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Walking Dog : en marche pour l’adoption

Dimanche 29 avril dernier, plusieurs associations de protection animale se sont mobilisées pour présenter une trentaine de chiens, de toutes races et de tout age, sur la promenade de Cagnes-sur-Mer (06).

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« Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » – essai de Marc Bekoff

Les discussions sur le suicide des animaux soulèvent de nombreuses questions fascinantes.

Que savons-nous vraiment du suicide chez les animaux non humains et de leur conception de la mort ?

« Bien que les histoires d’animaux suicidaires soient anecdotiques, ce qui compte, c’est qu’elles sont parfaitement plausibles du point de vue de la science contemporaine (Preti 2011a, p.819). Ainsi, même si nous ne pouvons pas actuellement prouver qu’un animal s’est effectivement suicidé, il existe un nombre croissant de preuves indiquant que cette possibilité ne peut pas être exclue par principe.- David M. Peña- Guzmán, 2017 »

De récentes discussions, sur le fait de savoir si les animaux non-humains se suicident, soulèvent de nombreuses questions fascinantes et majeures sur ce qu’ils savent de leur propre mort et de celle des autres. Dans l’excellent essai du Dr Jessica Pierce intitulé « Un nouveau regard sur le suicide des animaux », elle mentionne : « Bien que beaucoup de gens s’empressent d’écarter la question . Les animaux peuvent-ils se suicider? Aussi stupide et aussi fantastiquement anthropomorphe, nous devrions nous arrêter et réfléchir sérieusement à la question. » Son article m’a permis de recevoir quelques emails sur cette possibilité. Deux étaient écrits comme suit: «Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous? »

L’essai du Dr Pierce a été motivé par un article du philosophe David Peña-Guzmán, qui a suscité la réflexion : « Les animaux non humains peuvent-ils se suicider? » Dans l’essai, il conclut qu’il y a des raisons scientifiques et philosophiques qui soutiennent l’idée que les non-humains peuvent être source d’automutilation et de leur propre mort. Il écrit :

« Beaucoup de gens croient que seuls les humains ont les capacités cognitives et comportementales nécessaires pour un comportement suicidaire, comme la subjectivité réflexive, le libre arbitre, l’intentionnalité, ou la conscience de la mort. Trois contre-arguments basés sur (i) les émotions négatives et les psychopathologies chez les animaux non-humains, (ii) la nature du comportement autodestructeur et (iii) le problème de la fidélité au modèle dans la recherche sur le suicide – suggèrent que les comportements autodestructeurs et autodestructeurs parmi les animaux humains et non humains varient le long d’un continuum. »

Quelque chose doit émaner de l’exceptionnalisme humain

Le raisonnement du Dr. Peña-Guzmán est en accord avec les idées de Charles Darwin sur la continuité évolutionniste qui soulignent que dans de nombreux contextes, les différences entre les membres de diverses espèces, sont des différences de degré plutôt que de type. Ce sont des nuances de gris, plutôt que de fortes différences entre les noirs et les blancs, ce qui signifie que nous devons garder l’esprit ouvert sur les capacités cognitives et émotionnelles des autres animaux et sur leur ressemblance avec les nôtres. L’ esprit animal et la manie de l’Exceptionalisme Humain « .

En ce qui concerne l’unicité et la supériorité humaines supposées, le Dr Peña-Guzmán écrit:

« On pourrait faire valoir que dans le cas des sciences animales, ce biais se manifeste principalement comme un biais anti-confirmation qui nous incline à être hyper-sceptique des idées qui remettent en question notre croyance en notre unicité et notre supériorité présumées. Dans notre esprit, de telles idées ne sont jamais confirmées – peu importe le soutien qu’elles peuvent avoir. Ce parti pris met les chercheurs suicidaires dans une double contrainte puisqu’ils doivent prendre position sur la question de savoir si le lien entre les émotions négatives et les comportements autodestructeurs existe aussi bien chez les humains que chez les animaux non humains … »

Je suis d’accord à 100% avec les docteurs Peña-Guzmán et Pierce, concernant leur conclusion, selon laquelle nous devons garder l’esprit ouvert sur la question de savoir si oui ou non les non-humains se suicident. En Juillet 2012, j’ai écrit un essai intitulé « Did a Female Burro Commit Suicide? » basé sur une histoire que m’a racontée Cathy Manning au sujet d’une ânesse qui semblait vouloir se suicider après avoir donné naissance à un bébé avec un bec de lièvre qui ne respirait pas. Le bébé ne pouvait pas être ranimé et Cathy regardait la mère marcher dans un lac et se noyer.

« Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous ? « 

Parmi les emails que j’ai reçus, j’en ai sélectionné deux, parce qu’ils soulèvent des questions profondément importantes qu’il est très difficile de répondre avec certitude, étant donné ce que nous savons actuellement. Les autres questions que j’ai reçues pourraient être facilement regroupées dans ces deux requêtes générales.

Concernant les questions : « Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? » et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous ?  » Je ne sais pas, et je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre le sache non plus. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas le cas, mais je ne connais aucune recherche qui montre de façon concluante ce qu’il en est. Lorsque j’ai parlé à quelques personnes de ces possibilités au cours des dernières années, on me refuse des réponses claires tel un « oui » définitif ou un « non » définitif. Vivre dans cette troublante zone d’incertitude – peut-être qu’ils le savent et peut-être pas – me fait garder l’esprit ouvert sur les capacités cognitives et émotionnelles des non-humains, qui peuvent s’informer de leur propre disparition et de ce qu’ils savent quand d’autres sont morts et ne reviennent pas. Cela me garde éveillé la nuit parfois, et je me demande qui sont les autres animaux et que savent-ils vraiment sur ces choses qui se passent dans leur vie fascinante.

Quand on me pousse à donner des réponses plus définitives, je me retrouve à répondre : « Je ne pense pas qu’un animal non-humain se demande si sa vie finit comme celle des humains. » Mais je qualifie immédiatement cette déclaration en disant clairement : « Je ne sais vraiment pas et je ne pense pas que quelqu’un d’autre le sait en ce moment. » Et, je ne pense pas non plus qu’un non-humain est conscience de la mort d’un autre individu, mais le mot clé ici est « penser ».

Cette zone grise d’incertitude – peut-être qu’ils le savent et peut-être qu’ils ne le savent pas – ne disparaît pas.

Ainsi, les humains sont-ils exceptionnels parmi les mammifères et les autres non-humains en ayant un concept plus développé de leur propre et de la mort d’autres. Je sais cependant que beaucoup de non-humains souffrent et pleurent la perte des autres individus, mais je ne sais pas s’ils savent que les défunts sont partis pour toujours.

Ce que les autres animaux pensent et ressentent lorsqu’ils sont profondément attristés lorsqu’un autre animal meurt n’est pas clair, mais il est évident qu’une grande variété d’animaux subit la perte de leur famille et de leurs amis. L’histoire de Cathy au sujet de l’ânesse qui s’est noyé, et d’autres, dont certaines sont discutées par le Dr Peña-Guzmán, m’a fait repenser la question de savoir si les animaux se suicident et j’espère que ces histoires et d’autres porte pour une discussion éclairée et une recherche comparative sur cette possibilité intrigante. Nous devons prêter une attention particulière aux histoires qui ont un thème commun, et espérons qu’elles stimuleront davantage de recherches dans un domaine donné. Nous devons également réfléchir davantage à la question de savoir quand une différence de degré devient une différence de nature, mais c’est un sujet épineux pour les futurs essais.

