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La pyramide des besoins chez le chien

Les besoins chez les animaux humains

Le psychologue Abraham Maslow expose pour la première fois sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, en 1943. Cette théorie est présentée à travers la pyramide des besoins, ou plus connu comme la pyramide de Maslow – représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins.

Le psychologue américain, Frederick Herzberg, va approfondir l’approche de Maslow, à travers ses études où il définit les besoins de l’homme dans le monde du travail. Pour se faire comprendre, il présente une théorie, l’anthropologie de l’homme au travail, qu’il fonde sur l’analyse d’un double mythe, qu’il va baptiser le mythe d’Adam et le mythe d’Abraham.

  • Mythe d’Adam : échapper à la souffrance, recherche de tout ce qui va réduire sa souffrance
  • Mythe d’Abraham : lui est l’élu, dieu l’a choisi et sa motivation est de réaliser sa destinée, d’accomplir ce pour quoi il a été choisi.

L’homme au travail est à la fois Adam et Abraham. Il recherche à souffrir le moins possible (fatigue, stress), mais également à s’épanouir, à se réaliser.

L’étude des enfants sauvages a aussi permis d’avancer dans les constatations qui caractérisent les besoins des êtres vivants, notamment les animaux sociaux et Homo sapiens.


Fig. 1 Pyramide des besoins selon Maslow

  Les besoins physiologiques sont directement liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont des besoins concrets (respiration, faim, soif, sexualité…). Il s’agit d’un besoin immédiat et constant.

  Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Il s’agit donc d’un besoin de conservation d’un existant, d’un acquis. Il s’inscrit dans une dimension temporelle.

  Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, …). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.

  Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

  Le besoin de s’accomplir est selon Maslow le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement.

Un sixième besoin pourrait être introduit :

  • Le besoin d’éternité, d’immortalité ou tout simplement de temps. C’est un besoin de plus en plus exprimé dans notre société. Commercialement, il se traduit par l’attirance envers les produits promettant le rajeunissement ou de gagner du temps. L’émergence de technologies nous permettant de prolonger la vie (sciences médicales, cryogénisation…)

La Pyramide de Maslow transposée chez le chien 

Il nous a semblé intéressant d’établir un modèle de pyramide des besoins chez le chien. Car vivre avec un chien, implique connaitre les besoins associés à son espèce et y répondre pour assurer son bien-être et ses développements cognitifs, émotionnels et structurels.


Fig 2. Transposition de la Pyramide de Maslow

 
 Comme Frederick Herzberg l’avait mis en avant, outre les humains, bons nombres d’espèces animales non- humaines, vivants selon un schéma social plus ou moins complexe, sont régis par une liste de besoins à combler.

Chez nos amis canins, les besoins majeurs sont :

  • les besoins biologiques, soit physiologiques et « de survie »
  • les besoins sociaux, soit les interactions avec les congénères et les autres espèces,
  • les besoins individuels, propres à chaque individu, en fonction de sa race, de son développement et de son caractère.


Les besoins physiologiques : des besoins de base

Ceux sans quoi, l’individu ne peut pas vivre d’un point de vue fonctionnel et structurel.
La nourriture et l’eau : les apports nutritionnels vont varier tout au long de la vie de notre chien. Un chiot aura besoin d’éléments spécifiques en raison de son développement musculo-squelettique et neurophysiologique. Une chienne gestante ou allaitante aura besoin d’une nourriture riche pour assurer le bon développement de sa gestation et la viabilité des chiots à venir. Un chien âgé nécessitera une attention toute particulière et un apport particulier pour l’aider dans sa motricité. En fonction de l’activité, de la race de votre chien et de sa santé, il sera capital de lui procurer la nourriture adaptée. Tout comme pour nous, l’eau est indispensable. Les chiens sont pour la majorité, nourris avec des aliments secs (type croquette), par conséquent ils sont susceptibles de boire davantage. De l’eau fraiche doit être à disposition nuit et jour. Cependant un chien qui boit de façon excessive ou plus qu’à l’accoutumé doit être amené chez le vétérinaire pour vérifier le bon fonctionnement de ses reins et son taux de glycémie et d’insuline.

Éliminer, faire ses besoins : Un chien doit pouvoir vider sa vessie et ses intestins régulièrement. Un chiot fait ses besoins après chaque repas, au cours des séances de jeu, et au réveil. Il est donc indispensable de le sortir faire ses besoins à l’extérieur à ses moments-là, pour qu’il apprenne à être propre, et donc ne plus faire à la maison.

Même si les chiens adultes sont capables de se retenir, il est vivement déconseillé de laisser son chien plus de 8 heures sans sortir. Cela peut avoir des répercussions sur son système urinaire (cystite, infection, problème de vessie, prostate…) mais aussi sur son état psychologique (anxiété, trouble du comportement….

Se reposer : Un chiot, tout comme un enfant, va assimiler tout ce qu’il s’est passé dans la journée, les nouveaux apprentissages, durant le sommeil. Il est donc indispensable qu’il puisse bénéficier d’un repos de qualité, dans un lieu tranquille et sans dérangement. Un chien adulte a également besoin de dormir dans un endroit sécurité et serein. Il a besoin de récupérer de sa journée et de ses efforts, sans quoi, il risque de développer des troubles du comportement. Un chien dort de 10 à 18 heures par jour (en fonction de l’âge).

Les besoins de sécurité

Un individu, quel qu’il soit, a besoin de sécurité pour évoluer et se développer en toute quiétude. L’insécurité est facteur de stress et de troubles autant pathologiques et psychopathologiques. Chez le chien, le besoin de sécurité est donc primordial.

 Son lieu de repos, son refuge : Il doit s’y sentir en sécurité et pouvoir s’y reposer sans être déranger. Il est important de ne pas mettre sa couche / son panier sur un lieu de passage, devant une porte, sous une fenêtre. Quand le chien fait une bêtise, il ne faut jamais le gronder lorsqu’il est sans son panier. Il doit être en sécurité dans son panier.
« Le chien a besoin d’évoluer dans un environnement cohérent et stable. » Beaucoup de chien déclenche des problèmes de comportement car ils subissent les changements d’humeur, et les variations stressantes venant de leur famille humaine. Nos agissements ont un impact majeur sur eux. Tout ce que nous faisons les impacte. Il est important pour l’équilibre de la maison, de la famille, de tenter de maintenir un milieu stable et calme.

Les besoins sociaux

Le chien est un animal social. Il a besoin d’interagir aussi souvent que possible et de façon positive avec ses congénères mais aussi avec les humains dès son plus jeune âge.
Avec ses congénères : il faut laisser les chiens libres de se rencontrer, de se sentir et de jouer et communiquer entre eux. Les humains interviennent trop souvent lors de rencontres de chien, souvent par peur de ce qui pourrait se passer. Les chiens sont moins compliqués que nous humains. Pour leur bien-être, ils doivent fréquenter d’autres chiens. Les priver de cela parce que leur propriétaire est réticent, c’est les priver de leur statut de chien. Pour les humains qui ne sont pas à l’aise avec ces rencontres ou peu confiants, il est possible de demander de l’aide auprès d’un comportementaliste ou d’un éducateur.
Avec les humains : des moments ensemble, de jeux, de tendresse, de travail. L’emmener avec nous, le faire partager de bons moments qui pour lui seront source de stimulations mentales différentes. C’est passer du temps qualitatif, en connexion avec son chien.

