Catégories
émotions évenement bien-être animal communication animale conscience

« Les Emotions Animales » : le 18 Novembre 2018 à Villeneuve Loubet

L’objectif de cette conférence, est de présenter, de débattre et de partager avec l’auditoire, le panel des émotions animales, comme décrite par Charles Darwin, il y a 150 ans en arrière : la joie, la colère, la tristesse, la peur, la surprise et le dégoût.

This content is for members only.
Log In Register
Publicités
Catégories
animal émotions éthique bien-être animal conscience droit animalier

Qu’est-ce que la Sentience Animale?

Article de Musky, parue le 3 Janvier 2017  « Cruelty Free Lifestyle. org » – traduction C. Gomez Qu’est-ce que la sentience animale? Si vous venez de commencer à faire des recherches sur le droit des animaux, vous avez probablement rencontré ce terme : «sentience animale». Bien qu’il soit utilisé assez souvent, le concept et son importance ne sont pas…

This content is for members only.
Log In Register
Catégories
animal éducation évenement bien-être animal Comportement

Le Bien-être Animal à l’ISN

Le Centre Kami s’est rendu le 5 juin dernier à l’International School of Nice (ISN), avec une représentante des Chats du Mercantour, pour présenter le rôle de bénévole et des associations de la protection animale, ainsi qu’expliquer le comportement des animaux, devant 2 classes d’élèves âgés de 8 à 10 ans.

This content is for members only.
Log In Register
Catégories
animal émotions cognition animale communication animale Comportement

Souhaitez-vous savoir ce que les chiens font, pensent et ressentent ?

« J’ai des émotions que tu peux comprendre en tant qu’humain, mais j’ai besoin que tu me comprennes en tant que chien. »

Vous voulez devenir un éthologue dans un parc à chien?

Rex arrive au parc canin. Il attend impatiemment que son humain ouvre la porte. Il franchit la barrière et se dirige immédiatement vers un rocher, lève sa jambe droite comme s’il était le « meilleur » des chiens, urine un jet régulier, gratte le sol vigoureusement, se dirige vers la clôture qui entoure le parc, relève sa jambe, projette un peu de pipi, puis regarde autour de lui pour voir qui d’autre est là, ou pour voir fièrement si quelqu’un l’a vu faire ça. C’est la routine de Rex. Cependant, après qu’il ait un peu regardé un peu la seconde fois, si Rex voit son ami Tony, il s’en va, court droit vers lui, fait quelques révérences, et les deux luttent, se mordent l’un l’autre, se poursuivent partout, se ruent sur d’autres chiens et bousculent presque les gens. Ils jouent aussi longtemps que leurs humains le leur permettent. Cependant, si Tony n’est pas là, et Rex regarde les autres chiens qui le regardent, il urine et gratte le sol à nouveau pour s’assurer qu’ils comprennent ce qu’il a fait. Et si un autre chien s’approche et renifle le pipi de Rex et urine dessus, Rex reviendra pour remettre ça dessus.

Cette description de Rex jouant et urinant, est un excellent exemple de ce que à quoi les notes de terrain ressemblent. En effet, les gens dans les parcs à chiens et ailleurs passent beaucoup de temps à observer et à commenter ces comportements. Dans les parcs à chiens, pour devenir éthologues, il faut se concentrer généralement sur le jeu, le pipi, le grattage du sol et les chiens qui observent les autres chiens. Ces comportements sont d’excellents outils pédagogiques car les individus peuvent être identifiés, ils peuvent être vus tout au long de la rencontre, et les actions sont claires et faciles à marquer. Il est également possible de connaître les différences de personnalité entre les chiens observés. Ce clip standard et ce genre d’interactions permettent d’apprendre à devenir de meilleurs observateurs. En principe, nous sommes toujours contents quand les avis se rejoignent sur ce que font les chiens et sur ce que les comportements signifient. Mais les divergences occasionnelles d’opinions sont également instructives. Les gens peuvent voir les choses différemment, et ces différences sont importantes à analyser.

Dans les parcs à chiens ou ailleurs, les gens sont souvent reconnaissants pour ces mini-leçons d’éthologie. Devenir un citoyen éthologue permet de « rentrer» dans la peau d’un chien et de se sentir vraiment plus proche d’eux. Ce sentiment est positif, car les chiens et les humains ne peuvent qu’en bénéficier.

Les chiens sont le rêve d’un éthologue

Lorsque nous observons attentivement les chiens, ce que nous apprenons est une histoire sans fin. Il y a toujours un élément de plus au puzzle expliquant pourquoi les chiens font ce qu’ils font. De plus, pour comprendre les chiens, il n’y a aucun substitut à une observation et à une description soigneuse. Pour les éthologues, observer les chiens dans tous les types d’environnement et de situation est essentiel pour générer des expériences, des modèles et des théories. Pour le compagnon humain d’un chien, observer de près votre propre chien est le meilleur moyen d’améliorer la qualité de vie de votre chien et de soulager le stress que tant de chiens endurent jour après jour.

Il est important de réaliser que pour apprendre ce que c’est que d’être un chien, nous devons, dans un certain sens, devenir un chien. Nous devons essayer d’adopter la perspective d’un chien, même si cela nécessite un saut imaginatif. Quand nous regardons les chiens et d’autres animaux, il est essentiel de voir selon leur propre angle de vision pour finalement comprendre leur point de vue ; de cette façon, nous, les observateurs, devenons les observés.

