il soulève une question épineuse sur la vie et la mort auxquelles aucun être vivant n’est peut-être en mesure de répondre. Un problème auquel Camus (1955) a dit un jour: «Il n’y a qu’une seule question philosophique sérieux, et c’est le suicide ». Curieusement, le concept de suicide semble perdre toute sa complexité lorsqu’il est appliqué aux animaux non-humains, car beaucoup de personne considèrent que les animaux ne disposent pas des ressources émotionnelles et cognitives nécessaires, pour le commettre. Ce que Shneidman (1985) appelle «le meurtre au cent quatre-vingtième degré». Pour eux, le concept de suicide animal ne peut être qu’une blague, une erreur de catégorie ou une illusion anthropo-morphisque.

Ils répondent généralement à la suggestion selon laquelle certains animaux peuvent se livrer à des activités suicidaires, en subordonnant le suicide à certaines fonctions ou capacités que seul l’homme (les êtres humains) sont présumés posséder, tels que la subjectivité auto-réfléchissante, le libre arbitre ou la conscience de la mort. Ces points ne sont toutefois pas concluants.

Cependant ils sont en conflit avec les recherches empiriques sur les capacités des animaux non-humains qui s’appuient sur des hypothèses concernant la place de l’homo sapiens dans l’ordre des choses.

1.1. La subjectivité réflexive

Selon certains avis, le suicide n’est possible que pour les animaux dotés d’une forme de subjectivité qui comprend non seulement la sensibilité, mais aussi un type spécifique de subjectivité auto-réflexive (désormais «réflexivité») grâce à laquelle un animal est capable de se saisir en tant qu’agent capable d’agir (c’est-à-dire en tant que «je»). Le suicide, de ce point de vue, est un acte fondamentalement réflexif (sur soi) dont l’agent (le Je) est à la fois sujet et objet. En tant que tel, il nécessite un niveau de sophistication subjective que les animaux n’ont tout simplement pas.

Ce point de vue souffre de deux inconvénients. Le premier est autant conceptuel qu’empirique: elle suppose que la réflexivité est une dichotomie tout ou rien,et que les animaux n’en ont pas, ou en maquent résolument. Pourtant, nous n’avons aucune raison – du moins pas depuis que Darwin a mis les humains et les animaux sur un continuum naturel dans « Sur l’origine des espèces » (1859) et « La descendance de Man » (1871) – d’attendre de telles discontinuités dans la nature. Dans un article publié dans « TRENDS in Écologie et évolution » en 2004, Bekoff et Sherman soutiennent que la diversité naturelle et l’évolution biologique rendent très peu probable qu’il n’y ait qu’une seule norme pour classer les animaux, en deux classes simples: les nantis qui possèdent et les non-nantis qui ne possèdent pas.

Il n’y a pas de « test évident »pour déterminer le degré de connaissance de soi parmi tous les taxons »(p. 178). Pour faire suite aux thèse de Darwin, Bekoff et Sherman soutiennent que les animaux ont différents types de degrés de conscience de soi – types qui ne peuvent pas être réduits à «des types simples», et des degrés qui ne peuvent pas être facilement quantifiés. De nombreuses recherches empiriques soutiennent ce paradigme (DeGrazia 1996; Baars 2005; Seth, Baars et Edelman 2005; DeGrazia 2006; Feinberg et Mallatt 2013; Tononi et Koch 2015; Rowlands 2016).

Cette recherche remet en question la croyance conventionnelle voulant que la connaissance de soi définisse les êtres humains seulelmzent et exclue le reste de la nature (Bekoff et Sherman 2004, p. 179).

Bekoff et Sherman (2004) soulignent la diversité des animaux de ce continuum en identifiantau moins trois types différents de subjectivité qui sillonnent le règne animal de manière élaborée et non linéaire (voir le tableau 1), ce qui suggère que la connaissance de soi est un continuum qui évolue constamment (et dans de multiples directions) plutôt qu’une dichotomie qui sculpte et cisaille la nature à ses articulations: «Le degré de connaissance de soi des individus dans les espèces peuvent être représentées comme un point sur un continuum de complexité et de conscience participative »(p. 176). Comme tout le reste dans la nature, la connaissance de soi est une question de degré.

L’incohérence interne est le deuxième inconvénient sur l’idée que seuls les humains ont la subjectivité réflexive (cf. l’objet et le sujet) et donc que seuls les humains peuvent se suicider. Même si la réflexivité était une dichotomie naturelle et une condition nécessaire au suicide, il ne s’ensuivrait pas que la dichotomie correspond parfaitement à la classification des espèces. Il ne s’ensuivrait pas non plus que seuls les humains peuvent se suicider. Il existe des humains dont les comportements suicidaires ont été documentés, mais qui peuvent ne pas répondre aux exigences d’une théorie de la subjectivité réflexive, les enfants par exemple. (Stefanowski-Harding 1990; Matter and Matter 1984; Martin 2014; Heise, York et Thatcher 2016; Bodzy et al. 2016). Bon nombre d’animaux non-humain réussissent le test d’auto-reconnaissance, et de par là répondent aux exigences de réflexivité.

Les singes, les dauphins, les éléphants et la pie eurasienne, par exemple, ont tous passé le test de Gallup. (1970) : le célèbre « test du miroir », que de nombreux experts du comportement animal considèrent comme le test de la subjectivité réflexive et de la consciente de soi (Prior, Schwarz et Güntürkün 2008), alors que certains enfants humains échouent jusqu’à l’âge de six ans (Willett 2014, p. 122) .

D’où l’argument que les animaux ne peuvent pas se suicider parce qu’ils n’ont pas de notion de subjectivité.

Si on exclue tous les non-humains du domaine du suicide, cet argument devrait être être interprétée de manière assez stricte – dans ce cas, cela exclurait inévitablement certains humains.

Inversement, pour inclure efficacement tous les humains, il faudrait l’interpréter de manière plus libérale et dans ce cas, cela inclurait inévitablement des non-humains.

1.2. Le libre arbitre

Certains penseurs utilisent le concept de libre arbitre comme argument contre le suicide des animaux, en partie parce que ce concept façonne nos intuitions à propos du suicide (Szasz 1986; Higonnet 1986; Hassana 1998; Douglas 2015) . Inspiré par une compréhension théologique des êtres humains, de tels penseurs soutiennent que les animaux ne peuvent pas se suicide, car le suicide est une expression du libre arbitre, que seuls les humains en sont pourvus.

Est-ce que les animaux tels que les vaches, les cochons, les perroquets, les chiens et les orangs-outans ont le libre arbitre?

Bien que cela soit incompatible avec l’orthodoxie théologique, il est possible de prétendre que c’est le cas. Certaines cultures le revendiquent déjà, de même que des experts du «choix de comportement volontaire» et de la «Théorie du renforcement positif». Ces derniers considèrent que les animaux ne sont pas des agents passifs dans le processus de recherche, mais des participants actifs qui peuvent choisir de participer ou non à la recherche de leur propre volonté (Berns, Brooks et Spivak 2012; Tan et Hare 2013; Fenton 2014) . Dans un article de 2012 publié dans Biology & Philosophy, Fenton affirme que certains des animaux (des chimpanzés) ont la capacité de modifier leurs types d’interactions avec les humains et que, par conséquent, les protocoles de recherche, qui ne considèrent pas cette capacité, peuvent échouer en raison «des normes d’éthiques de la recherche »(p. 89). Le primatologue japonais Tetsuro Matsuzawa est du même avis. Après des décennies de travail avec les chimpanzés, Matsuzawa en est venu à la conclusion que les chimpanzés agissent librement et volontairement. Comme il le dit explicitement, ils agissent « sur la base de leur libre arbitre » (Matsuzawa, 2006). Comme Fenton, il pense également que la recherche comportementale et biomédicale doit s’adapter aux capacités volontaires et décisionnelles des chimpanzés, au même titre que la recherche biomédicale sur des sujets humains incorpore la capacité des êtres humains à consentir aux soins médicaux.

Maintenant, on pourrait éviter d’attribuer le libre arbitre à des animaux non humains selon Steward (2015), qui établit un équilibre fragile entre les engagements théologiques en faveur de l’exceptionnalisme et le corpus croissant de preuves empiriques selon lesquelles les animaux peuvent aussi agir librement (ou au moins aussi librement que les humains) en faisant la distinction entre ce qui est appellé «la pleine liberté»et« les capacités d’action volontaire ». Steward dit, que seuls les êtres humains ont un libre arbitre à part entière, mais de nombreux animaux peuvent agir volontairement. À première vue, cette position semble assez raisonnable, parfaitement logé entre les extrêmes. Il satisfait les théologiens qui affirment avec force que seuls les humains ont le libre arbitre et les scientifiques naturels dont les recherches indiquent que les animaux sont plus que des automates cartésiens ou des boîtes noires pavloviennes.

Cependant, si nous examinons attentivement cette position, elle se révélera rapidement intenable, voire incompréhensible. Dès que nous acceptons que les animaux ont des préférences, qu’ils les expriment et poursuivent ces préférences dans divers contextes, qu’ils planifient l’avenir, qu’ils maintiennent leurs intentions pendant de longues périodes, qu’ils acceptent et se dissocient de situations différentes et qu’ils font des choix non pré-déterminés, il devient assez difficile de voir les différence significative entre avoir un libre arbitre à part entière et simplement avoir la capacité d’agir librement.

Quelle différence empiriquement cela fait-il qu’un animal ait le libre arbitre ou qu’il soit complètement épanoui?

Y a-t-il des exemples qui montrent qu’un animal doté d’un libre arbitre à part entière peut faire des choix particuliers, qu’un animal seulement doté de capacités d’action volontaire ne peuvent pas faire ? Cela ne semble pas être le cas. Cette distinction peut alors être un cas classique de ce que William James (1995) avait autrefois appelé «la coupe de cheveux scolastique», une référence à la pratique médiévale consistant à faire des distinctions linguistiques dénuées de fondement empirique.

Par définition, le libre arbitre est un concept métaphysique. Il dénote une force qui est causalement efficace mais qui reste en quelque sorte en dehors de l’ordre de la nature, c’est-à-dire une force dont les effets peuvent être ressentis dans le monde naturel, mais cela ne change rien à ce qu’il se passe dans ce monde. En tant que tel, ce concept a un air anti-naturaliste qui peut être incompatible avec l’épistémologie scientifique en général et avec les compréhension contemporaines du suicide en particulier.

Définir le suicide en termes de libre volonté, c’est placer le phénomène sur un piédestal métaphysique, en dehors de la portée de la science et des explications – littéralement au-delà de la (méta) nature (physis). Pourtant, il n’est pas rare pour les scientifiques et les laïcs de réagir aux histoires d’animaux suicidaires : citons par exemple, le cas du scorpion qui se pique quand il est entouré par le feu ou le rat qui cherche l’odeur d’un chat et se fait tués. Les scientifiques affirment qu’il ne s’agit pas de «vrais» suicides, car ils peut être expliqué en termes de causes purement naturelles – par exemple, une réaction réflexe simple dans le cas du scorpion et de l’activité du parasite Toxoplasma gondii dans le cas du rat.

Les vrais suicides, disent-ils, exigent un «choix libre de la volonté».

L’hypothèse qui sous-tend que si une mort auto-induite peut être expliquée de façon naturalistique (par des processus physiques, chimiques, biologiques ou psychologiques), elle ne peut être appelé «suicide». Que dire alors de la mort humaine auto-provoquée qui peut aussi être expliqué de cette manière? Prenons le cas des antidépresseurs. Il est de notoriété publique que le nombre de suicides augmente pendant le traitement antidépresseur avec sérotonine sélective des inhibiteurs de la recapture (ISRS). ISRS, qui se trouvent dans les antidépresseurs populaires comme le Prozac, le Paxil et le Zoloft. Ils affectent le cerveau de manière à ce que les patients qui les prennent puissent éprouver de nombreux états émotionnels généralement associés au suicide (dépression, manie, agression, etc.). Maintenant, imaginons qu’un patient sous ISRS se suicide. En supposant que la science fasse le lien entre les ISRS et le suicide, nous pourrions accepter une explication purement naturaliste du suicide. Nous dirions: «La cause de la la mort de la patiente était l’effet des ISRS sur son cerveau. » Nous ne dirions pas: » La cause était sa mort est le pouvoir transcendental, donné par Dieu, d’agir d’une manière qui ne soit déterminée par aucune cause. « 

Perlin (1994) observe que la vision médiévale du suicide comme «pécheur» a donné la façon moderne de l’interpréter comme «environnementale». Aujourd’hui, les chercheurs recherchent les mécanismes causaux impliqués dans le suicide; et ils les recherchent dans le domaine de la physique nature, pas au-delà. Aucune théorie scientifique contemporaine n’explique le suicide via le concept de libre arbitre. Les théories neurologiques se concentrent sur les processus neurochimiques concomitants avec suicide. Les théories psychologiques se réfèrent au contenu émotionnel et cognitif du suicide et de l’esprit (pensées, sentiments, affects, tendances). Les théories sociologiques, épidémiologiques et écologiques se concentrent sur les facteurs sociaux, environnementaux et politiques qui agissent sur les individus : la pauvreté, le sans-abrisme, la toxicomanie, la maladie mentale, les caractéristiques du milieu de vie, des modèles de désorganisation sociale et des systèmes fracturés de signification (Jones 1982). Même s’ils sont en désaccord sur de nombreux points, toutes ces théories s’accordent sur un même point – à savoir que la cause du suicide doit être recherchée non pas danbs le domaine métaphysique qui est extrait du monde empirique, mais dans le monde empirique lui-même. Durkheim (2002) a fait valoir ce point de manière assez convaincante dans son étude fondamentale de 1897 sur le suicide, où il a rejeté les cadres transcendantaux en faveur des cadres empiriques (Douglas 2015). Plus de cent ans plus tard, la science continue de suivre l’initiative de Durkheim. Comme l’écriture de cet article, aucune théorie scientifique du suicide n’intègre le libre arbitre dans son espace explicatif. Il faut donc se poser la question suivante : si nous n’utilisons plus le concept de le libre arbitre pour donner un sens au suicide humain, pourquoi l’utilisons-nous dans le cadre de ces actes pour les non-humains?

1.3. La conscience de la mort

On dit généralement que pour se suicider, un individu doit avoir l’intention de créer sa propre mort, ce que les animaux ne peuvent pas faire car ils ne peuvent pas «représenter» ou «conceptualiser» la mort en première place. Mais même si nous supposons, pour les besoins de l’argumentation, que les animaux n’ont pas de concept de mort, on ne sait toujours pas pourquoi cela devrait les empêcher de se suicider. D’autant qu’il y a des humains qui se suicident et qui peuvent aussi ne pas posséder ce concept (par exemple, les enfants). En outre, il n’est pas prouvé que les animaux soient dépourvus de ce concept.

La mort joue un rôle plus central dans la vie de nombreux animaux . Des rituels funéraires ont été observés chez diverses espèces animales, notamment les corbeaux (BBC News 2015), pies (Bekoff 2009a), gorilles en captivité (Morin 2015), renards roux (Bekoff 2009b), les éléphants et les dauphins (Goldman 2012). En outre, de nombreux animaux – y compris les animaux de compagnie tels que les chats et les chiens, et les animaux de la ferme comme les chevaux, les lapins et les oiseaux – des expériences ont montré les sentiments de deuil, de mélancolie et de chagrin éprouvés lors de la mort d’un parent, amis ou compagnons , ce qui peut signifier que les survivants comprennent la différence entre la vie et la mort (Angier 2008; King 2013; Bekoff 2009b). Ces sentiments peuvent être si aigus que les vétérinaires recommandent que les animaux endeuillés “aient le droit de voir le corps d’un compagnon récemment décédé [… comme]. Cela peut aider avec une sorte d’acceptation de la perte »(Wedderburn 2015, p. 1). Comme leur les humains, les animaux non-humains comprendre la finalité de la mort; comme nous, ils ont besoin de dire au revoir. Dans l’étude de Walker, Waran et Phillips (2016), sur les perceptions des propriétaires concernant la réaction de leurs compagnons non-humains à la mort d’un autre animal, ils soutiennent ce point de vue : les animaux doivent dire adieu à leur compagnons.

Des recherches dans le domaine émergeant de la «thanatologie pan», qui consiste à étudier comment les membres du genre Pan se situent et traitent la mort. Ils montre également que les chimpanzés et les bonobos ont une emprise sur la mort qui dépasse le simple fait d’expérimenter le chagrin et la tristesse à la vue du visage d’un être cher qui n’est plus. Les membres de ce genre ont des rituels entourant la mort,

Les bonobos, par exemple, empêchent souvent les corps d’amis et de proches décédés, d’être déplacés ou touchés par des étrangers, même si cela implique de causer un préjudice à eux-mêmes (NOVA 2008), alors que les chimpanzés traitent des congénères malades et en bonne santé différemment, tout comme ils traitent les corps des malades différemment avant et après la mort (Anderson, Gillies et Lock, 2010). Des chimpanzées ont été filmées portant le restes momifiés de leurs bébés sur le dos pendant des semaines ou des mois après que les bébés ont péri (Matsuzawa 1997; Biro et al. 2010). Ce comportement, qui réfute sans doute la thèse de Varki et Brower (2013) selon laquelle seuls les humains peuvent «nier» la mort, a été documentée chez un large éventail de mammifères, y compris des mammifères terrestres tels que les gorilles, babouins, macaques, lémuriens et géladas (Goldman 2012, p. 1), et mammifères marins tels que les grands dauphins Indo-Pacifique, dauphins spinelles, épaulards, baleine à bosse australienne, dauphins, cachalots, dauphins de Risso et globicéphales noirs (Reggente et al.2016).

2. Arguments en faveur du concept de suicide chez les animaux

Les scientifiques qui défendent ouvertement la possibilité de suicide animal sont une minorité. Cela pourrait être dû à l’excentricité du sujet, mais aussi à la façon dont la plupart des scientifiques actuellement à l’apogée de leur carrière ont été formés pour réfléchir et écrire sur animaux dans les années 60, 70, 80, 90 et le début des années 2000 – à savoir, à une distance fraîche et avec un air de scepticisme, et sans jamais imputer des émotions, des sentiments, ou même un état mental aux animaux, de peur de sonner «anthropomorphique» (King 2013, p. 8; Bekoff 2007, p.xvii).

Sans le savoir, un bon nombre de chercheurs peuvent donc se choisir eux-mêmes des sujets de recherche qui nécessitent une discussion sur ce que Bekoff (2007) appelle «la vie émotionnelle des animaux », y compris le suicide. Quoi qu’il en soit, ce qui devrait nous surprendre c’est qu’il n’y ait pas plus de scientifiques qui embrassent ouvertement la possibilité du suicide chez les animaux. Ceci suggère qu’il existe des raisons scientifiquement valables de croire que le suicide peut ne pas être un phénomène exclusivement humain.

2.1. Émotions négatives et psychopathologies

Certains chercheurs admettent que certains animaux peuvent avoir «la machinerie mentale pour commettre un suicide »(Preti 2011b), car ils peuvent expérimenter de nombreux états émotionnels typiquement liée au suicide (p. 2). Un large éventail d’animaux éprouvent de l’impuissance (Seligman 1972; Malkesman et al. 2009), la léthargie (Anderson, Gillies et Lock 2010) et de nombreux autres ont des états symptomatiques de la dépression, tels qu’anxiété chronique, agressivité, des problèmes de sommeil et d’anhédonie (Preti 2011a). Certains présentent même des pathologies homologues à des troubles psychiatriques humains reconnus comme antécédents de suicide, y compris les troubles post-traumatiques.

Les troubles de stress, troubles de l’alimentation et antisocial, limite et schizoïde, des troubles de la personnalité (Lilienfeld et al. 1999; O’Connor et al. 2001; Bradshaw 2005; Bruene et al. 2006) . Il est également révélateur à cet égard que nous diagnostiquons régulièrement des animaux en utilisant des modèles psychologiques et psychiatriques humains et nous traitons leurs troubles mentaux avec des médicaments destiné à l’usage humain. Par exemple, il n’est pas rare que des animaux domestiques et captifs, luttant contre l’anxiété chronique et la dépression se font prescrire des antidépresseurs humains comme le Prozac, le Xanax et le Paxil (Braitman 2014; Korte et al. 2007; Overall 2000), souvent avec des résultats favorables (Crawley, Sutton et Pickar, 1985).

2.2. Comportement auto-destructeur parallèle

Les animaux non humains pratiquent souvent les mêmes types de comportements d’auto-mutilation et d’autodestruction qui, chez les êtres humains, sont décrits comme «suicidaires». Crawley, Sutton et Pickar (1985) constituent un condensé utile de preuves de comportements autodestructeurs chez animaux non humains qui sont «pertinents pour les comportements autodestructeurs et suicidaires chez l’homme»(p. 300), sur la base desquelles ils concluent que «l’être humain n’est pas le seul à manifester comportements qui finissent par causer l’automutilation ou la mort »(p. 308) (voir tableau 2).

Certes, de nombreux comportements énumérés par Crawley, Sutton et Pickar (1985) ont été expliquée par des théories qui ne font aucune référence au suicide. Cela est mis sur le comptes de l’évolution de la sélection, par exemple, comment expliquer avec succès le comportement altruiste des hyménoptères, alors que les théories écologiques de la croissance démographique expliquent le comportement de dispersion des lemmings. Mais il y a une différence entre la façon dont nous expliquons le comportement et comment nous l’appelons. Comme nous expliquons le décès d’un patient sous ISRS en faisant appel aux effets du médicament et en appelant la mort, un «suicide», nous pouvons expliquer nombre de ces comportements de nombreuses façons et appelez-les «suicidaires». Néanmoins, nous voudrons peut-être diviser Crawley, Sutton et Pickar (1985) des preuves «faibles» et «fortes». Des preuves faibles incluraient des facteurs comportementaux généraux. Ils existent des parallèles entre les humains et les non-humains qui ne sont pas spécifiques au suicide, alors que force est de constaté que ces preuves incluraient des parallèles biologiques, chimiques, neurologiques et psychologiques avec des liens plus direct au suicide. Gould et al. (2017) a récemment décrit plusieurs de ces parallèles en détails, ainsi que d’autres non mentionnés dans Crawley, Sutton et Pickar (1985), tels que «les anomalies du système des neurotransmetteurs, modifications endocriniennes et neuro-immunes, […] déficits décisionnels, ainsi que le rôle des interactions critiques entre génétique et facteurs épigénétiques »(Gould et al. 2017, p. 1).

Envisager, comme de preuves solides, les comportements autodestructeurs des cétacés et, plus spécifiquement, le sujet controversé du suicide des dauphins. À l’Academy Award-Winning, le documentaire primé « The Cove » (2009), le dresseur de dauphins et activiste des droits des animaux, Richard O’Barry affirme avoir observé un dauphin nommé Kathy se suicider, en choisissant de ne plus respirer. Selon O’Barry, Kathy, apparue dans le film des années 1960 « Flipper », était gravement déprimé après avoir passé toute sa vie en captivité. O’Barry a dit, « elle a probablement perdu sa volonté de vivre et s’est suicidée: «Ce sont des créatures conscientes de soi avec un cerveau plus grand qu’un cerveau humain. Si la vie devient si insupportable, ils ne prennent tout simplement pas le prochain souffle. C’est un suicide » (Nobel 2010, p. 1).

Aux oreilles sceptiques, cette histoire sent l’anthropomorphisme. Il semble projeter sur un dauphin une gamme d’états mentaux et de motivation que seuls les êtres humains sont supposés expérimenter.

Pourtant, selon Naomi Rose, une experte de renommée mondiale en comportement des orque et membre du Comité scientifique de la Commission baleinière internationale, la proposition d’O’Barry n’est pas aussi aussi invraisemblable que certains puissent le penser (Braitman 2014, p. 167). Elle n’est pas seule dans cette vue.

Marino (2016), un expert en cognition des dauphins dont les recherches ont d’abord montré que les dauphins passent l’épreuve du miroir de Gallup et sont d’accord avec elle. Dans un livre blanc sur le suicide des dauphins, Marino affirme que «les preuves comportementales, cognitives, neurologiques et physiologiques suggèrent qu’il est possible que les dauphins possèdent la capacité de mettre fin à leurs propres vies »(p. 1). Elle donne trois raisons de ce point de vue.

Premièrement, les dauphins sont des mammifères extraordinairement intelligents capables de prendre conscience de soi et métacognition. Ils se reconnaissent dans un miroir (Reiss et Marino 2001), «ils démontrent leur conscience de leur propre corps de diverses manières» (Mercado et al. 1998, 1999) et ils affichent une cognition sociale de haut niveau (Marino 2016, p. 1-2).

Dauphin aux comportements dépressifs en captivité

Seconde, les dauphins ont un grand cerveau complexe: «Le néocortex des dauphins (la partie du cerveau impliquée dans la pensée d’ordre supérieur) est massive et encore plus alambiquée. En outre, le système limbique du dauphin, une série de structures neuronales et de circuits qui contrôlent la mémoire et les émotions à long terme, est particulièrement élaboré« , qui suggère que les dauphins «possèdent une capacité sophistiquée d’émotions et de processus de pensées qui seraient impliqués dans des états de motivation complexes, tels que ceux qui accompagnent les pensées suicidaires »(ibid., p. 2).

Et troisièmement, la nature de la respiration des dauphins fournit un mécanisme viable pour l’exécution du suicide. Contrairement aux humains, les dauphins sont des respirateurs volontaires. Chaque respiration qu’ils prennent reflète une décision consciente qu’ils prennent. « Ils n’ont pas la réaction d’inhalation involontaire qui causerait la noyade chez l’homme et d’autres animaux terrestres. Au lieu de cela, les dauphins peuvent retenir leur souffle indéfiniment jusqu’à ce qu ‘ils meurent d’hypoxie. Ceci fournit un mécanisme physiologique qui permettrait de cesser de respirer volontairement »(ibid.). 19 Marino conclut que les dauphins peuvent être capables d’avoir l’intention de se suicider. Elle ajoute cependant que la conclusion est provisoire car il est difficile de confirmer des états subjectifs.

L’histoire particulière d’O’Barry, ainsi que les preuves récoltées suggèrent que la capacité de suicide «peut exister chez les dauphins »(ibid.). King (2013) fait écho à cette affirmation, en affirmant que l’hypothèse de la présence de cette capacité chez les dauphins ne peut être exclue même lorsque la technologie du sonar militaire joue un rôle dans la mort auto-infligée d’un dauphin (p. 122). [Voir aussi King 2016 et accompagnant commentaires, ce journal. – éd.]

En général, les preuves d’un comportement auto-destructeur et autodestructeur chez les animaux sont importants et nombreux. Dans un rapport de 2007, Preti a passé en revue toutes les recherches sur le suicide chez les animaux publiées entre 1967 et 2007 dans les bases de données Medline / PubMed et Psycho-INFO pour déterminer si les preuves disponibles étayaient la conviction que les animaux se livraient à des actes suicidaires.

Son examen complet a fourni de nombreuses preuves de cette conviction. Beaucoup d’animaux, particulièrement captifs et isolés, adoptent des comportements autodestructeurs qui fonctionnent pleinement gamme allant de l’automutilation à l’auto-canibalisme (p. 834). Certaines des espèces mentionnées dans les rapports de Preti incluent des singes rhésus, des lapins, des rats, des psittacidés et des poulpes, accepte d’autres mécanismes de suicide chez les dauphins, notamment le refus de manger et le refus de s’engager avec d’autres, qui entraînent tous deux une mort lente (Braitman 2014, p. 168).

Cannibalisme chez le rongeur en cas de stress extrême, en captivité

La liste est non exhaustive. Ailleurs, Preti s’appuie sur cette idée en indiquant que de nombreux animaux se laisse mourir de faim volontairement s’ils sont capturés ou séparés de leurs proches, alors que d’autres s’autodétruisent dans la psychopathologie. D’autres encore perdent tout simplement leur intérêt dans des activités typiques d’espèce, améliorant la vie si elles se trouvent dans des conditions de vie sous-optimale, en particulier celles «perçues comme incontrôlables» (Preti 2011a, p. 819). Preti (2007) termine sur une note similaire à celle de Marino: bien que les preuves existantes ne prouvent pas que les animaux se suicident, cela démontre que cette possibilité ne peut être «rejetée a priori» (p. 843).

2.3. Le dilemme de la fidélité du modèle dans la recherche sur le suicide

Les modèles sont des représentations conceptuelles qui aident les scientifiques à expliquer et à prédire les phénomènes naturels. Avec eux, les scientifiques décrivent les mécanismes de causalité impliqués dans différents types de phénomènes et faire des estimations sur le comportement futur des systèmes de ressources naturelles. Les modèles facilitent ce que les philosophes de la science appellent le «raisonnement de substitution», qui est une manœuvre épistémique par laquelle on fait des déductions sur un système cible en observant le comportement d’un modèle, en faisant des prédictions sur son comportement futur et en extrapolant du modèle à la cible.

Dans la littérature de philosophie de la science, les modèles qui capturent assez de les relations de causalité d’un système cible pour aider les scientifiques à tirer des conclusions fiables concernant son comportement est dit «d’un ordre de fidélité élevé». Des modèles qui ne parviennent pas à accélérer les recherches scientifiques.

L’explication et la prédiction, en revanche, sont considérées comme «d’un faible ordre de fidélité». Alors que les modèles d’animaux sont éthiquement controversés (DeGrazia 2016; DeGrazia et Sebo2015; Conlee 2012), ils sont régulièrement utilisés dans la recherche sur le suicide humain, où ils sont considérés comme «des outils formidables pour étudier l’étiologie d’une maladie, son évolution et son potentiel traitement »(Preti 2011a, p. 818). La plupart des chercheurs sur le suicide croient, explicitement ou implicitement, qu’il existe un lien clair et vérifiable entre les modèles animaux et leurs systèmes cibles et que, par conséquent, les premiers sont d’un ordre de fidélité élevé (Lipsaka 2000) – sinon, ils n’utiliseraient pas ces modèles dans leurs recherches, et encore moins les traiteraient comme fiables.

En effet, la validation de modèles animaux est si forte que les chercheurs les parlent de triple validation, c’est-à-dire validé dans trois sens: (1) au sens d’avoir un degré élevé de « correspondance » ou de « similitude » avec leur mécanisme cible (« validité apparente »), (2) dans la façon d’induire des changements de comportement chez les animaux «pouvant être surveillés et inversés par les modalités de traitement efficaces chez l’homme  » (« validité prédictive « ), et (3) dans le sentiment de capturer des voies biologiques, chimiques et neurologiques ayant une importance causale chez des animaux comparables à ceux qui interviennent dans la biologie et le comportement humains (« validité ») (ibid.).

Il est de constaté que l’engagement des scientifiques envers leur utilisation a des conséquences sur le suicide chez les animaux. Actuellement, les chercheurs utilisent des modèles animaux pour étudier les états émotionnels considérés comme des antécédents au suicide, aux comportements autodestructeurs de l’être humain et au «comportement biologique intermédiaires» qui, chez l’être humain, mènent d’un antécédent émotionnel à un effet comportemental (par exemple, de la psychopathologie à l’autodestruction). Cela implique que les animaux peuvent expérimenter certaines de ces émotions et des psychopathologies conduisant au suicide chez l’homme (Malkesman et Al. 2009, p. 165) et donc que les animaux peuvent adopter des comportements qui, chez l’homme, sont «suicidaire» et que les processus intermédiaires sont similaires chez l’homme et chez l’animal (ou, du moins, suffisamment similaire pour permettre un raisonnement de substitution dans la recherche sur le suicide) (Crawley, Sutton et Pickar 1985; Preti 2011a). Nos meilleures pratiques de recherche nous engagent donc à considérer que les animaux non- humains (i) expérimentent les conditions émotionnelles et psychologiques que, chez les êtres humains, se suicident; (ii) afficher des comportements qui, chez l’homme, sont exemplaire du suicide; et iii) subissent les mêmes processus biochimiques et biologiques (i) à (ii).

Sur quoi nous basons-nous alors pour penser qu’il serait impossible pour un animal de se suicider ou d’adopter un comportement suicidaire?

Peut-être que la réponse n’est qu’un biais d’interprétation impactant les domaines de la recherche sur le suicide: le parti pris de l’humanisme. Dès son plus jeune âge, on nous apprend que l’homme se tient au-dessus de tous les autres animaux en vertu de posséder un « quelque chose » spécial (raison, langage, subjectivité, volonté libre, conscience de la mort ou autre chose) qui nous donne un statut moral exceptionnel et inimitable. Cette croyance affecte notre façon de penser et de parler des animaux, sans parler de la façon dont nous les traitons. Cela peut également affecter la façon dont nous interprétons les données sur la richesse et la complexité de leur vie cognitive, comportementale et sociale.

Nous sommes amener à appliquer des normes de preuve atypiques dans certains contextes mais pas dans d’autres et donc de rejeter d’emblée les hypothèses selon lesquelles nous sommes psychologiquement prédisposé à douter ou à rejeter des évidences (Leavens, Bard et Hopkins 2017; Willett 2014; Burghardt 2016). On pourrait soutenir qu’en sciences animales, ce biais se manifeste principalement comme un parti pris anti-conformiste qui nous incite à être hyper sceptique des idées qui remettre en question notre croyance en notre unicité et notre supériorité présumées. Dans nos esprits, de telles idées ne jamais être confirmées – peu importe le soutien qu’ils pourraient avoir. Ce biais met les chercheurs spécialistes du suicide dans une double impasse, car ils doivent prendre position sur l’existence du lien entre les émotions négatives et les comportements autodestructeurs à la fois chez les humains et les animaux non-humains. S’ils acceptent le lien, ils préservent la validité du modèle animal dans la recherche sur le suicide. S’ils le rejettent, ils préservent l’idéologie de l’homme exceptionnalisme mais remettent en question la légitimité de la recherche sur le suicide chez les animaux elle-même.