Avec d’autres espèces : dès lors qu’un chiot est mis en contact avec d’autres espèces que la sienne, durant ses périodes de développement, il identifiera ses espèces comme des amis et des partenaires de jeu éventuel. 

Les chiens ont besoin de vivre avec leur groupe familial. Ils ne sont pas faits pour la solitude et en souffrent dès lors qu’ils sont laissés seuls de façons récurrentes et prolongées, que ce soit dans un jardin, une pièce de l’appartement ou tout autre environnement.

Ils aiment communiquer, comme tous les animaux sociaux. Ils possèdent différents modes de communication : vocal, postural, olfactif. Il est donc important de comprendre leurs codes de communication pour y répondre de façon cohérente. Plus on les comprend, plus la complicité et la confiance mutuelle seront confortées.

Le besoin d’estime

Par estime il faut surtout comprendre « Respect ». Respecter le chien en tant que chien, en considérant sa race, son histoire et ses besoins. Les êtres humains ont tendance à humaniser leur animaux domestiques et faire un excès d’anthropomorphisme. Les effets sont très souvent désastreux, car en humanisant le chien, on ne le considère plus comme tel. Un chien n’est pas « dominant » ou « soumis ». Il n’est pas non plus « agressif » ou « voleur » ou tout autre terme tel que nous les entendons pour les humains. Un chien va réagir en fonction de son environnement à un instant donné, en soupesant sa situation, ses expériences passées et en fonction de son état émotionnel. Un chien qui aura était « estimé » et « respecté » aura acquis la confiance nécessaire pour faire face aux situations, agir et réagir de façons adaptées.

Estimer un chien, c’est lui faire confiance et lui permettre de se développer en adéquation avec les besoins liés à son espèce.

Le besoin d’utilité

Certaines races de chiens ont été génétiquement sélectionnées pour accomplir des tâches bien particulières depuis le XIIème siècle. On pensera aux chiens de berger (border collie, shetland, Berger australien, bouvier des Flandres…), aux chiens de chasses (épagneul, cocker, teckel, braques, pointer, beagles, St Huber, shiba inu, lévriers…), aux chiens de travail, de défense et d’utilité (husky, malamute, berger allemand, malinois, dobermann…). Ces chiens ont dans leur organisme des marqueurs génétiques et des traits de caractères qui répondent aux exigences définies depuis 1000 ans. Il est impensable de leur demander d’agir différemment aujourd’hui.

En fonction de leur race, les chiens ont donc un besoin irrépressible d’accomplir leur tâche. S’ils en sont privés, ils vont mettre en place des activités ou en comportement compensateurs (destruction, aboiements intempestifs, agressivité, fugue…)

Afin d’éviter des erreurs de casting, il est conseillé de bien se renseigner sur la race ou le croisement de races du chien que l’on souhaite adopter, pour s’assurer que nous serons en mesure de répondre à ses besoins.

Les besoins d’activité

Comme mentionné ci-dessus, les chiens ont besoin d’accomplir certaines tâches et avoir des activités définies. En moyenne un chien nécessite entre 3 à 5 heures d’activités par jour.

Il faut bien évidemment prendre en considération, la race, l’âge et la santé du chien. Un bichon de 7 ans ne va pas avoir besoin d’autant d’activités qu’un Berger Allemand de 2 ans. Cependant, si sur le plan physique, le Berger Allemand sera davantage demandeur, le bichon sera friand d’activités intellectuelles et de jeux.

Voici les type d’activités dont les chiens ont besoin :
–    Activité locomotrice : promenade, marche, course, nage, jeux « de bagarre » entre chiens
–    Activité sensorielle : l’observation, la découverte, le pistage
–    Activité intellectuelle : jeux de recherche d’objets, d’accès à la nourriture, éducation et obéissance de façon ludique.
–    Activité sexuelle : principalement pour les reproducteurs, en général les animaux de compagnie sont stérilisés.
–    Activité vocale : aboiements, chants (yoodle pour les basenji), hurlements, jappements, grognements
–    Activité masticatoire : manger, mâcher, mastiquer. (On préférera donner à notre chien des os, des friandises pour nettoyer les dents, des jouets type kong, des cordes à tirer, des cornes de cerfs)

Un chien comblé

Pour assurer un bon équilibre physique, émotionnel et comportemental, un chien doit pouvoir être satisfait dans tous points. Tous les besoins doivent être comblés en permanence et non pas l’un après l’autre.

Un chien, dont les besoins sont comblés, sera le chien parfait pour la famille parfaite. Et c’est tout ce que nous vous souhaitons.

Dans notre monde, ce n’est pas toujours facile de parvenir à combler nos propres besoins de façon permanente. Nous rencontrons des frustrations, des obstacles à notre épanouissement et parfois tristement pour des besoins bien plus primaires. Il faut néanmoins bien différencier nos besoins et nos désirs. Dès lors que le distinguo est clairement fait, il faut alors réduire nos prétentions et focaliser sur nos réels besoins… et on pourra alors se sentir heureux, comme un chien comblé.

Corine Gomez – Comportementaliste

Reférences :

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Pourquoi devenir membre ?

Effectivement pourquoi devriez-vous devenir membre d’une association comme le Centre Kami ?

« Que signifie être membre dune association? » « Quel serait mon intérêt ? Et que peut faire cette association pour moi? » « Cette association est-elle prêt de chez moi ? » A cette question 2 options possibles : « non, pas vraiment » ou « oui, et alors ?« .

Tout autant de questions qui nécessitent des réponses pour y voir plus clair et savoir ce que le Centre Kami a à vous offrir en tant que membre.

Bien partager sa vie avec un animal

Vous avez décidé d’avoir un compagnon félin ou canin et vous souhaitez faire au mieux pour qu’il puisse être heureux et épanoui. Son bien-être vous importe.

Une réduction sur des aliments et des accessoires adaptés

Étant nous même responsables de compagnons poilus, notre démarche a été de chercher, et développer si nécessaires, des produits alimentaires, thérapeutiques, complémentaires et des accessoires, qui respecteraient aux mieux les animaux. Ainsi notre gamme de croquettes pour chats et chiens, Kami Nutri Santé a été développé avec des nutritionniste et des vétérinaires, aux Royaumes Unis, dans un seul but : satisfaire les besoins nutritionnels de nos animaux et respecter le fait qu’ils sont carnivores.

Pour nos membres Plus, Pro et Plus Mix, une réduction de 10% est faite sur le tarif standard des croquettes.

Gamme Kami Nutri-Santé, pour chien et chat

Des soins et des conseils pour un mieux être

Il est facile d’imaginer que comme bons nombres de personnes, vous contacter le vétérinaire dès que votre loulou présente une anomalie. Nous le faisons tous. Les chiots et jeunes chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils croisent. Les chatons s’aventurent souvent dangereusement au risque de se blesser. Les séniors ont leurs soucis et leur douleurs articulaires, rénaux, urinaires… des pathologies liées à l’age ou à la vivacité.