Pour comprendre ce qu’un chien pense et ressent, nous devons porter une attention particulière aux subtilités de son comportement, qui sont toutes importantes. Et il y a beaucoup de bonnes raisons d’apprendre autant que possible sur le comportement des chiens, y compris l’apprentissage de leurs douleurs potentielles.

Que font les éthologues ?

Les éthologues observent les animaux et posent des questions sur l’évolution et l’écologie des différents comportements. En termes plus élémentaires, l’éthologie c’est l’étude en détails de qui fait quoi à qui, combien de fois, quand et où. Beaucoup de psychologues s’intéressent également au comportement des chiens, mais ils ne prennent généralement pas une vision aussi large, écologique et évolutive du comportement.

Les éthologues se concentrent généralement sur les animaux en liberté plutôt que sur les animaux captifs. Certains chiens sont en liberté et nous pouvons apprendre beaucoup en les regardant, en notant où ils vont, avec qui, et dans quel but, quand aucun humain n’interfère avec leurs choix. Nous pouvons étudier les chiens sauvages tout comme nous étudions d’autres animaux sauvages. Cependant, nous pouvons également étudier les chiens de compagnie dans tous les contextes. Ce domaine d’étude s’appelle l’écologie comportementale des chiens parce que nous pouvons les observer et les étudier dans différentes niches écologiques, y compris dans les chemins où ils peuvent courir, parcs pour chiens, et dans nos maisons, en laisse et détachés, et au cours de leurs diverses interactions : avec d’autres chiens, avec des combinaisons de chiens et de personnes, avec des étrangers, et avec leur famille humaine. L’un des principaux avantages de l’étude des chiens de compagnie est qu’il est possible d’identifier des individus, de les voir interagir avec d’autres chiens identifiables, et de les observer au fil du temps. Quand on étudie d’autres animaux sur le terrain, il n’est pas toujours possible d’identifier les individus de manière fiable ou de les observer sur du long terme.

Il est essentiel de réaliser que le comportement n’est pas seulement quelque chose qu’un individu fait, mais c’est aussi quelque chose qu’un individu a de façon innée, des actions qui peuvent être mesurées. Les modèles de comportement qui perdurent avec le temps (ou entre générations) sont considérés comme des adaptations évolutives. Par exemple, l’arc de jeu est adaptatif car il fonctionne pour initier et maintenir une « ambiance de jeu». Ce geste a été exposé pendant de nombreuses générations, et chaque nouvelle génération continue à l’utiliser.

En pensant et en étudiant le comportement animal de cette manière, l’éthologue Konrad Lorenz a montré comment l’évolution peut influencer une grande variété de comportements, y compris les signaux utilisés pour communiquer la menace et la domination, ainsi que le jeu, parmi d’autres comportements. Auteur de « Man Meets Dog », Konrad Lorenz est souvent appelé le père de l’éthologie, et il est devenu célèbre pour avoir empreigné des canetons et des jeunes. L’importance considérable des recherches éthologiques a été soulignée en 1973 quand, avec Niko Tinbergen, souvent surnommé le curieux naturaliste, Karl von Frisch, pour son travail sur le language des abeilles, a reçu conjointement le prix Nobel de physiologie et de médecine.

Beaucoup de scientifiques qui considéraient leur propre travail comme une « vraie recherche» étaient assez irrités que ce prix sacré soit allé à trois camarades payés pour regarder des animaux. Quoi, créer des expériences de terrain ingénieuses pour étudier le comportement animal – et s’amuser à le faire – n’est pas une véritable recherche ? Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Devenir un chien en parlant couramment le chien

Un éthologiste veut toujours en apprendre plus sur tout ce que font les chiens et pourquoi ils le font, comparer les individus d’une espèce à une autre et à faire des comparaisons inter-espèces pour essayer de comprendre pourquoi il y a des similarités et des différences.

En fin de compte, en devenant vous-même un éthologue, vous pouvez « devenir un chien», ou du moins obtenir une bonne approximation de ce que c’est que d’être un chien ; il s’agit de phénoménologie, un domaine qui met l’accent sur l’importance des expériences directes.

Les modèles d’interaction sociale. Il est important de noter que souvent, lorsque vous observez des chiens ou d’autres animaux, les différentes sortes d’interactions se brouillent terriblement vite. Parfois, il est simplement impossible de savoir qui a initié et qui a mis fin à une rencontre, et quand il y a plus de deux chiens, ou un chien et un humain, cela peut devenir un cauchemar très rapidement. Néanmoins, nous pouvons encore apprendre beaucoup de l’analyse des différents types d’interactions en utilisant cette matrice simple.

Destinataire
Initiateur Chien Humain
Chien 1 2
Humain 3 4

Au cours de votre parcours pour devenir éthologue, vous pouvez créer votre propre matrice ou un ensemble de matrices et remplir les chiffres pour toutes sortes d’interactions. C’est un exercice simple et amusant à travers lequel vous apprendrez beaucoup sur la personnalité de votre chien. Par exemple, est-ce un leader ou un suiveur, un joueur ou plus d’un solitaire ? Quels types d’interactions initient-ils, et quelles sortes de rencontres n’aiment-ils pas particulièrement et essayent-ils d’éviter ? Vous pouvez également découvrir s’ils préfèrent certains chiens plutôt que d’autres, s’ils passent une bonne ou une mauvaise journée, et comment leur comportement change au fil du temps avec des chiens familiers et inconnus et des humains dans différents contextes sociaux et physiques. La liste des choses que vous pouvez apprendre est longue, selon vos intérêts. C’est ce qui rend les chiens si excitants !