Si les animaux peuvent s’autodétruire en raison d’émotions négatives ou psychopathologies, nous nous justifions (sur le plan épistémologique, pas nécessairement éthiquement) en les utilisant comme modèles de suicide humain. Mais alors nous ne pouvons pas exclure la possibilité que eux aussi se suicident. Si, au contraire, ils ne le peuvent pas, nous pouvons exclure la possibilité de suicide chez les animaux, mais nous devons cesser d’utiliser des modèles animaux car ils ne peuvent «faire avancer notre savoir sur le suicide »(Rezaeian 2012, p. 17). Notre conviction que les animaux ne peuvent pas s’engager dans un comportement suicidaire, et notre conviction que la recherche sur les animaux peut éclairer «chaque l’étape menant au suicide chez l’homme »(Preti 2011a, p. 821) peuvent être incompatible.

3. L’hypothèse du suicide chez les animaux: une approche continuisme

Considérer les comportements autodestructeurs comme des points sur un spectre incluant les humains et les animaux, ouvre la porte à une nouvelle façon de penser au suicide qui mettrait comportements suicidaires au premier plan. De ce point de vue, que nous pourrions appeler «le point de vue continu», le comportement suicidaire est un spectre naturel qui englobe un large éventail d’activités animales, qui sont (i) autodirigées et qui (ii) causent des blessures graves à l’animal jusqu’à la cessation de son activité, soit soudainement, soit sur une longue période. À la fin de ce spectre, nous trouvons certains des actes les plus sophistiqués d’auto-annihilation. D’un bout on trouve les animaux complexes sur le plan cognitif, y compris l’homme; à l’autre bout, on trouve des formes plus basiques, en ce qui concerne l’automutilation et l’autodestruction, nous pouvons citer l’auto-piqûre du scorpion. […]

Il est une notion appelée «conservation-retrait», qui correpond à un processus complexe et réalisable de multiples façons par lequel un animal désactive ou annule ses activités habituelles de conservation de la vie. Deux dimensions de cette théorie doivent être élaborées. Tout d’abord, notez que cette théorie n’admet aucun écart radical entre l’homme et le non humain. Il rejette la notion populaire ce «quelque chose» nous rend, homo sapiens, biologiquement unique. Fait important, cela ne veut pas exclure des différences significatives entre les différents types de comportements suicidaires ou entre les types de comportements suicidaires possibles pour différentes espèces. […]

le paradigme continuiste exige que nous considérions tous les comportements suicidaires comme «identiques». le point de vue continuiste est qu’il n’ya pas «quelque chose» qui fasse du comportement suicidaire une possibilité seulement pour les humains. Le comportement suicidaire est réalisable à plusieurs reprises, ce qui signifie qu’il peut être effectuée par différentes voies de causalité et peut prendre des formes radicalement différentes qui varieront probablement en fonction d’un certain nombre de facteurs, tels que les lignées évolutives de différentes espèces, les antécédents de développement de différents animaux, les moyens d’autodestruction à leur disposition, la présence ou l’absence de psychopathologies différentes.

Deuxièmement, et plus controversé, la théorie continuiste supprime la classique notion selon laquelle l’intention précède toujours le comportement et doit être une composante de toutes les explications des suicides.

De nombreux commentateurs s’interrogeront sans doute sur une théorie du suicide qui abandonne le concept d’intention, puisque «c’est une prémisse quasi-universelle dans les sciences cognitives que les états mentaux provoquent le comportement »(Leavens, Bard et Hopkins 2017, p.6) Pourtant, il y a de bonnes raisons de se méfier de cette croyance «quasi universelle», qui perd déjà du terrain dans les sciences animales à la lumière des travaux récents sur la cognition animale qui expliquent le comportement des animaux sans recourir à des états mentaux, y compris des intentions.

Considérons les travaux récents de Leavens et al. (2017) sur la cognition sociale des singes et la communication. De nombreux primatologues ont affirmé que les singes ne se livraient pas à des activités déclaratives ou à des gestes expressifs (tels que pointer du doigt), car ils ne peuvent pas évoquer les qualités mentales requises. C’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas avoir l’intention voulue de la bonne manière. Cette vue, qui a façonné pratiquement toutes les recherches sur la cognition des singes depuis les années 1970, repose « sur l’hypothèse fondamentale selon laquelle les états intentionnels et épistémiques provoquent un comportement manifeste » (Leavens et al. 2017, p. 6). En l’absence d’états épistémiques, le comportement ne peut se matérialiser. Cependant, ce point de vue est attaqué sous trois angles.

Tout d’abord, cette hypothèse fondamentale n’est pas nécessaire, car il existe de nombreux modèles de comportement qui n’hypostisent pas les états mentaux (croyances, intentions, désirs) en tant que causes de comportement. Dans l’étude du comportement humain, ces modèles incluent des «positions théoriques fondés sur des perspectives cognitives distribuées ou incarnées […], ainsi que sur certains récentes extensions du behaviorisme »(ibid.). 21 Dans l’étude du comportement des animaux, cela inclut, les approches expérimentales basées sur des «croisements», une «opérationnalisation radicale», «Formation» et des «échantillonnage», que tous les auteurs préconisent (ibid. P. 5-12).

Leavens et al. soulignent également que, l’hypothèse que les états mentaux causent le comportement est empiriquement en défaut. Bien que nous soyons habitués à penser que les états mentaux causent le comportement, « il est en pratique impossible d’attribuer une valeur de vérité à la présence ou à l’absence de tout état mental hypothétique »(ibid. p. 7). À l’heure actuelle, il n’y a pas de procédure scientifique – pas d’IRM, pas de questionnaire, pas d’intervention chirurgicale – cela peut détecter. Durkheim (2002) soutient que l’intention n’est pas une condition nécessaire au suicide humain. Entre-temps, Jones (1982) nous invite à considérer le suicide comme une chaîne complexe d’événements dans lesquels le comportement suicidaire vient en premièr et l’intention ensuite. Pour lui, l’intention de mourir, si elle se forme, se forme souvent après que le processus de conservation-retrait ait commencé. Les théories contemporaines du suicide qui permettent de s’intégrer à la notion d’intention peuvent donc limiter leurs propres explications.

L’étude scientifique du suicide bénéficiera probablement de la valorisation de l’image du suicide en tant que continuum de comportements de conservation-retrait. Cette image va mieux avec les dernières découvertes empiriques sur les capacités comportementales et cognitives de nombreux animaux et ne rend pas tout le domaine de la recherche sur le suicide humain épistémologiquement suspect en mystifiant les «parallèles inter-espèces» qu’il présuppose (Malkesman et al. 2009). En outre, c’est un cadre explicatif plus ordonné et plus élégant que son équivalent anthropocentrique.

Selon sa formulation, la théorie anthropocentrique selon laquelle seuls les êtres humains s’engagent dans le suicide ne permet pas d’expliquer divers suicides chez l’homme. Quand il nécessite une subjectivité réflexive, il ne parvient pas à expliquer les suicides d’êtres humains qui pourraient ne pas répondre à certains critères de connaissance de soi, tels que les enfants et les personnes souffrant de graves troubles cognitifs. Quand il faut la libre volonté, il ne parvient pas à expliquer les suicides humains déclenchés par des causes naturelles traitables empiriquement (tels que les antidépresseurs). Quand il faut prendre conscience de la mort, il se heurte à nouveau au problème des enfants et des personnes gravement handicapées sur le plan cognitif qui peuvent ne pas comprendre leur propre mortalité ni celle des autres. Enfin, quand il mentionne l’intention, la théorie anthropocentrique se heurte au problème empirique que l’intention est infalsifiable, le problème de causalité qu’il ne peut pas précéder le comportement, et l’épistémologique problème qui (même s’il existe et précède le comportement) peut être impossible à déterminer,

4. Humilité épistémique

L' »humilité épistémique » se réfère à une attitude d’ouverture et de modestie par rapport aux croyances propres. Être humble au sens épistémique signifie être franc à propos des limites des connaissances scientifiques – à reconnaître les lacunes, les clivages et les lacunes qui caractérisent souvent même nos théories les plus puissantes (et de calibrer nos croyances sur le monde en conséquence).

Cela signifie rester ouvert à des possibilités compatibles avec les principes d’observation et des échafaudages théoriques d’une science même s’ils vont à l’encontre de la sagesse reçue ou conviction personnelle. Être humble sur le plan épistémique, c’est être modeste sur la force et atteindre d’autres façons de voir et d’interpréter le monde. Appliqué au suicide animal, l’humilité exige de prendre au sérieux les preuves empiriques qui remettent en question nos des idées préconçue sur les capacités cognitives, émotionnelles et comportementales des animaux non humains, et de faire face aux faiblesses empiriques et conceptuelles de la théorie anthropocentrique de suicide.

Certains experts en comportement animal adoptent déjà une interprétation continuiste de suicide (Crawley, Sutton et Pickar 1985, p. 308; Braitman 2014, p. 210). Pourtant, les adversaires les repoussent souvent en soulignant que nous n’avons pas encore créé de modèle animal réussi de suicide (Comai et Gobbi 2016; Hooper 2010). Selon eux, cela prouve que les animaux sont incapables de comportement suicidaire. Comme le disent Comai et Gobbi (2016): «il n’y a pas d’animaux modèles de suicide principalement parce qu’il n’ya pas d’exemple de suicide chez les animaux »(p. 177).

Mais en plus de poser la question, cet argument ignore de nombreuses alternatives d’explications de la non-existence de ces modèles . Considérant qu’il est vrai que le suicide chez les animaux n’a pas encore été modélisé en laboratoire, l’humilité épistémique veut qu’il ne peut être totalement exclu sur la base des connaissances actuelles.

Épistémologiquement, cette attitude nous aide à éviter des conclusions irréfléchies sur les animaux susceptibles d’entrer en conflit avec les conclusions empiriques de l’analyse cognitive. Sur le plan éthique, il est le moins susceptible de contribuer, directement ou indirectement, au harcèlement des animaux. Willett (2014) soutient que les jugements scientifiques sur les animaux peuvent ou non motiver des jugements non scientifiques sur ce que les humains peuvent ou non leur faire. Moins nous pensons que les animaux sont capables de le faire, plus nous rationalisons.

Faut-il «instrumentaliser» et causer un préjudice pour le bénéfice humain (dans les laboratoires, usines, fermes, etc.), pour permettre la modélisation? Les jugements sur le suicide chez les animaux ne sont donc pas que scientifiques; elles sont éthiques aussi. Et d’un point de vue éthique, une attitude d’humilité épistémique est préférable parce qu’il répond au mieux à ce que les philosophes appellent le «principe minimax» de la rationalité, qui considère que, lors du choix entre deux options, il convient de choisir celle qui est la plus susceptible de donner le moins pire scénario.

Si les animaux peuvent se suicider et que l’hypothèse du suicide d’animal est correcte, le traitement épistémique éviter des traitement non éthiques sur les espèces animales non humaines

L’humilité nous aide à éviter (a) la perte épistémique de fausses déductions sur les animaux non-humains et b) le risque éthique que ces déductions soient utilisées pour justifier la violation de l’éthique sur le traitement des animaux. Si l’hypothèse du suicide chez l’animal est fausse, l’humilité épistémique n’entraîne (a) aucun coût éthique et (b) seul le coût épistémique négligeable d’avoir retardé l’acceptation de cette inférence correcte.

Une analyse coûts-avantages éthique fait pencher la balance en faveur du point de vue du continu. [Cf. Bouleau (2017) article ciblé et commentaires sur le principe de précaution dans ce journal – éd.]

5. Implications

L’hypothèse du suicide chez les animaux bouleverse nos croyances culturelles sur les animaux et, si exact, peut avoir d’importantes implications pratiques et éthiques. Dans leur travail sur le deuil du chimpanzé, par exemple, Anderson, Gillies et Lock (2010), soutiennent que si nous acceptons que chimpanzés ont le concept de la mort, nous pouvons engager un certain nombre de responsabilités éthiques envers eux, cela devrait affecter la façon dont nous les traitons et les gérons dans les zoos, les sanctuaires et laboratoires. Pour eux, le débat scientifique sur le fait de savoir si les chimpanzés ont le concept de le mort, a des implications au-delà de la science.

Un argument similaire peut être avancé à propos du suicide. Si nous accordons que les animaux se livrent à un comportement suicidaire, un certain nombre de choses peuvent suivre. Peut-être qu’il s’ensuit que les vétérinaires devraient être mieux formés au diagnostic et à la gestion des comportements suicidaires chez les animaux.

Il en résulte que les chercheurs spécialisés dans les animaux devraient investir plus de temps et d’énergie pour étudier comment le comportement suicidaire se manifeste chez différentes espèces et sous différentes conditions environnementales. Peut-être aussi que si certains animaux, mis en lumière lors de recherches futures, seront statistiquement plus susceptibles de s’autodétruire dans certains environnements, nous devrions avoir le devoir moral de changer ces environnements ou de déplacer les animaux. Si les animaux peuvent se suicider alors qu’ils sont sous la responsabilités et les les soins donnés par des humains, nous devrions appliquer une norme de contrôle strict. Plus généralement, il se peut aussi que nous devions tous nous engager dans une autocritique sérieuse et repenser nos hypothèses sur les animaux (et modifier nos pratiques en conséquence).

Par exemple, si certains animaux adoptent un comportement suicidaire, cela signifie-t-il qu’ils se livrent à une sorte de «comportement de négation» que les anthropologues ont historiquement qualifié de «Prométhéen».

Les chimpanzés, par exemple, ont la capacité de dire «non» – «non» aux autres animaux, «non» aux humains, « non » peut-être à la vie elle-même? Les animaux peuvent-ils réfléchir sur leurs conditions de vie et les rejeter?

Est-ce qu’un chimpanzé, à l’instar de Socrate, peut faire la différence entre une «vie» et une «vie qui vaut la peine d’être vécue? Celles-ci peuvent sembler être des questions philosophiques abstraites, mais elles ont des ramifications concrètes pour les chercheurs, les vétérinaires et même les éthiciens que nous ne pouvons pas ignorer. Ethiquement, qu’est-ce que cela pourrait signifier que la captivité pousse certains animaux au bord de l’auto-déshumanisation?

De même, que peut signifier que nous utilisons souvent des êtres sensibles qui peuvent être capable de consentir à la recherche biomédicale invasive sans leur consentement (quelle que soit les conditions)? C’est le problème des questions philosophiques : elles semblent lointaines, jusqu’elles viennent frappé à la porte.

6. Conclusion

Il existe de bonnes raisons empiriques et philosophiques de soutenir l’hypothèse du suicide animal. Certains découlent de recherches éthologiques et de laboratoires sur la sensibilité, la cognition et le comportement des animaux : autres de ce que les pratiques actuelles en matière de recherche sur le suicide impliquent.

Le «changement de paradigme» (Kuhn 1970) dans la recherche sur le suicide d’un mentaliste et anthropocentrique à un une approche plus comportementaliste et continuiste pourrait approfondir notre compréhension des parallèles qui existent entre les animaux humains et non humains et aider à résoudre divers problèmes conceptuels sur le suicide humain. Cela ferait également pression sur les chercheurs pour définir plus clairement ce qu’est le suicide, et sur les éthologues pour mieux justifier la « grande division » entre les humains et les animaux.

Bien que les histoires d’animaux suicidaires soient anecdotiques, l’important est qu’elles soient parfaitement plausible du point de vue de la science contemporaine (Preti 2011a, p. 819). Ainsi, même si nous ne pouvons actuellement pas prouver qu’un animal se soit suicidé, il existe un nombre important et croissant d’éléments de preuves indiquant que cette possibilité ne peut être réglée par principe. Certaines créatures, pour citer Braitman (2014), «devraient recevoir le bénéfice du doute »(p. 159). Compte tenu des enjeux, nous devons au moins autant aux animaux, qu’aux humains.

Références:

La pyramide des besoins chez le chien

Les besoins chez les animaux humains

Le psychologue Abraham Maslow expose pour la première fois sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, en 1943. Cette théorie est présentée à travers la pyramide des besoins, ou plus connu comme la pyramide de Maslow – représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins.

Le psychologue américain, Frederick Herzberg, va approfondir l’approche de Maslow, à travers ses études où il définit les besoins de l’homme dans le monde du travail. Pour se faire comprendre, il présente une théorie, l’anthropologie de l’homme au travail, qu’il fonde sur l’analyse d’un double mythe, qu’il va baptiser le mythe d’Adam et le mythe d’Abraham.

  • Mythe d’Adam : échapper à la souffrance, recherche de tout ce qui va réduire sa souffrance
  • Mythe d’Abraham : lui est l’élu, dieu l’a choisi et sa motivation est de réaliser sa destinée, d’accomplir ce pour quoi il a été choisi.

L’homme au travail est à la fois Adam et Abraham. Il recherche à souffrir le moins possible (fatigue, stress), mais également à s’épanouir, à se réaliser.

L’étude des enfants sauvages a aussi permis d’avancer dans les constatations qui caractérisent les besoins des êtres vivants, notamment les animaux sociaux et Homo sapiens.


Fig. 1 Pyramide des besoins selon Maslow

  Les besoins physiologiques sont directement liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont des besoins concrets (respiration, faim, soif, sexualité…). Il s’agit d’un besoin immédiat et constant.

  Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Il s’agit donc d’un besoin de conservation d’un existant, d’un acquis. Il s’inscrit dans une dimension temporelle.

  Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, …). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.

  Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

  Le besoin de s’accomplir est selon Maslow le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement.

Un sixième besoin pourrait être introduit :

  • Le besoin d’éternité, d’immortalité ou tout simplement de temps. C’est un besoin de plus en plus exprimé dans notre société. Commercialement, il se traduit par l’attirance envers les produits promettant le rajeunissement ou de gagner du temps. L’émergence de technologies nous permettant de prolonger la vie (sciences médicales, cryogénisation…)

La Pyramide de Maslow transposée chez le chien 

Il nous a semblé intéressant d’établir un modèle de pyramide des besoins chez le chien. Car vivre avec un chien, implique connaitre les besoins associés à son espèce et y répondre pour assurer son bien-être et ses développements cognitifs, émotionnels et structurels.


Fig 2. Transposition de la Pyramide de Maslow

 
 Comme Frederick Herzberg l’avait mis en avant, outre les humains, bons nombres d’espèces animales non- humaines, vivants selon un schéma social plus ou moins complexe, sont régis par une liste de besoins à combler.

Chez nos amis canins, les besoins majeurs sont :

  • les besoins biologiques, soit physiologiques et « de survie »
  • les besoins sociaux, soit les interactions avec les congénères et les autres espèces,
  • les besoins individuels, propres à chaque individu, en fonction de sa race, de son développement et de son caractère.


Les besoins physiologiques : des besoins de base

Ceux sans quoi, l’individu ne peut pas vivre d’un point de vue fonctionnel et structurel.
La nourriture et l’eau : les apports nutritionnels vont varier tout au long de la vie de notre chien. Un chiot aura besoin d’éléments spécifiques en raison de son développement musculo-squelettique et neurophysiologique. Une chienne gestante ou allaitante aura besoin d’une nourriture riche pour assurer le bon développement de sa gestation et la viabilité des chiots à venir. Un chien âgé nécessitera une attention toute particulière et un apport particulier pour l’aider dans sa motricité. En fonction de l’activité, de la race de votre chien et de sa santé, il sera capital de lui procurer la nourriture adaptée. Tout comme pour nous, l’eau est indispensable. Les chiens sont pour la majorité, nourris avec des aliments secs (type croquette), par conséquent ils sont susceptibles de boire davantage. De l’eau fraiche doit être à disposition nuit et jour. Cependant un chien qui boit de façon excessive ou plus qu’à l’accoutumé doit être amené chez le vétérinaire pour vérifier le bon fonctionnement de ses reins et son taux de glycémie et d’insuline.

Éliminer, faire ses besoins : Un chien doit pouvoir vider sa vessie et ses intestins régulièrement. Un chiot fait ses besoins après chaque repas, au cours des séances de jeu, et au réveil. Il est donc indispensable de le sortir faire ses besoins à l’extérieur à ses moments-là, pour qu’il apprenne à être propre, et donc ne plus faire à la maison.

Même si les chiens adultes sont capables de se retenir, il est vivement déconseillé de laisser son chien plus de 8 heures sans sortir. Cela peut avoir des répercussions sur son système urinaire (cystite, infection, problème de vessie, prostate…) mais aussi sur son état psychologique (anxiété, trouble du comportement….

Se reposer : Un chiot, tout comme un enfant, va assimiler tout ce qu’il s’est passé dans la journée, les nouveaux apprentissages, durant le sommeil. Il est donc indispensable qu’il puisse bénéficier d’un repos de qualité, dans un lieu tranquille et sans dérangement. Un chien adulte a également besoin de dormir dans un endroit sécurité et serein. Il a besoin de récupérer de sa journée et de ses efforts, sans quoi, il risque de développer des troubles du comportement. Un chien dort de 10 à 18 heures par jour (en fonction de l’âge).

Les besoins de sécurité

Un individu, quel qu’il soit, a besoin de sécurité pour évoluer et se développer en toute quiétude. L’insécurité est facteur de stress et de troubles autant pathologiques et psychopathologiques. Chez le chien, le besoin de sécurité est donc primordial.

 Son lieu de repos, son refuge : Il doit s’y sentir en sécurité et pouvoir s’y reposer sans être déranger. Il est important de ne pas mettre sa couche / son panier sur un lieu de passage, devant une porte, sous une fenêtre. Quand le chien fait une bêtise, il ne faut jamais le gronder lorsqu’il est sans son panier. Il doit être en sécurité dans son panier.
« Le chien a besoin d’évoluer dans un environnement cohérent et stable. » Beaucoup de chien déclenche des problèmes de comportement car ils subissent les changements d’humeur, et les variations stressantes venant de leur famille humaine. Nos agissements ont un impact majeur sur eux. Tout ce que nous faisons les impacte. Il est important pour l’équilibre de la maison, de la famille, de tenter de maintenir un milieu stable et calme.

Les besoins sociaux

Le chien est un animal social. Il a besoin d’interagir aussi souvent que possible et de façon positive avec ses congénères mais aussi avec les humains dès son plus jeune âge.
Avec ses congénères : il faut laisser les chiens libres de se rencontrer, de se sentir et de jouer et communiquer entre eux. Les humains interviennent trop souvent lors de rencontres de chien, souvent par peur de ce qui pourrait se passer. Les chiens sont moins compliqués que nous humains. Pour leur bien-être, ils doivent fréquenter d’autres chiens. Les priver de cela parce que leur propriétaire est réticent, c’est les priver de leur statut de chien. Pour les humains qui ne sont pas à l’aise avec ces rencontres ou peu confiants, il est possible de demander de l’aide auprès d’un comportementaliste ou d’un éducateur.
Avec les humains : des moments ensemble, de jeux, de tendresse, de travail. L’emmener avec nous, le faire partager de bons moments qui pour lui seront source de stimulations mentales différentes. C’est passer du temps qualitatif, en connexion avec son chien.

Avec d’autres espèces : dès lors qu’un chiot est mis en contact avec d’autres espèces que la sienne, durant ses périodes de développement, il identifiera ses espèces comme des amis et des partenaires de jeu éventuel. 

Les chiens ont besoin de vivre avec leur groupe familial. Ils ne sont pas faits pour la solitude et en souffrent dès lors qu’ils sont laissés seuls de façons récurrentes et prolongées, que ce soit dans un jardin, une pièce de l’appartement ou tout autre environnement.

Ils aiment communiquer, comme tous les animaux sociaux. Ils possèdent différents modes de communication : vocal, postural, olfactif. Il est donc important de comprendre leurs codes de communication pour y répondre de façon cohérente. Plus on les comprend, plus la complicité et la confiance mutuelle seront confortées.

Le besoin d’estime

Par estime il faut surtout comprendre « Respect ». Respecter le chien en tant que chien, en considérant sa race, son histoire et ses besoins. Les êtres humains ont tendance à humaniser leur animaux domestiques et faire un excès d’anthropomorphisme. Les effets sont très souvent désastreux, car en humanisant le chien, on ne le considère plus comme tel. Un chien n’est pas « dominant » ou « soumis ». Il n’est pas non plus « agressif » ou « voleur » ou tout autre terme tel que nous les entendons pour les humains. Un chien va réagir en fonction de son environnement à un instant donné, en soupesant sa situation, ses expériences passées et en fonction de son état émotionnel. Un chien qui aura était « estimé » et « respecté » aura acquis la confiance nécessaire pour faire face aux situations, agir et réagir de façons adaptées.

Estimer un chien, c’est lui faire confiance et lui permettre de se développer en adéquation avec les besoins liés à son espèce.

Le besoin d’utilité

Certaines races de chiens ont été génétiquement sélectionnées pour accomplir des tâches bien particulières depuis le XIIème siècle. On pensera aux chiens de berger (border collie, shetland, Berger australien, bouvier des Flandres…), aux chiens de chasses (épagneul, cocker, teckel, braques, pointer, beagles, St Huber, shiba inu, lévriers…), aux chiens de travail, de défense et d’utilité (husky, malamute, berger allemand, malinois, dobermann…). Ces chiens ont dans leur organisme des marqueurs génétiques et des traits de caractères qui répondent aux exigences définies depuis 1000 ans. Il est impensable de leur demander d’agir différemment aujourd’hui.

En fonction de leur race, les chiens ont donc un besoin irrépressible d’accomplir leur tâche. S’ils en sont privés, ils vont mettre en place des activités ou en comportement compensateurs (destruction, aboiements intempestifs, agressivité, fugue…)

Afin d’éviter des erreurs de casting, il est conseillé de bien se renseigner sur la race ou le croisement de races du chien que l’on souhaite adopter, pour s’assurer que nous serons en mesure de répondre à ses besoins.

Les besoins d’activité

Comme mentionné ci-dessus, les chiens ont besoin d’accomplir certaines tâches et avoir des activités définies. En moyenne un chien nécessite entre 3 à 5 heures d’activités par jour.

Il faut bien évidemment prendre en considération, la race, l’âge et la santé du chien. Un bichon de 7 ans ne va pas avoir besoin d’autant d’activités qu’un Berger Allemand de 2 ans. Cependant, si sur le plan physique, le Berger Allemand sera davantage demandeur, le bichon sera friand d’activités intellectuelles et de jeux.

Voici les type d’activités dont les chiens ont besoin :
–    Activité locomotrice : promenade, marche, course, nage, jeux « de bagarre » entre chiens
–    Activité sensorielle : l’observation, la découverte, le pistage
–    Activité intellectuelle : jeux de recherche d’objets, d’accès à la nourriture, éducation et obéissance de façon ludique.
–    Activité sexuelle : principalement pour les reproducteurs, en général les animaux de compagnie sont stérilisés.
–    Activité vocale : aboiements, chants (yoodle pour les basenji), hurlements, jappements, grognements
–    Activité masticatoire : manger, mâcher, mastiquer. (On préférera donner à notre chien des os, des friandises pour nettoyer les dents, des jouets type kong, des cordes à tirer, des cornes de cerfs)

Un chien comblé

Pour assurer un bon équilibre physique, émotionnel et comportemental, un chien doit pouvoir être satisfait dans tous points. Tous les besoins doivent être comblés en permanence et non pas l’un après l’autre.

Un chien, dont les besoins sont comblés, sera le chien parfait pour la famille parfaite. Et c’est tout ce que nous vous souhaitons.

Dans notre monde, ce n’est pas toujours facile de parvenir à combler nos propres besoins de façon permanente. Nous rencontrons des frustrations, des obstacles à notre épanouissement et parfois tristement pour des besoins bien plus primaires. Il faut néanmoins bien différencier nos besoins et nos désirs. Dès lors que le distinguo est clairement fait, il faut alors réduire nos prétentions et focaliser sur nos réels besoins… et on pourra alors se sentir heureux, comme un chien comblé.

Corine Gomez – Comportementaliste

Reférences :

  • Abraham MaslowDevenir le meilleur de soi : Besoins fondamentaux, motivation et personnalité, Eyrolles, 2013 (ISBN 2-212-55727-2).
  • Abraham Maslow, « A Theory of Human Motivation », Psychological Reviewno 50, 1943, p. 370-396
  • Temple d’Okapi : elevage de Shiba Inu – http://www.temple-okami.ch/shiba-2018/index.php?cPath=103

Guérir nos animaux avec des soins énergétiques

Les soins énergétiques pour animaux sont avant tout un cadeau d’amour que nous faisons à nos compagnons à quatre pattes, en leur transmettant l’Énergie Vitale dont ils ont besoin pour les aider à régler le dysfonctionnement qui les affecte (autant que possible).

Tout comme l’humain, les animaux ont eux aussi leur sensibilité qui peut générer comme chez nous, humains, des douleurs, des blocages, voire des maladies.
Tout comme pour l’humain, le médecin des animaux : le vétérinaire, peut gérer nombre de leurs inconforts, soigner les maladies et bien entendu il faut toujours, TOUJOURS aller voir son vétérinaire en premier et à minima une fois par an. Pour autant, nos vétérinaires ne sont en général pas en mesure de prendre en compte les volets « énergétique » et « émotionnel » de nos chers 4 pattes.

Pourquoi les soins énergétiques pour les animaux ?

Pour la plupart d’entre eux, la vie dans laquelle ils évoluent, est très éloignée des fondamentaux et des conditions idéales permettant leur épanouissement.

Les conditions de vie que nous leur octroyons, sont souvent bien inférieurs à leurs besoins minimums d’intimité, d’exercice, d’aventure ou de liberté. La nourriture que généralement nous leur donnons, l’environnement sonore dans lequel nous les faisons vivre, sont très loin de correspondre à leurs réels besoins…

Tout ceci sans oublier l’intrusion que nous faisons dans leur équilibre corporel (castration, contraception, taille des griffes, des oreilles, de la queue, etc.…) ou dans leur équilibre émotionnel en les laissant trop souvent seuls et dépourvus de compagnons de leur espèce ou trop peu d’interactions sociales.

Tout comme pour nous, humains, les changements importants de leur quotidien peuvent les affecter plus ou moins fortement : stress vis à vis de son humain ou de son environnement, intervention chirurgicale suite à un accident ou une maladie, fin de vie …

Par ailleurs, les animaux sont de grands empathes. Non seulement ils ont leur propre stress, et aussi ils prennent bien souvent le notre et nos maux.Ils peuvent ainsi ressentir un stress qui affecte fortement leur qualité de vie et qui peut engendrer différents maux.

Bien souvent les maladies proviennent d’un déséquilibre énergétique résultante d’un stress émotionnel non ou mal géré.

L’Énergie Vitale transmise à l’animal lors d’un soin énergétique, va lui permettre d’harmoniser son équilibre énergétique à tous niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel.

Soins énergétiques aux animaux

Les animaux sont très réceptifs aux soins énergétiques et en général les apprécient fortement.

Les soins énergétiques permettent d’équilibrer et d’harmoniser les circuits énergétiques et métaboliques du corps. Les soins vont permettre un relâchement des tensions neuro-musculaires et un apaisement des douleurs. Un soin énergétique va agir simultanément sur les douleurs émotionnelles et physiques. L’objectif étant de lui permettre de retrouver sérénité et bien-être autant ce que cela se peut.

Nos animaux sont un membre à part entière de la famille, ils nous accompagnent dans notre quotidien et nous aident à surmonter nos difficultés, nos tracas petits et grands et ce faisant, (bien qu’on ne le souhaite pas) ils peuvent s’en trouver affecter et contracter des maladies.

Tous ces facteurs peuvent influer le comportement et l’état physique et émotionnel de nos animaux. Il est à regretter que l’on ne prend pas en compte le côté émotionnel et les anxiétés, de nos chers compagnons.

Comme chez l’humain, nombre de problèmes comportementaux et l’essentiel des pathologies (problèmes digestifs, ulcères, tics, baisse de forme, etc.) sont liées au stress et aux émotions.

Les soins énergétiques pour animaux sont bénéfiques pour tous les animaux : ceux qui souffrent, qui sont anxieux, peureux, agressifs, qui ont le mal des voyages, manquent de vitalité pour les compétitions, les débourrages pour les équidés, les problèmes musculaires, de peaux… en complément des soins vétérinaires… mais également pour ceux qui vont bien – un peu comme pour nous quand on se fait faire un massage bien être et détente – seront au rendez-vous.

Quelques bienfaits

Les soins énergétiques aux animaux pourront apporter différents bienfaits comme, soulager, voire éliminer ses douleurs, faciliter le rétablissement après une intervention chirurgicale, une blessure ou une maladie, stimuler le système immunitaire, accélérer une cicatrisation, réduire les troubles émotionnels, apaiser, détendre, réduire l’agressivité et l’anxiété, ou encore accompagner en fin de vie.

Les soins énergétiques agissant au niveau vibratoire de la structure énergétique de l’animal, ils sont complémentaires à l’intervention d’un professionnel de la santé animale :

  • Ils agissent sur toute forme de pathologie diagnostiquée et traitée par un vétérinaire pour faciliter et accélérer la guérison si elle est possible,
  • Ils renforcent les effets des traitements allopathiques prescrits,
  • Ils apportent un soulagement des souffrances physiques,
  • Ils réduisent l’anxiété et le stress,
  • Ils apportent un mieux-être général et un confort de vie pour l’animal,
  • Ils aident à calmer les animaux agressifs ou craintifs,
  • Ils améliorent les problèmes émotionnels et comportementaux.
  • Ils accompagnent un animal en fin de vie, pour soulager au maximum sa souffrance, mais aussi pour lui assurer une transition en douceur, dans l’amour et la sérénité.

L’animal, son humain et les soins énergétiques

En cas de présence d’un déséquilibre énergétique chez l’animal, il y a également un déséquilibre énergétique chez le propriétaire.

L’animal peut se faire, tour à tour, animal-miroir, animal-enseignant ou animal-éponge, pour aider son humain.

En présence de difficultés aiguës et prolongées chez le propriétaire, l’animal pourra être affecté profondément dans sa propre sphère, jusqu’à parfois développer des types de déséquilibres habituellement réservés à l’humain : l’animal cale ici son comportement vibratoire sur celui de son propriétaire.