Je suis profondément redevable aux Drs. Peña-Guzmán et Pierce pour avoir écrit leurs réflexions et pour leur ouverture d’esprit en matière de suicide animal. Je suis également reconnaissant à ceux qui prennent au sérieux ces questions sur le suicide des animaux et qui gardent l’esprit ouvert. Quand j’étudie attentivement ce que nous savons du suicide animal et ce que les non-humains savent de leur propre mort et de celle des autres, je pense qu’il est trop tôt pour répondre aux questions : « Les animaux savent-ils vraiment qu’ils vont mourir ? et « Est-ce que les animaux ont le même concept de mort que nous? » Je suis tout à fait d’accord avec le Dr Pierce quand elle écrit : « Bien que beaucoup de gens s’empressent d’écarter la question : les animaux peuvent-ils se suicider ? aussi stupide et aussi fantastiquement anthropomorphe, nous devrions nous arrêter et réfléchir sérieusement à la question. »

Restez à l’écoute pour plus de discussions sur la vie cognitive et émotionnelle des animaux. Il y a encore beaucoup à apprendre, et il ressort clairement d’une bonne partie de la recherche comparative détaillée sur d’autres animaux. Car nous ne sommes pas seuls à avoir développé des compétences cognitives et des émotions complexes et sophistiquées.

Marc_and_JethroEssai de Mark Bekoff – Publié le 08 Jan 2018

Article original: « Do Animals Really Know They’re Gonna Die? » [https://www.psychologytoday.com/blog/animal-emotions/201801/do-animals-really-know-theyre-gonna-die]

Ce post est en réponse à la publication du Dr Jessica Pierce « A New look at animal suicide » (un nouveau regard sur le suicide des animaux)

Reférences:

  1. Dr Jessica Pierce :  “A New Look at Animal Suicide” [https://www.psychologytoday.com/blog/all-dogs-go-heaven/201801/new-look-animal-suicide]
  2. Dr Peña-Guzmán : « Can nonhuman animals commit suicide? » [http://animalstudiesrepository.org/cgi/viewcontent.cgi?article=1201&context=animsent
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Alimentation éthique animal nutrition santé animale

La Gamme Kami Nutri-Santé est née !

Voilà maintenant quelques temps que le Centre Kami voulait créer sa propre gamme d’aliments secs pour nos compagnons félins et canins. De l’idée est venue un projet. Du projet, des rencontres et des partenaires qui ont su répondre à notre cahier des charges

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La vie dans l’ère de la Compassion, de la Liberté et de la Justice pour Tous

Les humains s’engagent dans des relations intimes et nécessaires avec d’autres animaux, et dans la plupart de ces interactions, nous détenons le pouvoir. Mais le pouvoir n’est pas une droit pour la domination ou l’abus.

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Profession Photographe animalière: Marie-Claude Orosquette

J’ai  rencontré Marie-Claude Orosquette durant un stage de comportementaliste animalier, en mai 2014. A cette époque, elle avait mis sa carrière de photographe entre parenthèses. Sa passion pour les animaux l’avait menée à effectuer cette formation de 5 jours, sur la Côte d’Azur… une chance pour moi, pour faire sa connaissance et échanger sur nos centres d’intérêts respectifs. 

Aujourd’hui, je dois dire que c’est un vrai bonheur, que Marie-Claude ait décidé de reprendre la photo. Son talent, sa sensibilité artistique et son envie de faire partager sa passion, font d’elle une artiste exceptionnelle avec un grand coeur.marie-claude-orosquette-photographe-accompagnateur-aguila2-211x150

J’ai eu envie de vous faire découvrir ce personnage particulier et son univers artistique à travers une petite interview à laquelle Marie-Claude a eu la gentillesse de se prêter.

L’interview:

CK: Quelles sont tes motivations pour exercer ce métier?

MCO: Etre le témoin privilégié des derniers édens sur la planète et de pouvoir immortaliser ces instants qu’offrent Dame Nature. Mais la motivation la plus grande, c’est de pouvoir, à mon niveau bien sur et en tant que photographe, alerter le plus possible sur la précarité de cette biodiversité. Nous sommes acteurs de ce que nous transmettons et il est de plus en plus important pour moi de témoigner, à travers mes conférences, du nombre grandissant d’espèces en danger, en voie de disparition ou proche de l’extinction, et malheureusement le facteur humain est toujours présent.

CK: Les animaux pour toi, ça veut dire quoi ?