Comment mesurer le comportement

En devenant éthologue, vous apprendrez également que les types de données que vous collectez dépendent des méthodes que vous utilisez pour observer des individus ou des groupes d’animaux. Les éthologues essaient d’utiliser des critères et des mesures objectifs lorsqu’ils observent et analysent un comportement. Certaines de ces mesures comprennent :

  • La fréquence : C’est simplement le nombre de fois qu’un comportement est effectué.
  • Taux (fréquence / temps) : C’est un raffinement de la fréquence, en ce que les facteurs de taux dans le temps ou la durée. À quelle fréquence un chien a-t-il un comportement particulier pendant une période donnée ?
  • Intensité : Il est difficile de mesurer l’intensité (ou la concentration) lorsqu’on observe des individus, de sorte que certains chercheurs utilisent souvent ce qu’on appelle l’indice de distraction. A savoir, est-ce difficile d’empêcher un animal de faire quelque chose ? Ainsi, par exemple, quand un chien se promène avec le nez coincé au sol, il est parfois presque impossible d’attirer leur attention. L’intensité est une mesure subjective, mais elle peut être rendue un peu plus objective en mesurant la force d’une odeur, l’intensité du bruit requis et le temps qu’il faut pour attirer l’attention de l’individu.

Construire un éthogramme, ou un menu de ce que font les chiens

La façon la plus simple de devenir un chien ou un autre animal est de passer du temps à les regarder. Il est incroyablement instructif de simplement les observer courir librement, ou presque, comme dans les parcs à chiens et sur les sentiers où ils sont autorisés à courir et à explorer par leurs propres moyens. Cependant, l’observation des chiens pendant qu’ils marchent attachés par une laisse à un humain fournit également des données. Et, il est presque aussi important de regarder les gens qui sont avec les chiens. Le résultat de ces observations serait une liste de modèles de comportement appelés un éthogramme. Cette liste est juste cela, un menu descriptif de ce que les chiens et les humains font sans interprétation ou explication de pourquoi ils le font. Les actions peuvent être décrites par leurs caractéristiques physiques – à quoi elles ressemblent – telles que les postures, les gestes, les expressions faciales et la démarche, ou par leurs conséquences, telles que l’orientation d’un individu vers des objets ou des individus dans l’environnement, qui conduisent à l’accomplissement d’une tâche ou à un résultat.

Développer un éthogramme, ou un menu de ce que font les animaux, est la partie la plus importante d’une étude comportementale. C’est une grande expérience d’apprendre comment les animaux agissent. Certains modèles de comportement comprennent l’approche d’un chien à d’autres chiens (vitesse et orientation); la morsure dirigé vers différentes parties du corps; intensité mordante (inhibée et douce, ou dure et accompagnée d’une secousse de la tête ou non); rouler dessus; se tenant sur; le menton au repos, le jeu sollicitant; auto-jouer; uriner et la posture utilisée; cacaoyer; grondement; aboiement; gémissements; approcher et se retirer; pawing dirigé vers différentes parties du corps; position de l’oreille; position de queue; démarche; etc.

« Alors, que faire de toute cette recherche éthologique pour moi et mon chien ? »

Permettez-moi de terminer en considérant une question : « Alors, qu’est-ce que toute cette recherche éthologique fait pour moi et mon chien ? » Il est important de sortir de notre tour d’ivoire et d’entrer en piste. Trop de chercheurs et d’éducateurs canins observent les chiens dans un système type « laboratoire » ou quand les chiens sont au travail, mais ils doivent aussi aller dans des endroits où les chiens sont promenés et autorisés à courir librement. Les parcs pour chiens sont d’excellents endroits pour étudier le comportement des chiens.

Il est également important de se référer à la science citoyenne dans la recherche sur les chiens et entendre ce que les autres pensent des chiens que nous observons ensemble. La science en général, et l’éthologie des chiens en particulier, ne pourront être améliorées et croître grâce aux efforts des scientifiques citoyens. Brian Hare, expert en chiens de l’Université Duke, mentionne : «À l’avenir, les scientifiques citoyens produiront des ensembles de données utiles qui testeront les hypothèses et répondront aux questions en complément des techniques de laboratoire conventionnelles utilisées pour étudier la psychologie canine. »

En fin de compte, notre objectif commun est d’utiliser ce que nous savons pour rendre la vie des chiens, avec qui nous partageons nos maisons et nos cœurs, la meilleure possible. Je suis également sûre que pendant que nous surveillons les chiens, ils nous observent attentivement et apprennent notre comportement. Eux aussi ont besoin d’apprendre sur le comportement de leurs humains et d’autres humains afin de mieux s’adapter à notre monde.