Les changements de comportement de votre compagnon vont vous inquiéter, et vous vous sentez parfois dépassés.

Vous vous absentez une journée ou plus et ne souhaitez pas laisser votre loulou tout seul, livré à lui même : nous pouvons vous aider.

Être membre, c’est faire partie d’une communauté. Nous allons mettre notre expertise à votre service pour vous aider à gérer au mieux votre animal.

Vos avantages membres sur nos services:

  • Membre Premium : 10% de réduction sur les services (consultation en comportement, ostéopathie, soin énergétique,…)
  • Membre Plus, Pro et Plus Mix : 15% de réduction sur les services (consultation en comportement, ostéopathie, soin énergétique,… )

Apprendre à mieux connaitre son compagnon

Des activités en plein air

Hebdomadairement nous organisons des promenades de socialisation. Nos « promenades détentes« doivent être l’occasion pour votre chien de rencontrer ses congénères et d’apprendre les codes – sinon de s’y confronter. Ces promenades sont faites dans le calme et dans un cadre agréable et sécurisé. Les humains doivent aussi être détendus. Ce sera aussi l’opportunité d’avoir des conseils sur le comportement de votre chien, mais aussi réviser le votre.

Le but étant d’avoir un chien bien dans sa tête et dans ses pattes quand il se balade avec vous et avec des copains.

Mensuellement, notre ostéopathe se joindra à nous pour observer les chiens et détecter d’éventuels problèmes.

Ces promenades sont exclusivement pour les membres, et totalement gratuites. Nous limiterons le nombre de chiens pour pouvoir les observer tranquillement et pour limiter le stress des plus anxieux.

Taiko, un chien qui aime se faire des copains.

Des stages et des formations

Nos stages de secours canin :

Une journée mensuelle, pour apprendre à effectuer un bilan vital ou circonstancié du chien en souffrance et effectuer les bons gestes de premiers secours. Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficient d’un tarif réduit.

Nos stages en massothérapie:

Allan Gauthier, Thérapeute ostéopathe canin, félin et équin

Apprendre à masser et apaiser son chien par le toucher. Les stagiaires viendront avec leur chien et découvriront l’art de masser leur compagnon pour amplifier la relation. Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficient d’un tarif réduit.

Les Stages en Communication Animale:

Dans le cadre du partenariat Centre Kami et From Joy to
Animals, Nature, Earth, l’offre Membre Plus Mix permet d’être membre des 2 associations, et donc de bénéficier de tarif préférentiel lors des stages proposés par l’association  » From Joy to Animals, Nature, Earth », en initiation à la Communication Animale.

La Formation en Thérapie Animale

Une formation taillée pour ceux qui veulent se réorienter professionnellement, mais aussi pour ceux qui ont des centres d’intérêts dans le secteur animalier. La formation construite sur 3 piliers majeurs, vous permettra de développer des connaissances dans les univers canins et félins, et dans l’environnement animal de façon holistique.

Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficieront d’un tarif préférentiel.

Des événements pour mieux servir les animaux

En 2018, nous avons organisé la 1ère conférence sur les Émotions Animales. Pour 2019, nous préparons la 2nde édition où nos membres seront appelés à contribuer et prendre part.

D’autres actions sont en cours de préparation, pour servir la cause animale, et pour aider les refuges et associations de protection animale.

Notre association a besoin de membres. Nous avons besoin de vous. Nous essaierons de développer d’avantages de bénéfices et de soutien. Nous restons à votre écoute… Devenez membre !

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La première formation en Thérapies Animalières

Combien de personnes souhaitent annuellement réorienter leur vie professionnelle ? trouvez un nouveau souffle ? s’investir dans des causes qui leur parlent vraiment ?  

A l’occasion de mes rencontres, j’ai souvent été questionnée sur mon parcours et le cursus qui m’a menée à m’occuper du comportement des animaux. A l’issue de ces conversations, les curieux m’ont remonté qu’ils regrettaient l’absence de centre de formation avec des cours physiques : « tous ce fait par correspondance maintenant et travailler avec des animaux quand vous n’avez que de la théorie, cela ne veut rien dire.« , « Se trouver un stage tout seul, c’est la galère. Les responsables veulent des gens compétents et on ne sait pas ce que l’on vaut.« , « j’aimerai faire ce métier, mais je ne sais s’il y a des débouchés et personne pour me répondre.« 

C’est vrai… pas facile de changer de vie, de faire le grand saut sans trop savoir ce qu’il en sera. Et puis soyons honnête, une formation coûte cher, donc il faut être sur de son investissement.

Alors nous avons pensé à eux et celles qui voudraient réorienter leur vie en leur donnant un nouveau sens, à ceux qui veulent juste acquérir des connaissances et des compétences sur le monde du chien ou du chat.
Pour nous, professionnels et thérapeutes du secteur, le bien-être animal est le socle de toutes nos actions. Il est indispensable de comprendre les animaux, pour défendre leurs droits et mettre en place les devoirs que nous avons à leur égard.
La formation en Thérapies Animalières, proposée par le Centre Kami s’adresse à toutes ces personnes motivées et intéressées par les thérapies, le comportement et le bien-être des animaux.
Composée de 3 parties, cette formation se veut holistique. Tous les aspects de la gestion thérapeutique du chien et du chat seront dispensés.

Et bien entendu des stages de pratiques viendront compléter les cours physiques, les cours virtuels et les tests d’évaluation.

Nous avons voulu cette formation aussi flexible que possible.

La formation vous intéresse ? Contactez-nous et nous pouvons vous apporter des réponses concrètes.

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« Les Emotions Animales » : le 18 Novembre 2018 à Villeneuve Loubet

Le Centre Kami organise la première conférence sur « Les Emotions Animales », le 18 Novembre 2018, dans la salle Irène Kenin du Pôle Culturel Auguste Escoffier à Villeneuve Loubet (06270, dans les Alpes Maritimes), en partenariat avec la Ville de Villeneuve Loubet.

L’objectif de cette conférence, est de discuter avec l’auditoire, des 5 émotions de base, que tous les mammifères sont capables de ressentir , comme décrite par Charles Darwin, il y a 150 ans en arrière : la joie, la colère, la tristesse, la peur, la surprise et le dégoût.

Si la plupart des scientifiques s’accordent à reconnaître que les animaux sont pourvus d’émotions, il est important que professionnels des métiers animaliers et propriétaires d’animaux soient informer sur le fonctionnement émotionnel et cognitif des animaux, et les méthodes thérapeutiques, pouvant les aider dans leurs relations avec les animaux. Divers intervenants, experts du monde animal, viendront partager leur expérience des émotions animales.