Il devient alors important pour le propriétaire d’être pris en charge sur le plan énergétique afin de rétablir son équilibre émotionnel et contribuer à rétablir celui de son animal ainsi que la relation qui les unit. 

Dans ce cas, les soins énergétiques permettront, par exemple :

  • De faire progresser une relation bloquée entre l’animal et son propriétaire,
  • De travailler sur les problématiques du propriétaire, comme par exemple le manque de confiance ou les peurs,
  • De corriger les comportements inadaptés prenant source dans des sentiments ou émotions déséquilibrés,
  • De prendre conscience de ses erreurs, apporter un changement d’état d’esprit et dépasser ses schémas limitants,
  • De restaurer une confiance mutuelle perdue,
  • De favoriser les performances sportives en travaillent sur les difficultés propres à chacun,
  • De travailler une problématique commune à l’animal et son propriétaire,
  • De travailler sur une phobie en rapport avec l’animal de manière générale (peur des serpents…),
  • D’apporter un mieux -être général…

Ces soins peuvent être proposés à l’humain seul, mais il est vivement conseillé d’envisager un travail simultané animal-propriétaire.

Concrètement comment se déroulent les soins énergétiques aux animaux

Pour pratiquer les soins énergétiques aux animaux, il est important que le praticien respecte certains principes.

Demander la permission

Même si généralement les animaux apprécient de recevoir un soin énergétique, le praticien doit toujours demander la permission à l’animal (et bien sûr à son propriétaire).

soins énergétiques pour animaux

En se plaçant dans l’intention et l’amour, il faut simplement lui expliquer pourquoi nous souhaitons lui prodiguer un soin et lui demander son accord. Le soin ne pourra être opérant que s’il accepte de le recevoir.
Cet accord sera demandé en début de chaque session.

En fait, c’est une permission d’entrer dans leur « espace personnel », que ce soit simplement pour un balayage du corps ou pour un soin complet. Généralement, les animaux sont toujours prêts à recevoir ce type d’aide et de guérison.

L’animal doit pouvoir décider

Il est important de ne pas se lancer trop vite dans le contact avec l’animal.

L’animal doit toujours être celui qui décide du moment où les soins peuvent commencer et quand ils doivent se terminer. L’animal doit être en mesure de pouvoir bouger librement.

Diverses approches de thérapies énergétiques existent. Difficile de d’affirmer que telle ou telle approche est meilleure ou moins bonne qu’une autre… Seule compte l’énergie d’amour que l’énergéticien va inclure dans son soin à l’animal en demande.

soins énergétiques pour animaux
Emplacement des 7 chakras chez le chat

Dans tous les cas, l’énergéticien va agir sur la structure énergétique de l’animal, incluant ses corps subtils, ses chakras et nadis, afin d’effectuer un rééquilibrage et une harmonisation de l’ensemble du circuit. Méthode non intrusive, en douceur et surtout sans douleur, sans manipulations d’aucune sorte, dans une grande bienveillance envers l’animal, qui agit sur tous les plans de l’être, aussi bien physique, psychique, énergétique et spirituel.

Les soins peuvent se pratiquer en « présentiel », avec l’animal physiquement ou alors à distance.

Séance de soins énergétiques pour les animaux

Le soin

soins énergétiques pour animaux
Emplacement des 7 chakras chien le chien

Le soin énergétique est effectué lors d’une imposition des mains sur l’animal, ou au-dessus, avec éventuellement l’utilisation du son, dans le respect de l’être. Le praticien se contente de canaliser l’Énergie Vitale. En faisant re-circuler l’énergie dans le corps, cette dernière permettra au receveur d’activer son propre processus d’auto-guérison qui lui permettra de recouvrer sa vitalité, sa santé.

Déroulement d’une session de soins énergétiques pour animaux

Deux façons d’offrir un soin énergétique à un animal :

1- soin physique, en personne

soins énergétiques pour animaux
Emplacement des 7 chakras chez le cheval

Par une imposition des mains sur ou juste au-dessus du corps de l’animal, avec éventuellement l’utilisation du son, l’énergie est transmise pour l’aider à régler le problème qui le perturbe. Ceci, que ce soit pour une guérison physique, psychique, énergétique ou spirituelle.

2- soin à distance

Le soin à distance est très efficace et dans certains cas, peut être préférable aux traitements sur place.
Des animaux peuvent vivre trop loin pour des traitements sur place, d’autres peuvent être extrêmement craintifs des étrangers, vieux et fragiles, ou proche de la mort et peuvent pouvoir mieux se détendre en recevant un soin énergétique à distance. Également, pour des propriétaires très occupés, les soins à distance sont une alternative prisée.

Nombre de soins nécessaires, à quelle fréquence ?

Tout dépend des cas, soyez attentif à votre animal, parfois une séance ou deux suffiront, d’autres fois pour des pathologies bien installées il en faudra plus.

Les soins agissent plusieurs jours entre 24 et 72h donc cela ne sert à rien de les enchainer sauf cas d’urgence spécifique. Il est important de s’adapter en fonction de chaque cas, une semaine à 10 jours d’écart étant en général satisfaisant.

Pour conclure

Nos animaux, sont de véritables « boules » d’amour, ils nous offrent toujours leur joie, leur tendresse, mieux que personne ils devinent si nous ne sommes pas bien et nous réconfortent. Vous avez remarqué ils sont toujours contents ! Ils ne vous disent jamais non !

Nous leur devons bien plus qu’une gamelle et un gite ! Ils méritent que nous prenions soins d’eux du mieux possible, que nous prenions en compte, leur être dans sa globalité, sans oublier leurs émotions, nos animaux sont des êtres sensibles. Ne l’oublions pas !


Barbara Lance

Énergéticienne, Naturopathe – La Sélection de Blue Moon

Pourquoi devenir membre ?

Effectivement pourquoi devriez-vous devenir membre d’une association comme le Centre Kami ?

« Que signifie être membre dune association? » « Quel serait mon intérêt ? Et que peut faire cette association pour moi? » « Cette association est-elle prêt de chez moi ? » A cette question 2 options possibles : « non, pas vraiment » ou « oui, et alors ?« .

Tout autant de questions qui nécessitent des réponses pour y voir plus clair et savoir ce que le Centre Kami a à vous offrir en tant que membre.

Bien partager sa vie avec un animal

Vous avez décidé d’avoir un compagnon félin ou canin et vous souhaitez faire au mieux pour qu’il puisse être heureux et épanoui. Son bien-être vous importe.

Une réduction sur des aliments et des accessoires adaptés

Étant nous même responsables de compagnons poilus, notre démarche a été de chercher, et développer si nécessaires, des produits alimentaires, thérapeutiques, complémentaires et des accessoires, qui respecteraient aux mieux les animaux. Ainsi notre gamme de croquettes pour chats et chiens, Kami Nutri Santé a été développé avec des nutritionniste et des vétérinaires, aux Royaumes Unis, dans un seul but : satisfaire les besoins nutritionnels de nos animaux et respecter le fait qu’ils sont carnivores.

Pour nos membres Plus, Pro et Plus Mix, une réduction de 10% est faite sur le tarif standard des croquettes.

Gamme Kami Nutri-Santé, pour chien et chat

Des soins et des conseils pour un mieux être

Il est facile d’imaginer que comme bons nombres de personnes, vous contacter le vétérinaire dès que votre loulou présente une anomalie. Nous le faisons tous. Les chiots et jeunes chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils croisent. Les chatons s’aventurent souvent dangereusement au risque de se blesser. Les séniors ont leurs soucis et leur douleurs articulaires, rénaux, urinaires… des pathologies liées à l’age ou à la vivacité.

Les changements de comportement de votre compagnon vont vous inquiéter, et vous vous sentez parfois dépassés.

Vous vous absentez une journée ou plus et ne souhaitez pas laisser votre loulou tout seul, livré à lui même : nous pouvons vous aider.

Être membre, c’est faire partie d’une communauté. Nous allons mettre notre expertise à votre service pour vous aider à gérer au mieux votre animal.

Vos avantages membres sur nos services:

  • Membre Premium : 10% de réduction sur les services (consultation en comportement, ostéopathie, soin énergétique,…)
  • Membre Plus, Pro et Plus Mix : 15% de réduction sur les services (consultation en comportement, ostéopathie, soin énergétique,… )

Apprendre à mieux connaitre son compagnon

Des activités en plein air

Hebdomadairement nous organisons des promenades de socialisation. Nos « promenades détentes« doivent être l’occasion pour votre chien de rencontrer ses congénères et d’apprendre les codes – sinon de s’y confronter. Ces promenades sont faites dans le calme et dans un cadre agréable et sécurisé. Les humains doivent aussi être détendus. Ce sera aussi l’opportunité d’avoir des conseils sur le comportement de votre chien, mais aussi réviser le votre.

Le but étant d’avoir un chien bien dans sa tête et dans ses pattes quand il se balade avec vous et avec des copains.

Mensuellement, notre ostéopathe se joindra à nous pour observer les chiens et détecter d’éventuels problèmes.

Ces promenades sont exclusivement pour les membres, et totalement gratuites. Nous limiterons le nombre de chiens pour pouvoir les observer tranquillement et pour limiter le stress des plus anxieux.

Taiko, un chien qui aime se faire des copains.

Des stages et des formations

Nos stages de secours canin :

Une journée mensuelle, pour apprendre à effectuer un bilan vital ou circonstancié du chien en souffrance et effectuer les bons gestes de premiers secours. Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficient d’un tarif réduit.

Nos stages en massothérapie:

Allan Gauthier, Thérapeute ostéopathe canin, félin et équin

Apprendre à masser et apaiser son chien par le toucher. Les stagiaires viendront avec leur chien et découvriront l’art de masser leur compagnon pour amplifier la relation. Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficient d’un tarif réduit.

Les Stages en Communication Animale:

Dans le cadre du partenariat Centre Kami et From Joy to
Animals, Nature, Earth, l’offre Membre Plus Mix permet d’être membre des 2 associations, et donc de bénéficier de tarif préférentiel lors des stages proposés par l’association  » From Joy to Animals, Nature, Earth », en initiation à la Communication Animale.

La Formation en Thérapie Animale

Une formation taillée pour ceux qui veulent se réorienter professionnellement, mais aussi pour ceux qui ont des centres d’intérêts dans le secteur animalier. La formation construite sur 3 piliers majeurs, vous permettra de développer des connaissances dans les univers canins et félins, et dans l’environnement animal de façon holistique.

Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficieront d’un tarif préférentiel.

Des événements pour mieux servir les animaux

En 2018, nous avons organisé la 1ère conférence sur les Émotions Animales. Pour 2019, nous préparons la 2nde édition où nos membres seront appelés à contribuer et prendre part.

D’autres actions sont en cours de préparation, pour servir la cause animale, et pour aider les refuges et associations de protection animale.

Notre association a besoin de membres. Nous avons besoin de vous. Nous essaierons de développer d’avantages de bénéfices et de soutien. Nous restons à votre écoute… Devenez membre !

Des promenades détentes et socialisation « entre chiens »

Indispensable pour le bien-être de nos chiens, le Centre Kami propose des promenades hebdomadaires « entre chiens », pour éveiller ou renforcer la socialisation par le jeu et par des rencontres positives avec des congénères.

Taiko en arrière plan, qui regarde les copains, pendant que Maya au premier plan se promène.

Il ne faut pas oublier que nos chiens sont des animaux sociaux, qui ont leur propre langage et qui ont besoin de « parler chien » régulièrement. Des promenades entre chiens, des rencontres canines sont nécessaires pour leur bien-être et leur équilibre. Encore trop d’humains ont tendance à isoler leur chien souvent par appréhension ou méconnaissance des réactions de leur propre chien. Les conséquences sont dans la majeure partie des cas, problématiques, car le chien ne supporte plus ses congénères :

  • Il grogne ou aboie dès qu’il croise d’autres chiens.
  • Il est terrorisé et essaie de fuir ou reste paralysé par la peur.
  • Il s’isole et ne veut plus jouer avec les autres chiens.
  • Il devient agressif avec les autres

Autant de situations qui peuvent poser de sérieux problèmes. Mais rien n’est jamais perdu ! Le mieux étant de promener régulièrement votre chien avec d’autres chiens de tout sexe, tout age et toutes races.

Lors de nos promenades encadrées, nous vous apportons notre expertise et évaluons votre chien. Vous recevrez des conseils en comportement et en éducation. Nous vous expliquerons pourquoi votre chien a ce comportement inadapté et commet faire pour que cela change, car il n’y a pas de fatalité.

Une fois par mois la promenade sera supervisée par notre ostéopathe canin, Allan Gauthier. La physiologie des chiens sera passée au crible. Cette promenade sera signalée en amont via notre newsletter et notre page facebook (@centrekami).

Calendrier

Les promenades entre chiens du Centre Kami ont lieu le mardi de 14h00 à 15h30, et le samedi matin de 8h30 à 10h00 su les rives du loup au départ de la passerelle St Georges.

Vous souhaitez vous joindre à nous ? Le rendez-vous est lancé.

Lundi
Fermé
Mardi
14 02 00 06006 – 15 03 30 06306
Mercredi
Fermé
Jeudi
Fermé
Vendredi
Fermé
Samedi
8 08 00 06006 – 9 09 30 06306
Dimanche
Fermé

Pré-requis et inscription:

Pour vous inscrire, et bénéficiez de nos conseils et expertises :

  • Être membre Premium/ Plus /Plus Mix (devenez membre maintenant)
  • Inscription en ligne (7 chiens maximum par promenade), en remplissant le formulaire ci-dessous.
  • Merci d’indiquer la date à laquelle vous souhaitez vous joindre à nous. La race, le sexe et l’age de votre chien. Et s’il est peureux, timide, agressif,…

La première formation en Thérapies Animalières

Combien de personnes souhaitent annuellement réorienter leur vie professionnelle ? trouvez un nouveau souffle ? s’investir dans des causes qui leur parlent vraiment ?  

A l’occasion de mes rencontres, j’ai souvent été questionnée sur mon parcours et le cursus qui m’a menée à m’occuper du comportement des animaux. A l’issue de ces conversations, les curieux m’ont remonté qu’ils regrettaient l’absence de centre de formation avec des cours physiques : « tous ce fait par correspondance maintenant et travailler avec des animaux quand vous n’avez que de la théorie, cela ne veut rien dire.« , « Se trouver un stage tout seul, c’est la galère. Les responsables veulent des gens compétents et on ne sait pas ce que l’on vaut.« , « j’aimerai faire ce métier, mais je ne sais s’il y a des débouchés et personne pour me répondre.« 

C’est vrai… pas facile de changer de vie, de faire le grand saut sans trop savoir ce qu’il en sera. Et puis soyons honnête, une formation coûte cher, donc il faut être sur de son investissement.

Alors nous avons pensé à eux et celles qui voudraient réorienter leur vie en leur donnant un nouveau sens, à ceux qui veulent juste acquérir des connaissances et des compétences sur le monde du chien ou du chat.
Pour nous, professionnels et thérapeutes du secteur, le bien-être animal est le socle de toutes nos actions. Il est indispensable de comprendre les animaux, pour défendre leurs droits et mettre en place les devoirs que nous avons à leur égard.
La formation en Thérapies Animalières, proposée par le Centre Kami s’adresse à toutes ces personnes motivées et intéressées par les thérapies, le comportement et le bien-être des animaux.
Composée de 3 parties, cette formation se veut holistique. Tous les aspects de la gestion thérapeutique du chien et du chat seront dispensés.

Et bien entendu des stages de pratiques viendront compléter les cours physiques, les cours virtuels et les tests d’évaluation.

Nous avons voulu cette formation aussi flexible que possible.

La formation vous intéresse ? Contactez-nous et nous pouvons vous apporter des réponses concrètes.

Les grands carnivores: L’Union Européenne prend des mesures pour les protéger

L’Union Européenne (EU) va enfin mettre en place des mesures visant à protéger les grands carnivores dans les pays de l’Union Européenne.

Ces mesures vont permettre aux agriculteurs de recevoir une indemnisation intégrale pour tout dommage causé par des attaques d’animaux protégés tels que les lynx, les loups et les ours. Les autres dépenses, telles que l’installation de clôtures électriques ou l’acquisition de chiens de protection pour prévenir les dommages, seront également intégralement remboursées.

L’UE estime que cette initiative contribuera à protéger les grands prédateurs dans les zones où ils sont entrés en conflit avec les humains.

ours brun

Les militants de la protection animale espèrent que cela limitera le besoin de réforme.

Après plusieurs décennies de déclin, le nombre de grands carnivores comme le loup et l’ours est stable ou en augmentation dans de nombreuses régions d’Europe, souvent grâce aux efforts de conservation concentrés.
Il y a maintenant environ 17 000 ours bruns en Europe, répartis dans 22 pays. Bien qu’ils restent menacés, ils ont bien réussi à s’installer dans le nord de l’Espagne, où leur nombre a presque doublé en dix ans.

Mais le succès de la conservation augmente également les risques de conflit homme-faune.

Le nombre de loups a augmenté en Allemagne à un point tel que les animaux errent maintenant aux Pays-Bas où ils ont été associés à une augmentation des attaques sur les moutons.

Bien que ces carnivores sauvages soient protégés par la loi dans la plupart des pays, cela n’a pas empêché les agriculteurs de prendre les armes lorsque leurs animaux domestiques ont été attaqués.

Ce conflit est devenu un problème important dans certains pays. En France, environ 10.000 moutons ont été tués dans des attaques de loups, selon les éleveurs, en 2016. Le  gouvernement a versé une indemnité de quelque 3,2 millions d’euros.

À présent, l’UE espère qu’en assouplissant les règles de remboursement des dommages causés par les carnivores, elle réduira la nécessité pour les éleveurs – agriculteurs de tuer ces espèces menacées.

En vertu du nouvel arrangement, les États membres seront en mesure d’indemniser intégralement les agriculteurs pour les dommages causés par les loups et les ours. Les agriculteurs auront également droit à une indemnité pour la construction de clôtures électriques et l’achat de chiens de protection (type Montagne des Pyrénées,…).
Les dépenses indirectes, y compris les factures vétérinaires pour le traitement des moutons et des bovins blessés, ainsi que les coûts liés à la recherche des animaux disparus, seront également entièrement prises en charge.

Les militants des droits des animaux ont bien accueilli cette initiative.

« Cela enlève une excuse pour tuer les animaux du fait que l’on peut prendre des mesures préventives afin de réduire, voire éliminer complètement la menace », a déclaré le Dr Jo Swabe de Humane Society International. « Nous espérons que cela fera une différence sur le terrain. »

loup regardLes gouvernements allemand et français ont exercé beaucoup de pression pour permettre l’abattage des loups comme moyen de protection du bétail domestique. Et certains ont dit craindre que les humains ne soient également attaqués.

« Vous avez essentiellement des politiciens alarmistes qui disent que nous devons avoir cette option, car il peut parfois s’agir d’un enfant attaqué », a déclaré le Dr Swabe.
« Mais si vous regardez le comportement du loup, il est très peu probable qu’un enfant soit jamais attaqué. Ils ont plus à craindre de nous que nous en avons. »

Bien que l’UE ait sanctionné l’augmentation des paiements versés aux agriculteurs dans l’espoir que cela puisse réduire le besoin de réforme, les gouvernements n’ont pas toujours fourni l’argent nécessaire.

Affaire à suivre…

Corine Gomez
Comportementaliste

« Les Emotions Animales » : le 18 Novembre 2018 à Villeneuve Loubet

Le Centre Kami organise la première conférence sur « Les Emotions Animales », le 18 Novembre 2018, dans la salle Irène Kenin du Pôle Culturel Auguste Escoffier à Villeneuve Loubet (06270, dans les Alpes Maritimes), en partenariat avec la Ville de Villeneuve Loubet.

L’objectif de cette conférence, est de discuter avec l’auditoire, des 5 émotions de base, que tous les mammifères sont capables de ressentir , comme décrite par Charles Darwin, il y a 150 ans en arrière : la joie, la colère, la tristesse, la peur, la surprise et le dégoût.

Si la plupart des scientifiques s’accordent à reconnaître que les animaux sont pourvus d’émotions, il est important que professionnels des métiers animaliers et propriétaires d’animaux soient informer sur le fonctionnement émotionnel et cognitif des animaux, et les méthodes thérapeutiques, pouvant les aider dans leurs relations avec les animaux. Divers intervenants, experts du monde animal, viendront partager leur expérience des émotions animales.

Portraits des intervenants

yolaine de la bigneYolaine de La Bigne :  journaliste française de presse écrite et de radio. Elle est également l’auteur de plusieurs livres. Sensibilisée à la nature, elle prend réellement conscience de l’urgence d’agir et se lance dans diverses actions pour défendre l’environnement : replanter des haies bocagères, tenir la page « Ecolo-J » dans le magazine Jonas (2001), écrire des chroniques radio « Les bonnes nouvelles de l’environnement » pour Nature et Découvertes diffusées sur une centaine de radio-locales (2006), créer la Fêt Nat’ (dès 2006 : fête de la nature et de l’écologie sur Paris avec défilés de mode, ateliers de recyclage, spectacle…), un événement qui lui vaut d’être Femme en or 2007…  Elle publie L’Agenda vert 2009 chez Arthaud et lance en 2007 le premier gratuit sur l’environnement, Néoplanète (qui paraît jusqu’en 2014), avec un site et une web-radio. Elle fonde en août 2016 « L’Université d’été de l’animal », qui a pour objectif de réunir chaque année les meilleurs spécialistes de l’intelligence animale et de communiquer leurs découvertes au grand public.

Quelques publications :

  • Quelle époque épique, éditions Hors Collection, 1993
  • L’Agenda vert, éditions Flammarion, 2008
  • Le bon sens, c’est le bonheur ! éditions La Martinière, 2010
  • L’animal est-il l’avenir de l’homme ? L’intelligence animale par les plus grands experts (dir. d’ouvrage), Éditions Larousse, 2017 (ISBN 978-2-03-593076-7)

Joy fromentalJoy Fromental : aventurière de la vie, dont tous les actes et les chemins vont vers le mieux-être des êtres vivants et de la nature. Après avoir apporté son soutien à différentes ONGs et associations humanitaires entre l’Europe et l’Amérique latine, Joy a décidé de développer ses sens et son savoir en découvrant la pranathérapie : une méthode de soins qui permet de soulager les troubles physiques et émotionnels grâce à l’énergie du Cœur, et la Déprogrammation : passer par l’inconscient, pour changer les croyances et redevenir qui nous sommes vraiment au plus profond de nous.
Joy a multiplié des rencontres qui l’ont conduite à « réveiller » ses capacités naturelles à communiquer avec les animaux. Aujourd’hui Joy se risque à s’élever et ouvrir son esprit xà d’autres approches thérapeutiques, et d’autres techniques de guérisons.from joy-logo-high-res

Elle communique et rencontre des animaux -plus ou moins- sauvages et écoute leurs messages pour ensuite transmettre et partager !
Présidente de L’association From Joy to Animals, Nature, Earth (FJANE)

miaMia Berggreen Nielsen : Photographe animalière française qui photographie les chevaux et les hommes en communion. Fascinée par les animaux depuis toujours, Mia consacre sa vie à les magnifier à travers son objectif. Ses photos parlent de l’authenticité, et de la beauté animale vraie. L’instant saisi, la lumière spéciale, le pas des chevaux… on pourrait presque sentir la poussière… Mia est une artiste qui raconte la vérité sur cette relation étroite qu’entretienne l’homme et l’animal.

nathalie schindelmanNathalie Schindelman : Fondatrice de ViA’nimaux et intervenante professionnelle diplômée en médiation animale. Intervenante en Médiation Animale », Nathalie Schindelman suit un cycle de formation Management de projets option Zoothérapie, ainsi qu’une formation organisée par Medianimal : le chien en zoothérapie (mai 2016)

Ses publications :

  • Moi, animal, 200 gr, JE PEUX VOUS AIDER, en 2017

Programme :

09h00 : Ouvertures des portes
09h30-09h45 : Monsieur le Maire, Lionel Luca, Discours d’inauguration
09h45 – 10h00 : Présentation d’ouverture
10h00 – 10h45 : La médiation animale : Passeur d’émotions, Nathalie Schindelman 
11h15 – 12h00 : La communication animale ou l’éveil à la sensibilité des animaux, Joy Fromental 
14h00 – 14h45 : Les émotions des animaux à travers l’objectif, Mia Berggreen Nielsen 
15h15 – 16h15 : L’intelligence animale, Yolaine de la Bigne 
16h30 – 17h00 : Discours de clôture

A qui s’adresse cette conférence :

Cette conférence s’adresse à tout public : adultes, enfants, professionnels, particuliers,… Elle sera une opportunité d’éclairer sur la perception que nous avons des émotions animales et ce qu’il en est. Les intervenants nous livreront une ouverture sur :

  • la sensibilisation et la conscience des émotions et des capacités cognitives des animaux.
  • la réflexion pour modifier nos façons d’interagir avec les animaux, pour le bien-être des animaux humains et non-humains.
  • une nouvelle vision et considération pour vivre de façon plus harmonieuse en renforçant les liens avec notre environnement.

Pour les enfants… et les grands enfants aussi !

Tout au long de la journée, des ateliers coloriages et « Découverte de l’animal » seront au rendez-vous sur le stand de l’association « Les Patounes ».

Les enfants pourront rencontrer Nathie de l’association et aussi Nini, son adorable chienne et ses lapins. Nini et les lapins adorent être caresser et brosser.

Dans l’après midi, Claire de « Poils et Plume », expliquera comment il faut s’occuper d’un animal domestique peu et mal connu : le furet !

Victoria de l’association « Pawsitiv’Alie » fera une démonstration d’obérythmée avec son berger australien Alie, à 11:00 et une seconde à 15:00 !

Les partenaires, sans qui rien n’auraient été possible:

L’association Pawsitiv.AliePawsitiv'Alie
Association Les Patounes L’association From Joy to Animals,Nature, Earth 

Poils et plumes Poils et Plumes 06 L’atelier du foumilier

La leçons des animaux sur le leadership féminin

Une nouvelle étude majeure indique les raisons pour lesquelles les femmes ne le font pas, mais pourraient le diriger.

Revue d’articles – Dr. Mark Bekoff

« Malgré de nombreux efforts pour réduire l’écart entre les sexes dans les postes de direction, les femmes restent universellement sous-représentées à ces postes dans pratiquement toutes les disciplines, y compris les sciences, la politique et les grosses entreprises. Nous étions donc intéressés par une approche non traditionnelle du phénomène en cherchant des indices dans les sociétés d’animaux non humains « .

« Nous avons beaucoup à apprendre des manières fascinantes par lesquelles la sélection naturelle a favorisé les traits de comportement des animaux non humains. En étudiant les mammifères non humains où la femelle règne, nous pourrons mieux comprendre les secrets de la destruction du plafond de verre. »

La biologiste Jennifer Smith et ses collègues, biologistes au Mills College, ont récemment publié un article de recherche intitulé « Obstacles et opportunités pour le leadership féminin dans les sociétés de mammifères : perspective comparative« . Un court résumé de cette étude avait été publié dans un article de New Scientist intitulé « Les 7 mammifères non humains où les femelles font la loi« . Dr Smith a accepté d’être interrogé au sujet de cette étude détaillée basée sur des données, qui « élucide les obstacles au leadership féminin, mais révèle également que les opérationnalisations traditionnelles du leadership sont elles-mêmes biaisées par les hommes ».

Pourquoi vous et vos collègues avez-vous mené les recherches sur le leadership féminin dans les sociétés de mammifères non humaines ? Quelle est l’importance de la perspective comparative pour ceux qui ne savent pas ce que cela implique ?

« … en étudiant les schémas comportementaux des animaux vivants aujourd’hui, nous espérions comprendre l’émergence de dirigeantes dans un cadre évolutif comparatif afin de donner un aperçu de la valeur ainsi que des obstacles historiques potentiels au leadership féminin au cours de millions d’années de lignée de mammifères. « 

Malgré de nombreux efforts pour réduire l’écart entre les sexes dans les postes de direction, les femmes restent universellement sous-représentées aux postes de direction dans presque toutes les disciplines, y compris les sciences, la politique et les affaires. Nous étions donc intéressés par une approche non traditionnelle de la compréhension de ce phénomène en recherchant des indices dans les sociétés d’animaux non humains. La sélection naturelle étant censée favoriser les solutions permettant aux individus de réussir dans leurs conditions écologiques, nous nous attendions à découvrir les règles qui régissent les sociétés qui promeuvent et se développent grâce aux fortes dirigeantes. Ainsi, en étudiant les schémas comportementaux des animaux vivants aujourd’hui, nous espérions comprendre l’émergence de dirigeantes dans un cadre comparatif d’évolution pour donner un aperçu de la valeur ainsi que des barrières historiques potentielles au leadership féminin pendant des millions d’années à travers la lignée des mammifères.

Comment avez-vous collecté et analysé les données ?

Nous avons examiné les données de 76 espèces sociales de mammifères bien étudiés pour lesquelles les modèles de leadership sont compris dans quatre contextes dans lesquels le leadership est exercé: mouvement, acquisition de nourriture, médiation au sein d’un groupe et interactions entre groupes. Dans une étude précédente intitulée « Le leadership dans les sociétés de mammifères: émergence, distribution, pouvoir et gains« , nous avons identifié ces quatre domaines comme étant importants pour les sociétés de mammifères humains et non humains, définissant les dirigeants comme des individus qui exercent une influence disproportionnée sur les sociétés et les comportements collectifs des membres du groupe. Dans la présente étude, nous avons identifié les espèces pour lesquelles les femelles mènent aux conflits plus souvent que les mâles, dans au moins deux de ces contextes majeurs. Nous avons utilisé cette définition stricte des espèces avec un fort leadership féminin pour en savoir plus sur les cas pour lesquels le leadership féminin est la norme.

Quelles sont vos principales découvertes sur les non-humains dans lesquels le leadership féminin se produit ?

Sur la base de notre définition stricte de « dirigeantes fortes», nous avons constaté que le leadership à prédominance féminine est généralement rare chez les mammifères sociaux, mais qu’il est omniprésent dans la vie des épaulards, des lions, des hyènes tachetées, des bonobos, des lémurs et des éléphants. Les leaders émergent sans contrainte et les suiveurs bénéficient du soutien social et / ou des connaissances écologiques des femelles plus âgées.

mammals females

Groupe sociaux de mammifères non humain dans lesquelles, les femelles sont des dirigeantes fortes. Source: Jennifer Smith; ces photos sont du domaine public sous la licence Creative Commons (voir note 1)

Dans votre essai, vous notez sept observations qui pourraient être pertinentes pour les humains. Pouvez-vous expliquer brièvement chacun ?

  1. Les femelles dirigeantes ont émergé, le plus souvent, au sein de familles et de petits groupes égalitaires, comme chez les lions et les éléphants. Cela se produit souvent lorsque les femelles adultes sont suivies par leur progéniture dépendante. Bien que le simple fait de se déplacer d’un endroit à l’autre, ait souvent été considéré comme un processus trivial, les femelles jouent un rôle essentiel pour éloigner ces petits groupes du danger et les amener à se nourrir, deux éléments indispensables à la survie. Ce n’est qu’un exemple des nombreuses façons dont les mammifères femelles influent sur les résultats sociétaux d’une manière importante qui est souvent négligée ou sous-estimée de toute autre manière lorsqu’elle est considérée dans le cadre des opérations traditionnelles du leadership humain.
  1. Il est plus probable que des dirigeantes fortes émergent lorsque les femelles forment des unités coopératives, comme c’est le cas chez les bonobos et les hyènes tachetées. Cette tendance a des implications évidentes car elle suggère que les femelles ont plus de chances d’être des leaders efficaces lorsqu’elles forment des coalitions solides au sein de leurs réseaux sociaux. Les femmes pourraient tirer profit de l’utilisation des médias sociaux et de coalitions pour former de solides alliances semblables au réseau masculins pour les hommes.
  1. Les femelles aînées servent souvent de dépositaire important de connaissances, amenant les membres du groupe vers des sources de nourriture importantes et loin du danger. Chez les orques et les éléphants, on associe leur longue durée de vie et les groupes composés de plusieurs générations d’individus appartenant à la lignée féminine, y compris des femelles post-reproductrices disposant de vastes connaissances.
  1. Des dirigeantes fortes semblent plus susceptibles d’apparaître dans des espèces pour lesquelles la gestion des conflits au sein de groupes est d’une importance vitale, comme cela se produit chez les hyènes tachetées. Cela suggère un créneau pour les femmes en tant que dirigeantes d’organisations nécessitant une médiation des conflits au sein et entre les groupes.
  1. De nombreuses espèces de mammifères caractérisées par un fort leadership féminin s’éloignent du schéma typique des mammifères, de sorte que les femelles sont légèrement plus grandes et plus fortes que les mâles, soit seules, soit en unissant leurs forces, soit les deux. Les hyènes tachetées, par exemple, sont physiquement plus grandes que les mâles. Les lémurs femelles et mâles ont la même taille. En revanche, les bonobos doivent unir leurs forces à celles des autres femelles pour surmonter leur taille inférieure à celle des mâles. Avec les nouvelles technologies, les humains sont en mesure de surmonter ces obstacles physiques grâce aux coalitions virtuelles et physiques qui mobilisent et responsabilisent les femmes pour les aider à surmonter ces obstacles potentiels.
  1. Certains traits observés chez les mammifères dotés de modèles de leadership important, tels que le manque de parité au sein de groupes humains, ne peuvent probablement pas expliquer le peu de dirigeantes chez l’espèce humaine. Nous (humains) partageons 99% de nos gènes avec des bonobos et des chimpanzés. Bien que les deux espèces ressemblent aux humains en ce sens qu’elles présentent également des schémas d’enclin préjudiciable envers les femelles, seuls les bonobos ont un leadership féminin fort.

 

  • Notre examen a des implications pratiques pour le leadership des femmes dans les affaires et la politique modernes. Cela suggère que certains facteurs peuvent être en partie le résultat de différences de genres et évolutives dans le physique et le comportement, mais aussi que les humains ont le potentiel de surmonter ces obstacles.