Ca veut dire un regard, une attitude, une action. Les animaux pour moi ça veut dire « êtres vivants doués de sensibilités », il n’y a qu’a voir la réaction d’une éléphante qui vient de perdre son petit pour en prendre bien conscience , et pourtant dans le droit français, ils ne possèdent pas de personnalités juridique, il n’y a donc pas eu d’effet concret  sur la condition animale depuis cette reconnaissance ( sensibilité animale) dans le code civil  en 2015.

La dure loi de la nature pour les espèces se trouve d’autant plus précaire que l’espèce humaine est le premier prédateur pour les animaux. Il est grand temps de prendre conscience que nous devons respecter leur milieux naturel, leur conditions de vie. Nous n’avons pas le droit sous couvert de médecine traditionnelle de pratiquer le braconnage. Nous n’avons pas le droit sous prétexte de spectacle de maintenir des animaux dans des conditions déplorable de détention.Nous n’avons pas le droit non plus de continuer à classer certaines espèces nuisibles, alors qu’elles ne devraient plus y figurer. Les exemples ne manquent pas. Quand on voit que le gouvernement anglais vient de faire machine arrière sur la sensibilité des animaux, je me dis que franchement la seule espèce qui devient totalement insensible c’est bien la notre. Pour finir avec cette question je ne pourrais concevoir ma vie sans les animaux.

CK: Pourquoi tu en es venue à la photographie animalière ? 

MCO: De formation scientifique d’une part , la passion des voyages, celle des animaux, de la nature et de la photo toute une alchimie de la vie qui m’a naturellement menée vers ce métier passion.

CK: Aurais-tu une anecdote sur une prise de vue ? 

MCO: J’ai tellement d’anecdotes. Chaque photo est un instant certes mais surtout une tranche de Vie (note de l’auteur: avec un grand V), une histoire d’un animal qui, quoi qu’il arrive, survit et dépense toute son énergie pour vivre, mais je retiendrais quand même cette belle histoire lors d’une prise de vue de lycaons (chiens sauvages africains) qui vivent en meute avec un couple alpha, mais contrairement aux loups dont les vieux individus s’éloignent de la meute et finissent solitaire, les vieux lycaons sont protégés et mis avec les tout petits, en garderie somme toute et les adultes viennent régurgiter leur repas pour qu’ils puissent continuer à s’alimenter ils sont au centre des préoccupations tout comme les puppies.

Lycaon puppies Avec l’autorisation de Marie-Claure Orosquette: droit réservé

CK: Si tu devais choisir un instant, une photo, ce serait laquelle ? Pourquoi?

MCO: Forcement celle que je n’ai pas encore faite, celle que je vais faire. Mais bon dans celles que j’ai faite, surement cette maman léopard qui nourrit ses petits avec leur premier vrai repas, une photo que j’ai prise au bout d’une piste au fond du delta de l’Okavango au Botswana en attendant que le petit Cesna vienne nous récupérer…..

léopard maman et petit Avec l’autorisation de Marie-Claure Orosquette: droit réservé

….à moins que ce soit celle prise en Afrique du Sud près d’Hermanus ma première photo de baleine à frange australe. Quelle émotion !

Baleine à frange australe copie
Avec l’autorisation de Marie-Claure Orosquette: droit réservé

Le Site web et les photos

site web Cliquez sur l’image pour accéder au site

Vous souhaitez acquérir des photos magnifiques, numérotées et signées par l’artiste ? 

Alors c’est le moment d’en profiter! Un cadeau unique à  tarif spécial « Fêtes de Noël ». Pour faire plaisir à votre famille, vos amis ou tout simplement : 

Pour VOUS faire plaisir

Marie Claure Orosquette, sa biographie, etc

MCO

Sa Biographie :

« Voir juste, c’est juste voir »

« J’aime capter les lumières, les ambiances, les petits matins du monde, les actions à peine perceptible à l’œil, un mouvement une attitude de l’aube au crépuscule ici, là, ou ailleurs. »

« De formation scientifique, la nature a toujours eu une place privilégiée qui a toujours guidée ma vie de photographe. »

Ses Récompenses :

  • 3ème prix animalier aux photographies de l’année 2008 (APPPF)
  • Demi finaliste BBC Wildlife 2009

Jury :