Dans «Learning to Speak Dog Part 4: Reading a Dog’s Body », il est mentionné: «Étudier le comportement d’un chien et les observer interagir avec le monde, peut être un spectacle fascinant, surtout si vous savez ce qu’il faut rechercher. Cela peut être utile pour apprendre à lire le langage corporel de votre chien, le comprendre et avoir une idée de ce qu’il ressent, de son humeur et de ce qu’il essaie de dire, il vous aidera à éviter les problèmes potentiels et à diffuser ceux qui existent déjà. Cela peut vous aider à mieux vous connaître, et vous apprendrez une nouvelle langue. « 

20160921_164514Je ne pourrais pas être plus d’accord. En apprenant sur le comportement des chiens et en parlant couramment le chien, vous aiderez le chien ou les chiens avec qui vous vivez à profiter pleinement de la vie. En outre, ces informations peuvent être utilisée pour améliorer vos relations avec votre chien et d’autres – un gagnant-gagnant.

Prenez part aux discussions sur la fascinante vie sociale, cognitive, émotionnelle et morale des chiens. De nombreuses recherches sont menées dans le monde entier, et presque chaque semaine, nous en apprenons davantage sur le comportement de nos compagnons canins et sur leurs motivations, ce qu’ils savent et ce qu’ils ressentent, comment fonctionnent leurs sens et leurs cerveaux, et comment ils négocient leurs mondes sociaux, y compris leurs interactions avec d’autres chiens et humains.

Corine Gomez

Revue d’Article – Marc Bekoff

References

  1. Bekoff, Marc. Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do. Chicago: University of Chicago Press, 2018.
  2. Also see: Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do and Mark Derr’s An Eminent Ethologist Elucidates Dogs
  3. Stewart, Laughlin et al. Citizen Science as a New Tool in Dog Cognition Research.” PLoS One, 2015. 
  4. Learning to Speak Dog Part 4: Reading a Dog’s Body : https://thelabsand.co/learning-to-speak-dog-part-4-reading-a-dogs-body/
Catégories
animal éducation émotions bien-être animal cognition animale Comportement conscience Littérature publication

Levée de fond pour « Le Guide du Petit Comportementaliste »: votre contribution est cruciale

« Aimer les animaux, c’est faire en sorte que les adultes du futur les respectent; Pour cela il faut les éduquer aujourd’hui ». Aidez nous à rendre le projet possible.

This content is for members only.
Log In Register
Catégories
animal cognition animale Comportement publication

Les chiens pensent et planifient pour l’avenir ?

Revue d’article de Mark Bekoff – Publié le 28 déc. 2017

Un essai du Dr Stanley Coren intitulé « Les chiens pensent-ils et planifient-ils pour l’avenir ? » soulève des questions très intéressantes sur les capacités cognitives des chiens. Bon nombre de personnes répondent spontanément : «Bien sûr qu’ils le font, comment pourraient-ils survivre dans leurs mondes sociaux exigeants ? ». D’autres témoignent qu’il suffit de les regarder pour avoir la réponse, tandis que d’autres notent que si des oiseaux et d’autres animaux le font, alors pourquoi pas les chiens ?

Combien d’entre vous pourraient relater des histoires sur la façon dont votre chien vous a conduit à un ballon ou à un autre jouet, coincé sous un lit, un meuble, dans le but de le récupérer pour continuer à jouer avec?

Le Dr Coren fournit de bons exemples qui soutiennent que les chiens pensent et planifient pour ce que nous pouvons considérer comme l’avenir. Certes, ses propres histoires et ainsi que d’autres, ne sont pas des données scientifiques à proprement dites, mais de simple observations. Sa conclusion est, qu’il est difficile d’interpréter le comportement des chiens autrement que de penser que leurs agissements impliquent une sorte de planification et d’anticipation des événements futurs.

L’essai du Dr Coren et certains témoignages font réfléchir sur les attentes et les demandes de nos chiens. Voici quelques observations et données à méditer qui montrent que les chiens pensent et planifient pour l’avenir. Certaines études se concentrent sur les interactions sociales entre chiens et entre les chiens et les autres animaux, y compris les humains. Ces études basées sur les observations – souvent appelées « science citoyenne » – prises dans leur ensemble, sont des données qui peuvent mener à des études plus systématiques de cette question intrigante. Il a été soutenu avec succès que la science citoyenne peut jouer un rôle important dans la production de recherches détaillées sur les chiens et autres animaux.

Le pillage de gamelle en faisant croire que quelqu’un est à la porte d’entrée

Voici un exemple élaboré de réflexion et de planification pour parvenir à une fin. Il a été rapporté à de nombreuses reprises par des foyers qui ont au moins deux chiens : Joe et Sam, deux chiens, sont nourris en même temps dans des gamelles séparées. Joe vide sa gamelle en un éclair et essaie de voler la gamelle de Sam, en mettant le museau dedans. Mais cela ne fonctionne pas. Alors Joe court en aboyant, à la porte d’entrée comme si quelqu’un était là. Sam, alors le suit pour accueillir le nouvel entrant, laissant la gamelle disponible pour Joe, qui la pille allègrement. Dans certains cas, Sam, ou d’autres chiens dont la nourriture a été volée, apprennent de leur erreur et ne se laissent plus être dupés. Mais, quand la courbe d’apprentissage très lente, alors les «chiens Joe» peuvent les duper souvent. Il apparait clairement que les «chiens Joe» pensent et planifient pour l’avenir et que les «chiens Sam» doivent affiner leurs propres compétences cognitives pour ne pas continuer à se laisser berner.