Portraits des intervenants

yolaine de la bigneYolaine de La Bigne :  journaliste française de presse écrite et de radio. Elle est également l’auteur de plusieurs livres. Sensibilisée à la nature, elle prend réellement conscience de l’urgence d’agir et se lance dans diverses actions pour défendre l’environnement : replanter des haies bocagères, tenir la page « Ecolo-J » dans le magazine Jonas (2001), écrire des chroniques radio « Les bonnes nouvelles de l’environnement » pour Nature et Découvertes diffusées sur une centaine de radio-locales (2006), créer la Fêt Nat’ (dès 2006 : fête de la nature et de l’écologie sur Paris avec défilés de mode, ateliers de recyclage, spectacle…), un événement qui lui vaut d’être Femme en or 2007…  Elle publie L’Agenda vert 2009 chez Arthaud et lance en 2007 le premier gratuit sur l’environnement, Néoplanète (qui paraît jusqu’en 2014), avec un site et une web-radio. Elle fonde en août 2016 « L’Université d’été de l’animal », qui a pour objectif de réunir chaque année les meilleurs spécialistes de l’intelligence animale et de communiquer leurs découvertes au grand public.

Quelques publications :

  • Quelle époque épique, éditions Hors Collection, 1993
  • L’Agenda vert, éditions Flammarion, 2008
  • Le bon sens, c’est le bonheur ! éditions La Martinière, 2010
  • L’animal est-il l’avenir de l’homme ? L’intelligence animale par les plus grands experts (dir. d’ouvrage), Éditions Larousse, 2017 (ISBN 978-2-03-593076-7)

Joy fromentalJoy Fromental : aventurière de la vie, dont tous les actes et les chemins vont vers le mieux-être des êtres vivants et de la nature. Après avoir apporté son soutien à différentes ONGs et associations humanitaires entre l’Europe et l’Amérique latine, Joy a décidé de développer ses sens et son savoir en découvrant la pranathérapie : une méthode de soins qui permet de soulager les troubles physiques et émotionnels grâce à l’énergie du Cœur, et la Déprogrammation : passer par l’inconscient, pour changer les croyances et redevenir qui nous sommes vraiment au plus profond de nous.
Joy a multiplié des rencontres qui l’ont conduite à « réveiller » ses capacités naturelles à communiquer avec les animaux. Aujourd’hui Joy se risque à s’élever et ouvrir son esprit xà d’autres approches thérapeutiques, et d’autres techniques de guérisons.from joy-logo-high-res

Elle communique et rencontre des animaux -plus ou moins- sauvages et écoute leurs messages pour ensuite transmettre et partager !
Présidente de L’association From Joy to Animals, Nature, Earth (FJANE)

miaMia Berggreen Nielsen : Photographe animalière française qui photographie les chevaux et les hommes en communion. Fascinée par les animaux depuis toujours, Mia consacre sa vie à les magnifier à travers son objectif. Ses photos parlent de l’authenticité, et de la beauté animale vraie. L’instant saisi, la lumière spéciale, le pas des chevaux… on pourrait presque sentir la poussière… Mia est une artiste qui raconte la vérité sur cette relation étroite qu’entretienne l’homme et l’animal.

nathalie schindelmanNathalie Schindelman : Fondatrice de ViA’nimaux et intervenante professionnelle diplômée en médiation animale. Intervenante en Médiation Animale », Nathalie Schindelman suit un cycle de formation Management de projets option Zoothérapie, ainsi qu’une formation organisée par Medianimal : le chien en zoothérapie (mai 2016)

Ses publications :

  • Moi, animal, 200 gr, JE PEUX VOUS AIDER, en 2017

Programme :

09h00 : Ouvertures des portes
09h30-09h45 : Monsieur le Maire, Lionel Luca, Discours d’inauguration
09h45 – 10h00 : Présentation d’ouverture
10h00 – 10h45 : La médiation animale : Passeur d’émotions, Nathalie Schindelman 
11h15 – 12h00 : La communication animale ou l’éveil à la sensibilité des animaux, Joy Fromental 
14h00 – 14h45 : Les émotions des animaux à travers l’objectif, Mia Berggreen Nielsen 
15h15 – 16h15 : L’intelligence animale, Yolaine de la Bigne 
16h30 – 17h00 : Discours de clôture

A qui s’adresse cette conférence :

Cette conférence s’adresse à tout public : adultes, enfants, professionnels, particuliers,… Elle sera une opportunité d’éclairer sur la perception que nous avons des émotions animales et ce qu’il en est. Les intervenants nous livreront une ouverture sur :

  • la sensibilisation et la conscience des émotions et des capacités cognitives des animaux.
  • la réflexion pour modifier nos façons d’interagir avec les animaux, pour le bien-être des animaux humains et non-humains.
  • une nouvelle vision et considération pour vivre de façon plus harmonieuse en renforçant les liens avec notre environnement.

Pour les enfants… et les grands enfants aussi !

Tout au long de la journée, des ateliers coloriages et « Découverte de l’animal » seront au rendez-vous sur le stand de l’association « Les Patounes ».

Les enfants pourront rencontrer Nathie de l’association et aussi Nini, son adorable chienne et ses lapins. Nini et les lapins adorent être caresser et brosser.

Dans l’après midi, Claire de « Poils et Plume », expliquera comment il faut s’occuper d’un animal domestique peu et mal connu : le furet !

Victoria de l’association « Pawsitiv’Alie » fera une démonstration d’obérythmée avec son berger australien Alie, à 11:00 et une seconde à 15:00 !

Les partenaires, sans qui rien n’auraient été possible:

L’association Pawsitiv.AliePawsitiv'Alie
Association Les Patounes L’association From Joy to Animals,Nature, Earth 

Poils et plumes Poils et Plumes 06 L’atelier du foumilier
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Souhaitez-vous savoir ce que les chiens font, pensent et ressentent ?

« J’ai des émotions que tu peux comprendre en tant qu’humain, mais j’ai besoin que tu me comprennes en tant que chien. »

Vous voulez devenir un éthologue dans un parc à chien?

Rex arrive au parc canin. Il attend impatiemment que son humain ouvre la porte. Il franchit la barrière et se dirige immédiatement vers un rocher, lève sa jambe droite comme s’il était le « meilleur » des chiens, urine un jet régulier, gratte le sol vigoureusement, se dirige vers la clôture qui entoure le parc, relève sa jambe, projette un peu de pipi, puis regarde autour de lui pour voir qui d’autre est là, ou pour voir fièrement si quelqu’un l’a vu faire ça. C’est la routine de Rex. Cependant, après qu’il ait un peu regardé un peu la seconde fois, si Rex voit son ami Tony, il s’en va, court droit vers lui, fait quelques révérences, et les deux luttent, se mordent l’un l’autre, se poursuivent partout, se ruent sur d’autres chiens et bousculent presque les gens. Ils jouent aussi longtemps que leurs humains le leur permettent. Cependant, si Tony n’est pas là, et Rex regarde les autres chiens qui le regardent, il urine et gratte le sol à nouveau pour s’assurer qu’ils comprennent ce qu’il a fait. Et si un autre chien s’approche et renifle le pipi de Rex et urine dessus, Rex reviendra pour remettre ça dessus.

Cette description de Rex jouant et urinant, est un excellent exemple de ce que à quoi les notes de terrain ressemblent. En effet, les gens dans les parcs à chiens et ailleurs passent beaucoup de temps à observer et à commenter ces comportements. Dans les parcs à chiens, pour devenir éthologues, il faut se concentrer généralement sur le jeu, le pipi, le grattage du sol et les chiens qui observent les autres chiens. Ces comportements sont d’excellents outils pédagogiques car les individus peuvent être identifiés, ils peuvent être vus tout au long de la rencontre, et les actions sont claires et faciles à marquer. Il est également possible de connaître les différences de personnalité entre les chiens observés. Ce clip standard et ce genre d’interactions permettent d’apprendre à devenir de meilleurs observateurs. En principe, nous sommes toujours contents quand les avis se rejoignent sur ce que font les chiens et sur ce que les comportements signifient. Mais les divergences occasionnelles d’opinions sont également instructives. Les gens peuvent voir les choses différemment, et ces différences sont importantes à analyser.