Vous notez également que les « obstacles évolutifs » possibles au leadership féminin chez l’humain e ne sont pas insurmontables. Que sont ces obstacles et comment peuvent être surmontés ? « Notre analyse comparative montre que plusieurs obstacles au leadership des femmes sont profondément ancrés dans l’histoire évolutive des mammifères, mais qu’il existe de nombreuses possibilités de leadership féminin, y compris celles qui existent déjà, et qui sont souvent ignorés dans les définitions opérationnelles du leadership. « 

Dans cet article, nous déclarons qu’« en tant qu’espèce culturelle, nous sommes capables de choisir notre propre avenir, de nous débarrasser – si nous voulons – de plafonds et de pyramides de verre et de créer les types de structures sociales permettant aux organisations de tirer profit de « l’avantage du leadership féminin ». La notion que les traditions culturelles de l’homme peuvent façonner les opportunités pour le leadership féminin est très excitante et offre un sentiment d’optimisme.

Que voyez-vous comme projets de recherche futurs importants sur ce sujet très important ?

Les étapes importantes de cette recherche consistent à communiquer nos résultats à un large public afin que d’autres puissent en apprendre davantage sur la « nature » du leadership. Nous travaillons actuellement à élargir le champ de cette recherche – pour inclure plus d’informations sur différentes espèces – et pour l’insérer dans un cadre quantitatif afin de démêler les effets de l’histoire de l’évolution et des facteurs écologiques actuels sur l’apparition de fortes dirigeantes au sein de sociétés de mammifères.

Y a-t-il autre chose à dire aux lecteurs ?

Nous avons beaucoup à apprendre des manières fascinantes dont la sélection naturelle a favorisé les traits comportementaux des animaux non-humains. En étudiant les mammifères non-humains, où la femelle règne, nous pouvons mieux comprendre les secrets de la destruction du plafond de verre. En tant qu’humains, nous possédons la capacité de choisir nos façons de vivre, de diriger et d’aider les autres. Nous pouvons mettre en œuvre des apprentissages que nous considérons comme utiles, et rejeter ceux qui ne le sont pas. Notre étude suggère que nous pourrions tirer parti de la création de réseaux de soutien, de l’acquisition des compétences des femmes expérimentées de nos communautés, et de la gestion efficace des conflits. Reconnaître qu’il s’agit du premier pas vers la promotion d’une société plus équitable dans laquelle les femmes sont accueillies et soutenues en tant que dirigeantes. Notre étude suggère que non seulement c’est une chose morale à faire, mais que soutenir l’émergence de femmes en tant que dirigeantes profitera à la société dans son ensemble.

Pour conclure :

Cette étude sera un classique dans le domaine et nous espérons que son lectorat sera large, non seulement parmi les universitaires, mais aussi parmi les personnes extérieures au domaine de la biologie, en particulier celles occupant des postes qui pourraient être utilisés pour équilibrer la parité hommes-femmes parmi les dirigeants. Les sept raisons qui ont été évoquées, expliquent pourquoi cette étude sur les non-humains est pertinente pour les humains. Elles peuvent certainement servir de rampe de lancement dont bénéficieront les femmes dans de nombreux domaines différents.
Note 1: Les sociétés mammifères non humaines pour lesquelles les femelles émergent en tant que leaders puissants lors de comportements collectifs dans de multiples contextes incluent: A) les épaulards (Orcinus orca), B) les lions d’Afrique (Panthera leo; photo de Greg Willis via Wikimedia / CC BY-SA 2.5) , C) hyènes tachetées (Crocuta crocuta; photo de David S. Green), D) bonobos (pan panusus; photo de Pierre Fidenci via Wikimedia / CC BY-SA 2.5), E) lémuriens à volants en noir et blanc (Varecia variegata Photo de Charles J. Sharp via Wikimedia / CC BY-SA 3.0), F) Lémur catta (Lemur catta; Photo de David Deniss via Wikimedia / CC BY-SA 3.0), G) Éléphants de brousse (Loxodonta africana; Photo par Amoghavarsha via Wikimedia / CC BY-SA 3.0), H) Éléphants d’Asie (Elephas maximus; Photo par Steve Evans via Wikimedia / CC BY-SA 2.0). Toutes les photos sont du domaine public sous la licence Creative Commons, à l’exception de celles utilisées avec l’autorisation de David S. Green

Mark Bekoff – Lessons from Animals About Barriers to Female Leadership – Posted Oct 09, 2018

References

Smith, Jennifer E., Chelsea A. Ortiz, Madison T. Buhbe, and Mark van Vugt. 2018. Obstacles and opportunities for female leadership in mammalian societies: A comparative perspectiveThe Leadership Quarterly.

La Dysplasie du chien

Qu’est-ce que la dysplasie du chien ?

Le mot « dysplasie » signifie « anomalie du développement ». Les articulations chez le chien sont composées d’au moins deux os qui s’emboîtent parfaitement, pour former l’articulation. Lorsque ces os ne s’emboîtent pas normalement, en raison d’une malformation, d’une fracture ou d’une hyperlaxité ligamentaire, il y a une incongruence articulaire aussi appelée dysplasie articulaire. La malformation articulaire se produit pendant le développement, c’est-à-dire en période de croissance du chien.

La dysplasie du chien vise trois articulations en particulier :

  • La hanche, entre la tête du fémur et l’acetabulum du bassin (articulation coxofémorale).
  • L’épaule entre la scapula (ou omoplate) et la tête de l’humérus
  • Le coude entre l’humérus et le radius et l’ulna

La malformation va entraîner une déformation progressive de la cavité de l’os. Avec le temps, les os se frottent et abîment le tissu cartilagineux, qui produit le liquide synovial. La dysplasie génère de l’arthrose, douloureuse et invalidante pour le chien et des inflammations à répétition pour le chien.

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Les causes de la dysplasie

La dysplasie du chien touche principalement les chiots de races moyennes, de grandes races, et de races géantes, tels que le labrador, le golden retriever, le berger allemand, le rottweiler, le dogue allemand, le bouvier bernois, le St Bernard, le Bobtail, … (liste non exhaustive – les petits chiens et chats peuvent être touchés aussi).

L’affection est liée à des anomalies sur de nombreux gènes, ce qui la rend difficile à éradiquer par la sélection génétique pratiquée par les éleveurs. Cependant des facteurs environnementaux comme le surpoids durant le jeune âge, l’excès d’exercice chez le chiot, une alimentation mal adaptée et trop riche, des traumatismes articulaires provoqués par des chutes répétées, peuvent favoriser l’expression clinique chez des animaux génétiquement atteints.

Cela sous-entend qu’il est donc possible de prévenir l’apparition d’une dysplasie en prodiguant une alimentation équilibrée et de bonne qualité au chien, adaptée à son âge et à sa race et en ménageant les chiots pendant leur période de croissance. Il faut en effet éviter de leur faire pratiquer des activités physiques intensives, trop longues ou avec risque d’impact.

Les symptômes de la dysplasie

Certains signes sont présents cliniquement dès que le chiot atteint 4 ou 6 semaines. Le plus souvent la maladie est diagnostiquée entre 6 et 12 mois. Cependant, un très jeune chiot peut être handicapé très tôt et d’autres chiens peuvent ne pas présenter de signes cliniques avant 1 à 2 ans. Certains chiens ne présentent ni douleur ni boiterie avant 6 à 10 ans.

Les symptômes sont les suivants :

  • boiterie postérieure
  • manque de coordination sur les postérieurs
  • réticence à courir et à sauter
  • difficulté à se coucher, se lever, et monter les escaliers
  • démarche anormale

Si le chien ne présente pas des signes de douleur visible, la douleur coxofémorale est souvent observée en consultation.
Elle est causée par les lésions à la hanche, par les altérations du cartilage et les micro-fissures associées. L’érosion du cartilage progresse et la douleur arthrosique s’installe.

Diagnostiquer la dysplasie du chien

Le diagnostic de la dysplasie résulte d’une collaboration entre les observations du propriétaire et le bilan de l’examen clinique réalisé par le vétérinaire.
Une consultation spécialisée est nécessaire si vous observer les signes suivants :

  • raideur
  • intolérance à l’exercice
  • difficultés au relever ou au coucher
  • difficulté à monter les escaliers, à sauter dans la voiture
  • démarche anormale
  • boiterie sur un ou les deux postérieurs
  • douleur spontanée

La consultation spécialisée va réaliser un examen approfondi afin de dépister la dysplasie, le grader et proposer les traitements adaptés.

Le diagnostic nécessite la réalisation d’un bilan radiologique sous légère tranquillisation. Des radiographies sont réalisées sous différentes axes et sous contraction ou décontraction musculaires. Les radiographies permettent de mesurer le degré de laxité articulaire ce qui va conditionner les modalités de traitement.
Le vétérinaire peut aussi faire appel à une imagerie sous scanner pour avoir une meilleure lecture de l’anatomie du chien et de la malformation. Chez les chiens appartenant aux races prédisposées à une dysplasie on effectuera dès leur jeune âge des radiographies des articulations concernées.

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Traiter la dysplasie du chien

Il existe aujourd’hui de nombreuses solutions médicales ou chirurgicales pour restaurer la mobilité de votre compagnon et améliorer son confort. Le type de traitement proposé dépend de nombreux facteurs incluant l’âge et le degré d’atteinte du patient.

Traitements chirurgicaux :

Les techniques d’intervention chirurgicales pour traiter la dysplasie de hanche sont nombreuses. Elles sont choisies par le vétérinaire, au cas par cas, en fonction de la gravité de la maladie et de l’âge de l’animal. Parmi ces techniques, on peut citer :

  • La Résection de la Tête et du Col du Fémur qui consiste au retrait de la tête et le col du fémur. Cette opération supprime l’articulation de la hanche. Elle n’est indiquée que chez les chiens assez légers, qui présentent une bonne musculature des fessiers pour assurer une bonne récupération de la mobilité.
  • La Triple ou la Double Ostéotomie du Bassin qui consiste à recréer une articulation de hanche normale en pratiquant une découpe des os du bassin. Cette opération est réservée aux jeunes chiens qui ne souffrent pas d’arthrose
  • La prothèse de hanche permet de recréer une articulation parfaite de la hanche. Elle consiste à remplacer la tête du fémur et la cavité de l’os du bassin qui la reçoit par des implants artificiels. Elle est indiquée chez les chiens qui ont des douleurs non soulagées par les traitements médicamenteux. Elle est en revanche très onéreuse mais permet au chien de ne plus souffrir après l’opération et donc de se passer à vie d’anti-inflammatoire.

Il existe d’autres opérations qui permettent de soulager le chien de ses douleurs articulaires liées à l’arthrose.

Traitements non chirurgicaux

Le traitement médical et hygiénique de la dysplasie de la hanche est globalement le même traitement que celui de l’arthrose : contrôle du poids, suppléments nutritionnels, anti-inflammatoires et anti-douleurs, chondroprotecteurs et physiothérapie.

La gestion non-chirurgicale est recommandé chez les chiens dont la dysplasie de la hanche est découverte fortuitement. Pour les chiens dont la dysplasie induit des symptômes cliniques, la réponse au traitement non chirurgical dépend de la sévérité de la douleur.

À court terme, le confort de la majeure partie des chiens est amélioré. Malheureusement les résultats ne sont pas toujours durables et la majorité des chiens dysplasiques demandent à terme une restriction d’activité et un traitement médical au long court. Dans 9 cas sur 10, l’examen clinique révèle une douleur à la manipulation des hanches.

Le Centre Kami propose une approche globale pour traiter les inflammations et la douleur, et fournit un plan de rééducation fonctionnelle adapté à chaque chien.

Il sera crucial de veiller à ce que le chien ne soit pas en excès de poids. De l’exercice régulier sera indispensable pour éviter le surpoids et favoriser le développement musculaire. Ce sont les muscles qui maintiennent la stabilité de l’articulation.

La douleur se traite en principe avec des anti-inflammatoires. Le problème, c’est qu’à long terme, ces anti-inflammatoires (metacam,etc…) finissent pas impacter les organes majeurs du chien (foie, reins). Nous privilégions ainsi des anti-inflammatoires naturels qui agissent sur le long terme sans effets secondaires : reines des près, harpagophytum, yucca, pissenlit, que vous trouverez dans :

Les chondroprotecteurs : Pour combattre l’arthrose, il est indispensable de donner au chien des chondroprotecteurs (protecteurs des cartilages). Nous vous proposons de  ces chondroprotecteurs de différentes façons:

En complémentation :

Dans des croquettes alimentaires :

massage-canin

La physiothérapie et l’ostéopathie : ce sont deux méthodes alternatives pour lutter contre la douleur liée à l’arthrose mais aussi aux malformations articulaires.

 

 

balneotherapie-pour-chien

 

La balnéothérapie et la nage : Évitant au chien de subir la gravité et donc de peser sur ses articulations la nage permet au chien de développer une musculature efficace sans douleur.

 

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez une question.

Qu’est-ce que la Sentience Animale?

Article de Musky, parue le 3 Janvier 2017  « Cruelty Free Lifestyle. org » – traduction C. Gomez

Qu’est-ce que la sentience animale?

Si vous venez de commencer à faire des recherches sur le droit des animaux, vous avez probablement rencontré ce terme : «sentience animale». Bien qu’il soit utilisé assez souvent, le concept et son importance ne sont pas toujours bien expliqués. C’est pourquoi nous avons décidé d’explorer le concept plus en profondeur aujourd’hui, pour vous aider à prendre des décisions éclairées en ce qui concerne votre point de vue éthique. Bien que cela soit censé être un article éducatif, je veux vous donner mon opinion personnelle sur la sensibilité des animaux.

Ce numéro est «L’éléphant dans la pièce» et vient de l’Université de la blague évidente! Vous entendrez sans doute le classique, l’argument «Les plantes ont aussi des sentiments», utilisé par les personnes qui doivent justifier la cruauté envers les animaux (généralement propagée par l’industrie de la viande!).

Donc, voici une expérience amusante à essayer si vous avez le moindre doute …

Courez vers un mouton et criez « BOUHH ». Le mouton va s’enfuir. Maintenant, montez à une plante et criez « BOUHH ». Est-ce qu’il s’enfuit? Evidemment, c’est une explication très simpliste.

cow-cflorg
Si vous êtes préoccupé par le traitement éthique des animaux, je vous invite à lire le document « Unconscious machines or sentient beings ? », car les informations fournies vous indiqueront la voie à suivre, ainsi que les racines de nombreux problèmes éthiques que nous rencontrons aujourd’hui.
Alors asseyez-vous, versez-vous une tasse de thé et profitez du voyage dans les basiquess du droit des animaux.

Qu’est-ce que la sentience animale?

Tout d’abord, il est important de comprendre un concept plus large avant de le lier aux droits des animaux.

Selon Oxford Dictionaries, être sensible signifie être « capable de percevoir ou de ressentir des choses ». Donc, bien sûr, les humains sont des êtres très sensibles, mais qu’en est-il des animaux?

La sentience animale expliquée

Il existe une définition très bien établie pour la sentience animale. Un animal sensible est «capable de prendre conscience de son environnement, de ses relations avec les autres animaux et les humains et des sensations dans son propre corps, y compris la douleur, la faim, la chaleur ou le froid». En d’autres termes, un animal sensible est « un être qui a des intérêts; c’est-à-dire un être qui préfère, désire ou veut. » Tout comme les humains, les autres êtres sensibles, y compris – mais sans s’y limiter – tous les mammifères et oiseaux, évitent la souffrance et recherchent des expériences heureuses et positives. L’interprétation principale de ce concept, approuvée par un groupe international d’éminents neuroscientifiques, a définie la Déclaration de Cambridge sur la conscience de 2012, qui confirme que les animaux ont les « substrats neurologiques générateurs de conscience ».

Pourquoi est-il important de prendre en compte la sensibilité des animaux?

Le fait est que si vous êtes ici, vous le considérez probablement déjà, car quelque chose vous a amené ici, pour en savoir plus sur l’éthique animale et les pratiques cruelles modernes, telles que l’élevage industriel et les tests de produits cosmétiques sur les animaux. Pendant de nombreuses années, dans de nombreuses cultures, les animaux ont été considérés comme des êtres supplémentaires aux êtres humains, et leur valeur était proportionnelle à la façon dont elles étaient exploitables par l’homme. Aujourd’hui, certaines personnes conservent cette approche et, si elles y croient vraiment, il sera impossible de leur faire changer d’avis.

Cependant, si vous êtes ici, vous êtes déjà différent, car quelque chose vous dit que ce n’est « pas juste » de percevoir les êtres vivants et respirants comme des ressources.

Commençons par une histoire!

Qu’on le veuille ou non, si vous pensez aux gens que vous connaissez, chacun a son propre agenda dans la vie, qui peut ou non être différent du vôtre. Vous êtes probablement très conscient de cela, et savez que vous ne pouvez pas justifier moralement de traiter les autres humains différemment parce que leurs intérêts ne correspondent pas aux vôtres.

En acceptant que les animaux soient des êtres sensibles (ce qui est un fait scientifiquement prouvé ), vous reconnaissez également que: Ces êtres ont des intérêts. Leurs intérêts peuvent être très différents des vôtres. Alors, pourquoi traiteriez-vous une créature avec un certain esprit (ce qui signifie que cette créature peut éprouver de la frustration ou de la satisfaction) comme si c’était une ressource?

La seule réponse, qui n’est pas nécessairement convaincante, est « nous le faisons depuis longtemps ».

Bien, peut-être, il est temps d’arrêter!

Les animaux ont des émotions.

Ce n’est pas parce que les animaux ne sont pas capables de signaler verbalement leurs sentiments que ces sentiments ne sont pas présents.

En fait, la science dit le contraire: les ressources scientifiques disponibles aujourd’hui confirment que de nombreux animaux ont une « vie riche et profondément émotive ».

Cela signifie que les émotions agréables, ainsi que le stress et la peur, sont très importants à considérer.

Par exemple, avez-vous remarqué que les animaux aiment jouer?

Les jeunes veaux caressent et frappent des objets juste pour s’amuser, les poulets heureux battent des ailes et les chiens remuent la queue lorsqu’ils reçoivent un traitement.

Tout comme les humains, les animaux apprécient également leur nourriture, leurs interactions tactiles et sexuelles et leur confort de base, comme se détendre à l’ombre par une journée chaude.

Malheureusement, dans la réalité moderne, des millions d’animaux se voient quotidiennement refuser ces expériences de base, sans parler de celles plus sophistiquées. Pour eux, c’est comme passer leur vie entière dans un camp de concentration – ce n’est pas la vie, c’est la survie pleine de souffrance et de douleur, à la fois physique et émotionnelle.

Les animaux sont des êtres sociaux

Les animaux sensibles apprécient les interactions sociales et présentent souvent des structures sociales complexes et des comportements interactifs au sein de leur propre type et entre espèces.

Nier ces liens sociaux avec les animaux entraîne une détresse horrible et une souffrance émotionnelle.

Par exemple, séparer les nouveau-nés de leurs mères est une expérience très traumatisante pour les mères et les bébés – ils pleurent les uns les autres et restent très stressés plusieurs jours après la séparation.

Ne me croyez pas? Vivre à côté d’une ferme laitière. C’est pitoyable d’entendre les pleurs constants de la mère pendant des jours.

Les animaux méritent d’être mieux traités

Malheureusement, les pratiques cruelles mentionnées ci-dessus sont largement répandues et mal réglementées par les organismes gouvernementaux (pour des raisons qui deviennent évidentes lorsque vous faites des recherches sur le sujet).

Nous croyons qu’il est temps de changer et nous espérons sincèrement que vous êtes prêt à vous joindre au mouvement, surtout maintenant que vous savez pourquoi vous aviez ces sentiments suspects envers la cruauté envers les animaux.

Pour finir avec un devis:

Les animaux sont beaucoup plus conscients et intelligents que nous ne l’avons jamais imaginé et, bien qu’ils aient été élevés en esclaves domestiques, ils sont des êtres à part entière.

En tant que tels, ils méritent notre respect.

Référence :

  • Article original « Cruelty Free Lifestyle. org »  03 Janvier 2017

What is animal sentience article, from Cruelty-free lifestyle .org

Les chiots peuvent apprendre de leurs congénères et des humains.

Observer le comportement d’un humain peut être étonnamment instructif pour un chiot.

L’apprentissage social : une nécessité pour survivre

Pour survivre, les jeunes individus, y compris les chiots, les louveteaux et les bébés humains, doivent apprendre où aller, ce qui est source de sécurité pour eux et ce qu’ils sont censés faire. Si ces jeunes devaient apprendre seulement en essayant, en interagissant avec le monde et en faisant des erreurs, beaucoup se blesseraient sérieusement et beaucoup d’autres ne vivraient pas pour raconter leur expérience. Pour cette raison, les animaux qui vivent dans des groupes sociaux bénéficient de quelque chose appelé « l’apprentissage social ». En termes simples, l’apprentissage social fait référence au fait que les jeunes observent le comportement des individus plus expérimentés (généralement leur mère ou d’autres adultes dans la famille ou le groupe social). Ils apprennent quels sont les comportements les plus susceptibles de générer des récompenses et les comportements qui leur sont préjudiciables.

P_20180509_140312_vHDR_AutoIl est donc raisonnable de penser que l’évolution a prédisposé les jeunes animaux à observer les comportements des adultes de leur propre espèce, afin d’apprendre de nouveaux comportements en toute sécurité. Nous savons que les jeunes enfants observent les membres de leur famille pour apprendre davantage sur leur environnement, tandis que les jeunes loups observent comment les membres de leurs meutes se comportent.

Cependant, les choses sont beaucoup plus complexes pour les chiens domestiques. Ils ont évolué dans un environnement humain, extrêmement complexe, avec beaucoup d’informations majeures qui doivent être apprises. N’oublions pas en outre, que deux espèces différentes se manifestent et ont des comportements variés autour des chiots domestiques : les autres chiens, mais aussi les humains. Ces deux types d’individus vont fournir des informations importantes et précieuses pour la sécurité et l’épanouissement du chiot.

Les jeunes chiots apprennent-ils d’avantage en observant les comportements des humains, de leur mère ou ceux d’autres chiens?

Une équipe de chercheurs dirigée par Claudia Fugazza du Département d’Ethologie de l’Université Eötvös Loránd a posé la question suivante: «Les jeunes chiots apprennent-ils en observant les comportements humains? Leur mère ou d’autres chiens? « Pour répondre à cette question, ils ont utilisé un groupe de chiots âgés de huit semaines, de races différentes, comprenant des Labrador Retrievers, des Border Collies et des Tervurens Belges. Ils devaient résoudre deux problèmes : Les deux impliquaient d’ouvrir une boîte pour obtenir une friandise disposée à l’intérieur. Une des boîtes pouvait être ouverte en soulevant un couvercle à charnière, tandis que l’autre pouvait être ouverte en faisant glisser le couvercle sur le côté.

On a d’abord montré aux chiots que les boîtes contenaient des friandises en autorisant certains d’entre eux à en manger quelques-unes. Cela a permis de focaliser leur intérêt sur les boites. L’étude a montré que si les chiots étaient simplement autorisés à explorer la boîte fermée, et à la manipuler par tâtonnement, seulement environ 50% d’entre eux parviendraient à ouvrir la boîte pour manger la friandise dans le temps imparti (soit 2 minutes).

Un premier panel de chiots a été placé dans des box à environ un mètre et demi de la boîte d’essai. Ainsi, ils pouvaient l’observer très clairement d’autres chiens adultes résoudre le problème. Donnant ainsi l’occasion aux chiots d’apprendre la bonne technique pour atteindre l’objectif. Les chiens adultes pouvaient autant être les mères des chiots ou des chiens complètement inconnus. Les chiens adultes avaient été formés, au préalable, à ouvrir systématiquement l’une ou l’autre des 2 boîtes. À la fin de la période d’observation, les chiots ont pu aller à la boîte pour essayer de l’ouvrir les uns après les autres. Il est apparu que l’observation les chiens adultes a été profitable aux  chiots observateurs. Alors qu’une amélioration de 5% est notée pour les chiots qui ont pu observer leur mère ouvrir la boîte, une amélioration de 29 % du taux de réussite a été noté quand il d’agissait de chiots qui avaient observer un chien adulte étranger. Ce résultat montre qu’un chiot serait plus attentif au comportement d’un chien étranger, qu’à celui de sa mère.

De réelles capacités cognitives observées

P_20180615_103407_vHDR_AutoDe plus il est important de noter que les chiots ne sont pas simplement en train d’imiter le comportement des chiens adultes mais plutôt d’extraire des informations sur le fonctionnement des boîtes. Cette certitude vient du fait que certains des chiens adultes ont ouvert les boîtes avec leurs museaux, tandis que d’autres les ont ouvertes avec leurs pattes. Cependant, tous les chiots ont utilisé leur museau pour ouvrir les boîtes. Cela signifie qu’ils ont appris comment les boîtes fonctionnent grâce à l’observation, sans pour autant reproduire la méthode utilisée par le chien adulte. Par conséquent, cela démontre que les jeunes chiots peuvent apprendre en observant le comportement des autres chiens dans l’environnement.  Il serait logique de penser que l’évolution ait programmé les jeunes individus à observer les actions des animaux de leur propre espèce, pour améliorer la probabilité de leur survie.

Mais maintenant la question cruciale demeure : Puisque les chiens évoluent dans un environnement typiquement humain, ont-ils aussi été câblés de telle sorte que, dès leur jeune age, ils sont prédisposés à observer les êtres humains et à extraire des informations qu’ils pourront ensuite utiliser ? Un test en format Humain :Tout comme le premier test, les chiots observent des épreuves séparées, mais avec cette fois-ci, des êtres humains ouvrant une boîte spécifique. Une fois libérés, les chiots ont montré qu’ils avaient appris en regardant les humains faire. L’amélioration notée était de 42% dans la résolution des problèmes et dans la période de temps allouée.

Conclusion

Cela signifie que, au moins dans cette étude, les chiots ont davantage profité de l’observation du comportement d’un humain plutôt que du comportement d’un autre chien. L’étude a également montré que ces bénéfices ont persisté, et sont susceptibles d’être mémorisés de façon permanente, car lorsque retesté une heure plus tard les chiots se souvient encore comment résoudre les boîtes de puzzle. Le Docteur Fugazza a résumé les implications de cette étude en disant: « Nous pouvons former les chiots dès leur plus jeune âge en leur montrant ce qu’ils doivent faire, comme leur mère. »

Si nous voulons qu’ils ramassent un bâton, nous devons aller le chercher d’abord, si nous voulons qu’il aille se coucher dans une couche spécifique, nous devons nous y coucher d’abord. Je vous laisse imaginer ce qu’il va vous falloir faire pour éduquer votre chiot.

Corine Gomez

References

  • Stanley Coren : https://www.psychologytoday.com/intl/basics/animal-behavior
  • Claudia Fugazza, Alexandra Moesta, Ákos Pogány & Ádám Miklósi (2018). Social learning from conspecific’s and humans in dog puppies. Scientific Reports, 8:9257 | DOI:10.1038/s41598-018-27654-0

 

Le Bien-être Animal à l’ISN

Le Centre Kami s’est rendu le 5 juin dernier à l’International School of Nice (ISN), avec une représentante des Chats du Mercantour, pour présenter le rôle de bénévole et des associations de la protection animale, ainsi qu’expliquer le comportement des animaux, devant 2 classes d’élèves âgés de 8 à 10 ans.

Lou, une élève de 10 ans, qui est déjà très investie et sensible à la cause animale, a eu l’idée de faire venir des associations de la protection et du bien-être animal dans l’enceinte de son école. Ainsi les Chats du Mercantour et le Centre Kami ont pu sensibiliser une quarantaine d’enfants de 8 à 10 ans sur le comportement des animaux, le respect et les bons gestes à avoir envers eux.

L’ISN est une école internationale et multiculturelle, qui a pour mission d’inspirer et de faire grandir les adultes de demain dans le respect de l’autre et de son environnement. Ce cadre ne pouvait qu’être en adéquation avec les valeurs que nous véhiculons.

Après avoir présenté nos activités respectives, nous avons pu évaluer les connaissances des enfants concernant la vie, les besoins et le comportement des animaux domestiques.

Tous les élèves ont manifesté un grand intérêt et des connaissances intéressantes. Leur enthousiasme s’est vu au travers de leur participation active : tous voulaient répondre au quizz.

Le Centre Kami a eu le privilège de leur décerner un certificat et le livret « Le Guide du Petit Comportementaliste » à chacun des élèves présents. Un excellent moment !

Nous remercions Johanna, la Directrice de l’ISN, qui nous a ouvert ses portes, ainsi que Lou qui a été à l’origine de cette jolie rencontre.

Le Centre Kami intervient dans les écoles, les centres aérés pour faire connaitre les animaux et leur comportement aux enfants. Des interventions à buts pédagogiques et éducatifs, sont dispensés aussi bien en français, qu’en anglais?

Les ateliers pour enfants, organisé par le Centre Kami, reprennent les fondements du comportement animal :

  • Comment un chien, un chat se comporte de façon innée ?
  • Quelles sont les interactions que j’ai avec lui, qui vont modifier son comportement ?
  • Que dois-je faire et ne surtout jamais faire ?
  • Comment mon chien, mon chat peut m’aider à bien grandir ?
  • Ce que j’apprend à mon chien, ce que mon chien m’apprend…

Notre Vide- Grenier annuel au profit du Bien-être animal

CK-catalogue

Cette année encore, le Centre Kami organise son vide grenier le 2 septembre prochain au Parking des Plans, devant le pole Culturel Auguste Escoffier à Villeneuve Loubet Village.

Sur place entre 60 et 75 exposants sont attendus, ainsi que des centaines de chineurs. Les fonds récoltés par ce vide grenier seront utilisés pour le bien -être animal et pour défendre la cause animale.

Vous pouvez réserver votre emplacement dès maintenant. Votre réservation ne sera valide qu’à réception de votre paiement et des documents nécessaires:

  • Paiement
  • copie de la carte d’identité
  • copie de la carte grise du véhicule qui sera sur l’emplacement

Comment payer ?

  • Par carte bancaire (site weezevent sécurisé) :

Achetez vos places

Scanner et envoyer vos documents par email au Centre Kami

  •  Par chèque, en l’envoyant avec les documents demandés ci-dessus au :

Centre Kami

28 Corniche Notre Dame

06270 Villeneuve Loubet

Le paiement et les documents valides seront indispensable pour participer

Le 2 septembre à Villeneuve Loubet : Venez nombreux pour chiner, vous informer sur les activités des associations et contribuer au bien être des animaux.

Un Vide-Grenier  pour et par les amoureux des animaux!

 

 

Souhaitez-vous savoir ce que les chiens font, pensent et ressentent ?

« J’ai des émotions que tu peux comprendre en tant qu’humain, mais j’ai besoin que tu me comprennes en tant que chien. »

Vous voulez devenir un éthologue dans un parc à chien?

Rex arrive au parc canin. Il attend impatiemment que son humain ouvre la porte. Il franchit la barrière et se dirige immédiatement vers un rocher, lève sa jambe droite comme s’il était le « meilleur » des chiens, urine un jet régulier, gratte le sol vigoureusement, se dirige vers la clôture qui entoure le parc, relève sa jambe, projette un peu de pipi, puis regarde autour de lui pour voir qui d’autre est là, ou pour voir fièrement si quelqu’un l’a vu faire ça. C’est la routine de Rex. Cependant, après qu’il ait un peu regardé un peu la seconde fois, si Rex voit son ami Tony, il s’en va, court droit vers lui, fait quelques révérences, et les deux luttent, se mordent l’un l’autre, se poursuivent partout, se ruent sur d’autres chiens et bousculent presque les gens. Ils jouent aussi longtemps que leurs humains le leur permettent. Cependant, si Tony n’est pas là, et Rex regarde les autres chiens qui le regardent, il urine et gratte le sol à nouveau pour s’assurer qu’ils comprennent ce qu’il a fait. Et si un autre chien s’approche et renifle le pipi de Rex et urine dessus, Rex reviendra pour remettre ça dessus.

Cette description de Rex jouant et urinant, est un excellent exemple de ce que à quoi les notes de terrain ressemblent. En effet, les gens dans les parcs à chiens et ailleurs passent beaucoup de temps à observer et à commenter ces comportements. Dans les parcs à chiens, pour devenir éthologues, il faut se concentrer généralement sur le jeu, le pipi, le grattage du sol et les chiens qui observent les autres chiens. Ces comportements sont d’excellents outils pédagogiques car les individus peuvent être identifiés, ils peuvent être vus tout au long de la rencontre, et les actions sont claires et faciles à marquer. Il est également possible de connaître les différences de personnalité entre les chiens observés. Ce clip standard et ce genre d’interactions permettent d’apprendre à devenir de meilleurs observateurs. En principe, nous sommes toujours contents quand les avis se rejoignent sur ce que font les chiens et sur ce que les comportements signifient. Mais les divergences occasionnelles d’opinions sont également instructives. Les gens peuvent voir les choses différemment, et ces différences sont importantes à analyser.

Dans les parcs à chiens ou ailleurs, les gens sont souvent reconnaissants pour ces mini-leçons d’éthologie. Devenir un citoyen éthologue permet de « rentrer» dans la peau d’un chien et de se sentir vraiment plus proche d’eux. Ce sentiment est positif, car les chiens et les humains ne peuvent qu’en bénéficier.

Les chiens sont le rêve d’un éthologue

Lorsque nous observons attentivement les chiens, ce que nous apprenons est une histoire sans fin. Il y a toujours un élément de plus au puzzle expliquant pourquoi les chiens font ce qu’ils font. De plus, pour comprendre les chiens, il n’y a aucun substitut à une observation et à une description soigneuse. Pour les éthologues, observer les chiens dans tous les types d’environnement et de situation est essentiel pour générer des expériences, des modèles et des théories. Pour le compagnon humain d’un chien, observer de près votre propre chien est le meilleur moyen d’améliorer la qualité de vie de votre chien et de soulager le stress que tant de chiens endurent jour après jour.