Anticiper les promenades de routine

Un autre exemple, soulevé par le Dr Coren, est que les chiens savent quand ils vont promener, et quand cela ne va pas se produire. Ils s’habituent à une certaine routine. Il existe de nombreux témoignages sur des chiens qui comprennent quand ils vont promener et quand cela ne va pas se produire. Alors ils vont tout faire pour que leurs humains changent d’avis et finissent par capituler avec une promenade. Ce qui pourrait signifier que les chiens ne pensent pas à l’avenir. S’ils ne pensent pas à l’avenir, alors à quoi ils pensent ?

Jeu social

J’ai connu 2 chiens – Skunk, un bull terrier femelle, et Ugo, un mélange de labrador et groenendael, mâle – qui étaient clairement les meilleurs amis et aimaient jouer ensemble. Quand Skunk entendait prononcer le nom de Ugo, elle savait qu’elle allait le retrouver et semblait déjà toute excitée avant même de l’avoir vu. Dès que nous sortions nous promener, elle tiraient sur son harnais, les pates avant presque décollées du sol, le fouet agité de façon vive et incessante, et là elle regardait dans tous les sens, et vérifiant s’il était là en soulevant la tête et en reniflant l’air. Dès qu’elle le voyait alors là, c’était une succession d’aboiements, de cris de joie jusqu’à ce qu’elle puisse se jeter sur lui et l’embrasser. Ensuite, ils jouaient ensemble comme s’ils étaient les deux seuls chiens au monde.

Une chose intéressante se produisait les jours où Ugo ne montrait pas. Son nom n’étant pas prononcé, Skunk semblait savoir qu’il ne viendrait pas. Skunk était capable de savoir que lorsque nous mentionnions Ugo, son meilleur ami allait venir et faisait une démonstration de joie, avant de le voir. Elle anticipait la venue de Ugo, à l’écoute de son nom. Clairement Skunk était capable de penser à l’avenir.

Un autre exemple de réflexion et de planification concernant le comportement social : Lorsque les chiens exécutent des signaux d’invitation au jeu, leurs actions changent la signification des comportements qui sont généralement perçus autrement dans d’autres contextes, tels que mordre et secouer la tête, se heurter avec une vitesse et une force raisonnable et le chevauchement, par exemple. Les chiens qui jouent, savent que ces signaux sont « tout en jeu ». Ils réfléchissent et planifient en fonction du jeu futur. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le jeu n’atteint que très rarement des rixes. Les chiens et autres animaux affinent également leur stratégie de jeu, en fonction de leur expérience de jeu passé. Il semble également probable que les chiens ont ce que l’on appelle une théorie de l’esprit qui se manifeste quand ils jouent socialement et savent ce que les autres pensent et ressentent, et peuvent prédire ce qu’ils sont susceptibles de faire dans le futur. Le Dr Coren note également à quel point la prédiction est importante pour les chiens et autres animaux.

Le Frisbee

chien-frisbee

Considérons également les chiens jouant au frisbee, comme Ari dans la photo d’accompagnement. Certains chiens sont des joueurs de Frisbee experts et sont capables de suivre un plateau volant et de comprendre comment ce plateau va commencer à descendre et où il sera à la bonne hauteur pour qu’ils l’attrapent. Certaines personnes soutiennent que cette capacité est instinctive et que les chiens utilisent une «arithmétique instinctive», semblable aux joueurs de champ, sachant où une balle de baseball atterrira dans leur gant en suivant sa trajectoire.

Cependant, il y a beaucoup de bons exemples de chiens qui apprennent à jouer au frisbee qui montrent clairement qu’ils apprennent à réfléchir et à planifier pour l’avenir, et différentes méthodes d’enseignement qui montrent que ce n’est pas aussi difficile que certains le prétendent. Une compétence difficile à apprendre.

L’entrainement du chien

Un autre exemple de chiens qui réfléchissent et planifient pour l’avenir se concentre sur la formation des chiens elle-même. Certains éducateurs entraînent les chiens à réfléchir aux conséquences futures de leurs actions, et surtout celles qu’ils ne doivent pas faire, raison fondamentale pour laquelle ils doivent être formés. On parlera notamment des chiens guide d’aveugle, qui ont une approche et une cognition particulièrement développé dans ce sens.

Si certains chercheurs persistent à chercher l’explication la plus simple et la plus parcimonieuse pour tous les types de comportements, en soutenant que les modèles instinctifs câblés prédominent dans de nombreuses sortes de rencontres sociales et non sociales, il est impossible de croire que tout ce que font les chiens ou les autres animaux est exclusivement conduit dans ce sens.

« Se baser sur les principes de base de ce que nous savons sur les chiens nous amènerait à croire qu’ils doivent avoir une capacité de réflexion du futur. Du point de vue de l’évolution, les chiens et leurs cousins ​​sauvages devaient avoir une idée de l’avenir pour devenir des chasseurs à succès. Vous ne pouvez vraiment pas espérer chasser un autre animal à moins que vous ne puissiez anticiper ce qu’il va faire ensuite, et après tout, penser à l’avenir. » Dr Coren

En outre, les chiens sont des animaux sociaux. L’essence des interactions sociales et des communications est, qu’un individu doit être capable de prédire les effets que son comportement aura sur le comportement d’autres individus. Cela apparaît particulièrement dans certaines recherches récentes qui cherchent à savoir si les chiens sont capables de se livrer à la tromperie ou au mensonge. Les tentatives de tromper un autre individu indiquent une pensée future. L’idée est que toute forme de mensonge ou de tromperie implique des processus de pensée.

Ne sous-estimons pas ce que les chiens sont capables de faire.