Dans les parcs à chiens ou ailleurs, les gens sont souvent reconnaissants pour ces mini-leçons d’éthologie. Devenir un citoyen éthologue permet de « rentrer» dans la peau d’un chien et de se sentir vraiment plus proche d’eux. Ce sentiment est positif, car les chiens et les humains ne peuvent qu’en bénéficier.

Les chiens sont le rêve d’un éthologue

Lorsque nous observons attentivement les chiens, ce que nous apprenons est une histoire sans fin. Il y a toujours un élément de plus au puzzle expliquant pourquoi les chiens font ce qu’ils font. De plus, pour comprendre les chiens, il n’y a aucun substitut à une observation et à une description soigneuse. Pour les éthologues, observer les chiens dans tous les types d’environnement et de situation est essentiel pour générer des expériences, des modèles et des théories. Pour le compagnon humain d’un chien, observer de près votre propre chien est le meilleur moyen d’améliorer la qualité de vie de votre chien et de soulager le stress que tant de chiens endurent jour après jour.

Il est important de réaliser que pour apprendre ce que c’est que d’être un chien, nous devons, dans un certain sens, devenir un chien. Nous devons essayer d’adopter la perspective d’un chien, même si cela nécessite un saut imaginatif. Quand nous regardons les chiens et d’autres animaux, il est essentiel de voir selon leur propre angle de vision pour finalement comprendre leur point de vue ; de cette façon, nous, les observateurs, devenons les observés.

Pour comprendre ce qu’un chien pense et ressent, nous devons porter une attention particulière aux subtilités de son comportement, qui sont toutes importantes. Et il y a beaucoup de bonnes raisons d’apprendre autant que possible sur le comportement des chiens, y compris l’apprentissage de leurs douleurs potentielles.

Que font les éthologues ?

Les éthologues observent les animaux et posent des questions sur l’évolution et l’écologie des différents comportements. En termes plus élémentaires, l’éthologie c’est l’étude en détails de qui fait quoi à qui, combien de fois, quand et où. Beaucoup de psychologues s’intéressent également au comportement des chiens, mais ils ne prennent généralement pas une vision aussi large, écologique et évolutive du comportement.

Les éthologues se concentrent généralement sur les animaux en liberté plutôt que sur les animaux captifs. Certains chiens sont en liberté et nous pouvons apprendre beaucoup en les regardant, en notant où ils vont, avec qui, et dans quel but, quand aucun humain n’interfère avec leurs choix. Nous pouvons étudier les chiens sauvages tout comme nous étudions d’autres animaux sauvages. Cependant, nous pouvons également étudier les chiens de compagnie dans tous les contextes. Ce domaine d’étude s’appelle l’écologie comportementale des chiens parce que nous pouvons les observer et les étudier dans différentes niches écologiques, y compris dans les chemins où ils peuvent courir, parcs pour chiens, et dans nos maisons, en laisse et détachés, et au cours de leurs diverses interactions : avec d’autres chiens, avec des combinaisons de chiens et de personnes, avec des étrangers, et avec leur famille humaine. L’un des principaux avantages de l’étude des chiens de compagnie est qu’il est possible d’identifier des individus, de les voir interagir avec d’autres chiens identifiables, et de les observer au fil du temps. Quand on étudie d’autres animaux sur le terrain, il n’est pas toujours possible d’identifier les individus de manière fiable ou de les observer sur du long terme.

Il est essentiel de réaliser que le comportement n’est pas seulement quelque chose qu’un individu fait, mais c’est aussi quelque chose qu’un individu a de façon innée, des actions qui peuvent être mesurées. Les modèles de comportement qui perdurent avec le temps (ou entre générations) sont considérés comme des adaptations évolutives. Par exemple, l’arc de jeu est adaptatif car il fonctionne pour initier et maintenir une « ambiance de jeu». Ce geste a été exposé pendant de nombreuses générations, et chaque nouvelle génération continue à l’utiliser.

En pensant et en étudiant le comportement animal de cette manière, l’éthologue Konrad Lorenz a montré comment l’évolution peut influencer une grande variété de comportements, y compris les signaux utilisés pour communiquer la menace et la domination, ainsi que le jeu, parmi d’autres comportements. Auteur de « Man Meets Dog », Konrad Lorenz est souvent appelé le père de l’éthologie, et il est devenu célèbre pour avoir empreigné des canetons et des jeunes. L’importance considérable des recherches éthologiques a été soulignée en 1973 quand, avec Niko Tinbergen, souvent surnommé le curieux naturaliste, Karl von Frisch, pour son travail sur le language des abeilles, a reçu conjointement le prix Nobel de physiologie et de médecine.

Beaucoup de scientifiques qui considéraient leur propre travail comme une « vraie recherche» étaient assez irrités que ce prix sacré soit allé à trois camarades payés pour regarder des animaux. Quoi, créer des expériences de terrain ingénieuses pour étudier le comportement animal – et s’amuser à le faire – n’est pas une véritable recherche ? Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Devenir un chien en parlant couramment le chien

Un éthologiste veut toujours en apprendre plus sur tout ce que font les chiens et pourquoi ils le font, comparer les individus d’une espèce à une autre et à faire des comparaisons inter-espèces pour essayer de comprendre pourquoi il y a des similarités et des différences.

En fin de compte, en devenant vous-même un éthologue, vous pouvez « devenir un chien», ou du moins obtenir une bonne approximation de ce que c’est que d’être un chien ; il s’agit de phénoménologie, un domaine qui met l’accent sur l’importance des expériences directes.

Les modèles d’interaction sociale. Il est important de noter que souvent, lorsque vous observez des chiens ou d’autres animaux, les différentes sortes d’interactions se brouillent terriblement vite. Parfois, il est simplement impossible de savoir qui a initié et qui a mis fin à une rencontre, et quand il y a plus de deux chiens, ou un chien et un humain, cela peut devenir un cauchemar très rapidement. Néanmoins, nous pouvons encore apprendre beaucoup de l’analyse des différents types d’interactions en utilisant cette matrice simple.

Destinataire
Initiateur Chien Humain
Chien 1 2
Humain 3 4

Au cours de votre parcours pour devenir éthologue, vous pouvez créer votre propre matrice ou un ensemble de matrices et remplir les chiffres pour toutes sortes d’interactions. C’est un exercice simple et amusant à travers lequel vous apprendrez beaucoup sur la personnalité de votre chien. Par exemple, est-ce un leader ou un suiveur, un joueur ou plus d’un solitaire ? Quels types d’interactions initient-ils, et quelles sortes de rencontres n’aiment-ils pas particulièrement et essayent-ils d’éviter ? Vous pouvez également découvrir s’ils préfèrent certains chiens plutôt que d’autres, s’ils passent une bonne ou une mauvaise journée, et comment leur comportement change au fil du temps avec des chiens familiers et inconnus et des humains dans différents contextes sociaux et physiques. La liste des choses que vous pouvez apprendre est longue, selon vos intérêts. C’est ce qui rend les chiens si excitants !