  • Membre du jury du festival de l’oiseau 2011
  • Membre du jury de la Coupe de France fédération française photographique 2011
  • Membre du jury National Nature 2011
  • Membre du jury Du concours International Namur (Belgique) Aves 2011
  • Membre du jury film nature international festival de l’oiseau 2013
  • Membre du jury de la coupe de France Nature (FFP)  2017

Ses Expositions :

  • Exposition Paris AFA 2009 au profit de l’association
  • Exposition Les photographes de l’année, 2010
  • Exposition au mois international de la photo (MIPE), 2010
  • Exposition au Festival de l’oiseau, 2011
  • Expositions collectives Montier-en-Der , week*end de la biodiversité, festival de l’oiseau , Aigues Mortes, 2011
  • Exposition festival international Nature Namur, 2011
  • Exposition Paris (Afrique : Terres de Cœur), 2013
  • Exposition au Printemps de la Photographie, 2017

Présidente d’honneur du festival  photo IDO  à Gruissan, 2017

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« Les animaux ne sont pas sensibles et ne peuvent pas ressentir de douleur, selon les députés conservateurs Britaniques »

« Quiconque dit que la vie importe moins aux animaux qu’à nous, n’a pas tenu dans ses mains un animal qui se bat pour sa vie. Tout l’être de l’animal est jeté dans ce combat, sans réserve. « (Elisabeth Costello, dans Les vies des animaux de J. M. Coetzee)

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De l’Homme à l’Animal, Imaginaire et Réalité : les rencontres de l’OECC

Le 26 Novembre 2017 à l’Atrium de Chaville (92), l’Organisme Européen des Conseillers en Comportement se réunit et vous propose une journée sous le thème de la relation homme/ animal. Amoureux des animaux ? Professionnels ? cette journée est pour vous.  Les Rencontres de l’OECC sont un moment enrichissant où comportementalistes et professionnels et aficionados…

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Comportement

« Je pars en vacances avec mon animal »

Les vacances approchent, les départs se préparent, comment gérer au mieux ces nouvelles situations? Nous  vous proposons ici une revue d’article parue en avril 2014, dans la Newsletter du Comportementaliste.

“Comment faire pour que le transport se passe bien et éviter que ce soit trop stressant pour mon animal.”

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Pour un chien

Les départs en vacances sont faciles pour les chiens habitués à voyager toute l’année ou capables de s’adapter très vite à des milieux nouveaux.
Lors de voyages en train ou en car, un chien qui ne voyage pas en sac (poids du chien supérieur à 6 kg) doit être capable de supporter le port d’une muselière si un autre voyageur le demande. Une habituation à la muselière peut être réalisée dans les semaines qui précèdent le voyage.
La muselière doit être mise en place, d’abord quelques secondes, puis sur des durées de plus en plus importantes. Des activités agréables (caresses, promenades…) peuvent être associées au port de la muselière afin de la rendre moins négative. Pour les chiens gourmands, un peu de fromage ou de pâtée à tartiner peuvent être disposés à l’intérieur de la muselière afin de favoriser une mise en place volontaire.
harnais-chien-securite-voiture-pas-cher-3Lors de transport en voiture, il existe également des dispositifs permettant de sécuriser le transport: harnais se fixant sur les ceintures de sécurité ou boîte de transport adaptée au poids du chien et compatible avec la taille du véhicule. En plus d’augmenter la sécurité de l’animal, ces dispositifs permettent de lui attribuer un espace dédié qui facilite l’obtention d’un état de calme.
Sur un espace réduit la plupart des chiens finissent pas se coucher et se taire .
Pour d’autres très anxieux, cela est plus difficile, l’utilisation d’Adaptil® Spray ou Comprimés,  seul ou associé à d’autres prescriptions, peut alors les aider. Si une personne à laquelle le chien est attaché peut voyager avec lui à l’arrière, les caresses et la présence à ses côtés de lui permettront d’atteindre plus vite un état apaisé.
Comme pour la muselière, l’anticipation du voyage peut permettre d’habituer progressivement le chien à la voiture.
Le principe consiste à systématiquement associer la mise dans la voiture à une action agréable pour le chien : promenade, caresses, jeux, récompense alimentaire à l’arrivée du transport, même de quelques minutes. Et rompre ainsi l’association la plus courante pour les chiens sortant peu de chez eux : voiture = vétérinaire ou toiletteur.
Lors de transports très longs (supérieurs à 8 heures) si l’animal ne doit pas marcher à l’arrivée et si son état de santé et son âge le permettent, des traitements sédatifs peuvent être proposés. Ils sont lourds et contraignants et doivent être réservés à des cas particuliers.
Il est souvent préférable de faire voyager les chiens à jeun, certains souffrent de mal des transports tels que nous le connaissons pour les humains.