Dans le livre « Species of Mind », Colin Allen et Mark Bekoff ont soutenu que les explications cognitives, qui font appel à la pensée et à la planification, peuvent être des explications simples et ne reposent pas sur tout ou presque, surtout si elle se repose sur les prévisions de situations sociales et non sociales dans lesquelles un individu va se trouver. Ainsi, la capacité des chiens à prédire le comportement des autres, tout comme le vol d’un Frisbee, pourrait facilement dépendre de sa capacité à raisonner et à établir des prédictions. Il y a peu de raisons de douter que les chiens et les autres non-humains ont des attentes pour les choses à venir.

La science citoyenne et la recherche dans le domaine de la cognition et de la planification par les chiens et autres animaux sont des terrains, nous l’espérons, fertiles. Une quantité incroyable de données comparatives sur la vie cognitive et émotionnelle des animaux non humains montre à quel point il est trompeur de sous-estimer ce dont les chiens et les autres animaux sont capables.

Corine Gomez
Comportementaliste

Références

 » Dogs Think About and Plan For the Future, Don’t They? » – Mark Bekof :

Canine Confidential: Why Dogs Do What They Do, « The Power of Play: Dogs Just Want to Have Fun, » « Dog Play Is Socially Contagious and Now We Know Why, » « How and Why Dogs Play Revisited: Who’s Confused?« , « What’s Happening When Dogs Play Tug-of-War? Dog Park Chatter, » « Theory of Mind and Play: Ape Exceptionalism Is Too Narrow, » « Chimps Seem to Know What Others Know—So Do Dogs at Play, » « Get Down and Dirty With Your Dog: Bow, Hug, and Tug, »

Les gens s’inquiètent souvent que le jeu escalade en combats. Les données montrent que le jeu ne dégénère que rarement en agression. Par exemple,  Shyan, Fortune, and King (2003) rapporte que moins de 0,5% des jeux de combats chez les chiens se sont transformés en conflits, et seulement la moitié de ces combats étaient clairement agressifs. Leurs données sont en accord avec les observations de coyotes sauvages et de chiens en liberté.

Catégories
animal émotions cognition animale Comportement conscience

« Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » – essai de Marc Bekoff

Les discussions sur le suicide des animaux soulèvent de nombreuses questions fascinantes.

Que savons-nous vraiment du suicide chez les animaux non humains et de leur conception de la mort ?

« Bien que les histoires d’animaux suicidaires soient anecdotiques, ce qui compte, c’est qu’elles sont parfaitement plausibles du point de vue de la science contemporaine (Preti 2011a, p.819). Ainsi, même si nous ne pouvons pas actuellement prouver qu’un animal s’est effectivement suicidé, il existe un nombre croissant de preuves indiquant que cette possibilité ne peut pas être exclue par principe.- David M. Peña- Guzmán, 2017 »

De récentes discussions, sur le fait de savoir si les animaux non-humains se suicident, soulèvent de nombreuses questions fascinantes et majeures sur ce qu’ils savent de leur propre mort et de celle des autres. Dans l’excellent essai du Dr Jessica Pierce intitulé « Un nouveau regard sur le suicide des animaux », elle mentionne : « Bien que beaucoup de gens s’empressent d’écarter la question . Les animaux peuvent-ils se suicider? Aussi stupide et aussi fantastiquement anthropomorphe, nous devrions nous arrêter et réfléchir sérieusement à la question. » Son article m’a permis de recevoir quelques emails sur cette possibilité. Deux étaient écrits comme suit: «Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous? »

L’essai du Dr Pierce a été motivé par un article du philosophe David Peña-Guzmán, qui a suscité la réflexion : « Les animaux non humains peuvent-ils se suicider? » Dans l’essai, il conclut qu’il y a des raisons scientifiques et philosophiques qui soutiennent l’idée que les non-humains peuvent être source d’automutilation et de leur propre mort. Il écrit :

« Beaucoup de gens croient que seuls les humains ont les capacités cognitives et comportementales nécessaires pour un comportement suicidaire, comme la subjectivité réflexive, le libre arbitre, l’intentionnalité, ou la conscience de la mort. Trois contre-arguments basés sur (i) les émotions négatives et les psychopathologies chez les animaux non-humains, (ii) la nature du comportement autodestructeur et (iii) le problème de la fidélité au modèle dans la recherche sur le suicide – suggèrent que les comportements autodestructeurs et autodestructeurs parmi les animaux humains et non humains varient le long d’un continuum. »

Quelque chose doit émaner de l’exceptionnalisme humain

Le raisonnement du Dr. Peña-Guzmán est en accord avec les idées de Charles Darwin sur la continuité évolutionniste qui soulignent que dans de nombreux contextes, les différences entre les membres de diverses espèces, sont des différences de degré plutôt que de type. Ce sont des nuances de gris, plutôt que de fortes différences entre les noirs et les blancs, ce qui signifie que nous devons garder l’esprit ouvert sur les capacités cognitives et émotionnelles des autres animaux et sur leur ressemblance avec les nôtres. L’ esprit animal et la manie de l’Exceptionalisme Humain « .