Comment mesurer le comportement

En devenant éthologue, vous apprendrez également que les types de données que vous collectez dépendent des méthodes que vous utilisez pour observer des individus ou des groupes d’animaux. Les éthologues essaient d’utiliser des critères et des mesures objectifs lorsqu’ils observent et analysent un comportement. Certaines de ces mesures comprennent :

  • La fréquence : C’est simplement le nombre de fois qu’un comportement est effectué.
  • Taux (fréquence / temps) : C’est un raffinement de la fréquence, en ce que les facteurs de taux dans le temps ou la durée. À quelle fréquence un chien a-t-il un comportement particulier pendant une période donnée ?
  • Intensité : Il est difficile de mesurer l’intensité (ou la concentration) lorsqu’on observe des individus, de sorte que certains chercheurs utilisent souvent ce qu’on appelle l’indice de distraction. A savoir, est-ce difficile d’empêcher un animal de faire quelque chose ? Ainsi, par exemple, quand un chien se promène avec le nez coincé au sol, il est parfois presque impossible d’attirer leur attention. L’intensité est une mesure subjective, mais elle peut être rendue un peu plus objective en mesurant la force d’une odeur, l’intensité du bruit requis et le temps qu’il faut pour attirer l’attention de l’individu.

Construire un éthogramme, ou un menu de ce que font les chiens

La façon la plus simple de devenir un chien ou un autre animal est de passer du temps à les regarder. Il est incroyablement instructif de simplement les observer courir librement, ou presque, comme dans les parcs à chiens et sur les sentiers où ils sont autorisés à courir et à explorer par leurs propres moyens. Cependant, l’observation des chiens pendant qu’ils marchent attachés par une laisse à un humain fournit également des données. Et, il est presque aussi important de regarder les gens qui sont avec les chiens. Le résultat de ces observations serait une liste de modèles de comportement appelés un éthogramme. Cette liste est juste cela, un menu descriptif de ce que les chiens et les humains font sans interprétation ou explication de pourquoi ils le font. Les actions peuvent être décrites par leurs caractéristiques physiques – à quoi elles ressemblent – telles que les postures, les gestes, les expressions faciales et la démarche, ou par leurs conséquences, telles que l’orientation d’un individu vers des objets ou des individus dans l’environnement, qui conduisent à l’accomplissement d’une tâche ou à un résultat.

Développer un éthogramme, ou un menu de ce que font les animaux, est la partie la plus importante d’une étude comportementale. C’est une grande expérience d’apprendre comment les animaux agissent. Certains modèles de comportement comprennent l’approche d’un chien à d’autres chiens (vitesse et orientation); la morsure dirigé vers différentes parties du corps; intensité mordante (inhibée et douce, ou dure et accompagnée d’une secousse de la tête ou non); rouler dessus; se tenant sur; le menton au repos, le jeu sollicitant; auto-jouer; uriner et la posture utilisée; cacaoyer; grondement; aboiement; gémissements; approcher et se retirer; pawing dirigé vers différentes parties du corps; position de l’oreille; position de queue; démarche; etc.

« Alors, que faire de toute cette recherche éthologique pour moi et mon chien ? »

Permettez-moi de terminer en considérant une question : « Alors, qu’est-ce que toute cette recherche éthologique fait pour moi et mon chien ? » Il est important de sortir de notre tour d’ivoire et d’entrer en piste. Trop de chercheurs et d’éducateurs canins observent les chiens dans un système type « laboratoire » ou quand les chiens sont au travail, mais ils doivent aussi aller dans des endroits où les chiens sont promenés et autorisés à courir librement. Les parcs pour chiens sont d’excellents endroits pour étudier le comportement des chiens.

Il est également important de se référer à la science citoyenne dans la recherche sur les chiens et entendre ce que les autres pensent des chiens que nous observons ensemble. La science en général, et l’éthologie des chiens en particulier, ne pourront être améliorées et croître grâce aux efforts des scientifiques citoyens. Brian Hare, expert en chiens de l’Université Duke, mentionne : «À l’avenir, les scientifiques citoyens produiront des ensembles de données utiles qui testeront les hypothèses et répondront aux questions en complément des techniques de laboratoire conventionnelles utilisées pour étudier la psychologie canine. »

En fin de compte, notre objectif commun est d’utiliser ce que nous savons pour rendre la vie des chiens, avec qui nous partageons nos maisons et nos cœurs, la meilleure possible. Je suis également sûre que pendant que nous surveillons les chiens, ils nous observent attentivement et apprennent notre comportement. Eux aussi ont besoin d’apprendre sur le comportement de leurs humains et d’autres humains afin de mieux s’adapter à notre monde.

Dans «Learning to Speak Dog Part 4: Reading a Dog’s Body », il est mentionné: «Étudier le comportement d’un chien et les observer interagir avec le monde, peut être un spectacle fascinant, surtout si vous savez ce qu’il faut rechercher. Cela peut être utile pour apprendre à lire le langage corporel de votre chien, le comprendre et avoir une idée de ce qu’il ressent, de son humeur et de ce qu’il essaie de dire, il vous aidera à éviter les problèmes potentiels et à diffuser ceux qui existent déjà. Cela peut vous aider à mieux vous connaître, et vous apprendrez une nouvelle langue. « 

20160921_164514Je ne pourrais pas être plus d’accord. En apprenant sur le comportement des chiens et en parlant couramment le chien, vous aiderez le chien ou les chiens avec qui vous vivez à profiter pleinement de la vie. En outre, ces informations peuvent être utilisée pour améliorer vos relations avec votre chien et d’autres – un gagnant-gagnant.

Prenez part aux discussions sur la fascinante vie sociale, cognitive, émotionnelle et morale des chiens. De nombreuses recherches sont menées dans le monde entier, et presque chaque semaine, nous en apprenons davantage sur le comportement de nos compagnons canins et sur leurs motivations, ce qu’ils savent et ce qu’ils ressentent, comment fonctionnent leurs sens et leurs cerveaux, et comment ils négocient leurs mondes sociaux, y compris leurs interactions avec d’autres chiens et humains.

Corine Gomez

Revue d’Article – Marc Bekoff

References

  1. Bekoff, Marc. Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do. Chicago: University of Chicago Press, 2018.
  2. Also see: Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do and Mark Derr’s An Eminent Ethologist Elucidates Dogs
  3. Stewart, Laughlin et al. Citizen Science as a New Tool in Dog Cognition Research.” PLoS One, 2015. 
  4. Learning to Speak Dog Part 4: Reading a Dog’s Body : https://thelabsand.co/learning-to-speak-dog-part-4-reading-a-dogs-body/
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Anthropomorphisme: un outil éthique ?