Je laisse mon chien au chenil, comment faire pour que tout se passe au mieux?

Le chien est un animal social, attaché aux membres de la famille avec laquelle il vit, ses propriétaires vont lui manquer. Il n’est pas utile de mentir aux propriétaires de chien à ce sujet.
Par contre il est possible de trouver des solutions pour rendre ce séjour le plus confortable possible pour le chien et diminuer ainsi les effets négatifs liés à la séparation.
S’il s’agit d’un chien capable de bien communiquer avec ses congénères, un grand box individuel n’est pas forcément à privilégier. Un environnement, qui peut paraître plus rustique, moins aménagé, sous forme de parc avec des abris où les chiens sont placés à plusieurs, lui conviendra peut-être mieux. La présence d’autres chiens peut lui fournir une occupation le distrayant malgré l’absence de sa famille. Ses habitudes doivent être décrites et laissées par écrit aux gardiens, ils sauront ainsi s’il s’agit d’un chien habitué strictement à des promenades en laisse, ou au contraire promené librement au moins une heure chaque jour.
La première fois, si le chien est mis en pension pour une longue période, il est utile de faire au préalable un essai de quelques jours. Cet essai permet de vérifier le  comportement du chien avec ses congénères et la façon dont il supporte la séparation.
Il pourra se familiariser avec ce nouveau lieu et, si l’essai est probant, être plus vite à l’aise lors d’un séjour ultérieur. Les propriétaires seront eux aussi rassurés sur la capacité de leur chien à s’adapter à la pension et donc moins inquiets lors de leur départ prolongé. Ils enverront ainsi moins de signaux inquiétants à leur animal au moment de la prochaine séparation.

Le fait d’être capable de rester seul chez lui n’est pas forcément une garantie que le chien sera capable de rester sans ses propriétaires dans un milieu inconnu.
Pour des animaux présentant des difficultés d’adaptation, l’utilisation d’Adaptil®
en spray, collier ou comprimés) est une aide. Adaptil® permettra un apaisement plus facile, sans provoquer de sédation ou d’indifférence du chien. D’autres aides peuvent également être mises en place en complément d’Adaptil® de façon préventive

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Pour un chat

Il est toujours difficile de proposer une vérité ou un conseil qui convienne à tous les chats. La plupart du temps, le transport d’un chat se déroule mieux si ce dernier est mis dans une cage ou un sac destiné à cet usage. Il ne verra pas le paysage défiler, ne sera pas effrayé par les camions ou voitures qui doublent et il lui sera plus facile de s’approprier et de rendre apaisant un espace réduit plutôt que l’ensemble du véhicule. chaton-dans-cage-roseCertaines cage de transport disposent d’encoches permettant de passer les ceintures de sécurité et ainsi de stabiliser la boîte et de protéger le chat en cas d’accident de la circulation. Il ne s’agit pas d’un univers carcéral mais bien d’un lieu réconfortant pur le chat. La pulvérisation de Feliway® à mi-hauteur dans les quatre coins de la cage, ainsi qu’au centre, permet de rendre plus rapidement ce lieu apaisant. Il est aussi utile de disposer, plusieurs jours avant le voyage, la cage dans une des pièces de la maison afin que le chat puisse l’explorer, la visiter, voire s’installer à l’intérieur.