En ce qui concerne l’unicité et la supériorité humaines supposées, le Dr Peña-Guzmán écrit:

« On pourrait faire valoir que dans le cas des sciences animales, ce biais se manifeste principalement comme un biais anti-confirmation qui nous incline à être hyper-sceptique des idées qui remettent en question notre croyance en notre unicité et notre supériorité présumées. Dans notre esprit, de telles idées ne sont jamais confirmées – peu importe le soutien qu’elles peuvent avoir. Ce parti pris met les chercheurs suicidaires dans une double contrainte puisqu’ils doivent prendre position sur la question de savoir si le lien entre les émotions négatives et les comportements autodestructeurs existe aussi bien chez les humains que chez les animaux non humains … »

Je suis d’accord à 100% avec les docteurs Peña-Guzmán et Pierce, concernant leur conclusion, selon laquelle nous devons garder l’esprit ouvert sur la question de savoir si oui ou non les non-humains se suicident. En Juillet 2012, j’ai écrit un essai intitulé « Did a Female Burro Commit Suicide? » basé sur une histoire que m’a racontée Cathy Manning au sujet d’une ânesse qui semblait vouloir se suicider après avoir donné naissance à un bébé avec un bec de lièvre qui ne respirait pas. Le bébé ne pouvait pas être ranimé et Cathy regardait la mère marcher dans un lac et se noyer.

« Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous ? « 

Parmi les emails que j’ai reçus, j’en ai sélectionné deux, parce qu’ils soulèvent des questions profondément importantes qu’il est très difficile de répondre avec certitude, étant donné ce que nous savons actuellement. Les autres questions que j’ai reçues pourraient être facilement regroupées dans ces deux requêtes générales.

Concernant les questions : « Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous ?  » Je ne sais pas, et je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre le sache non plus. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas le cas, mais je ne connais aucune recherche qui montre de façon concluante ce qu’il en est. Lorsque j’ai parlé à quelques personnes de ces possibilités au cours des dernières années, on me refuse des réponses claires tel un « oui » définitif ou un « non » définitif. Vivre dans cette troublante zone d’incertitude – peut-être qu’ils le savent et peut-être pas – me fait garder l’esprit ouvert sur les capacités cognitives et émotionnelles des non-humains, qui peuvent s’informer de leur propre disparition et de ce qu’ils savent quand d’autres sont morts et ne reviennent pas. Cela me garde éveillé la nuit parfois, et je me demande qui sont les autres animaux et que savent-ils vraiment sur ces choses qui se passent dans leur vie fascinante.

Quand on me pousse à donner des réponses plus définitives, je me retrouve à répondre : « Je ne pense pas qu’un animal non-humain se demande si sa vie finit comme celle des humains. » Mais je qualifie immédiatement cette déclaration en disant clairement : « Je ne sais vraiment pas et je ne pense pas que quelqu’un d’autre le sait en ce moment. » Et, je ne pense pas non plus qu’un non-humain est conscience de la mort d’un autre individu, mais le mot clé ici est « penser ».

Cette zone grise d’incertitude – peut-être qu’ils le savent et peut-être qu’ils ne le savent pas – ne disparaît pas.

Ainsi, les humains sont-ils exceptionnels parmi les mammifères et les autres non-humains en ayant un concept plus développé de leur propre et de la mort d’autres. Je sais cependant que beaucoup de non-humains souffrent et pleurent la perte des autres individus, mais je ne sais pas s’ils savent que les défunts sont partis pour toujours.

Ce que les autres animaux pensent et ressentent lorsqu’ils sont profondément attristés lorsqu’un autre animal meurt n’est pas clair, mais il est évident qu’une grande variété d’animaux subit la perte de leur famille et de leurs amis. L’histoire de Cathy au sujet de l’ânesse qui s’est noyé, et d’autres, dont certaines sont discutées par le Dr Peña-Guzmán, m’a fait repenser la question de savoir si les animaux se suicident et j’espère que ces histoires et d’autres porte pour une discussion éclairée et une recherche comparative sur cette possibilité intrigante. Nous devons prêter une attention particulière aux histoires qui ont un thème commun, et espérons qu’elles stimuleront davantage de recherches dans un domaine donné. Nous devons également réfléchir davantage à la question de savoir quand une différence de degré devient une différence de nature, mais c’est un sujet épineux pour les futurs essais.

Je suis profondément redevable aux Drs. Peña-Guzmán et Pierce pour avoir écrit leurs réflexions et pour leur ouverture d’esprit en matière de suicide animal. Je suis également reconnaissant à ceux qui prennent au sérieux ces questions sur le suicide des animaux et qui gardent l’esprit ouvert. Quand j’étudie attentivement ce que nous savons du suicide animal et ce que les non-humains savent de leur propre mort et de celle des autres, je pense qu’il est trop tôt pour répondre aux questions : « Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous? » Je suis tout à fait d’accord avec le Dr Pierce quand elle écrit : « Bien que beaucoup de gens s’empressent d’écarter la question : les animaux peuvent-ils se suicider ? aussi stupide et aussi fantastiquement anthropomorphe, nous devrions nous arrêter et réfléchir sérieusement à la question. »

Restez à l’écoute pour plus de discussions sur la vie cognitive et émotionnelle des animaux. Il y a encore beaucoup à apprendre, et il ressort clairement d’une bonne partie de la recherche comparative détaillée sur d’autres animaux. Car nous ne sommes pas seuls à avoir développé des compétences cognitives et des émotions complexes et sophistiquées.