L’anthropomorphisme a souvent été un levier, utilisé par ses détracteurs, pour mettre à mal l’éthologie cognitive. Cette dernière met en avant les émotions des animaux, en utilisant des termes et des caractéristiques propres aux humains. De nombreux scientifiques voient d’un mauvais œil, l’emploi de mots tels que joie, tristesse, chagrin, humour, jalousie pour décrire les comportements des animaux non-humains. Et c’est précisément cela, l’anthropomorphisme.

Des mots humains pour des émotions universelles

C’est une méthode pour accéder aux sentiments, pensées des animaux en utilisant les mots que nous connaissons. Ainsi pour dire que mon chien est content (car son comportement met cette émotion en évidence), je vais utiliser le mot « content », car tout le monde le comprendra et saura de quoi je parle.
Les comportementalistes et éthologues, tout comme toutes personnes connaissant bien les animaux, savent que c’est le seul vocabulaire utilisable. Nous utilisons les mêmes mots pour décrire les sentiments humains et les sentiments non-humains, car ce sont les mêmes sentiments. Sa manifestation sera différente fonction des espèces, mais la joie reste de La Joie chez le chien, le chat et l’humain. Le chagrin demeure le Chagrin de la même façon.
De nombreux psychologues, tels que Gordon Burghardt mentionne qu’il est déplorable de ne pas suivre les intuitions éveillées par ce que vit l’animal. (1)
Donald Hebb, psychologue et neuropsychologue canadien, à l’origine de la révolution cognitive aux États-Unis en fournissant à la psychologie une alternative crédible au béhaviorisme, mentionne que pour lui, les témoignages anthropomorphiques des gardiens de zoo avaient autant de valeurs que des études « hautement » scientifiques. (2)
Pour la plupart des scientifiques, l’anthropomorphisme est une dérive anthropocentrique. Ce n’est pas l’émotion de l’animal qui serait décrite, mais celle du narrateur qui fait un transfert de ses propres émotions sur l’animal. L’animal dépourvu de système émotionnel, de cognition, ni d’intelligence, se voit attribuer, par son humain, les traits de ce dernier.
A bien y réfléchir, faire de l’anthropomorphisme revient à faire ce que nous faisons naturellement : nous ressentons les émotions de l’autres et nous considérons l’autre comme un être à part entière, et non plus comme un objet. Le fait d’attribuer des émotions à un animal, c’est prendre conscience qu’il peut avoir ces émotions. Et il est nécessaire de faire de l’anthropomorphisme pour continuer à conserver le point de vue de l’animal. « Que vit l’animal ? », « Que ressent-il ? », aucune donnée ne permet de classifier l’anthropomorphisme dans un champs scientifique, mais elle peut nous amener à devenir de meilleurs humains.

Toutes les émotions ne sont pas bonnes à dévoiler

Si les émotions positives sont aisées à être mentionnée et reconnue par tous, scientifiques y compris, les négatives, beaucoup plus délicates.
Comment un responsable de parc marin, qui a investi dans une transaction énorme, avec un budget conséquent, peut admettre que l’orque, que l’on a arraché à son groupe social, puis jeté en captivité, est triste, en pleine dépression et empli de chagrin. Bien sûr que non, cet orque va très bien ! Il a le moral ! Et puis, il a couté tellement cher… Pourtant ce pauvre cétacé qui tourne en rond dans son bassin exigu, cri sa détresse avec des vocalises aigües, et exprime sa douleur et sa peine. Mais comment admettre cette émotion sans devoir se considérer comme une personne mauvaise et sans cœur, et sans avoir à prendre des décisions, qui iraient certes dans le sens d’une éthique certaine, mais à l’encontre d’une logique économique.

L’horreur vécu par les beagles, à qui on coupe les cordes vocales, pour ne plus entendre leurs gémissements et leurs pleurs, dans les laboratoires pour des essais cliniques, est peu avouable. Et ne pas ouvrir les yeux sur leurs émotions, revient à faire un dénie.

Pour avoir bonne conscience, il est préférable de ne pas dévoiler les émotions négatives que l’on percevrait. Si on en parle pas, alors ça n’existe pas. Il est tentant d’écouter seulement notre intérêt et de se convaincre que les animaux sont contents ou insensibles, parce que nous en éprouvons le désir ou le besoin. Le garde-fou de l’anthropomorphisme est le savoir et les études sur l’intelligence et les émotions animales.

L’empathie et les neurones miroirs

Si l’anthropomorphisme revient à décrire avec des mots humains ce que nous voyons, il existe des choses plus profondes. Certaines personnes ont la capacité de savoir et ressentir ce l’autre ressent, saisir les émotions de l’animal humain ou non-humain, en pleine conscience. On parle ici d’empathie affective. Des études ont montré la véracité de ce fait. Elles portent sur les « neurones miroirs ». Il s’agit d’une partie du cerveau qui permet de comprendre le comportement de l’autre. En se mettant à la place de l’autre, au sens figurer et mental. Ainsi nous pouvons ressentir ses émotions. Ce phénomène existe chez des animaux non-humains. Il a été montré, par es chercheur de l’université de Parme (3), que les macaques ont dans leur cerveau, des cellules appelées « neurones miroirs ».

L’équipe du Prof. Christophe Boesh à Leipzig a découvert que les chimpanzés en captivité, collaboraient entre eux et aidaient leurs congénères à accéder à la nourriture, quand ces derniers n’y parvenaient pas. (4)

Des expériences effectuées sur des rats, ont également montré l’empathie des rongeurs à l’égard de leurs congénères. Des rats étaient placés dans une cage au sol électrifié (cage A). Le passage de l’électricité se déclencher quand d’autres rats, placés dans une cage adjacente (cage B), ouvraient une trappe pour accéder à de la nourriture.  Les rats de la cage B ont cessé d’ouvrir la trappe quand ils ont compris que cela faisait souffrir les rats de la cage A.

Des mesures éthiques au nom des animaux

Nous sommes programmés pour projeter sur l’autre (humain ou non humain) nos intentions, nos croyances et notre mental. L’anthropomorphisme peut correspondre à ce besoin d’attribuer des émotions, sans pour autant les dénaturer. Si l’anthropomorphisme en quoi je crois, peut être utilisé comme un outil de connaissance. Le savoir acquis par ce biais, doit être au service de l’éthique animale et au service des animaux.(5)

Corine Gomez, Comportementaliste

Ref.

  1. Gordon Burghardt : « Animal Awareness: Current Perception and Historical Perspectives », American Psychologist, 40, 1985 p.905-919-
  2. Donald Hebb : Emotion in Man and Animal : Analysis of the Intuitive Process of Recognition », Psychological Review, vol. 53, 1946, p. 88-106
  3. Vittorio Gallese & Alvin Goldman, « Mirror Neurons and the Simulations Theory of Mind-Reading », Trends in Cognition science, 2, 1998
  4. A.P Melis, B. Hare & M. Tomasello, « Chimpanzees Recruit the best Collaborators », Science, 311, 2006
  5. Mark Bekoff: The Emotional Lives of Animals : Anthropomorphisme. p.202-215

 

 

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Saint François d’Assise : l’homme qui parlait aux animaux

Saint François d’Assise serait donc le premier communicant animalier reconnu ? Chose est sûre, il est l’un des saints catholiques les plus connus et appréciés par les profanes et religieux. Un des fondateurs de l’ordre des franciscains, prônant une vie dans la pauvreté, il prêchait surtout l’amour de toute la Création. L’amour de la Nature comme intérêt majeur.