Il est important de réaliser que pour apprendre ce que c’est que d’être un chien, nous devons, dans un certain sens, devenir un chien. Nous devons essayer d’adopter la perspective d’un chien, même si cela nécessite un saut imaginatif. Quand nous regardons les chiens et d’autres animaux, il est essentiel de voir selon leur propre angle de vision pour finalement comprendre leur point de vue ; de cette façon, nous, les observateurs, devenons les observés.

Pour comprendre ce qu’un chien pense et ressent, nous devons porter une attention particulière aux subtilités de son comportement, qui sont toutes importantes. Et il y a beaucoup de bonnes raisons d’apprendre autant que possible sur le comportement des chiens, y compris l’apprentissage de leurs douleurs potentielles.

Que font les éthologues ?

Les éthologues observent les animaux et posent des questions sur l’évolution et l’écologie des différents comportements. En termes plus élémentaires, l’éthologie c’est l’étude en détails de qui fait quoi à qui, combien de fois, quand et où. Beaucoup de psychologues s’intéressent également au comportement des chiens, mais ils ne prennent généralement pas une vision aussi large, écologique et évolutive du comportement.

Les éthologues se concentrent généralement sur les animaux en liberté plutôt que sur les animaux captifs. Certains chiens sont en liberté et nous pouvons apprendre beaucoup en les regardant, en notant où ils vont, avec qui, et dans quel but, quand aucun humain n’interfère avec leurs choix. Nous pouvons étudier les chiens sauvages tout comme nous étudions d’autres animaux sauvages. Cependant, nous pouvons également étudier les chiens de compagnie dans tous les contextes. Ce domaine d’étude s’appelle l’écologie comportementale des chiens parce que nous pouvons les observer et les étudier dans différentes niches écologiques, y compris dans les chemins où ils peuvent courir, parcs pour chiens, et dans nos maisons, en laisse et détachés, et au cours de leurs diverses interactions : avec d’autres chiens, avec des combinaisons de chiens et de personnes, avec des étrangers, et avec leur famille humaine. L’un des principaux avantages de l’étude des chiens de compagnie est qu’il est possible d’identifier des individus, de les voir interagir avec d’autres chiens identifiables, et de les observer au fil du temps. Quand on étudie d’autres animaux sur le terrain, il n’est pas toujours possible d’identifier les individus de manière fiable ou de les observer sur du long terme.

Il est essentiel de réaliser que le comportement n’est pas seulement quelque chose qu’un individu fait, mais c’est aussi quelque chose qu’un individu a de façon innée, des actions qui peuvent être mesurées. Les modèles de comportement qui perdurent avec le temps (ou entre générations) sont considérés comme des adaptations évolutives. Par exemple, l’arc de jeu est adaptatif car il fonctionne pour initier et maintenir une « ambiance de jeu». Ce geste a été exposé pendant de nombreuses générations, et chaque nouvelle génération continue à l’utiliser.

En pensant et en étudiant le comportement animal de cette manière, l’éthologue Konrad Lorenz a montré comment l’évolution peut influencer une grande variété de comportements, y compris les signaux utilisés pour communiquer la menace et la domination, ainsi que le jeu, parmi d’autres comportements. Auteur de « Man Meets Dog », Konrad Lorenz est souvent appelé le père de l’éthologie, et il est devenu célèbre pour avoir empreigné des canetons et des jeunes. L’importance considérable des recherches éthologiques a été soulignée en 1973 quand, avec Niko Tinbergen, souvent surnommé le curieux naturaliste, Karl von Frisch, pour son travail sur le language des abeilles, a reçu conjointement le prix Nobel de physiologie et de médecine.

Beaucoup de scientifiques qui considéraient leur propre travail comme une « vraie recherche» étaient assez irrités que ce prix sacré soit allé à trois camarades payés pour regarder des animaux. Quoi, créer des expériences de terrain ingénieuses pour étudier le comportement animal – et s’amuser à le faire – n’est pas une véritable recherche ? Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Devenir un chien en parlant couramment le chien

Un éthologiste veut toujours en apprendre plus sur tout ce que font les chiens et pourquoi ils le font, comparer les individus d’une espèce à une autre et à faire des comparaisons inter-espèces pour essayer de comprendre pourquoi il y a des similarités et des différences.

En fin de compte, en devenant vous-même un éthologue, vous pouvez « devenir un chien», ou du moins obtenir une bonne approximation de ce que c’est que d’être un chien ; il s’agit de phénoménologie, un domaine qui met l’accent sur l’importance des expériences directes.

Les modèles d’interaction sociale. Il est important de noter que souvent, lorsque vous observez des chiens ou d’autres animaux, les différentes sortes d’interactions se brouillent terriblement vite. Parfois, il est simplement impossible de savoir qui a initié et qui a mis fin à une rencontre, et quand il y a plus de deux chiens, ou un chien et un humain, cela peut devenir un cauchemar très rapidement. Néanmoins, nous pouvons encore apprendre beaucoup de l’analyse des différents types d’interactions en utilisant cette matrice simple.

Destinataire
Initiateur Chien Humain
Chien 1 2
Humain 3 4

Au cours de votre parcours pour devenir éthologue, vous pouvez créer votre propre matrice ou un ensemble de matrices et remplir les chiffres pour toutes sortes d’interactions. C’est un exercice simple et amusant à travers lequel vous apprendrez beaucoup sur la personnalité de votre chien. Par exemple, est-ce un leader ou un suiveur, un joueur ou plus d’un solitaire ? Quels types d’interactions initient-ils, et quelles sortes de rencontres n’aiment-ils pas particulièrement et essayent-ils d’éviter ? Vous pouvez également découvrir s’ils préfèrent certains chiens plutôt que d’autres, s’ils passent une bonne ou une mauvaise journée, et comment leur comportement change au fil du temps avec des chiens familiers et inconnus et des humains dans différents contextes sociaux et physiques. La liste des choses que vous pouvez apprendre est longue, selon vos intérêts. C’est ce qui rend les chiens si excitants !

Comment mesurer le comportement

En devenant éthologue, vous apprendrez également que les types de données que vous collectez dépendent des méthodes que vous utilisez pour observer des individus ou des groupes d’animaux. Les éthologues essaient d’utiliser des critères et des mesures objectifs lorsqu’ils observent et analysent un comportement. Certaines de ces mesures comprennent :

  • La fréquence : C’est simplement le nombre de fois qu’un comportement est effectué.
  • Taux (fréquence / temps) : C’est un raffinement de la fréquence, en ce que les facteurs de taux dans le temps ou la durée. À quelle fréquence un chien a-t-il un comportement particulier pendant une période donnée ?
  • Intensité : Il est difficile de mesurer l’intensité (ou la concentration) lorsqu’on observe des individus, de sorte que certains chercheurs utilisent souvent ce qu’on appelle l’indice de distraction. A savoir, est-ce difficile d’empêcher un animal de faire quelque chose ? Ainsi, par exemple, quand un chien se promène avec le nez coincé au sol, il est parfois presque impossible d’attirer leur attention. L’intensité est une mesure subjective, mais elle peut être rendue un peu plus objective en mesurant la force d’une odeur, l’intensité du bruit requis et le temps qu’il faut pour attirer l’attention de l’individu.

Construire un éthogramme, ou un menu de ce que font les chiens

La façon la plus simple de devenir un chien ou un autre animal est de passer du temps à les regarder. Il est incroyablement instructif de simplement les observer courir librement, ou presque, comme dans les parcs à chiens et sur les sentiers où ils sont autorisés à courir et à explorer par leurs propres moyens. Cependant, l’observation des chiens pendant qu’ils marchent attachés par une laisse à un humain fournit également des données. Et, il est presque aussi important de regarder les gens qui sont avec les chiens. Le résultat de ces observations serait une liste de modèles de comportement appelés un éthogramme. Cette liste est juste cela, un menu descriptif de ce que les chiens et les humains font sans interprétation ou explication de pourquoi ils le font. Les actions peuvent être décrites par leurs caractéristiques physiques – à quoi elles ressemblent – telles que les postures, les gestes, les expressions faciales et la démarche, ou par leurs conséquences, telles que l’orientation d’un individu vers des objets ou des individus dans l’environnement, qui conduisent à l’accomplissement d’une tâche ou à un résultat.

Développer un éthogramme, ou un menu de ce que font les animaux, est la partie la plus importante d’une étude comportementale. C’est une grande expérience d’apprendre comment les animaux agissent. Certains modèles de comportement comprennent l’approche d’un chien à d’autres chiens (vitesse et orientation); la morsure dirigé vers différentes parties du corps; intensité mordante (inhibée et douce, ou dure et accompagnée d’une secousse de la tête ou non); rouler dessus; se tenant sur; le menton au repos, le jeu sollicitant; auto-jouer; uriner et la posture utilisée; cacaoyer; grondement; aboiement; gémissements; approcher et se retirer; pawing dirigé vers différentes parties du corps; position de l’oreille; position de queue; démarche; etc.

« Alors, que faire de toute cette recherche éthologique pour moi et mon chien ? »

Permettez-moi de terminer en considérant une question : « Alors, qu’est-ce que toute cette recherche éthologique fait pour moi et mon chien ? » Il est important de sortir de notre tour d’ivoire et d’entrer en piste. Trop de chercheurs et d’éducateurs canins observent les chiens dans un système type « laboratoire » ou quand les chiens sont au travail, mais ils doivent aussi aller dans des endroits où les chiens sont promenés et autorisés à courir librement. Les parcs pour chiens sont d’excellents endroits pour étudier le comportement des chiens.

Il est également important de se référer à la science citoyenne dans la recherche sur les chiens et entendre ce que les autres pensent des chiens que nous observons ensemble. La science en général, et l’éthologie des chiens en particulier, ne pourront être améliorées et croître grâce aux efforts des scientifiques citoyens. Brian Hare, expert en chiens de l’Université Duke, mentionne : «À l’avenir, les scientifiques citoyens produiront des ensembles de données utiles qui testeront les hypothèses et répondront aux questions en complément des techniques de laboratoire conventionnelles utilisées pour étudier la psychologie canine. »

En fin de compte, notre objectif commun est d’utiliser ce que nous savons pour rendre la vie des chiens, avec qui nous partageons nos maisons et nos cœurs, la meilleure possible. Je suis également sûre que pendant que nous surveillons les chiens, ils nous observent attentivement et apprennent notre comportement. Eux aussi ont besoin d’apprendre sur le comportement de leurs humains et d’autres humains afin de mieux s’adapter à notre monde.

Dans «Learning to Speak Dog Part 4: Reading a Dog’s Body », il est mentionné: «Étudier le comportement d’un chien et les observer interagir avec le monde, peut être un spectacle fascinant, surtout si vous savez ce qu’il faut rechercher. Cela peut être utile pour apprendre à lire le langage corporel de votre chien, le comprendre et avoir une idée de ce qu’il ressent, de son humeur et de ce qu’il essaie de dire, il vous aidera à éviter les problèmes potentiels et à diffuser ceux qui existent déjà. Cela peut vous aider à mieux vous connaître, et vous apprendrez une nouvelle langue. « 

20160921_164514Je ne pourrais pas être plus d’accord. En apprenant sur le comportement des chiens et en parlant couramment le chien, vous aiderez le chien ou les chiens avec qui vous vivez à profiter pleinement de la vie. En outre, ces informations peuvent être utilisée pour améliorer vos relations avec votre chien et d’autres – un gagnant-gagnant.

Prenez part aux discussions sur la fascinante vie sociale, cognitive, émotionnelle et morale des chiens. De nombreuses recherches sont menées dans le monde entier, et presque chaque semaine, nous en apprenons davantage sur le comportement de nos compagnons canins et sur leurs motivations, ce qu’ils savent et ce qu’ils ressentent, comment fonctionnent leurs sens et leurs cerveaux, et comment ils négocient leurs mondes sociaux, y compris leurs interactions avec d’autres chiens et humains.

Corine Gomez

Revue d’Article – Marc Bekoff

References

  1. Bekoff, Marc. Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do. Chicago: University of Chicago Press, 2018.
  2. Also see: Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do and Mark Derr’s An Eminent Ethologist Elucidates Dogs
  3. Stewart, Laughlin et al. Citizen Science as a New Tool in Dog Cognition Research.” PLoS One, 2015. 
  4. Learning to Speak Dog Part 4: Reading a Dog’s Body : https://thelabsand.co/learning-to-speak-dog-part-4-reading-a-dogs-body/

L’animal domestique au Salon

le 1er Salon de l’animal domestique s’est déroulé le 5 et 6 mai dernier à Cagnes-sur-Mer, à l’Hippodrome. Le Centre Kami y était, avec un stand, pour rencontrer les propriétaires ou futurs acquéreurs d’animaux domestiques, et d’autres professionnels.

Ce salon a été, pour le Centre Kami, riche en rencontres et en échange avec d’autres professionnels des métiers animaliers et en rapport avec le bien-être animal.

Accessoires et bien-être

la-selection-de-blue-moon-logo-1522349433La Selection de Blue Moon, représentée par Barbara Lance, propose des produits 100% naturels, de qualité et efficaces, permettant de soutenir le bien-être physique et émotionnel des animaux. La méthode thérapeutique holistique soulage et traite le corps dans son ensemble, rétablissant l’équilibre dans l’organisme et  prévenant l’apparition de problèmes avant même qu’ils ne s’installent. Dans cette optique, la Selection de Blue Moon propose également des soins énergétiques.

Logo_thecatinthebox_copie_180xNous avons aussi adoré les maisons en carton présentées par The Cat in the Box.

Des maison juste du tonnerre pour nos chers petits félins, car comme on le sait les chats sont des fans inconditionnels des boîtes, notamment en carton. Claudia Vinke, vétérinaire à l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas, a mené une étude au sein d’un refuge pour animaux, où 19 chats, nouvellement arrivés au refuge, ont été séparés en deux groupes. Des boîtes ont été fournies au premier groupe. Mais pas au deuxième. Les scientifiques ont alors constaté qu’au bout de plusieurs jours, les chats qui disposent de boîtes sont moins stressés. Mais aussi qu’ils s’habituent plus vite à leur nouvel environnement et qu’ils sont plus prompts à interagir avec les humains. Dans ce cas, la boîte agit comme « un mécanisme d’adaptation », selon la chercheuse.

Thérapie animale

Evidemment, on ne peut pas parler de thérapie sans parler de massages et ostéopathies notamment.

Nous avons eu le plaisir de rencontrer et e discuter avec Jean-Pierre Delahaye, ostéopathe équin et formateur en ostéopathie et physiothérapie. M. Delahaye propose des formations certifiantes à l’Institut de Formation en Rééducation Fonctionnelle et Physiothérapie Animale (IFRFPA), dans les Bouches du Rhône. Une formation de haut niveau, sur 2 ans, qui porte sur le cheval et le chien et qui garantit aux stagiaires qui veulent réellement s’investir, une formation et un apprentissage de qualité avec à la clef  des capacités en thérapie animale reconnues.
Pour en savoir plus, contacter Jean Pierre Delahaye

Dans les Alpes Maritimes, Allan Gauthier, thérapeute animalier, est un spécialiste de la préparation sportive équine, de la relaxation animale, de la réhabilitation pour les seniors et les animaux accidentés et de l’ostéopathie animale. Allan est notamment certifié de l’IFRFPA. A l’écoute aussi bien de l’animal que de son propriétaire, Allan soulage, aide et soigne avec beaucoup de bienveillance.
Pour en savoir plus, contacter Allan Gauthier

L’Animal’Art

Etait présente aussi, une artiste-juste à coté de notre stand -qui donnait vie aux feuilles de papiers qu’elle touchait de ses crayons pastels. Sophie Meyer, est une artiste portraitiste professionnelle et réalise les portraits d’animaux à partir de photos.

Jetez un œil sur son site et soyez ébahi par son talent et sa sensibilité : Sophie Meyer, L’artiste au Pastel

Les éleveurs

Outre ces personnes talentueuses et vertueuses, beaucoup d’éleveurs chiens et chats étaient présents. Certains jouaient à la maison, d’autres venaient de l’autre coté de la France. Il faut avouer que le Centre Kami n’est pas fan de ces expositions de petites vies et de ces ventes fortuites, cependant nous devons reconnaître que la majorité des éleveurs apportaient soins et attention à leurs chiots, chatons, oiseaux, reptiles, cochons…

C’est pour cela que je suis assez « droite dans mes bottes » pour nommer:

  • La Chatterie de Saint Paul, dont les Main Coons sont réellement magnifiques. La Chatterie de Saint-Paul, se trouve à la Colle sur Loup (06). Ce lieu propose aussi de garder les chats en pension.
  • La Chatterie des Sacrés d’Azur, un élevage professionnel à taille humaine de Sacré de Birmanie équilibrés, magnifiques. Nathalie Longuet est une vraie passionnée qui est soucieuse du bien-être et de l’équilibre de ses chatons.

Parmi les éleveurs de chiens, tous ne sont pas à mettre à la même enseigne : si la majeure partie d’entre eux sont irréprochables, il est à déplorer les agissements et les conditions des élevages. Je ne nommerai personne et ne donnerai aucun nom, mais soyez âprement méfiant des éleveurs qui proposent plus de races qu’ils n’ont de doigts sur les 2 mains cumulées. (cf. article sur l’adoption de chiots en élevage)

Plus de  6000 visiteurs en 2 jours

Le Salon a accueilli plus de 6000 personnes, dans le brouhaha constant des aboiements des chiens. Je souhaiterai remercier tous ceux qui se sont arrêtés à mon stand, avec qui j’ai partagé un peu de ce qui me définit : l’amour des animaux. J’espère avoir donné des conseils à la hauteur des attentes, avoir suscité des vocations, encouragé des familles à accueillir et adopter des animaux abandonnés, partager des astuces de comportementalistes.

En tout cas, en dépit de la fatigue certaine, j’ai passé 2 jours intéressants et riches de rencontres humaines.

Merci !

Corine Gomez
Comportementaliste

Walking Dog : en marche pour l’adoption

Dimanche 29 avril dernier, plusieurs associations de protection animale se sont mobilisées pour présenter une trentaine de chiens, de toutes races et de tout age, sur la promenade de Cagnes-sur-Mer (06).

Ces chiens sont en famille d’accueil, en refuge, et ont un point commun : ils recherchent une famille pour y vivre et y vieillir heureux. 

Le Centre Kami s’est joint à Aide et Sauvetage aux Animaux 06 pour faire provoquer le coup de foudre en présentant Kimi.

Kimi, une chienne de 1 an seulement et qui pourtant, a connu bien des déboires. Kimi a été trouvée attachée à un poteau à Nice Cimiez, livrée à elle-même. Les bénévoles ont été choqué par la dé-pilosité de son dos et ses flancs et de ses pattes arrières, l’état de sa peau couverte d’eczéma allergique, mais aussi ses mamelles gonflées et pleine de lait.  Tout cela sous-entendait  des chiots qui n’étaient pas là. Les bénévoles de l’association No Name ont fait un travail d’investigation énorme. Ils ont découvert que la chienne avait eu 4 chiots et n’ont pu en retrouvé qu’un. Le chiot a été rendu à sa maman. Kimi a manifesté tellement de joie en retrouvant un de ses petits. Elle, jeune primipare, à qui on a arraché l’essence de sa vie.

kimi & taiko

Kimi et Taïko ont donc défilé dimanche dernier pour trouver une famille. Mais des histoire comme celle là, il y en a tant.

On peut aussi parler de Shams, de LRoy, de Bahia, de Léo, de Boyka, et des dizaine d’autres chiens qui attendent dans les refuges des Alpes Maritimes, de PACA, de France…

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Et puis il y a les jolies histoires : Celle de Nestor, qui était en pension depuis longtemps. il devait participer à la marche, mais personne pour l’y amener. Une famille a décidé d’aller le chercher la veille pour assurer sa présence lors de la marche et maximiser ses chances d’être adopté. Finalement, la famille a juste craqué pour Nestor, un chien Porcelaine mâle, et l’a finalement adopté. Pour Nestor, cette initiative a été un miracle.

Pour Bordon, un grand gaillard croisé border collier, l’issue a également été favorable. Une personne, qui suivait la marche, a eu le coup de  foudre et a décidé de l’adopter.

D’autres promesses d’adoptions ont été faites. Bien évidemment, voir les chiens marcher, relax, heureux, c’est plus sympa que derrière des barreaux…

Tant de superbes chiens cherchent une famille… n’achetez pas… adoptez.

Un grand merci aux organisateurs : des personnes au grand cœur qui oeuvre tous les jours pour les supers loulous.

Un grand merci à la photographe : crédit photos: Victoria Weckmann

Retrouvé les articles de presse se référant à l’événement :

Prochaine étape : « Walking Dog » à Cannes en Juin : les organisatuer ont été solliciter par Monsieur le Maire de Cannes pour renouveler l’expérience sur la Croisette… en fin de  journée.

Une initiative qui pourrait être reprise de partout en France !

Et n’oubliez pas : Kimi vous attend. Contactez nous par email

Levée de fond pour « Le Guide du Petit Comportementaliste »: votre contribution est cruciale

« Aimer les animaux, c’est faire en sorte que les adultes du futur les respectent; Pour cela il faut les éduquer aujourd’hui » 

Nous avons créé des ateliers éducatifs pour enfants, dans le but de leur enseigner les bases du comportement animal, les bons gestes et le respect envers les animaux. Ces ateliers se veulent ludiques et pédagogiques : des quizz, des jeux de rôles et des cas à traiter… comme de vrai comportementaliste.

Nous avons développé pour les besoins de nos ateliers, « le Guide du Petit Comportementaliste« .

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Il s’agit d’un livret qui traite de façon éducative du chien, du chat, du furet et des rongeurs familiers, avec 3 axes majeurs :

La prévention : prévenir des accidents qui incluent les animaux et les enfants, et qui peuvent être dramatiques pour tous.

Le respect de l’autre : voir l’animal différemment et comprendre qu’un animal a des besoins vitaux à respecter

L’élargissement des connaissances : en appendre plus pour mieux comprendre

Pour finaliser le projet, nous avons besoin de soutien financier et avons mis en place une levée de fond sur leetchi, pour imprimer les livrets et pouvoir les distribuer gratuitement aux enfants. Permettez nous d’éduquer les enfants pour les aider à bien grandir.

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Les enfants et les animaux méritent qu’on les protège et les éduque

Retrouvez tous les détails des ateliers pour enfants, développé par le Centre Kami.

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Les chiens pensent et planifient pour l’avenir ?

Revue d’article de Mark Bekoff – Publié le 28 déc. 2017

Un essai du Dr Stanley Coren intitulé « Les chiens pensent-ils et planifient-ils pour l’avenir ? » soulève des questions très intéressantes sur les capacités cognitives des chiens. Bon nombre de personnes répondent spontanément : «Bien sûr qu’ils le font, comment pourraient-ils survivre dans leurs mondes sociaux exigeants ? ». D’autres témoignent qu’il suffit de les regarder pour avoir la réponse, tandis que d’autres notent que si des oiseaux et d’autres animaux le font, alors pourquoi pas les chiens ?

Combien d’entre vous pourraient relater des histoires sur la façon dont votre chien vous a conduit à un ballon ou à un autre jouet, coincé sous un lit, un meuble, dans le but de le récupérer pour continuer à jouer avec?

Le Dr Coren fournit de bons exemples qui soutiennent que les chiens pensent et planifient pour ce que nous pouvons considérer comme l’avenir. Certes, ses propres histoires et ainsi que d’autres, ne sont pas des données scientifiques à proprement dites, mais de simple observations. Sa conclusion est, qu’il est difficile d’interpréter le comportement des chiens autrement que de penser que leurs agissements impliquent une sorte de planification et d’anticipation des événements futurs.

L’essai du Dr Coren et certains témoignages font réfléchir sur les attentes et les demandes de nos chiens. Voici quelques observations et données à méditer qui montrent que les chiens pensent et planifient pour l’avenir. Certaines études se concentrent sur les interactions sociales entre chiens et entre les chiens et les autres animaux, y compris les humains. Ces études basées sur les observations – souvent appelées « science citoyenne » – prises dans leur ensemble, sont des données qui peuvent mener à des études plus systématiques de cette question intrigante. Il a été soutenu avec succès que la science citoyenne peut jouer un rôle important dans la production de recherches détaillées sur les chiens et autres animaux.

Le pillage de gamelle en faisant croire que quelqu’un est à la porte d’entrée

Voici un exemple élaboré de réflexion et de planification pour parvenir à une fin. Il a été rapporté à de nombreuses reprises par des foyers qui ont au moins deux chiens : Joe et Sam, deux chiens, sont nourris en même temps dans des gamelles séparées. Joe vide sa gamelle en un éclair et essaie de voler la gamelle de Sam, en mettant le museau dedans. Mais cela ne fonctionne pas. Alors Joe court en aboyant, à la porte d’entrée comme si quelqu’un était là. Sam, alors le suit pour accueillir le nouvel entrant, laissant la gamelle disponible pour Joe, qui la pille allègrement. Dans certains cas, Sam, ou d’autres chiens dont la nourriture a été volée, apprennent de leur erreur et ne se laissent plus être dupés. Mais, quand la courbe d’apprentissage très lente, alors les «chiens Joe» peuvent les duper souvent. Il apparait clairement que les «chiens Joe» pensent et planifient pour l’avenir et que les «chiens Sam» doivent affiner leurs propres compétences cognitives pour ne pas continuer à se laisser berner.

Anticiper les promenades de routine

Un autre exemple, soulevé par le Dr Coren, est que les chiens savent quand ils vont promener, et quand cela ne va pas se produire. Ils s’habituent à une certaine routine. Il existe de nombreux témoignages sur des chiens qui comprennent quand ils vont promener et quand cela ne va pas se produire. Alors ils vont tout faire pour que leurs humains changent d’avis et finissent par capituler avec une promenade. Ce qui pourrait signifier que les chiens ne pensent pas à l’avenir. S’ils ne pensent pas à l’avenir, alors à quoi ils pensent ?

Jeu social

J’ai connu 2 chiens – Skunk, un bull terrier femelle, et Ugo, un mélange de labrador et groenendael, mâle – qui étaient clairement les meilleurs amis et aimaient jouer ensemble. Quand Skunk entendait prononcer le nom de Ugo, elle savait qu’elle allait le retrouver et semblait déjà toute excitée avant même de l’avoir vu. Dès que nous sortions nous promener, elle tiraient sur son harnais, les pates avant presque décollées du sol, le fouet agité de façon vive et incessante, et là elle regardait dans tous les sens, et vérifiant s’il était là en soulevant la tête et en reniflant l’air. Dès qu’elle le voyait alors là, c’était une succession d’aboiements, de cris de joie jusqu’à ce qu’elle puisse se jeter sur lui et l’embrasser. Ensuite, ils jouaient ensemble comme s’ils étaient les deux seuls chiens au monde.

Une chose intéressante se produisait les jours où Ugo ne montrait pas. Son nom n’étant pas prononcé, Skunk semblait savoir qu’il ne viendrait pas. Skunk était capable de savoir que lorsque nous mentionnions Ugo, son meilleur ami allait venir et faisait une démonstration de joie, avant de le voir. Elle anticipait la venue de Ugo, à l’écoute de son nom. Clairement Skunk était capable de penser à l’avenir.

Un autre exemple de réflexion et de planification concernant le comportement social : Lorsque les chiens exécutent des signaux d’invitation au jeu, leurs actions changent la signification des comportements qui sont généralement perçus autrement dans d’autres contextes, tels que mordre et secouer la tête, se heurter avec une vitesse et une force raisonnable et le chevauchement, par exemple. Les chiens qui jouent, savent que ces signaux sont « tout en jeu ». Ils réfléchissent et planifient en fonction du jeu futur. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le jeu n’atteint que très rarement des rixes. Les chiens et autres animaux affinent également leur stratégie de jeu, en fonction de leur expérience de jeu passé. Il semble également probable que les chiens ont ce que l’on appelle une théorie de l’esprit qui se manifeste quand ils jouent socialement et savent ce que les autres pensent et ressentent, et peuvent prédire ce qu’ils sont susceptibles de faire dans le futur. Le Dr Coren note également à quel point la prédiction est importante pour les chiens et autres animaux.

Le Frisbee

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Considérons également les chiens jouant au frisbee, comme Ari dans la photo d’accompagnement. Certains chiens sont des joueurs de Frisbee experts et sont capables de suivre un plateau volant et de comprendre comment ce plateau va commencer à descendre et où il sera à la bonne hauteur pour qu’ils l’attrapent. Certaines personnes soutiennent que cette capacité est instinctive et que les chiens utilisent une «arithmétique instinctive», semblable aux joueurs de champ, sachant où une balle de baseball atterrira dans leur gant en suivant sa trajectoire.

Cependant, il y a beaucoup de bons exemples de chiens qui apprennent à jouer au frisbee qui montrent clairement qu’ils apprennent à réfléchir et à planifier pour l’avenir, et différentes méthodes d’enseignement qui montrent que ce n’est pas aussi difficile que certains le prétendent. Une compétence difficile à apprendre.

L’entrainement du chien

Un autre exemple de chiens qui réfléchissent et planifient pour l’avenir se concentre sur la formation des chiens elle-même. Certains éducateurs entraînent les chiens à réfléchir aux conséquences futures de leurs actions, et surtout celles qu’ils ne doivent pas faire, raison fondamentale pour laquelle ils doivent être formés. On parlera notamment des chiens guide d’aveugle, qui ont une approche et une cognition particulièrement développé dans ce sens.

Si certains chercheurs persistent à chercher l’explication la plus simple et la plus parcimonieuse pour tous les types de comportements, en soutenant que les modèles instinctifs câblés prédominent dans de nombreuses sortes de rencontres sociales et non sociales, il est impossible de croire que tout ce que font les chiens ou les autres animaux est exclusivement conduit dans ce sens.

« Se baser sur les principes de base de ce que nous savons sur les chiens nous amènerait à croire qu’ils doivent avoir une capacité de réflexion du futur. Du point de vue de l’évolution, les chiens et leurs cousins ​​sauvages devaient avoir une idée de l’avenir pour devenir des chasseurs à succès. Vous ne pouvez vraiment pas espérer chasser un autre animal à moins que vous ne puissiez anticiper ce qu’il va faire ensuite, et après tout, penser à l’avenir. » Dr Coren

En outre, les chiens sont des animaux sociaux. L’essence des interactions sociales et des communications est, qu’un individu doit être capable de prédire les effets que son comportement aura sur le comportement d’autres individus. Cela apparaît particulièrement dans certaines recherches récentes qui cherchent à savoir si les chiens sont capables de se livrer à la tromperie ou au mensonge. Les tentatives de tromper un autre individu indiquent une pensée future. L’idée est que toute forme de mensonge ou de tromperie implique des processus de pensée.

Ne sous-estimons pas ce que les chiens sont capables de faire.

Dans le livre « Species of Mind », Colin Allen et Mark Bekoff ont soutenu que les explications cognitives, qui font appel à la pensée et à la planification, peuvent être des explications simples et ne reposent pas sur tout ou presque, surtout si elle se repose sur les prévisions de situations sociales et non sociales dans lesquelles un individu va se trouver. Ainsi, la capacité des chiens à prédire le comportement des autres, tout comme le vol d’un Frisbee, pourrait facilement dépendre de sa capacité à raisonner et à établir des prédictions. Il y a peu de raisons de douter que les chiens et les autres non-humains ont des attentes pour les choses à venir.

La science citoyenne et la recherche dans le domaine de la cognition et de la planification par les chiens et autres animaux sont des terrains, nous l’espérons, fertiles. Une quantité incroyable de données comparatives sur la vie cognitive et émotionnelle des animaux non humains montre à quel point il est trompeur de sous-estimer ce dont les chiens et les autres animaux sont capables.

Corine Gomez
Comportementaliste

Références

 » Dogs Think About and Plan For the Future, Don’t They? » – Mark Bekof :

Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do, « The Power of Play: Dogs Just Want to Have Fun, » « Dog Play Is Socially Contagious and Now We Know Why, » « How and Why Dogs Play Revisited: Who’s Confused?« , « What’s Happening When Dogs Play Tug-of-War? Dog Park Chatter, » « Theory of Mind and Play: Ape Exceptionalism Is Too Narrow, » « Chimps Seem to Know What Others Know—So Do Dogs at Play, » « Get Down and Dirty With Your Dog: Bow, Hug, and Tug, »

Les gens s’inquiètent souvent que le jeu escalade en combats. Les données montrent que le jeu ne dégénère que rarement en agression. Par exemple,  Shyan, Fortune, and King (2003) rapporte que moins de 0,5% des jeux de combats chez les chiens se sont transformés en conflits, et seulement la moitié de ces combats étaient clairement agressifs. Leurs données sont en accord avec les observations de coyotes sauvages et de chiens en liberté.

Vivre avec un chien est bon ! Seulement si c’est bon pour vous et pour le chien

Une étude montre qu’un chien est un atout pour la santé, en particulier pour les personnes vivant seules.

Un essai de Luisa Dillner, publié dans le Guardian, « Est-ce que posséder un chien est bon pour votre santé ? » (2) pose la question qui intéresse bon nombre de personnes. Alors que de nombreuses études montrent que vivre avec un chien de compagnie a divers effets positifs sur le mode de vie et la santé, tous ceux qui vivent avec un chien ne les ressentent pas, et certaines personnes ne veulent pas partager leur vie avec un autre animal.

Mme Dillner fait référence notamment à une étude de cohorte nationale publiée dans Scientific Reports «La possession de chien et le risque de maladie cardiovasculaire et de mortalité » (3) . Les chercheurs ont pu étudier une énorme part de la population suédoise: 3 432 153 (48% d’hommes, 52% de femmes, 57 ans d’âge médian) qui ont participé à la cohorte nationale et 34 202 (45% d’hommes, 55% de femmes et 57 ans d’âge médian). ) qui ont participé à une cohorte jumelle. Ils ont également été en mesure de recueillir des données détaillées sur la cause des décès dus aux maladies cardiovasculaires, y compris l’infarctus aigu du myocarde, l’insuffisance cardiaque, l’AVC et l’AVC hémorragique.