Marc_and_JethroEssai de Mark Bekoff – Publié le 08 Jan 2018

Article original: « Do Animals Really Know They’re Gonna Die? » [https://www.psychologytoday.com/blog/animal-emotions/201801/do-animals-really-know-theyre-gonna-die]

Ce post est en réponse à la publication du Dr Jessica Pierce « A New look at animal suicide » (un nouveau regard sur le suicide des animaux)

Reférences:

  1. Dr Jessica Pierce :  “A New Look at Animal Suicide” [https://www.psychologytoday.com/blog/all-dogs-go-heaven/201801/new-look-animal-suicide]
  2. Dr Peña-Guzmán : « Can nonhuman animals commit suicide? » [http://animalstudiesrepository.org/cgi/viewcontent.cgi?article=1201&context=animsent
Catégories
animal éducation émotions Comportement conscience Littérature publication

La vie dans l’ère de la Compassion, de la Liberté et de la Justice pour Tous

Les humains s’engagent dans des relations intimes et nécessaires avec d’autres animaux, et dans la plupart de ces interactions, nous détenons le pouvoir. Mais le pouvoir n’est pas une droit pour la domination ou l’abus.

This content is for members only.
Log In Register
Catégories
éducation émotions conscience Littérature publication

« Les animaux ne sont pas sensibles et ne peuvent pas ressentir de douleur, selon les députés conservateurs Britaniques »

« Quiconque dit que la vie importe moins aux animaux qu’à nous, n’a pas tenu dans ses mains un animal qui se bat pour sa vie. Tout l’être de l’animal est jeté dans ce combat, sans réserve. « (Elisabeth Costello, dans Les vies des animaux de J. M. Coetzee)

This content is for members only.
Log In Register
Catégories
émotions Comportement

Votre Chat n’a plus de poils sous le ventre. Pourquoi et que faire?

Vous venez de vous apercevoir que votre chat n’a plus de poils sous le ventre. sa peau apparaît toute lisse, du nombril aux cuisses. Que se passe-t-il ?

Chez le chat, l’apparition de plaques dépilées est un problème assez fréquent. Dans un grand nombre de cas, c’est un léchage excessif qui est à l’origine de la perte de poils. Cependant, plusieurs causes peuvent être à l’origine:

Les lésions typiques du léchage

Lorsqu’un chat se lèche de façon excessive, les poils sont cassés à la racine et de larges plages dépourvues de poils apparaissent. Les zones dépilées sont souvent symétriques, il s’agit généralement d’un carré totalement dépilé sur le bas-ventre ou d’un triangle, partant du nombril. Dans des cas plus graves, les cuisses et les flancs peuvent être totalement nus également. Et rarement des plaques rouges, ou croûtes apparaissent. La peau est parfaitement lisse et semble froide.

Des maladies de peau peuvent être en cause

De nombreuses maladies parasitaires ou dermatologiques peuvent déclencher des anomalies du pelage ou de la peau chez le chat : Puces, gale, poux, teigne, allergies, infections de la peau, dermatites…
Que le chat se gratte ou non, qu’il présente des croûtes, des plaques ou juste des dépilations, une consultation vétérinaire s’impose toujours en premier lieu.

Le léchage compulsif peut être d’origine anxieuse

Le chat est un animal d’une extrême sensibilité ; divers événements peuvent le déstabiliser et déclencher du léchage compulsif d’origine anxieuse :
Modification de son milieu de vie : déménagement, changement du mobilier, petits travaux, ou tout simplement un changement d’horaires des propriétaires peuvent déclencher du stress chez le chat.
Modification du groupe familial : arrivée d’un bébé, d’un chien ou d’un nouveau chat, recomposition de la famille, décès d’un de ses membres, sont des causes fréquentes de déstabilisation.
Insécurité : passage de chats errants dans le jardin, dégradation des relations avec les humains, régime alimentaire trop sévère, soins médicaux traumatisants peuvent aussi être sources d’angoisse.
Un chat déstabilisé, stressé, ou anxieux se trouve dans un inconfort émotionnel qui envahit son quotidien. Pour certains chats, le léchage procure un apaisement, un soulagement momentané. Mais si les causes de stress ne disparaissent pas, le léchage devient compulsif, sans que le chat ne parvienne à s’apaiser durablement : des lésions dépilées apparaissent alors et s’entretiennent.

Le chat se lèche toujours en cachette

C’est toujours très étonnant pour le propriétaire de s’entendre dire que son chat s’est épilé tout seul à force de se lécher. En effet, le plus souvent, le chat se lèche «en cachette», dans une de ses zones de repli et à l’abri des regards.

Que faire ?

1ère étape : face à une lésion de peau quelle qu’elle soit, consultez votre vétérinaire pour un examen médical. Les causes dermatologiques, allergiques ainsi que d’autres maladies doivent être écartées en priorité.

2ème étape : si aucune cause médicale n’est découverte, une prise en charge comportementale s’impose. Ne laissez pas l’anxiété s’installer ! Une consultation comportementale, auprès d’un vétérinaire comportementaliste ou d’un comportementaliste professionnel permettra :
– de trouver la cause du problème et l’affection dont souffre votre chat,
– d’améliorer son milieu de vie et de le rendre plus apaisant,
– dans certains cas, des compléments alimentaires déstressants permettent d’accélérer la guérison.

Votre vétérinaire traitant saura vous conseiller et vous orienter si nécessaire vers un professionnel pour prendre en charge les troubles du comportement.

Références:
http://www.zoopsy.com : fiches conseils