Saint François d’Assise est né en 1181 à Assise, en Italie, d’une famille aisée. Sa mère, Dona Joanna Pica de Bourlémon était une femme pieuse originaire de Provence et Pietro Bernadone dei Moriconi, son père était un très riche marchand drapier de la ville. De retour d’un voyage en France, son père décide de nommer son fils Francesco (François, « le français ») en hommage à la France, alors que sa mère l’avait fait baptiser Giovanni (Jean, du nom de l’apôtre).

Dans sa jeunesse, François fait des études de Latin et se laisse aller aux plaisirs de son âge et de son statut. Il rêve d’accéder à la noblesse et désire être chevalier. Il participe à la guerre qui oppose les bourgeois d’Assise aux nobles de la ville rivale de Pérousse. Mais il sera capturé et emprisonné pendant an.

Durant son emprisonnement, il médite sur sa vie. Libéré grâce à l’argent de son père, il est prêt à s’engager dans l’armée pour accomplir ses desseins mais, soudain, une voix le questionne : « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ? » Cet événement est important dans la vie de François et lui impose une totale remise en question. Peu à peu, il se défait de son ancienne vie agitée, de ses anciens amis ; il s’éloigne des lieux de fête et se tourne vers les chapelles et la foi.

L’Appel de la foi

En 1205, alors qu’il prie devant la croix de la chapelle San Damiano, en ruine, Jésus crucifié lui parle et dit : « François va, et répare ma maison, qui, tu le vois, tombe en ruine. » Ainsi, il s’en va vendre, à Foligno, des marchandises appartenant à son père dans le but de restaurer la chapelle. Son père, furieux l’assigne en justice pour le déshériter. Devant l’évêque d’Assise, François se dévêtit entièrement, se dépouillant du luxe qu’il porte et déclare, nu devant la foule : « Jusqu’ici je t’ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c’est à Lui que j’ai confié mon trésor et donné ma foi. » L’évêque le prend alors sous sa protection. Saint François d’Assise ne sait pas que, au-delà de la restauration d’une simple église, c’est l’Église elle-même qu’il va refonder.

De la foi à la Communication animale

 

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St François d’Assise et le Loup de Gubbio

Plus tard, il se rend dans le village de Gubbio où il trouve une communauté effrayée par les attaques d’un loup. Partant à la rencontre de l’animal, il s’adresse à lui, l’appelant « Frère loup », parvient à l’apaiser et le loup se jette à ses pieds, subjugué par ses paroles. La légende voudrait que la bête, pour promettre de ne plus jamais attaquer la ville, soit venue déposer sa patte dans la main que lui tendait François, qui mit ses méfaits sur le compte de la faim et lui pardonna. Le loup aurait ainsi vécu ensuite parmi les habitants, passant de maison en maison sans que personne ne le craigne. Il mourut de vieillesse et tout le village le regretta.

 

François ne considère tout être vivant. Ainsi prêche-t-il aux animaux et aux oiseaux, comme ici : « Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre. 
De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ; Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »  À ces mots, rapportent le saint lui-même, les oiseaux expriment à leur façon une admirable joie, allongeant le cou, déployant leurs ailes, ouvrant le bec et le regardant attentivement.
De retour de Gubbio vers l’été 1206, François mendie pour financer la restauration de la chapelle San Damiano, mais aussi désormais de celles de San Pietro et de la Portioncule. Il décide d’« épouser Dame Pauvreté », s’habit d’une tunique avec une corde en guise de ceinture et gagne son pain de l’aumône et de travaux manuels.

 

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St François d’Assise prêchant aux Oiseaux- Giotto

Lors de la rencontre d’un lépreux, il l’embrasse plutôt que de le fuir et se prend de passion pour soigner ces pauvres hommes. « Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j’étais encore dans les péchés la vue des lépreux m’était insupportable. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon cœur ; et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps. Ensuite j’attendis peu, et je dis adieu au monde. » Testament 1-3.

 

Naissance de l’ordre des Franciscains

Une communauté se resserre autour de François et il fonde l’Ordre des Frères mineurs. La première règle qu’il rédige pour cet ordre sera approuvée par le pape Innocent III de manière orale, en 1210. En 1212, il accueille Claire, une jeune noble d’Assise, avec laquelle il fonde l’Ordre des pauvres dames – appelées aujourd’hui les Clarisses.

Ensuite, bien décidé à mettre fin à la guerre entre Chrétiens et Musulmans, il parvient, après avoir été capturé, à rencontrer le sultan de Babylone en personne et tente, en vain, de le convertir. Il prêche l’Évangile avec un tel charisme et une telle dévotion que le sultan lui accorde toute son attention. « Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue : ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes », raconte saint Bonaventure.

Revenu en Italie, et devant ce qu’est devenue sa communauté et les désaccords qu’il entretient avec elle – notamment au sujet de l’éducation –, il se résigne à la diriger. En 1215, il crée à Bologne un troisième ordre pour les laïcs, le Tiers-Ordre, dont la première règle sera approuvée en 1221. En 1223, il invente le principe de la crèche de Noël au couvent de Greccio, près d’Assise. Il se retire ensuite dans un ermitage pour écrire la deuxième règle du Tiers-Ordre, qui sera approuvée la même année par Honorius III.

Retraite et mort

Menant toujours une vie retirée, François tombe malade et se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano, comme un retour aux origines. Dans un état très fragile, il y écrit le premier texte en italien moderne, où il fait part de son amour de toute la création et en remercie le Seigneur. Il meurt le 3 octobre 1226 dans la chapelle du Transito.

francois-dassiseL’homme qui prêchait aux oiseaux et considérait tout être vivant comme un frère est canonisé par le pape Grégoire IX deux ans après sa mort, en 1228. Ainsi saint François d’Assise, cet amoureux de la Nature et de l’unité de la Création qui prêchait l’humilité, la paix et l’Amour, est-il devenu le saint patron des louveteaux – enfants scouts de 8 à 12 ans – et des animaux. Il aimait les bêtes et, dit-on, celles-ci le lui rendaient bien, comme si elles ressentaient l’Amour bienveillant qui se dégageait de sa personne. En 1979, le pape Jean-Paul II le nomme, pour son œuvre, saint patron des écologistes. L’actuel pape François, de son aveu même, a choisi ce nom en hommage à ce saint illustre.

Après une jeunesse agitée, il a voulu toute sa vie être pauvre parmi les pauvres, « suivre nu le Christ nu ». Son nom évoque un art de vivre et une manière d’être Chrétien. « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix », disait-il dans l’une de ses prières. Il s’est fait maître de la contemplation, a chanté partout son amour de la Création, et a répandu la joie de l’Évangile. Par les similitudes de son parcours avec celui de Jésus – de là est peut-être née la légende de l’accouchement dans la paille –, on va parfois jusqu’à l’appeler « l’autre Christ ». Saint François d’Assise est fêté le 4 octobre.

Ref :
Christopher Lings
http://www.lebreviairedespatriotes.fr/03/10/2013/a-la-une/saint-francois-dassise-lhomme-qui-prechait-aux-oiseaux/