Le détail avec lequel cette étude a été menée, établit la norme pour de telles analyses. Dans l’ensemble, les chercheurs concluent : « Ensemble, nous croyons que notre conception longitudinale à l’échelle de la population fournit les preuves les plus solides du lien entre la possession et l’état de santé des chiens, bien que des biais de causalité inverse, de classification erronée et de confusion ne puissent être exclus. Dans une étude nationale sur la population avec 12 ans de suivi, nous montrons que la possession de chiens est associée à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires dans les ménages individuels et à un risque réduit de décès cardiovasculaire et toutes causes dans la population générale.  »

Mme Dillner écrit : « Une étude menée auprès de 3,4 millions de personnes âgées de 40 à 80 ans a montré que le fait d’avoir un chien était associé à une réduction de 23% des décès dus aux maladies cardiovasculaires, au cours des 12 années de l’étude.  » Elle note en outre comment les chercheurs ont fait de leur mieux pour contrôler « les différences d’éducation, les problèmes de santé et les modes de vie existants entre les personnes avec et sans chien ». Le plus grand effet positif de vivre avec un chien était pour les personnes qui vivaient seules.

Vivre avec un chien n’est bon pour vous que si c’est bon pour vous et le chien.

Est-ce que vivre avec un chien est vraiment bénéfique ?  Il semble que choisir de vivre avec un chien est une panacée pour toutes sortes de situations et de conditions. Ce n’est pas vrai à 100%. Car de façon indéniable, le chien doit faire partie de l’équation et sa qualité de vie doit être prise en compte.

Les données montrent qu’il y a des avantages sociaux et sanitaires pour beaucoup de personnes qui vivent avec un chien :  sortir et faire de l’exercice font partie de ces facteurs. Cependant :« Vivre avec un chien n’est bon que pour vous si c’est bon pour vous et le chien ! » Même si cela prête à rire, cette allocution est très sérieuse.

Choisir de vivre avec un chien doit être une affaire à double sens dans laquelle l’homme et le chien bénéficient de la relation. Car il ne faut pas négliger les besoins de nos animaux pour contenter les nôtres. C’est cette relation à double sens qui est bénéfique, c’est donner de son temps, de son énergie, de son amour à un être qui le rend au centuple, qui permet de récolter tous les bienfaits.

Choisir de partager notre maison et notre cœur avec un chien (ou un autre animal) est une énorme responsabilité qui pourrait être très stressante pour certaines personnes qui n’ont tout simplement pas le temps, l’énergie, l’argent ou le savoir pour donner la meilleure vie possible. Les chiens peuvent souffrir à cause de cela. Si en dépit de toutes les bonnes intentions, nous ne pouvons pas leur apporter ce dont les animaux ont besoin, alors cela peut être source de stress, d’anxiété, de nervosité et finalement néfaste. Donc, pour eux, le choix n’est pas bon malgré leurs bonnes intentions.

Pour conclure vivre avec un chien (ou tout autre animal de compagnie) est une grande source de bien-être, si le binôme (animal humain et animal non-humain) y trouve leur épanouissement.

Il reste une solution pour ceux qui ne peuvent pas assumer un animal (par manque de temps, de place, de moyen), mais qui veulent cependant bénéficier du bien-être que procure un animal :

  • Devenir bénévole : Donner de votre temps pour aider les animaux en refuge, dans les associations
  • Faire une zoothérapie

Bref… des solutions existent toujours

Corine Gomez

Références:

  1. Mark Bekoff : “ Living With a Dog Is Good, If It’s Good for You and the Dog” –  psychologytoday.com – Posted Dec 04, 2017
  2. Luisa Dillner, « Is owning a dog good for your health? » -The Guardian – www.theguardian.com/lifeandstyle/2017/dec/04/is-owing-a-dog-good-for-your-health: « The Pet Factor: Companion Animals as a Conduit for Getting to Know People, Friendship Formation and Social Support« 
  3. Scientific Reports.: « Dog ownership and the risk of cardiovascular disease and death—a nationwide cohort study, »

Le Pays de Galles envisage d’interdire les animaux sauvages dans les cirques pour faire cesser les pratiques cruelles

L’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques au Pays de Galles pourrait être interdite après que le gouvernement gallois ait déclaré qu’il «explorait les possibilités» de mettre fin à cette pratique.

Lesley Griffiths, secrétaire aux affaires rurales du parti du « Labour » à Cardiff, a annoncé que cette initiative visait les spectacles itinérants, soulignant qu’il était «important de ne pas négliger les besoins de bien-être de leurs animaux».

Mme Griffiths a dit qu’elle avait «l’intention d’apprendre» du Gouvernement Ecossais, où une loi adoptée l’année dernière pour interdire les animaux sauvages dans les cirques itinérants, s’est avérée plébiscitée par l’opinion public. »
Les officiels examineraient comment la législation a été rédigée, en soulignant que « les arguments d’éthique et de bien-être pour une interdiction » seraient examinés avant qu’une loi semblable soit présentée.

Claire Lawson, directrice adjointe des relations extérieures de la charité, a déclaré au journal The Independent: «C’est une journée mémorable pour les animaux – avec l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques au Pays de Galles pourrait être consignés dans les livres d’histoire une fois pour toutes. »

« La RSPCA s’est battue pendant des années pour que cette interdiction devienne une réalité – et nous sommes absolument ravis que le gouvernement Gallois ait confirmé son intention de présenter une législation pour mettre fin à cette pratique périmée et cruelle sur le sol de ce pays. »

Le groupe de la campagne Animal Defenders International a également salué le mouvement, disant qu’une interdiction était « attendue depuis longtemps ». Son président, Jan Creamer, a déclaré à The Independent: «L’interdiction de l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques, au Pays de Galles est ce que le public exige. Les animaux ont besoin et nous espérons que la législation sera adoptée rapidement. »
Les enquêtes menées par le groupe dans le passé, ont montré que les animaux sauvages détenus par des cirques, étaient souvent «soumis à des méthodes d’entraînement brutales et violent».

L’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques est déjà interdite en République d’Irlande depuis janvier.
Un porte-parole du ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales a déclaré le mois dernier que le gouvernement voulait « mettre fin à l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques itinérants » et qu’il « légiférerait pour une interdiction dès que le Parlement le permettrait« .

The Independent a contacté le bureau de Michael Gove, le secrétaire à l’environnement, pour voir s’il envisagerait un mouvement similaire pour l’Angleterre. Il n’y avait pas de réponse immédiate.

Article de Jeff Farrell
The Independant  (http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/wales-wild-animals-ban-circus-welsh-big-top-ethica-rights-treatment-a8212396.html)

De la chondroïtine, la glucosamine et du MSM dans les aliments pour chiens et chats… Pourquoi et est-ce nécessaire ?

Kami Nutri-Santé a opté pour une triple association -chondroïtine, la glucosamine et du MSM- dans quelques recettes qu’elle propose, pour améliorer le bien-être des chiens et chats vieillissant qui rencontrent des raideurs articulaires et des problèmes de mobilité liés à l’arthrose.

Il a semblé important d’ajouté ces composants, non seulement pour les seniors, mais pour les chiens en surpoids et pour les chiens de grandes tailles d’avantage sujet à des problèmes articulaires. Au delà de l’aspect curatif, l’amélioration et l’apport de confort, la gamme Kami Nutri-Santé prend en considération l’aspect préventif de ces problèmes.

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Qu’est-ce que la chondroïtine ?

La chondroïtine est une glycosaminoglycane sulfatée apparentée à l’acide hyaluronique, qui est utilisé dans la production de protéoglycanes (combinaison d’une protéine et de glucides). Le sulfate de chondroïtine est un composant de la matrice du cartilage ; il contribue à son hydratation,et donc à sa flexibilité et à son élasticité.
Il a été montré au travers d’études que cette substance est susceptible d’améliorer les symptômes cliniques de l’arthrose. De façon générales, les préparations de sulfate de chondroïtine pourraient avoir des effets bénéfiques chez des individus souffrant d’arthrose : elles favoriseraient les processus anabolisants et diminueraient l’inflammation.

Qu’est-ce que la glucosamine ?

Pour sa part, le sulfate de glucosamine est un sucre aminé qui sert à la synthèse de plusieurs macromolécules présentes dans différents tissus, dont le cartilage.

Les effets de l’association chondroïtine-glucosamine

Les chondrocytes saines synthétisent normalement chondroïtine et glucosamine à partir du glucose des aliments au terme de plusieurs réactions biochimiques. En cas d’arthrose, les chondrocytes même bien alimentés en glucose ne parviennent plus à accomplir correctement leur tâche. De plus, la production par l’organisme de ces deux substances diminue progressivement avec l’âge. L’association glucosamine-chondroïtine est pertinente puisque les mécanismes d’action de ces deux molécules sont différents et complémentaires. Selon des évaluations, la prise de ces deux produits améliore l’état dans environ 80 % des cas.

Le méthyl-sulfonyl-méthane ou MSM.

Une substance peu connue mais efficace pour réduire les douleurs : Le méthyl-sulfonyl-méthane (MSM) est une source stable, riche et naturelle de soufre organique.
Le soufre est présent en concentration élevée dans le collagène de la peau, des articulations et des vaisseaux sanguins. Dans les articulations, il participe à la production du sulfate de chondroïtine, du sulfate de glucosamine et de l’acide hyaluronique qui confèrent au cartilage son élasticité. Il joue donc un rôle important dans la stabilité et l’intégrité du tissu conjonctif et des protéines.
Grâce au soufre qu’il renferme, le MSM contribuerait à maintenir en bon état les tissus conjonctifs (tendons, derme profond, collagène, cartilage, etc.). Le soufre est crucial à l’action du glutathion, un neutralisateur de radicaux libres très puissant, nécessaire pour la formation et la restauration de la matrice cellulaire du cartilage.

Les preuves scientifiques

Découvert dans les années 1970 aux États-Unis, le MSM a été initialement très utilisé en médecine vétérinaire pour lutter contre les troubles inflammatoires musculaires et articulaires, notamment chez les chevaux de course et les chiens de race. Actuellement, il est essentiellement proposé dans le contexte des compléments alimentaires, pour soulager les douleurs liées à l’arthrose.
Deux essais cliniques de bonne qualité méthodologique sur plusieurs centaines d’individus souffrant d’arthrose semblent justifier son usage dans ce contexte.
Une étude en double aveugle a montré une réduction de 82 % de la douleur de patients arthrosiques après six semaines de supplémentation avec 2,25 g de MSM quotidiens.
Un essai clinique de qualité a également montré que l’association de MSM et de glucosamine soulage efficacement les douleurs arthrosiques. L’association des deux molécules semble synergique et donner de meilleurs résultats que chaque composé pris séparément.

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Il est conseiller de prendre 1,5 g par jour en deux ou trois prises. Il est parfois associé dans des compléments alimentaires au sulfate de chondroïtine et au sulfate de glucosamine.

 

Reférence

  1. Thierry Soucard édition:  http://www.thierrysouccar.com/
  2. La Gamme Kami Nutri-Santé: https://centrekami.com/produits-accessoires/aliments-et-soins

« Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » – essai de Marc Bekoff

Les discussions sur le suicide des animaux soulèvent de nombreuses questions fascinantes.

Que savons-nous vraiment du suicide chez les animaux non humains et de leur conception de la mort ?

« Bien que les histoires d’animaux suicidaires soient anecdotiques, ce qui compte, c’est qu’elles sont parfaitement plausibles du point de vue de la science contemporaine (Preti 2011a, p.819). Ainsi, même si nous ne pouvons pas actuellement prouver qu’un animal s’est effectivement suicidé, il existe un nombre croissant de preuves indiquant que cette possibilité ne peut pas être exclue par principe.- David M. Peña- Guzmán, 2017 »

De récentes discussions, sur le fait de savoir si les animaux non-humains se suicident, soulèvent de nombreuses questions fascinantes et majeures sur ce qu’ils savent de leur propre mort et de celle des autres. Dans l’excellent essai du Dr Jessica Pierce intitulé « Un nouveau regard sur le suicide des animaux », elle mentionne : « Bien que beaucoup de gens s’empressent d’écarter la question . Les animaux peuvent-ils se suicider? Aussi stupide et aussi fantastiquement anthropomorphe, nous devrions nous arrêter et réfléchir sérieusement à la question. » Son article m’a permis de recevoir quelques emails sur cette possibilité. Deux étaient écrits comme suit: «Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous? »

L’essai du Dr Pierce a été motivé par un article du philosophe David Peña-Guzmán, qui a suscité la réflexion : « Les animaux non humains peuvent-ils se suicider? » Dans l’essai, il conclut qu’il y a des raisons scientifiques et philosophiques qui soutiennent l’idée que les non-humains peuvent être source d’automutilation et de leur propre mort. Il écrit :

« Beaucoup de gens croient que seuls les humains ont les capacités cognitives et comportementales nécessaires pour un comportement suicidaire, comme la subjectivité réflexive, le libre arbitre, l’intentionnalité, ou la conscience de la mort. Trois contre-arguments basés sur (i) les émotions négatives et les psychopathologies chez les animaux non-humains, (ii) la nature du comportement autodestructeur et (iii) le problème de la fidélité au modèle dans la recherche sur le suicide – suggèrent que les comportements autodestructeurs et autodestructeurs parmi les animaux humains et non humains varient le long d’un continuum. »

Quelque chose doit émaner de l’exceptionnalisme humain

Le raisonnement du Dr. Peña-Guzmán est en accord avec les idées de Charles Darwin sur la continuité évolutionniste qui soulignent que dans de nombreux contextes, les différences entre les membres de diverses espèces, sont des différences de degré plutôt que de type. Ce sont des nuances de gris, plutôt que de fortes différences entre les noirs et les blancs, ce qui signifie que nous devons garder l’esprit ouvert sur les capacités cognitives et émotionnelles des autres animaux et sur leur ressemblance avec les nôtres. L’ esprit animal et la manie de l’Exceptionalisme Humain « .

En ce qui concerne l’unicité et la supériorité humaines supposées, le Dr Peña-Guzmán écrit:

« On pourrait faire valoir que dans le cas des sciences animales, ce biais se manifeste principalement comme un biais anti-confirmation qui nous incline à être hyper-sceptique des idées qui remettent en question notre croyance en notre unicité et notre supériorité présumées. Dans notre esprit, de telles idées ne sont jamais confirmées – peu importe le soutien qu’elles peuvent avoir. Ce parti pris met les chercheurs suicidaires dans une double contrainte puisqu’ils doivent prendre position sur la question de savoir si le lien entre les émotions négatives et les comportements autodestructeurs existe aussi bien chez les humains que chez les animaux non humains … »

Je suis d’accord à 100% avec les docteurs Peña-Guzmán et Pierce, concernant leur conclusion, selon laquelle nous devons garder l’esprit ouvert sur la question de savoir si oui ou non les non-humains se suicident. En Juillet 2012, j’ai écrit un essai intitulé « Did a Female Burro Commit Suicide? » basé sur une histoire que m’a racontée Cathy Manning au sujet d’une ânesse qui semblait vouloir se suicider après avoir donné naissance à un bébé avec un bec de lièvre qui ne respirait pas. Le bébé ne pouvait pas être ranimé et Cathy regardait la mère marcher dans un lac et se noyer.

« Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous ? « 

Parmi les emails que j’ai reçus, j’en ai sélectionné deux, parce qu’ils soulèvent des questions profondément importantes qu’il est très difficile de répondre avec certitude, étant donné ce que nous savons actuellement. Les autres questions que j’ai reçues pourraient être facilement regroupées dans ces deux requêtes générales.

Concernant les questions : « Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous ?  » Je ne sais pas, et je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre le sache non plus. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas le cas, mais je ne connais aucune recherche qui montre de façon concluante ce qu’il en est. Lorsque j’ai parlé à quelques personnes de ces possibilités au cours des dernières années, on me refuse des réponses claires tel un « oui » définitif ou un « non » définitif. Vivre dans cette troublante zone d’incertitude – peut-être qu’ils le savent et peut-être pas – me fait garder l’esprit ouvert sur les capacités cognitives et émotionnelles des non-humains, qui peuvent s’informer de leur propre disparition et de ce qu’ils savent quand d’autres sont morts et ne reviennent pas. Cela me garde éveillé la nuit parfois, et je me demande qui sont les autres animaux et que savent-ils vraiment sur ces choses qui se passent dans leur vie fascinante.

Quand on me pousse à donner des réponses plus définitives, je me retrouve à répondre : « Je ne pense pas qu’un animal non-humain se demande si sa vie finit comme celle des humains. » Mais je qualifie immédiatement cette déclaration en disant clairement : « Je ne sais vraiment pas et je ne pense pas que quelqu’un d’autre le sait en ce moment. » Et, je ne pense pas non plus qu’un non-humain est conscience de la mort d’un autre individu, mais le mot clé ici est « penser ».

Cette zone grise d’incertitude – peut-être qu’ils le savent et peut-être qu’ils ne le savent pas – ne disparaît pas.

Ainsi, les humains sont-ils exceptionnels parmi les mammifères et les autres non-humains en ayant un concept plus développé de leur propre et de la mort d’autres. Je sais cependant que beaucoup de non-humains souffrent et pleurent la perte des autres individus, mais je ne sais pas s’ils savent que les défunts sont partis pour toujours.

Ce que les autres animaux pensent et ressentent lorsqu’ils sont profondément attristés lorsqu’un autre animal meurt n’est pas clair, mais il est évident qu’une grande variété d’animaux subit la perte de leur famille et de leurs amis. L’histoire de Cathy au sujet de l’ânesse qui s’est noyé, et d’autres, dont certaines sont discutées par le Dr Peña-Guzmán, m’a fait repenser la question de savoir si les animaux se suicident et j’espère que ces histoires et d’autres porte pour une discussion éclairée et une recherche comparative sur cette possibilité intrigante. Nous devons prêter une attention particulière aux histoires qui ont un thème commun, et espérons qu’elles stimuleront davantage de recherches dans un domaine donné. Nous devons également réfléchir davantage à la question de savoir quand une différence de degré devient une différence de nature, mais c’est un sujet épineux pour les futurs essais.

Je suis profondément redevable aux Drs. Peña-Guzmán et Pierce pour avoir écrit leurs réflexions et pour leur ouverture d’esprit en matière de suicide animal. Je suis également reconnaissant à ceux qui prennent au sérieux ces questions sur le suicide des animaux et qui gardent l’esprit ouvert. Quand j’étudie attentivement ce que nous savons du suicide animal et ce que les non-humains savent de leur propre mort et de celle des autres, je pense qu’il est trop tôt pour répondre aux questions : « Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous? » Je suis tout à fait d’accord avec le Dr Pierce quand elle écrit : « Bien que beaucoup de gens s’empressent d’écarter la question : les animaux peuvent-ils se suicider ? aussi stupide et aussi fantastiquement anthropomorphe, nous devrions nous arrêter et réfléchir sérieusement à la question. »

Restez à l’écoute pour plus de discussions sur la vie cognitive et émotionnelle des animaux. Il y a encore beaucoup à apprendre, et il ressort clairement d’une bonne partie de la recherche comparative détaillée sur d’autres animaux. Car nous ne sommes pas seuls à avoir développé des compétences cognitives et des émotions complexes et sophistiquées.

Marc_and_JethroEssai de Mark Bekoff – Publié le 08 Jan 2018

Article original: « Do Animals Really Know They’re Gonna Die? » [https://www.psychologytoday.com/blog/animal-emotions/201801/do-animals-really-know-theyre-gonna-die]

Ce post est en réponse à la publication du Dr Jessica Pierce « A New look at animal suicide » (un nouveau regard sur le suicide des animaux)

Reférences:

  1. Dr Jessica Pierce :  “A New Look at Animal Suicide” [https://www.psychologytoday.com/blog/all-dogs-go-heaven/201801/new-look-animal-suicide]
  2. Dr Peña-Guzmán : « Can nonhuman animals commit suicide? » [http://animalstudiesrepository.org/cgi/viewcontent.cgi?article=1201&context=animsent

L’interdiction de la reproduction des cétacés en captivité remis en question par le Conseil d’Etat

On pensait en avoir fini avec ce combat et avoir gagné une bataille, il semblerait que non. Il y a environ un an, Ségolène Royal, alors Ministre de l’Environnement, signait un arrêté interdisant la reproduction des dauphins et orques en captivité. Cet arrêté était le point de départ d’un mouvement visant à stopper la captivité des mammifères marins dans les delphinariums et ainsi en finir avec la souffrance animale.

Les 3 Parcs Français –  Marineland, Parc Asterix et le Parc Planète Sauvage de Port -Saint -Père en Loire Atlantique – ont saisi la plus haute juridiction administrative pour faire annuler l’arrêté, en mettant en avant « l’absence de consultation du public ». Les partie adversaires, les Associations pour la « protection de animaux sauvages » et « C’est Assez » mentionnent que « La ministre est allée jusqu’au bout de la logique et a interdit la détention à terme des cétacés, en se basant sur les avis rendus au cours de la consultation ». De plus, les avocats de « One Voice » rappelle que Ségolène Royal a « suivi les recommandations du Conseil National de la protection de la nature et les avis du public ». Il est fortement regrettable que le rapporteur public n’ait pas évoqué la souffrance des dauphins et les conditions de détention inadaptée et inacceptable.

Les avocats de Marineland se plaignent qu’à terme, un tel arrêté conduirait à la fermeture du delphinarium. Il soutient que les dauphins et les orques sont bien traités aujourd’hui et que leur durée de vie en bassin est bien supérieure à celle des animaux en liberté.

Rappelez-vous : le texte de Ségolène Royal prévoit également l’interdiction de l’utilisation de plusieurs produits chlorés et l’agrandissement des bassins de 150%, pour permettre aux animaux de se soustraire au vacarme et à la proximité dérangeante des visiteurs. Le Conseil d’Etat, qui a été saisi en août dernier, a d’ores et déjà, suspendu l’interdiction d’utilisation des produits chlorés.

Cette décision est une offense aux animaux, à leur bien-être, au respect de la vie et à la liberté que chaque être vivant est en droit d’avoir. Si le Conseil d’Etat valide les demandes des Parc, alors nous aurons la certitude que l’économie et le pouvoir financier ont plus d’importance que le respect de la vie animale et de la liberté même… cela n’est pas concevable pour nous. Cela ne se pourra pas.

Corine Gomez

La Gamme Kami Nutri-Santé est née !

Voilà maintenant quelques temps que le Centre Kami voulait créer sa propre gamme d’aliments secs pour nos compagnons félins et canins. De l’idée est venue un projet. Du projet, des rencontres et des partenaires qui ont su répondre à notre cahier des charges :

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  • Compléter avec des vitamines et minéraux d’origines naturelles, pour le bon fonctionnement métabolique.
  • Considérer l’animal de façon holistique et éthique
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Le Centre Kami vous propose ses croquettes pour Chiens et Chats, à partir de 10 € chez le chien (ex. Adulte Super Premium Poulet & Riz – 2 kg) et  de 11 €  pour le chat,  le paquet de 2 kg (ex. Super Premium Croquettes pour chats Senior -2kg) . Des conditionnement en 2 kg et 12 kg.

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La vie dans l’ère de la Compassion, de la Liberté et de la Justice pour Tous

La coexistence dans l’Anthropocène et au-delà repose sur la compassion pour tous les êtres
Marc Bekoff – Article Publié le 31 déc. 2017 – Psychology Today.

Pour Noël, j’ai demandé au Père Noël de m’apporter le dernier livre écrit par Mark Bekoff et Jessica Pierce, « The Animals’ Agenda -Freedom, Compassion and Coexistence in the Human Age ». Le Père Noël a exhaussé mes vœux. Il me semblait important de le partager, car c’est un plaidoyer en faveur des animaux qui se doit d’être entendu. C’est une œuvre qui se doit d’être lu pour ceux qui veulent plus de moralité et de justice pour les animaux, humains et non-humains. Et je suis tombé sur cet essai qu’a écrit Mark Bekoff. Qui mieux que lui, peut ainsi se résumer lui-même.

Compassion et justice pour tous

« Nous avons besoin d’un autre concept, plus sage et peut-être plus mystique, des animaux. Loin de la nature universelle et vivant par artifice compliqué, l’homme dans la civilisation sonde la créature à travers le verre de sa connaissance et voit ainsi une plume magnifiée et toute l’image en distorsion. Nous les patronnons pour leur inachèvement, pour leur tragique destin d’avoir pris formes diverses si loin en dessous de nous. Et là nous nous trompons. Car l’animal ne doit pas être mesuré par l’homme. Dans un monde plus ancien et plus complet que le nôtre, ils se meuvent de manière achevée et complète, dotés de l’extension des sens que nous avons perdus ou jamais atteints, vivant par des voix que nous n’entendrons jamais. Ils ne sont pas frères, ils ne sont pas des subalternes : ce sont d’autres nations, prises avec nous-mêmes dans le filet de la vie et du temps, compagnons de captivité de la splendeur et du travail de la terre. » Henry Beston, The Outermost House: Une année de vie sur la grande plage de Cape Cod

Nous vivons tous dans l’Anthropocène, souvent appelé « l’âge de l’humanité », en réalité, il est plus correct de l’appeler « la rage de l’inhumanité », une époque où nous perdons des espèces animales non-humaines et leurs maisons à des taux sans précédent. Quelque chose doit être fait maintenant pour arrêter ces pertes horribles. Un moyen de favoriser la coexistence entre les non-humains et les humains, est d’arrêter d’utiliser d’autres animaux au service des humains. Nous devons travailler dur pour la liberté et la justice pour tous.

La citation ci-dessus d’Henry Beston, est l’un de mes favoris de tous les temps*. J’y vais constamment car cela en dit long sur les autres animaux et sur nos relations avec eux. Premièrement, nous voyons effectivement les autres à travers nos propres sens, mais nous savons que les autres animaux ne perçoivent pas le monde comme nous le faisons. Donc, nos opinions sont, en effet, déformées. Nous les patronnons aussi pour ne pas être comme nous, pour ce que nous percevons comme leur incomplétude, comme si nous, nous étions complets. Cette fausse représentation permet à certaines personnes de placer d’autres animaux au-dessous de nous sur une échelle évolutionnaire mythique. Ils sont considérés comme des êtres « inférieurs », un mouvement qui se traduit par un mauvais traitement rampant et un abus flagrant. Comme le dit Beston, « Et nous nous trompons« , car nous ne devrions pas être le modèle par rapport auquel nous mesurons d’autres animaux. J’aime aussi comment il considère les autres animaux comme « d’autres nations», car cela nous demande de les considérer comme les êtres qu’ils sont, pas comme ce que nous voulons qu’ils soient. Et sûrement, d’autres animaux sont pris dans le « travail de la terre », captifs de tout ce que nous voulons qu’ils fassent et de qui nous voulons qu’ils soient. Comme nous l’avons vu, cela crée beaucoup de stress, de douleur, de souffrance et de mort, alors qu’ils tentent de s’adapter à un monde dominé par l’homme. De plus, juste parce qu’un individu est « sauvage », il n’est pas nécessairement libre.

the animals'agendaLes humains s’engagent dans des relations intimes et nécessaires avec d’autres animaux, et dans la plupart de ces interactions, nous détenons le pouvoir. Mais le pouvoir n’est pas une droit pour la domination ou l’abus. Tenter d’imaginer un monde sans interactions homme-animal, est à la fois absurde et triste, surtout depuis que nous avons évolué ensemble. Mais pouvons-nous imaginer et créer un monde dans lequel nos interactions avec les animaux sont plus respectueuses de leurs propres besoins et intérêts?

Nous pensons que la réponse à cette question est un oui retentissant ! Cependant, travailler pour un tel monde exigera que nous arrêtions d’utiliser la science et l’arrogance centrée sur l’humain comme outils de la violence contre d’autres animaux. Nous devons aller au-delà du welfarisme.

Où va la science du bien-être ? Le vortex welfariste

La science du bien-être animal est en pleine croissance et s’est fermement développée en un domaine de recherche internationalement reconnu. Mais où est-ce exactement ? D’une part, il y a eu des changements positifs au nom des animaux. En mars 2016, la Chine a publié ses premières lignes directrices pour le traitement plus humain des animaux de laboratoire. Le Congrès des États-Unis a adopté des modifications à la Toxic Substances Control Act, dont l’Environmental Protection Agency doit réduire et remplacer les tests sur les animaux, où des alternatives scientifiquement fiables sont disponibles. Le comité de rédaction du New York Times a appelé le Pentagone à mettre un terme à l’utilisation d’animaux vivants dans l’entraînement au combat. Le zoo de Buenos Aires ferme ses portes après 140 ans, invoquant la raison pour laquelle la détention d’animaux sauvages en captivité est dégradante. L’Iran a interdit l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques, et au moment de la rédaction de ce rapport, 42 compagnies aériennes ont adopté des interdictions d’expéditions de trophées-animaux sur leurs transporteurs.

Nous reconnaissons que ce sont des mouvements positifs; Cependant, la science du bien-être animal nécessitera des changements plus profonds. Et au fil du temps, nous accumulons des données plus précises sur les désirs et les besoins des animaux. Donald Broom et Andrew Fraser, deux des plus grands chercheurs en bien-être au monde, écrivent: «Notre connaissance de. . . les indicateurs de bien-être se sont rapidement améliorés au fil des années, les chercheurs ayant étudié les effets des conditions difficiles sur les animaux. « . Les concepts de bien-être ont été affinés et les méthodes d’évaluation développées, développées, condensées. Nous avons une bonne liste de choses qui «défient» les animaux: exposition à des agents pathogènes, dommages tissulaires, attaque ou menace d’attaque, compétition sociale, stimulation excessive, manque de stimulation, absence de stimulus clés, et l’incapacité de contrôler leurs environnements.

En plus de ces données, la notion des Cinq Libertés semblent évoluer conceptuellement. Par exemple, David Mellor, du Centre de science et de bioéthique du bien-être animal de l’Université Massey en Nouvelle-Zélande, a proposé un changement de terminologie aux «cinq domaines». Le modèle des domaines aborde certaines faiblesses des Cinq Libertés et offres, selon Mellor , une méthode plus scientifiquement mise à jour pour évaluer les dommages aux animaux. L’un des principaux problèmes avec les Cinq Libertés est que le mot «libérer de» dans quatre des cinq déclarations implique que l’élimination de certaines expériences (la faim, la peur, la douleur) soit possible. En effet, comme nous le savons tous, ces expériences affectives font partie intégrante de la vie et servent, biologiquement, à motiver un animal à s’engager dans des comportements essentiels à sa survie. Mellor prétend que l’objectif de la science du bien-être ne devrait pas être d’éliminer ces expériences, mais plutôt de les équilibrer contre des expériences affectives positives

Rien de tout cela ne constitue une évolution substantielle des principes moraux ou scientifiques fondamentaux et de la teneur de la science du bien-être. Mellor reconnaît que le paradigme welfariste permet des états de bien-être négatifs, mais il encourage une sorte de repondération des échelles afin que la souffrance que nous imposons soit tempérée en jetant quelques animaux supplémentaires à l’état de bien-être. Il admet que les animaux éprouveront toujours la douleur et la souffrance, mais veut leur donner autant de confort, de plaisir et de contrôle que possible et réduire l’intensité des états négatifs à des niveaux «tolérables», dans le contexte de leur utilisation comme nous le souhaitons.

Nous sommes toujours pris dans le «vortex welfariste» . Nous accumulons simplement de plus en plus de données, sur la façon dont nous nuisons aux animaux et ce qu’ils vivent dans  différentes situations considérées comme «difficiles» que nous leur imposons. Alors que certains peuvent prétendre que nous sommes trop critiques, ou que nous ne prêtons pas attention au nombre de changements qui ont été faits pour améliorer la vie des autres animaux, la science du bien-être continue de favoriser les intérêts humains par rapport aux autres animaux. Il y a de nouvelles données welfaristes – beaucoup de données – sur ce que nous savons de la meilleure façon d’abattre, de piéger, de confiner et de contraindre «humainement». Mais les engagements sur les valeurs des entreprises welfariste sont si fortement biaisés en faveur de leur intérêt personnel, que le traitement des animaux, sous ce régime, ne dépassera jamais l’exploitation et la violence.

Nous pouvons nous efforcer de donner aux animaux une vie meilleure, mais une vie meilleure n’est pas nécessairement une bonne vie.

Les engagements moraux (ou pour nous, les engagements immoraux) du welfarisme, sont restés constants : nous sommes toujours les pourvoyeurs de douleur et de souffrance. Dans quel genre de monde vivons-nous quand tout un programme de recherche est axé sur la meilleure façon de nuire aux animaux, et comment apaiser la conscience de ceux qui pourraient avoir des réserves sur la violence?

Le bouclier de la science du bien-être

Le Dr Yuval Noah Harari de l’Université hébraïque, l’auteur du livre phare Sapiens, a écrit un essai d’opinion pour le Guardian en 2015 appelant l’agriculture industrielle le plus grand crime de l’histoire. « L’étude scientifique des animaux« , écrit-il, « a joué un rôle lugubre dans cette tragédie. La communauté scientifique a utilisé sa connaissance croissante des animaux principalement pour manipuler leur vie plus efficacement au service de l’industrie humaine. « Harari a capturé l’essence de pourquoi le bien-être ne peut jamais être assez bon.

La science du bien-être animal fonctionne au service d’une variété d’industries,  bien que dans ce rôle, elle peut et ne fera jamais que renforcer le statu quo. Elle ne défiera jamais l’exploitation brutale des animaux dans l’agriculture ou dans la recherche en laboratoire, dans les zoos, les animaleries ou les programmes de recherche sur la conservation. En effet, comme le suggère Harari, la science n’a pas seulement gardé le silence sur notre traitement violent des animaux; il a apporté son soutien et son expertise à cette entreprise. Pire encore, la science du bien-être a tissé un masque d’objectivité autour des pratiques abusives. Broom et Fraser écrivent, par exemple, que «l’évaluation du bien-être peut être effectuée d’une manière objective et indépendante de toute considération morale». Comme le manteau d’invisibilité de Harry Potter, l’objectivité de la science du bien-être vise à protéger ceux qui valident l’examen moral. Mais le statu quo que la science du bien-être perpétue, est un ensemble d’hypothèses de valeurs, y compris l’hypothèse que les ressentis des animaux ne comptent pas vraiment, et même si elles importent un peu, les intérêts des animaux non-humains peuvent être vaincus quand cela sert les intérêts des animaux humains.

La science a été mise au travail pour rendre nos manipulations des animaux plus efficaces, plus productives et plus rentables. Elle a été un partenaire dans le crime avec les industries, qui utilisent et abusent des animaux. Elle a été utilisée pour justifier et neutraliser éthiquement les crimes contre les animaux. Mais ce n’est pas un rôle inévitable pour la science. Car la science a le potentiel d’aider les animaux et de guérir notre relation fracturée avec eux. En effet, à mesure que la science de la cognition et de l’émotion animales continue de progresser, il se peut fort bien que les faiblesses du welfarisme deviennent plus apparentes et que les incohérences de base soient dévoilées. Plus nous en savons sur la vie intérieure des animaux, plus la science du bien-être animal au service de l’industrie devient incongrue.

Science, éthique et plaidoyer: remplacer la science du welfarisme par la science du bien-être animal et se concentrer sur les animaux individuellement

Les connaissances de base de la science du bien-être animal sont extrêmement importantes.

Le premier d’entre eux est que les animaux ont des expériences subjectives.La seconde est que, non seulement les animaux éprouvent des sentiments négatifs comme la douleur et la peur et la frustration, mais éprouvent aussi du plaisir, du bonheur, de l’excitation et d’autres sentiments positifs.

À la suite de ces derniers, l’idée finale est que le comportement offre une fenêtre claire sur les sentiments des animaux. Le comportement est, en effet, une bonne fenêtre pour voir et connaître les animaux. Mais il peut s’agir d’une très petite fenêtre welfariste, dans une maison que nous concevons, construisons et gérons pour nos propres fins. Ou, il peut s’agir d’une fenêtre beaucoup plus grande, à travers laquelle nous pouvons scruter mais ne pas construire, dont les dimensions sont inconnues.

Si nous regardions à l’intérieur d’un abattoir ou regardions dans un bassin d’orque à SeaWorld, nous verrions une vaste collection de préoccupations de «bien-être». Mais l’abattoir et le bassin d’orques doivent être vus d’un point de vue beaucoup plus large. Nous ne devrions pas regarder dans l’abattoir et le bassin de l’orque, et bricoler avec les conditions que nous trouvons acceptables, mais en les regardant, en prenant pleinement mesure de ce que ces lieux signifient pour les animaux. L’essence de l’éthologie de la liberté est que le comportement est une fenêtre sur ce que les animaux veulent et veulent vraiment: être libres de vivre leur vie, être libérés de la souffrance et de l’exploitation auxquelles nous les soumettons – mais seulement si nous regardons la bonne façon: directement dans les yeux des animaux eux-mêmes.

Contrairement à la science du welfarisme, la science du bien-être utilise ce que nous apprenons de la cognition et de l’émotion au profit des animaux, cherchant continuellement à améliorer leur liberté de vivre leur vie en paix et en sécurité (2). science du bien-être, la science du bien-être ajoute le corollaire éthique essentiel que les sentiments des animaux individuels ont de l’importance. Contrairement au welfarisme, une science du bien-être admet d’emblée que la science et les valeurs sont intimement liées et que nos évaluations de ce dont les animaux ont besoin sont scientifiques et éthiques. En effet, les valeurs viennent en premier et éclairent le genre de questions scientifiques que nous sommes ouverts à poser et les types de réponses que nous sommes disposés à découvrir. Le welfarisme est une cage qui piège la perception humaine, celle qui limite aussi notre sens de l’empathie pour les autres êtres. Nous devons ouvrir les portes de la cage.

Il y aura toujours des compromis sur ce dont les humains ont besoin et sur ce dont les animaux ont besoin. Les humains interagissent et utilisent inévitablement d’autres animaux, et nous ne préconisons pas une approche non interventionniste des animaux et de la nature, bien que cela ne soit pas une mauvaise idée dans un monde dominé par l’homme. Mais un grand nombre de choses que nous faisons actuellement aux animaux sont simplement fausses et doivent cesser: l’abattage inutile des animaux pour la nourriture et la fourrure, l’utilisation d’animaux dans la recherche invasive, le confinement des animaux pour le divertissement humain et nos empiétements excessifs sur la faune. Le seuil pour enlever la liberté d’un animal ou nier l’une ou l’autre des Cinq Libertés est, actuellement, extraordinairement et offensivement bas. La barre doit être levée.

Comme nous l’avons souligné tout au long du livre, la question centrale qui motive la science du bien-être animal est «Qu’est-ce que les animaux veulent et ont besoin?» Cette question est restée au centre du welfarisme au cours des cinq dernières décennies.

En savons-nous assez pour répondre à cette question? Absolument. Nous en savons assez, maintenant, pour savoir que les animaux veulent être libres de l’exploitation humaine, libres de la captivité et libres des souffrances que nous leur imposons. Cela ne veut pas dire que de nouvelles recherches scientifiques sur le cœur et l’esprit des animaux ne sont pas importantes, car c’est le cas. Plus nous en savons, plus nous pouvons interagir avec les autres animaux, aussi longtemps que nous pouvons sortir de la cage welfariste et nous concentrer plus objectivement sur ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin. Ce que nous devons faire maintenant, c’est combler le fossé de l’application des connaissances.

Nous devons appliquer ce que nous savons de l’émotion et de la cognition, et suivre les implications morales de la science dont nous disposons actuellement. L’éthologie cognitive, l’étude des esprits animaux, doit prendre un «tournant pratique», mettant ce que nous savons des animaux au service des animaux eux-mêmes. Les scientifiques peuvent être des outils de l’industrie, ou ils peuvent être des défenseurs des animaux d’une manière qui sert vraiment les animaux. Nous aimerions voir plus de scientifiques s’éloigner des défenseurs du welfarisme et devenir des défenseurs plus positifs pour les animaux eux-mêmes. Alors que certains scientifiques prétendent qu’ils n’ont pas à être des défenseurs, ils oublient que la défense de l’utilisation des animaux, est un plaidoyer qui va à l’encontre des animaux.

Il y a quelques années, Marc Bekoff a donné une conférence à Sydney, en Australie, où il a soutenu qu’il était injuste de tuer des kangourous pour le sport, le plaisir et la nourriture. À la fin de cette discussion, un scientifique travaillant pour l’industrie de la viande de kangourou a critiqué son rôle d’avocat. Il a dit que la science est censée être objective et que les scientifiques ne devraient pas être des défenseurs. Marc Bekoff a répondu que lui et son critique étaient tous les deux des avocats. Marc Bekoff a plaidé pour les kangourous, alors que son critique plaidait en leur défaveur. Le meilleur espoir de combler le fossé de l’application des connaissances incombe aux futurs scientifiques et à tous les enfants, car ils n’ont pas encore été inoculés contre la compassion pour les animaux. On peut faire de la «bonne science» et toujours ressentir pour les animaux, et en effet, nous avons déjà vu que la compassion et la préoccupation pour les animaux peuvent produire une meilleure science.

En encourageant les écoles et les parents à inclure une éducation humaine, nous pouvons espérer faire grandir des enfants qui comprendront que les animaux ont des sentiments et, plus important encore, qui seront capables de traduire cela dans leur vie quotidienne et dans leurs choix. Marc Bekoff a beaucoup écrit sur la notion de «rééducation de l’éducation», sur le retour de notre relation avec la terre et sur le fait que les jeunes quittent leurs mégots et sortent dans la nature. Non seulement nos enfants bénéficieront d’une éducation de préemption, mais les générations futures le feront aussi alors, nous négocierons la sortie difficile de l’Anthropocène.

Ce que la recherche sur la cognition et l’émotion chez les animaux continue de démontrer, c’est à quel point nous sommes entrelacés, sur le plan de l’évolution. Le coté exceptionnel de l’ humain, l’idée que nous sommes tout à fait différents, et que nous avons le droit de faire ce que nous voulons (dans notre propre logique), est scientifiquement insupportable. En écrivant sur la découverte en 2015 de fossiles d’un parent humain précoce appelé Homo naledi, le primatologue renommé Frans de Waal a écrit: «Nous essayons beaucoup trop de nier que nous sommes des singes modifiés. La découverte de ces fossiles est une percée paléontologique majeure. Pourquoi ne pas saisir ce moment pour surmonter notre anthropocentrisme et reconnaître le flou des distinctions au sein de notre famille élargie? Nous sommes une riche collection de mosaïques, non seulement génétiquement et anatomiquement, mais aussi mentalement. »

Favoriser les libertés

Alors que le livre en était au début de sa rédaction, Marc Bekoff a reçu un courriel de Jennifer Miller, qui travaillait dans un centre de réintroduction pour des perroquets captifs au Costa Rica. Jennifer lui raconta l’histoire d’un grand ara vert qui s’était échappé du centre. Le sort du perroquet est devenu une source de discussions houleuses parmi le personnel du centre. Le sentiment de Jennifer était qu’ils ne devraient pas essayer de récupérer l’animal et devraient juste le laisser être libre. D’autres étaient fortement en désaccord, estimant que c’était leur obligation de le trouver et de le ramener parce qu’il risquait de mourir seul dans la nature. Cette histoire est un merveilleux exemple de la façon dont la liberté pour les animaux signifie différentes choses pour différentes personnes, et comment la liberté peut entrer en conflit avec d’autres valeurs.

Il a été décidé de demander à quelques personnes de partager leurs réflexions sur ce que la liberté pour les animaux signifie. Voici quelques réponses:

Michael Tobias (auteur et cinéaste primé): « Nous n’avons aucune idée de ce que signifie la liberté. Mais nous pouvons certainement apprécier ce que signifie le manque de liberté. »

Sarah Bexell (Institut pour la connexion homme-animal, Université de Denver): «Autodétermination. . . y compris le choix de l’endroit où errer, voler, nager, choix d’amis, choix d’activités, choix de nourriture, choix de partenaires, choix de la maison / nid, et même les mauvais choix qui mettent fin à leurs vies, mais au moins la mort est survenue »

Jo-Anne McArthur (cinéaste de la vidéo « Les fantômes dans notre machine »(3) et auteur de We Animals et Captive (4)):« Être libre de l’exploitation corporelle et psychologique par les humains. . . être respecté par les humains et non objectivé. »

George Schaller (biologiste de la conservation de renommée mondiale): » Une question intrigante. Je viens de rentrer hier de l’est de Tibet à la recherche d’animaux non- humains. Un animal dans la nature est libre de passer une grande partie de son temps à la recherche de nourriture ou de mourir de faim, en compétition pour son statut et ses compagnons, et reste en alerte pour éviter de devenir sa proie. Un animal captif est bien nourri, sa vie sociale, le cas échéant, confinée à ses compagnons de cellule, et, à l’abri du danger, son existence est émoussée et banale, sa force évolutive dépensée, la plaçant parmi les morts vivants. »

Hope Ferdowsian (bioéthicien (5)): « La même chose que pour les humains. La liberté de satisfaire nos besoins physiques fondamentaux, quels qu’ils soient, selon les espèces et les individus, y compris la liberté de mouvement (liberté corporelle); être à l’abri des dommages causés par les humains (intégrité corporelle – ce qui devrait inclure l’absence de dommages à l’esprit); liberté d’aimer et de se lier avec qui nous souhaitons; le respect de nos choix, et la liberté de l’humiliation et de la honte intentionnelle.  »

Ceci est un échantillon de ce que la liberté signifie pour les personnes qui ont travaillé dans divers secteurs de l’interface homme-animal. Mais l’histoire de l’ara nous rappelle que nous avons aussi besoin, et surtout, de penser à ce que la liberté signifie pour les animaux. Qu’est-ce que la liberté signifie pour l’oiseau échappé ? Être libre de voler mais ne pas survivre longtemps, ou retarder la liberté de vol jusqu’à ce qu’il soit mieux équipé

Transition du welfarisme au bien-être: le potentiel adjacent

Un numéro récent de l’Atlantic Monthly présentait sa grande question: «Quelles habitudes contemporaines seront les plus impensables dans 100 ans?» L’une des réponses était «Manger des animaux pour leur protéine». Il est en effet possible d’imaginer un avenir dans lequel les gens vont regarder en arrière comment les animaux ont été traités au début du vingt et unième siècle et frémir d’horreur. « Ils étaient des barbares« , disent-ils à propos de nous. «Comment pourraient-ils ignorer la sensibilité et la souffrance des animaux?» Ils pourraient le dire à propos de tous les lieux d’utilisation des animaux dont nous avons parlé.

Steven Johnson, qui a étudié et écrit sur l’histoire de l’innovation, explore la notion de ce qu’il appelle l’adjacente possible. Le possible adjacent, écrit Johnson, «est une sorte d’ombre qui plane sur les bords de l’état actuel des choses, une carte de toutes les façons dont le présent peut se réinventer». Le passé et le présent nous préparent à tout nombre des futurs. En fonction de ce qui a été posé et des idées qui circulent, certaines nouvelles pensées deviennent pensables. Comme le suggère Johnson, «L’étrange et belle vérité sur les adjacents possibles est que ses frontières se développent au fur et à mesure que vous les explorez. Chaque nouvelle combinaison ouvre la possibilité d’autres nouvelles combinaisons.  »

Les pièces sont ici en ce moment pour un changement de paradigme majeur dans la façon dont nous pensons et interagissons avec d’autres animaux. En effet, ils sont là depuis un certain temps, mais peu sont assez audacieux pour dire «assez c’est assez». Un avenir est possible dans lequel les humains et les autres animaux coexistent pacifiquement, où la non-violence est la norme plutôt que l’exception. Les animaux seront considérés comme moralement offensants. Le welfarisme soulève l’ante en reconnaissant que les animaux ont des sentiments et que ces sentiments sont importants. Mais en continuant à favoriser les intérêts humains au-dessus des intérêts des animaux individuels, cela ne va pas assez loin.

Renforcer les libertés et le bien-être des animaux individuels, et défendre la coexistence pacifique et l’harmonie des animaux et des personnes, ouvre la porte à un nouveau adjacent possible. L’anthropocène – l’âge de l’humanité – pourrait bien évoluer vers le Compassionocene – l’Age de la Compassion. Sur la lancée d’une préoccupation mondiale accrue pour le bien-être des animaux individuels, nous devons œuvrer pour un avenir de plus grande compassion, de liberté et de justice pour tous. C’est la bonne chose à faire.(6)

Bonne année à tous les êtres, non humains et humains, et travaillons tous ensemble pour faire de 2018 et au-delà – pour toujours – un bien meilleur endroit pour tous les individus. C’est aussi la bonne chose à faire.

Marc Bekoff

Marc Bekoff, Ph.D., is professor emeritus of ecology and evolutionary biology at the University of Colorado, Boulder.

Texte original : Psychology Today – 31 Dec 2017

Références

  1. Extrait et légèrement modifié (en italique) de l’Agenda des animaux: liberté, compassion et coexistence à l’ère humaine, chapitre 8, où des références spécifiques peuvent être trouvées. Cette partie de cet essai a été écrite avec Dr. Jessica Pierce, co-auteur de l’ordre du jour des animaux. Nous avons choisi l’image pour notre couverture de livre avec soin, en voyant un jeune lion sauvage sur le Maasai Mara comme un symbole de liberté. Ce jeune homme semble, par son expression d’intention, croire que le monde est son domaine et qu’il peut faire ce qu’il veut. Mais sa « baby-sitter » semble déjà lui dire que même s’il est sauvage, il n’est pas forcément libre.
  2. Pour plus d’informations sur la science du bien-être des animaux, veuillez vous reporter à «Les animaux ont besoin de plus de liberté, pas de plus grandes cages» et «Le programme des animaux: une interview sur le bien-être des animaux»
  3. « La douleur des animaux fait mal: les fantômes dans notre machine »
  4. « Captive: Un nouveau livre sur les zoos est un changeur de jeu »
  5. Auteur de Phoenix Zones: où la force est née et la résilience vit
  6. Pour plus de réflexion sur la possibilité de donner plus de liberté, de compassion et de justice aux autres animaux, veuillez vous reporter à la section «Comment améliorer le monde pour les animaux non humains» dans laquelle de nombreuses personnes interviennent.

 

 

Profession Photographe animalière: Marie-Claude Orosquette

J’ai  rencontré Marie-Claude Orosquette durant un stage de comportementaliste animalier, en mai 2014. A cette époque, elle avait mis sa carrière de photographe entre parenthèses. Sa passion pour les animaux l’avait menée à effectuer cette formation de 5 jours, sur la Côte d’Azur… une chance pour moi, pour faire sa connaissance et échanger sur nos centres d’intérêts respectifs. 

Aujourd’hui, je dois dire que c’est un vrai bonheur, que Marie-Claude ait décidé de reprendre la photo. Son talent, sa sensibilité artistique et son envie de faire partager sa passion, font d’elle une artiste exceptionnelle avec un grand coeur.marie-claude-orosquette-photographe-accompagnateur-aguila2-211x150

J’ai eu envie de vous faire découvrir ce personnage particulier et son univers artistique à travers une petite interview à laquelle Marie-Claude a eu la gentillesse de se prêter.

L’interview:

CK: Quelles sont tes motivations pour exercer ce métier?

MCO: Etre le témoin privilégié des derniers édens sur la planète et de pouvoir immortaliser ces instants qu’offrent Dame Nature. Mais la motivation la plus grande, c’est de pouvoir, à mon niveau bien sur et en tant que photographe, alerter le plus possible sur la précarité de cette biodiversité. Nous sommes acteurs de ce que nous transmettons et il est de plus en plus important pour moi de témoigner, à travers mes conférences, du nombre grandissant d’espèces en danger, en voie de disparition ou proche de l’extinction, et malheureusement le facteur humain est toujours présent.

CK: Les animaux pour toi, ça veut dire quoi ?

Ca veut dire un regard, une attitude, une action. Les animaux pour moi ça veut dire « êtres vivants doués de sensibilités », il n’y a qu’a voir la réaction d’une éléphante qui vient de perdre son petit pour en prendre bien conscience , et pourtant dans le droit français, ils ne possèdent pas de personnalités juridique, il n’y a donc pas eu d’effet concret  sur la condition animale depuis cette reconnaissance ( sensibilité animale) dans le code civil  en 2015.

La dure loi de la nature pour les espèces se trouve d’autant plus précaire que l’espèce humaine est le premier prédateur pour les animaux. Il est grand temps de prendre conscience que nous devons respecter leur milieux naturel, leur conditions de vie. Nous n’avons pas le droit sous couvert de médecine traditionnelle de pratiquer le braconnage. Nous n’avons pas le droit sous prétexte de spectacle de maintenir des animaux dans des conditions déplorable de détention.Nous n’avons pas le droit non plus de continuer à classer certaines espèces nuisibles, alors qu’elles ne devraient plus y figurer. Les exemples ne manquent pas. Quand on voit que le gouvernement anglais vient de faire machine arrière sur la sensibilité des animaux, je me dis que franchement la seule espèce qui devient totalement insensible c’est bien la notre. Pour finir avec cette question je ne pourrais concevoir ma vie sans les animaux.

CK: Pourquoi tu en es venue à la photographie animalière ? 

MCO: De formation scientifique d’une part , la passion des voyages, celle des animaux, de la nature et de la photo toute une alchimie de la vie qui m’a naturellement menée vers ce métier passion.

CK: Aurais-tu une anecdote sur une prise de vue ? 

MCO: J’ai tellement d’anecdotes. Chaque photo est un instant certes mais surtout une tranche de Vie (note de l’auteur: avec un grand V), une histoire d’un animal qui, quoi qu’il arrive, survit et dépense toute son énergie pour vivre, mais je retiendrais quand même cette belle histoire lors d’une prise de vue de lycaons (chiens sauvages africains) qui vivent en meute avec un couple alpha, mais contrairement aux loups dont les vieux individus s’éloignent de la meute et finissent solitaire, les vieux lycaons sont protégés et mis avec les tout petits, en garderie somme toute et les adultes viennent régurgiter leur repas pour qu’ils puissent continuer à s’alimenter ils sont au centre des préoccupations tout comme les puppies.

Lycaon puppies Avec l’autorisation de Marie-Claure Orosquette: droit réservé

CK: Si tu devais choisir un instant, une photo, ce serait laquelle ? Pourquoi?

MCO: Forcement celle que je n’ai pas encore faite, celle que je vais faire. Mais bon dans celles que j’ai faite, surement cette maman léopard qui nourrit ses petits avec leur premier vrai repas, une photo que j’ai prise au bout d’une piste au fond du delta de l’Okavango au Botswana en attendant que le petit Cesna vienne nous récupérer…..

léopard maman et petit Avec l’autorisation de Marie-Claure Orosquette: droit réservé

….à moins que ce soit celle prise en Afrique du Sud près d’Hermanus ma première photo de baleine à frange australe. Quelle émotion !

Baleine à frange australe copie
Avec l’autorisation de Marie-Claure Orosquette: droit réservé

Le Site web et les photos

site web Cliquez sur l’image pour accéder au site

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Pour VOUS faire plaisir

Marie Claure Orosquette, sa biographie, etc

MCO

Sa Biographie :

« Voir juste, c’est juste voir »

« J’aime capter les lumières, les ambiances, les petits matins du monde, les actions à peine perceptible à l’œil, un mouvement une attitude de l’aube au crépuscule ici, là, ou ailleurs. »

« De formation scientifique, la nature a toujours eu une place privilégiée qui a toujours guidée ma vie de photographe. »

Ses Récompenses :

  • 3ème prix animalier aux photographies de l’année 2008 (APPPF)
  • Demi finaliste BBC Wildlife 2009

Jury :

  • Membre du jury du festival de l’oiseau 2011
  • Membre du jury de la Coupe de France fédération française photographique 2011
  • Membre du jury National Nature 2011
  • Membre du jury Du concours International Namur (Belgique) Aves 2011
  • Membre du jury film nature international festival de l’oiseau 2013
  • Membre du jury de la coupe de France Nature (FFP)  2017

Ses Expositions :

  • Exposition Paris AFA 2009 au profit de l’association
  • Exposition Les photographes de l’année, 2010
  • Exposition au mois international de la photo (MIPE), 2010
  • Exposition au Festival de l’oiseau, 2011
  • Expositions collectives Montier-en-Der , week*end de la biodiversité, festival de l’oiseau , Aigues Mortes, 2011
  • Exposition festival international Nature Namur, 2011
  • Exposition Paris (Afrique : Terres de Cœur), 2013
  • Exposition au Printemps de la Photographie, 2017

Présidente d’honneur du festival  photo IDO  à Gruissan, 2017

« Les animaux ne sont pas sensibles et ne peuvent pas ressentir de douleur, selon les députés conservateurs Britaniques »

C’est une affirmation inepte, répréhensible et sanglante qui ignore des tonnes de science.

Traduction de l’article orignal : Mark Bekkof – Psychology Today, 21 Nov. 2017

 

« Quiconque dit que la vie importe moins aux animaux qu’à nous, n’a pas tenu dans ses mains un animal qui se bat pour sa vie. Tout l’être de l’animal est jeté dans ce combat, sans réserve. « (Elisabeth Costello, dans Les vies des animaux de J. M. Coetzee)

 Les données soutenant la sensibilité animale parlent d’elles-mêmes alors cessons de prétendre que nous sommes les seuls êtres sensibles

Des personnes de toutes horizons m’envoient des emails ses derniers, à propos d’un essai de Yas Necati intitulé «Les conservateurs ont voté que les animaux ne peuvent pas ressentir la douleur dans le cadre du projet de loi de l’UE, marquant ainsi le commencement des anti-science Brexit « (pour en savoir plus, voir  » Les députés votent que les animaux ne peuvent pas ressentir la douleur ou les émotions » dans le projet de loi sur le Brexit). Les animaux de compagnie, les animaux de compagnie sont exclus de ce mouvement incroyablement stupide. Je pensais que j’avais fait un très mauvais rêve mais malheureusement, ce ne étais pas le cas.

Et ce matin, j’ai entendu parler d’un autre essai de Melanie Phillips intitulé «Les animaux ne devraient jamais être traités comme des égaux», sous-titré: «La vie secrète des vaches ne doit pas nous faire croire que d’autres espèces ont des sentiments ». Encore une fois, j’aurais souhaité que ce ne soit qu’un mauvais rêve, à propos d’une prétention fictive et folle, qui disparaîtrait quand ma tête se serait éclaircie, mais le encore, malheureusement, ça ne l’étaient pas. « La vie secrète des vaches » est un livre récemment mis à jour par Rosamund Young.

Les animaux domestiques sont épargnés de cette folie

M. Necati dit que, « Le gouvernement conservateur s’est surpassé quand il s’agit de négliger les droits des animaux cette semaine – en votant que tous les animaux (sauf les humains, bien sûr) n’ont pas d’émotions ou de sentiments, y compris la capacité à ressentir la douleur. En quittant l’UE en 2019, ce n’est pas seulement les blaireaux et les renards qui seront menacés par ce changement de loi, mais tous les animaux qui ne sont pas des animaux de compagnie, donc tous les animaux dont il sera profitable d’exploiter. » Bien sûr, les animaux de compagnie ne sont pas plus sensibles que les animaux qui sont idiotement disséqués.

Il est essentiel de rendre les données scientifiques disponibles à un large public pour contrer les contre-faits sur la sensibilité des animaux

Beaucoup de gens m’ont demandé d’écrire quelque chose à propos de cette décision qui manque vraisemblablement d’informations. J’ai alors pensé que la meilleure façon de le faire, est de mettre à jour les données disponibles au plus grand nombre. Quand les gens prennent des décisions aussi stupides et mal informées, il y a peu de choses que l’on puisse faire.

Une grande quantité de données soutenant la sensibilité animale répandue parlent d’elles-mêmes comme les principes de base de la biologie évolutionniste, y compris les idées de Charles Darwin sur la continuité évolutionnaire. Il est essentiel de les rendre accessible à un large public afin que «ce vote fictif sur les sentiments des animaux» puisse être largement contesté. Les gens ont le droit d’exprimer leurs convictions, mais il est préférable que cela se base sur des faits bien établis plutôt que sur ce qu’ils imaginent être.

Vous pouvez accéder ici pour des discussions approfondies sur la recherche sur la sensibilité animale et ici pour des discussions sur la recherche sur la douleur animale qui sont soutenues par une recherche comparative détaillée. Une publication savante intitulée «Animal Sentience: An Interdisciplinary Journal on Animal Feeling (Sensibilité Animale : un journal interdisciplinaire sur le ressenti des animaux) » fournit des essais et des commentaires à jour, sur la sensibilité animale chez une grande variété de non-humains. Plus d’essais courants et de livres peuvent être trouvés. Des discussions récentes sur la vie cognitive et émotionnelle des vaches et des moutons peuvent être vues dans «Les vaches: la science montre qu’elles sont des individus brillants et émotionnels», «Visages discriminés des moutons, alors qu’y a-t-il pour les moutons? ». Téléchargez la Charte pour la compassion des animaux, établie par Rob Percival, fondateur et directeur.

En outre, il y a aussi la Déclaration de Cambridge sur la Conscience qui souligne:

« L’absence de néocortex ne semble pas empêcher un organisme d’expérimenter des états affectifs. Des preuves convergentes indiquent que les animaux non humains ont les substrats neuroanatomiques, neurochimiques et neurophysiologiques des états conscients ainsi que la capacité à manifester des comportements intentionnels. Par conséquent, le poids de la preuve indique que les humains ne sont pas uniques dans la possession des substrats neurologiques qui génèrent la conscience. Les animaux non humains, y compris tous les mammifères et les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, y compris les pieuvres, possèdent également ces substrats neurologiques.  »

C’est une initiative extrêmement importante de la part de scientifiques respectés. Dans un essai intitulé « Les scientifiques concluent que les animaux non-humains sont des êtres conscients« , j’ai noté que cette déclaration était attendue depuis longtemps et que le fait d’être anti-science est nocif pour les autres animaux. J’ai également avancé : « travaillons tous ensemble pour utiliser cette information pour arrêter l’abus de millions et de millions d’animaux conscients au nom de la science, de l’éducation, de la nourriture, des divertissements et des vêtements. Nous leur devons vraiment d’utiliser notre savoir en leur nom, et de prendre en compte la compassion et l’empathie dans notre façon de traiter ces êtres incroyables.  »

Le Parlement Portugais a également reconnu les animaux comme des êtres sensibles, comme l’a fait le gouvernement Néo-Zélandais. Ce dernier exemple est très intéressant et plutôt dérangeant, car le gouvernement Néo-Zélandais a également déclaré une guerre contre la faune, qui le rendra exempt de prédateurs d’ici 2050, en utilisant des moyens horriblement brutaux de tuer des millions et des millions d’animaux sensibles (pour plus de détails voir « Le ‘Possum Stomp’ contre la compassion et la conservation et l’éthique » et ci-après « Un Professeur américain condamne les ravages de la Nouvelle-Zélande et possum ‘meurtre« ). Les plus jeunes sont encouragés à nuire et à tuer ces êtres sensibles dans le cadre d’événements scolaires.

Cette éducation inhumaine peut avoir des effets à long terme, y compris la violence envers les humains.

Faisons quelque chose maintenant pour arrêter ces mensonges et cesser de prétendre que nous sommes les seuls êtres sensibles

« Ceux qui « nous » définissent par notre capacité à introspecter donnent une vision déformée de ce qui est important pour et sur les êtres humains, et ignorent le fait que de nombreuses créatures nous ressemblent de manière plus significative en partageant la vulnérabilité, les douleurs, les peurs, et les joies, qui sont la vie des animaux sociaux. « (Lynne Sharpe, Creatures Like Us)

Il est essentiel de contrer les contrefaits qui sont fondamentalement des mensonges, contenus dans l’affirmation selon laquelle les non-humains ne sont pas sensibles et ne ressentent pas de douleur. C’est une affirmation inepte, répréhensible et sanglante qui ignore des tonnes d’avancées scientifiques détaillées et rigoureuses. C’est dans le même élan, que la loi fédérale américaine sur la protection des animaux stipule que les rats et les souris ne sont pas des. Certaines personnes rient quand ils entendent cela, mais pour ces êtres et les autres ce n’est pas du tout risible.

Dans « L’agenda d’un animal : liberté, compassion et coexistence durant l’ère humaine » Jessica Pierce et moi écrivons au sujet du manque de connaissance sur les données scientifiques, montrant que les autres animaux sont des êtres sensibles et vont de l’avant, et comment ces méconnaissances causent des dommages intentionnels. À grande échelle, cela signifie que, ce que nous connaissons depuis longtemps sur la cognition et l’émotion animale, n’a pas encore été traduit dans les attitudes et les pratiques humaines (pour plus de détails, voir «Les animaux ont besoin de plus de liberté, pas de plus grandes cages» ).

Dans un essai intitulé « Une Déclaration Universelle sur la Sensibilité Animale: Ne prétendons pas« , j’ai noté que nous ne sommes certainement pas exceptionnels ou seuls dans le domaine de la sensibilité et en effet, l’appartenance au club de la sensibilité est en croissance rapide. Il y a de bonnes raisons biologiques pour reconnaître les animaux en tant qu’êtres sensibles. Nous devons abandonner le point de vue anthropocentrique selon lequel seuls les grands animaux comme nous, les grands singes non humains, les éléphants et les cétacés (dauphins et baleines) ont des capacités mentales suffisantes pour des formes complexes de conscience et de conscience. Donc, la question intéressante et stimulante est : pourquoi la sensibilité a évolué dans diverses espèces, et si seulement elle a évolué.

Dans un essai que j’ai écrit pour le magazine New Scientist intitulé «Les animaux sont conscients et devraient être traités comme tels» à propos de la Déclaration de Cambridge sur la Conscience, Andrzej Krauze présente un dessin animé de différents animaux assis autour d’une table discutant de ces questions. La copie imprimée s’appelait «Bienvenue dans notre monde» et il était temps que nous le fassions avec un cœur ouvert.

Comme je l’ai écrit plus haut, il y a plus qu’assez de données disponibles pour permettre à ceux qui pensent encore que les animaux non-humains sont des objets insensibles et non-émotifs, de savoir qu’ils ont tout à fait tort et d’éliminer les faussetés. Affirmer le contraire n’est pas seulement ridiculement stupide, mais montre aussi que l’attitude selon laquelle il est parfaitement normal que les humains dominent tous les autres animaux est à peine morte.

Cette revendication est non seulement une insulte pour eux, mais aussi une insulte pour nous.

Dans l’ensemble, nous devons cesser de prétendre que nous ne savons pas si les autres animaux sont sensibles. Nous devons accepter le fait que nous savons ce que les animaux non humains veulent et ce dont ils ont besoin, à savoir : vivre en paix et en sécurité, comme pour nous. Leurs esprits ne sont pas aussi privés et fermés que certains le prétendent.

Je vous invite à partager ce que nous savons avec autant de personnes que vous le pouvez. Comme l’a souligné la regrettée Gretchen Wyler, « la cruauté ne peut pas rester à l’honneur« .

Des pétitions pour abroger l’affirmation fausse et absurde selon laquelle les animaux ne sont pas sensibles et ne peuvent pas ressentir la douleur peuvent être trouvées ici (il y a maintenant plus de 45 000 signatures).

Les implications de ce mouvement anti-science ne connaissent pas de limites. Les croyances ne devraient pas et ne doivent pas être utilisées comme des substituts aux faits. Les animaux seront reconnaissants et nous remercient chaleureusement de prêter attention à la science de la sensibilité animale. Et quand nous écoutons nos cœurs, nous reconnaissons et apprécions tout ce que nous savons de ce que ressentent les autres animaux et que nous leur devons de les protéger de quelque manière que ce soit.

Les autres animaux ont besoin de toute l’aide possible. Donnons-leur ce dont ils ont besoin maintenant. C’est facile à faire et nous ne devons pas faire moins.

 

Marc_and_Jethro

Mark Bekoff, Ph D., Professeur Emérite en Ecologie et Bioloie Evolutionniste à l’University de Boulder, Colorado USA

 

 

Ref.

Texte Original de Mark Bekoff, Ph.D, paru le 21 Nov 2017 dans Psychology Today

Votre Chat n’a plus de poils sous le ventre. Pourquoi et que faire?

Vous venez de vous apercevoir que votre chat n’a plus de poils sous le ventre. sa peau apparaît toute lisse, du nombril aux cuisses. Que se passe-t-il ?

Chez le chat, l’apparition de plaques dépilées est un problème assez fréquent. Dans un grand nombre de cas, c’est un léchage excessif qui est à l’origine de la perte de poils. Cependant, plusieurs causes peuvent être à l’origine:

Les lésions typiques du léchage

Lorsqu’un chat se lèche de façon excessive, les poils sont cassés à la racine et de larges plages dépourvues de poils apparaissent. Les zones dépilées sont souvent symétriques, il s’agit généralement d’un carré totalement dépilé sur le bas-ventre ou d’un triangle, partant du nombril. Dans des cas plus graves, les cuisses et les flancs peuvent être totalement nus également. Et rarement des plaques rouges, ou croûtes apparaissent. La peau est parfaitement lisse et semble froide.

Des maladies de peau peuvent être en cause

De nombreuses maladies parasitaires ou dermatologiques peuvent déclencher des anomalies du pelage ou de la peau chez le chat : Puces, gale, poux, teigne, allergies, infections de la peau, dermatites…
Que le chat se gratte ou non, qu’il présente des croûtes, des plaques ou juste des dépilations, une consultation vétérinaire s’impose toujours en premier lieu.

Le léchage compulsif peut être d’origine anxieuse

Le chat est un animal d’une extrême sensibilité ; divers événements peuvent le déstabiliser et déclencher du léchage compulsif d’origine anxieuse :
Modification de son milieu de vie : déménagement, changement du mobilier, petits travaux, ou tout simplement un changement d’horaires des propriétaires peuvent déclencher du stress chez le chat.
Modification du groupe familial : arrivée d’un bébé, d’un chien ou d’un nouveau chat, recomposition de la famille, décès d’un de ses membres, sont des causes fréquentes de déstabilisation.
Insécurité : passage de chats errants dans le jardin, dégradation des relations avec les humains, régime alimentaire trop sévère, soins médicaux traumatisants peuvent aussi être sources d’angoisse.
Un chat déstabilisé, stressé, ou anxieux se trouve dans un inconfort émotionnel qui envahit son quotidien. Pour certains chats, le léchage procure un apaisement, un soulagement momentané. Mais si les causes de stress ne disparaissent pas, le léchage devient compulsif, sans que le chat ne parvienne à s’apaiser durablement : des lésions dépilées apparaissent alors et s’entretiennent.

Le chat se lèche toujours en cachette

C’est toujours très étonnant pour le propriétaire de s’entendre dire que son chat s’est épilé tout seul à force de se lécher. En effet, le plus souvent, le chat se lèche «en cachette», dans une de ses zones de repli et à l’abri des regards.

Que faire ?

1ère étape : face à une lésion de peau quelle qu’elle soit, consultez votre vétérinaire pour un examen médical. Les causes dermatologiques, allergiques ainsi que d’autres maladies doivent être écartées en priorité.

2ème étape : si aucune cause médicale n’est découverte, une prise en charge comportementale s’impose. Ne laissez pas l’anxiété s’installer ! Une consultation comportementale, auprès d’un vétérinaire comportementaliste ou d’un comportementaliste professionnel permettra :
– de trouver la cause du problème et l’affection dont souffre votre chat,
– d’améliorer son milieu de vie et de le rendre plus apaisant,
– dans certains cas, des compléments alimentaires déstressants permettent d’accélérer la guérison.

Votre vétérinaire traitant saura vous conseiller et vous orienter si nécessaire vers un professionnel pour prendre en charge les troubles du comportement.

Références:
www.zoopsy.com : fiches conseils

Dominance, personnalité individuelle et leadership chez les chiens

Marc_and_Jethro

Un article du Dr Marc Bekoff sur des études scientifiques montrant que les décisions de groupe sont fortement influencées par les leaders.

« Comment un groupe de chiens familial décide-t-il des directions à prendre leur de déplacements collectifs ? »

Ce matin, j’ai été alertée par un article à propos d’une étude très intéressante et très détaillée, publiée en 2014 par PLOS Computational Biology intitulé «Leadership et caractéristiques pendant les promenades liées à l’ordre de dominance et aux traits individuels chez le chien» par Zsuzsa Ákos de l’Université Eötvös et ses collègues. Ce document est disponible gratuitement en ligne, et bien qu’il soit probable qu’il ne sera pas facile à lire pour les non professionnels, cela vaut la peine de considérer les résultats globaux de cette étude unique, non seulement pour ce que cela signifie pour les chiens, mais aussi pour d’autres animaux non-humains et pour les humains.

groupe-chienLa question fondamentale était de savoir si les schémas de déplacements – rôles de leader et de suiveur – des chiens sont liés au rang de dominance individuelle et aux traits de personnalité. Ou, comme le disent les chercheurs, « Comment un groupe de chiens décide-t-il de la direction de leurs déplacement collectifs? »
Les chiens, comme de nombreux autres animaux, forment des relations hiérarchiques, il  est important de savoir si l’un des avantages de la « domination » est de contrôler ou d’influencer fortement les réactions et mouvements des autres membres du groupe. Ainsi, les chercheurs ont utilisé un questionnaire détaillé pour déterminer le positionnement hiérarchique de chaque individu dans le groupe.

Le Dr Ákos et ses collègues ont recueilli et analysé des données GPS (823 148 points de données) recueillies auprès de six chiens (cinq Vizslas et un petit croisé) qui marchaient sans laisse avec leur humain, tous partageant la même maison. Individuellement, les chiens ont montré des caractéristiques uniques, y compris la vitesse de course et la distance qu’ils entretenaient de leur humain.
Les chercheurs ont découvert que les chiens étaient des leaders entre 50 et 85 pour cent du temps, et que les rôles de leader et de suiveur étaient interchangeables quand ils ne suivaient pas leur humain. A certain moment, les mêmes chiens avaient tendances à suivre ou à prendre le leadership.
Lorsque l’équipe de recherche a analysé les caractéristiques du leader et des « suiveurs», ils ont appris que «les chiens leaders/ dominants ont une personnalité unique et spécifique: ils sont plus à même d’être formés/entrainés, ils sont plus contrôlables et font preuve de plus d’agressivité. De plus ils sont plus âgés que les chiens subalternes».

meute lycaon

Les chiens vivants en groupe, comme de nombreux autres animaux, forment des réseaux sociaux. En regardant les relations sociales entre les chiens du groupe, les chercheurs ont également découvert que « le réseau construit à partir de ces relations, leader/suiveur, est hiérarchique, et les positions des chiens dans le réseau sont en corrélation avec l’âge, le rang de dominance, la contrôlabilité et les mesures d’agression. » Et ce qui est très intéressant et important, c’est qu’ils pourraient également déterminer le rang de dominance et les traits de personnalité de chaque chien en fonction de leurs déplacements, soit comme leaders ou comme disciples. Le co-auteur Máté Nagy note: «Nous avons montré qu’il est possible de déterminer le classement social et les traits de personnalité de chaque chien à partir de leurs données de mouvement GPS. »

Dans l’ensemble, cette étude unique et extrêmement minutieuse et détaillée a montré que le réseau social hiérarchique sous-jacent d’un groupe de chiens et les différences individuelles de personnalité influencent fortement le déplacement du groupe dans son ensemble. Ce n’est pas un système égalitaire. Comment leurs données s’appliquent à d’autres non-humains et à l’homme, reste à étudier plus en détail.
Cette étude montre que les chiens sont unis par des relations hiérarchiques, que ce soit pour les chiens vivant avec des humains et pour les chiens en liberté, qu’ils soient seuls ou plus ou moins seuls. Leur positionnement hiérarchique, au sein du groupe influence les mouvements de groupe. En fonction des mouvements, les chercheurs pourraient déterminer de façon fiable le rang et la personnalité de chaque individu du groupe.
Il est toujours utile d’avoir différentes façons d’évaluer le statut social et les traits de personnalité lorsqu’il n’est pas possible de voir tout ce que font les individus d’un groupe.
Dans nos études de terrain sur les coyotes, nous nous sommes appuyés sur différentes façons d’évaluer le rang et les traits de personnalité et avons découvert que certains comportements étaient fortement corrélés.

L’application pratique de savoir qui est un leader et qui est un « disciple »

Il y a aussi un côté pratique important à cette étude. En plus d’en apprendre davantage sur les hiérarchies sociales, les chercheurs espèrent que cette façon d’étudier les chiens pourrait aider à créer des paires optimales de chiens utilisés pour des tâches importantes telles que les opérations de recherche et de sauvetage, rassemblant ceux qui ont la plus grande compatibilité.  » Ce serait un gagnant-gagnant pour les chiens et pour les humains pour qui ils cherchent.

Pour plus de débat sur la dominance chez les chiens nous vous invitons à les articles : « La domination sociale n’est pas un mythe : loups, chiens, et …« , « Dominance et Pseudoscience: le Sens du non-sens « ….

References

Agressivité chez les chiens: les rôles de l’oxytocine et de la vasopressine

Une nouvelle étude montre que ces hormones peuvent façonner l’agressivité et les émotions affiliées

Une étude récente sur l’agressivité chez les chiens menée par le Professeur Evan MacLean (Université de l’Arizona – US) « Oxytocine endogène, vasopressine et agressivité chez les chiens domestiques» a suscité un intérêt certain.

Oxytocine vs Vasopressine

L’oxytocine est souvent appelée «hormone d’amour», bien que l’hypothèse d’une relation extrêmement étroite entre le comportement positif et l’oxytocine soit souvent surestimée. Contrairement à l’oxytocine, la vasopressine, bien qu’amplifiant la tonicité des vaisseaux sanguins, a été liée à une agressivité accrue chez l’homme, et maintenant, pour la première fois, chez les chiens.

Cela pourrait surprendre beaucoup de personnes mais les bases du comportement social chez les chiens est en majeure partie liés au fonctionnement hormonal. À titre d’information, comme l’ont souligné les chercheurs, « le comportement agressif chez les chiens pose des problèmes de santé publique et de protection des animaux, mais les mécanismes biologiques régissant l’agressivité des chiens ne sont pas bien compris». Aux États-Unis, il y a environ 4,5 millions de morsures de chiens chaque année, environ la moitié impliquant des enfants. Le nombre de morsures de chien subies par les jeunes a diminué au cours de la dernière décennie.

Le texte intégral de l’étude « Oxytocine endogène, vasopressine et agressivité chez les chiens domestiques » est disponible en ligne, et un excellent résumé de cette étude historique peut être trouvé dans un essai de Carrie Arnold intitulé « Pourquoi certains chiens sont plus agressifs? Fondamentalement, le Dr MacLean et ses collègues ont commencé à étudier des chiens qui montraient une agressivité envers d’autres chiens. Ils ont observé leurs réactions et les ont comparé à des chiens non agressifs, de même sexe, âge et race. Ils ont mesuré les niveaux d’oxytocine et de vasopressine avant que les chiens ne soient exposés l’un à l’autre.

Lorsque 2 groupes de chiens ont été mis face à des chiens en peluche. Mme Arnold écrit: « les chiens agressifs grognaient, se précipitaient et aboyaient davantage envers les chiens en peluche que leurs homologues non agressifs. Ils avaient aussi beaucoup plus de vasopressine dans leur sang ».

Le Dr MacLean et ses collègues ont également étudié les chiens d’assistance (type chien guide…) pour comprendre leur comportement en présence de chiens inconnus et menaçants. Dans l’ensemble, ces chiens étaient plus calmes et présentaient plus d’oxytocine dans leur sang que les chiens communs. Mme Arnold écrit: « Les chiens d’assistance, élevés pour leur tempérament placide, ont des niveaux significativement plus élevés d’oxytocine (OT) dans leur sang que la moyenne des chiens. Les chiens qui étaient plus agressifs envers d’autres chiens avaient cependant plus de vasopressine (AVP) ».

Provoquer la cause et l’effet et comprendre les chiens individuels

Des études comme celles-ci sont très intéressantes et montrent d’importantes applications pratiques. Si on ignore si la vasopressine provoque, ou est le résultat d’un comportement agressif, nous connaissons maintenant les bases sous-jacentes de ce comportement. Lorsque la cause et l’effet sont résolus, cela peut conduire à des manières de contrôler les agressions hors contrôle et inappropriées. Et, bien que l’agressivité semble être beaucoup moins fréquente que les comportements positifs ou prosociaux chez les chiens, il s’agit toujours d’une réponse adaptative dans certaines situations et s’exprime clairement dans beaucoup d’autres animaux, y compris chez les humains.

Cela vaut la peine de citer la conclusion du document de recherche original car les auteurs présentent clairement pourquoi leur étude est si importante.

« En fin de compte, l’agressivité des chiens est un comportement social normal et adaptatif, mais exprimé dans un mauvais contexte, ou dans une extrême mesure, dont les conséquences compromettent le bien-être des humains et des chiens dans notre société. Il est probable que l’agressivité des chiens peut être motivée par divers états psychologiques, y compris la peur et la colère. Ces processus émotionnels peuvent être facilités par, ou produire des effets sur la signalisation OT et AVP dans le cerveau. Ainsi, il est important de considérer l’agressivité des chiens à plusieurs niveaux d’analyse, en abordant à la fois les processus cognitifs (par exemple, l’évaluation, l’apprentissage, l’inhibition) et les mécanismes physiologiques sous-jacents, qui servent de médiation à ces comportements. Les études présentées ici, suggèrent que l’OT et l’AVP peuvent jouer un rôle important dans ces processus socio-émotionnels et préparer la voie à un travail futur évaluant si les traitements et les interventions d’agression peuvent être améliorées en considérant les rôles de ces neuropeptides. En fin de compte, nous espérons que ces recherches conduiront à une connaissance accrue de la biologie du comportement social, à la promotion du bien-être humain et animal et à la préservation des relations uniques et de longue date entre les humains et les chiens. »

D’autres recherches sur tous les aspects du comportement social des chiens et autres animaux sont en cours de développement. Nous essaierons de vous les présenter et de vous tenir au courant et de disséminer ces résultats et montrant les causes et les effets pour rendre la vie des chiens plus agréable.

Il est essentiel de comprendre les chiens en tant qu’individus parce que les expériences personnelles d’un chien peuvent sûrement jouer un rôle important dans la façon dont il / elle répond à diverses situations, de la même manière que la formation. Ce qui semble inapproprié peut être totalement compréhensible lorsque le point de vue du chien individuel est pris en compte.

Dans l’ensemble, être capable d’éteindre l’agressivité quand il ne s’agit pas d’une réponse appropriée serait gagnant-gagnant pour les chiens et les humains.

Ref:

De l’Homme à l’Animal, Imaginaire et Réalité : les rencontres de l’OECC

Le 26 Novembre 2017 à l’Atrium de Chaville (92), l’Organisme Européen des Conseillers en Comportement se réunit et vous propose une journée sous le thème de la relation homme/ animal. Amoureux des animaux ? Professionnels ? cette journée est pour vous. 

loeccLes Rencontres de l’OECC sont un moment enrichissant où comportementalistes et professionnels et aficionados du monde animalier, se retrouvent pour discuter, échanger, apprendre dans une ambiance décontractée.

Ce sont aussi des opportunités pour faire connaitre le métier de comportementaliste aux propriétaires d’animaux domestiques et donner la paroles à tous.

Ces conférences ne sont pas seulement dédiées aux comportementalistes, mais aussi au grand public et aux autres professionnels qui œuvrent dans la relation homme / animal, mais aussi homme/ homme.

Découvrez le programme et réservez votre journée !

Une occasion pour venir voir les représentants du Centre Kami sur place et se joindre à nous pour défendre la cause animale.

Pensez à vous inscrire, car le nombre de place sera limitée!

A très vite à Chaville !

 

 

 

« Je pars en vacances avec mon animal »

Les vacances approchent, les départs se préparent, comment gérer au mieux ces nouvelles situations? Nous  vous proposons ici une revue d’article parue en avril 2014, dans la Newsletter du Comportementaliste.

“Comment faire pour que le transport se passe bien et éviter que ce soit trop stressant pour mon animal.”

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Pour un chien

Les départs en vacances sont faciles pour les chiens habitués à voyager toute l’année ou capables de s’adapter très vite à des milieux nouveaux.
Lors de voyages en train ou en car, un chien qui ne voyage pas en sac (poids du chien supérieur à 6 kg) doit être capable de supporter le port d’une muselière si un autre voyageur le demande. Une habituation à la muselière peut être réalisée dans les semaines qui précèdent le voyage.
La muselière doit être mise en place, d’abord quelques secondes, puis sur des durées de plus en plus importantes. Des activités agréables (caresses, promenades…) peuvent être associées au port de la muselière afin de la rendre moins négative. Pour les chiens gourmands, un peu de fromage ou de pâtée à tartiner peuvent être disposés à l’intérieur de la muselière afin de favoriser une mise en place volontaire.
harnais-chien-securite-voiture-pas-cher-3Lors de transport en voiture, il existe également des dispositifs permettant de sécuriser le transport: harnais se fixant sur les ceintures de sécurité ou boîte de transport adaptée au poids du chien et compatible avec la taille du véhicule. En plus d’augmenter la sécurité de l’animal, ces dispositifs permettent de lui attribuer un espace dédié qui facilite l’obtention d’un état de calme.
Sur un espace réduit la plupart des chiens finissent pas se coucher et se taire .
Pour d’autres très anxieux, cela est plus difficile, l’utilisation d’Adaptil® Spray ou Comprimés,  seul ou associé à d’autres prescriptions, peut alors les aider. Si une personne à laquelle le chien est attaché peut voyager avec lui à l’arrière, les caresses et la présence à ses côtés de lui permettront d’atteindre plus vite un état apaisé.
Comme pour la muselière, l’anticipation du voyage peut permettre d’habituer progressivement le chien à la voiture.
Le principe consiste à systématiquement associer la mise dans la voiture à une action agréable pour le chien : promenade, caresses, jeux, récompense alimentaire à l’arrivée du transport, même de quelques minutes. Et rompre ainsi l’association la plus courante pour les chiens sortant peu de chez eux : voiture = vétérinaire ou toiletteur.
Lors de transports très longs (supérieurs à 8 heures) si l’animal ne doit pas marcher à l’arrivée et si son état de santé et son âge le permettent, des traitements sédatifs peuvent être proposés. Ils sont lourds et contraignants et doivent être réservés à des cas particuliers.
Il est souvent préférable de faire voyager les chiens à jeun, certains souffrent de mal des transports tels que nous le connaissons pour les humains.

Je laisse mon chien au chenil, comment faire pour que tout se passe au mieux?

Le chien est un animal social, attaché aux membres de la famille avec laquelle il vit, ses propriétaires vont lui manquer. Il n’est pas utile de mentir aux propriétaires de chien à ce sujet.
Par contre il est possible de trouver des solutions pour rendre ce séjour le plus confortable possible pour le chien et diminuer ainsi les effets négatifs liés à la séparation.
S’il s’agit d’un chien capable de bien communiquer avec ses congénères, un grand box individuel n’est pas forcément à privilégier. Un environnement, qui peut paraître plus rustique, moins aménagé, sous forme de parc avec des abris où les chiens sont placés à plusieurs, lui conviendra peut-être mieux. La présence d’autres chiens peut lui fournir une occupation le distrayant malgré l’absence de sa famille. Ses habitudes doivent être décrites et laissées par écrit aux gardiens, ils sauront ainsi s’il s’agit d’un chien habitué strictement à des promenades en laisse, ou au contraire promené librement au moins une heure chaque jour.
La première fois, si le chien est mis en pension pour une longue période, il est utile de faire au préalable un essai de quelques jours. Cet essai permet de vérifier le  comportement du chien avec ses congénères et la façon dont il supporte la séparation.
Il pourra se familiariser avec ce nouveau lieu et, si l’essai est probant, être plus vite à l’aise lors d’un séjour ultérieur. Les propriétaires seront eux aussi rassurés sur la capacité de leur chien à s’adapter à la pension et donc moins inquiets lors de leur départ prolongé. Ils enverront ainsi moins de signaux inquiétants à leur animal au moment de la prochaine séparation.

Le fait d’être capable de rester seul chez lui n’est pas forcément une garantie que le chien sera capable de rester sans ses propriétaires dans un milieu inconnu.
Pour des animaux présentant des difficultés d’adaptation, l’utilisation d’Adaptil®
en spray, collier ou comprimés) est une aide. Adaptil® permettra un apaisement plus facile, sans provoquer de sédation ou d’indifférence du chien. D’autres aides peuvent également être mises en place en complément d’Adaptil® de façon préventive

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Pour un chat

Il est toujours difficile de proposer une vérité ou un conseil qui convienne à tous les chats. La plupart du temps, le transport d’un chat se déroule mieux si ce dernier est mis dans une cage ou un sac destiné à cet usage. Il ne verra pas le paysage défiler, ne sera pas effrayé par les camions ou voitures qui doublent et il lui sera plus facile de s’approprier et de rendre apaisant un espace réduit plutôt que l’ensemble du véhicule. chaton-dans-cage-roseCertaines cage de transport disposent d’encoches permettant de passer les ceintures de sécurité et ainsi de stabiliser la boîte et de protéger le chat en cas d’accident de la circulation. Il ne s’agit pas d’un univers carcéral mais bien d’un lieu réconfortant pur le chat. La pulvérisation de Feliway® à mi-hauteur dans les quatre coins de la cage, ainsi qu’au centre, permet de rendre plus rapidement ce lieu apaisant. Il est aussi utile de disposer, plusieurs jours avant le voyage, la cage dans une des pièces de la maison afin que le chat puisse l’explorer, la visiter, voire s’installer à l’intérieur.

Si la cage a été utilisée dans le passé par un autre animal ou par ce même chat mais que le transport s’est mal passé ou faisait suite à une action désagréable (visite chez le vétérinaire par exemple), il faut réaliser un nettoyage soigneux du support avant d’appliquer le Feliway®. Les pulvérisations seront effectuées plusieurs jours avant le transport et, le jour du transport, une demi-heure avant d’installer le chat à l’intérieur.
Pendant le voyage, il est, la plupart du temps, inutile voire dangereux de sortir le chat de sa cage de transport lors des arrêts. La promenade en laisse à l’extérieur pour lui permettre d’uriner est vaine, il ne sera pas capable d’éliminer dans un endroit inconnu, bruyant, rempli d’odeurs d’autres animaux. La remise dans la cage risque d’être compliquée avec un chat qui aura été paniqué par sa sortie en laisse. Mieux vaut donc le laisser dans sa cage dans une voiture garée à l’ombre, ou le transporter sans le sortir si le stationnement à l’ombre n’est pas possible afin d’éviter un coup de chaleur. Le chat est un animal adapté à la vie désertique et capable de concentrer ses urines plus que d’autres espèces. Il peut ainsi rester plusieurs heures sans uriner.
Afin de prévenir d’éventuels accidents de malpropreté, et d’éviter au chat de voyager en baignant dans son urine, une serviette éponge ou une alèse jetable peuvent être disposées sur le sol de la boîte, il sera facile de les retirer, sans avoir à sortir le chat, si des souillures apparaissent au cours du voyage. Mettre de la litière sur le sol de la cage de transport ne représente pas un élément de confort pour le chat qui ne comprend pas pourquoi il est contraint de rester sur sa litière (son champ d’élimination).
Lors de transport en avion, en train ou en car le placement du chat dans un dispositif de transport est obligatoire. Il n’est pas utile de le choisir immense. En train et en car, il n’existe pas de lieu dédié et la cage de transport est le plus souvent installée aux pieds ou sur les genoux du propriétaire. De plus une boîte d’une taille réduite est plus vite rassurante pour le chat. La taille doit être choisie de façon à ce que le chat puisse se retourner sur lui même. Un volume supérieur n’est pas un gain de confort.

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Mon chat m’accompagne en vacances, dois-je le laisser aller dehors ou le laisser enfermé pour ne pas qu’il se perde?

La réponse à cette question est différente selon les habitudes de vie du chat. S’il s’agit d’un animalqui, le reste de l’année, n’a pas accès à l’extérieur, mieux vaut ne pas le laisser sortir. En effet au retour, il risquerait de ne plus supporter de se retrouver sans accès à l’extérieur.

S’il s’agit d’un chat qui a déjà un accès à l’extérieur toute l’année, il doit explorer son nouveau lieu de vie progressivement afin de pouvoir retrouver son chemin lors des sorties. Il est alors conseillé de le laisser à l’intérieur de l’habitation quelques heures puis de le laisser explorer l’extérieur à son rythme. La familiarisation de ce nouveau lieu de vie peut être accélérée par le branchement d’un diffuseur Feliway® dès l’arrivée dans le lieu de vacances ou encore mieux quand cela est possible quelques jours avant l’arrivée du chat. Certains ne voudront peut-être pas sortir, il ne faut pas les forcer.
S’il s’agit d’un chat peu adaptable, connu pour avoir du mal à modifier ses habitudes, un traitement peut être mis en place de façon préventive.
Plus les conditions de vie seront proches de ses habitudes, plus l’adaptation sera facilitée (rythme des journées, personnes présentes, petit mobilier, griffoir, coussin, caisse, gamelles…).

Mon chat : pension pour chat ou nounou à la maison ?

D’autres options peuvent aussi être considérées. De nombreuses pensions pour chat pourront acceuillir Minou, soit dans des box individuels, soit dans des box collectifs en fonction de la capacité du chat à sociabiliser avec ses congénères. Il sera important de le conditionner avec un diffuseur Feliway® quelques jours avant le départ en vacances, afin d’éviter un stress important. Sur place, la pension aura certainement prévu du Feliway® également. Il sera nécessaire de convenir de cela avec la pensionavant d’amener le chat.

harlemLa solution préférée est de demander à un tiers – le voisin, l’ami, la famille ou encore un pet-sitter – de passer à la maison donner à manger, mettre de l’eau fraiche, nettoyer le lieu d’élimination, jouer quelques instant si le chat n’est pas trop farouche, quotidiennement. Le chat n’a pas à changer de lieu d’habitation, ce qui est le moins perturbant pour lui. Ses humains vont certes lui manquer, mais il conserve ses repères.

Conclusion

Voyager avec un animal, ça ne s’improvise pas ! Les départs en vacances peuvent être sources de stress tant pour l’animal que pour ses propriétaires.
En effet, lorsque le chien ou le chat ne sont pas préparés, l’expérience peut vite tourner au cauchemar. C’est en suivant ces quelques conseils de bon sens que le départ en vacances se passera dans les meilleures conditions.

Corine Gomez

Ref.  Muriel Marion – Docteur vétérinaire, Vétérinaire comportementaliste

Enfin des produits respectueux des animaux!

Enfin des aliments éthiques ! Enfin des accessoires adaptés !

Il n’en fallait pas plus pour que le Centre Kami vous les propose aujourd’hui. Quand on parle de bien être animal, on parle bien évidement de son confort psychologique au sein de sa cellule familiale et de l’harmonie qu’il y règne, mais on parle aussi de son intégrité physique et du respect de sa morphologie et de ses besoins physiologiques.

Nos compagnons chiens, chats et furets sont avant tout des carnivores, à tendance omnivore, mais leur métabolisme nécessite l’ingestion de protéines (animales) pour le développement et maintien de leurs muscles et leur poids de forme, ainsi que pour une liste non exhaustive de raisons.

L’industrie de la grande distribution, le marché de l’alimentation pour animaux se faisant florissante, nous avons assisté à la multiplication des offres de croquettes multiples et variées, venant de grands noms du secteur industriel.

Vanter des croquettes à haute teneur en protéine, avec un max de 25% de déchets de viande broyée et de cendre brute, c’est un peu se moquer du monde… bref.

Parce que le Centre Kami n’a pas la même conception du bien-être animal, nous avons développé un partenariat avec HOPE PET FOOD, qui propose des aliments en réelle haute teneur en protéine, développés sur le modèle du BARF®, (Biologically Appropriate Raw Food).

HOPE PET FOOD : des croquettes éthiques qui considèrent tous les besoins nutritionnels de l’animal

Imaginez votre vie entière à manger des pâtes. Nous n’avons rien contre les pâtes, mais imaginez-vous manger des pâtes à la carbonara, à la bolognaise, au beurre, tomate basilic (les jours de fêtes), le matin, midi et soir et ça, toute votre vie !!!  Et je ne vous parle pas de pâtes fraîches, mais de pâtes industrielles… Outre l’aspect répétitif et lassant d’un point de vue gustatif, l’apport en vitamines, en protéines, en acides animés, oligo-éléments s’en verrait réduit au minima, voire même inexistant, créant des carences conséquentes. Et bien, c’est ce que les croquettes industrielles sont pour vos loulous adorés : des pâtes à longueur de vie.

C’est absolument tout ce que HOPE PET FOOD a souhaité éviter en proposant des aliments qui répondent aux besoins protidiques (de 36% à 63%) en adéquation avec une bonne digestibilité. Les croquettes HOPE sont complementées avec des vitamines, omega 3, oligo éléments, d’orignes végétales et naturelles. De plus leur composition considère l’animal de façon holistique et dans une démarche éthique, sans OGM, sans gluten, sans céréales.

HOPE PET FOOD propose aussi des cornes de cerf (tombées naturellement) pour un détartrage au long court.

Pour apporter la touche solidaire, HOPE PET FOOD s’engage à reverser 1% des ventes à des refuges, pour que d’autres loulous en profitent aussi.

 

PERFECT FIT : la sellerie éthique !

Enfin des harnais confectionnés (en Angleterre, et non en Chine)  sur mesure pour respecter la morphologie du chien, qui assurent confort, sécurité et bien-être.

Les harnais PERFECT FIT assure une excellente tenue, sans gêner la trachée de votre animal, ni en lui bloquant les épaules . Le harnais (vs collier) est hautement recommandé par les vétérinaires, et cela dès le plus jeune âge de votre chiot, pour les raisons suivantes :

Les colliers peuvent donner des sensations désagréables et douloureuses en contraignant le chien au niveau de sa gorge et de son cou. Ainsi la douleur générée va créer de l’anxiété et peut entrainer des réactions non souhaitées (chien agressif, hyper anxieux…). Il va encore plus tore sur la laisse et entre en processus de travail, de défense ou de fuite.

Des études vétérinaires ont montrer prouver que les tensions causées par le port de collier augmentent la pression intra-oculaire, pouvant ainsi provoquer des lésions oculaires aux chiens avec des cornées minces ou faibles, des glaucomes et autres pathologies oculaires.

Le port du harnais aide le chien à éviter les mauvaises associations :  Beaucoup de chiens associent les sensations désagréables causées par leur collier à leur environnement immédiat. Ainsi un autre chien passe, et votre toutou va croire immédiatement que c’est ce chien qui lui cause cette douleur. Il aura donc une aversion envers ce chien, puis à terme les autres chiens. Le port du harnais ne cause aucune douleur, par conséquent ce comportement opérant ne pourra pas se dérouler.

perfect fit harness

De plus sa conception très spécifique fait du harnais PERFECT FIT, le meilleur harnais anti-traction du marché ! En bref, fini le chien qui tire en laisse. Il est parfait pour un apprentissage de marche au pied.

Molletonné, il assure un confort parfait. Pour finir de vous convaincre, le harnais PERFECT FIT est composé de 3 parties séparées clipsables. Vous composez ainsi le harnais adapté à la morphologie de votre chien.

Les refuges & vétérinaires recommandent les 2 modèles de harnais développés par PERFECT FIT.

Pour conclure, vous l’aurez compris , le bien-être animal passe aussi par l’alimentation et les accessoires de confort que nous leur apportons.  Il parait alors évident qu’une nourriture riche, répondant à ses besoins,  des produits et accessoires éthiques, vont aider votre animal à se développer tant physiquement que psychologiquement, tout en douceur.

Voir page Nos Produits et Accessoires

« Pourquoi mon chien : tire en laisse, saute, aboie… » Des réponses et solutions à portée de main

Samedi 1er Avril, de 10h00 à 12h00, nous vous accueillons pour ce second atelier, à Villeneuve Loubet, dans les locaux du A2S, 2 rue de la Chapelle.

Après le succès du premier atelier, où formatrice et participants ont pu discuter et échanger sur les comportements des chiens, nous vous proposons cette fois-ci, un atelier thématique: « Pourquoi mon chien : tire en laisse, saute, aboie… »

Pendant environ deux heures, nous discuterons et échangerons sur des cas concrets concernant les thèmes:

  • Mon chien tire en laisse
  • Mon chien saute sur tout le monde pour saluer
  • Mon chien aboie tout le temps

Et nous vous proposerons des solutions pour que ces comportements gênants s’arrêtent.

Droit d’inscription:

  • Adulte : 10€
  • Enfant (à partir de 11 ans et jusqu’à 16 ans) : 5 €

Nombre de place limitée – Inscrivez- vous maintenant:

bouton-jem'inscris

Mode de paiement:

  • Envoyez un chèque : Centre Kami, 28 Corniche Notre Dame, 06270 Villeneuve Loubet
  • Sur place : Déposez votre paiement (au minimum 2 jours avant l’atelier) à :

A2S, 2 rue de la Chapelle à Villeneuve Loubet

  • Par Carte Bancaire: (bientôt disponible)
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Balade de chien à chien Promettons dans les bois, pendant que les chasseurs ne sont plus là. 3 et 20 avril : une journée de stage pour apprendre à sauver un chien.
#centrekami , @cogoz Jeux de chiens! Taiko, la gentillesse incarné #chienautop #ilovemydog #centrekami Suki dans un lit trop grand pour lui