Si la cage a été utilisée dans le passé par un autre animal ou par ce même chat mais que le transport s’est mal passé ou faisait suite à une action désagréable (visite chez le vétérinaire par exemple), il faut réaliser un nettoyage soigneux du support avant d’appliquer le Feliway®. Les pulvérisations seront effectuées plusieurs jours avant le transport et, le jour du transport, une demi-heure avant d’installer le chat à l’intérieur.
Pendant le voyage, il est, la plupart du temps, inutile voire dangereux de sortir le chat de sa cage de transport lors des arrêts. La promenade en laisse à l’extérieur pour lui permettre d’uriner est vaine, il ne sera pas capable d’éliminer dans un endroit inconnu, bruyant, rempli d’odeurs d’autres animaux. La remise dans la cage risque d’être compliquée avec un chat qui aura été paniqué par sa sortie en laisse. Mieux vaut donc le laisser dans sa cage dans une voiture garée à l’ombre, ou le transporter sans le sortir si le stationnement à l’ombre n’est pas possible afin d’éviter un coup de chaleur. Le chat est un animal adapté à la vie désertique et capable de concentrer ses urines plus que d’autres espèces. Il peut ainsi rester plusieurs heures sans uriner.
Afin de prévenir d’éventuels accidents de malpropreté, et d’éviter au chat de voyager en baignant dans son urine, une serviette éponge ou une alèse jetable peuvent être disposées sur le sol de la boîte, il sera facile de les retirer, sans avoir à sortir le chat, si des souillures apparaissent au cours du voyage. Mettre de la litière sur le sol de la cage de transport ne représente pas un élément de confort pour le chat qui ne comprend pas pourquoi il est contraint de rester sur sa litière (son champ d’élimination).
Lors de transport en avion, en train ou en car le placement du chat dans un dispositif de transport est obligatoire. Il n’est pas utile de le choisir immense. En train et en car, il n’existe pas de lieu dédié et la cage de transport est le plus souvent installée aux pieds ou sur les genoux du propriétaire. De plus une boîte d’une taille réduite est plus vite rassurante pour le chat. La taille doit être choisie de façon à ce que le chat puisse se retourner sur lui même. Un volume supérieur n’est pas un gain de confort.

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Mon chat m’accompagne en vacances, dois-je le laisser aller dehors ou le laisser enfermé pour ne pas qu’il se perde?

La réponse à cette question est différente selon les habitudes de vie du chat. S’il s’agit d’un animalqui, le reste de l’année, n’a pas accès à l’extérieur, mieux vaut ne pas le laisser sortir. En effet au retour, il risquerait de ne plus supporter de se retrouver sans accès à l’extérieur.

S’il s’agit d’un chat qui a déjà un accès à l’extérieur toute l’année, il doit explorer son nouveau lieu de vie progressivement afin de pouvoir retrouver son chemin lors des sorties. Il est alors conseillé de le laisser à l’intérieur de l’habitation quelques heures puis de le laisser explorer l’extérieur à son rythme. La familiarisation de ce nouveau lieu de vie peut être accélérée par le branchement d’un diffuseur Feliway® dès l’arrivée dans le lieu de vacances ou encore mieux quand cela est possible quelques jours avant l’arrivée du chat. Certains ne voudront peut-être pas sortir, il ne faut pas les forcer.
S’il s’agit d’un chat peu adaptable, connu pour avoir du mal à modifier ses habitudes, un traitement peut être mis en place de façon préventive.
Plus les conditions de vie seront proches de ses habitudes, plus l’adaptation sera facilitée (rythme des journées, personnes présentes, petit mobilier, griffoir, coussin, caisse, gamelles…).

Mon chat : pension pour chat ou nounou à la maison ?

D’autres options peuvent aussi être considérées. De nombreuses pensions pour chat pourront acceuillir Minou, soit dans des box individuels, soit dans des box collectifs en fonction de la capacité du chat à sociabiliser avec ses congénères. Il sera important de le conditionner avec un diffuseur Feliway® quelques jours avant le départ en vacances, afin d’éviter un stress important. Sur place, la pension aura certainement prévu du Feliway® également. Il sera nécessaire de convenir de cela avec la pensionavant d’amener le chat.

harlemLa solution préférée est de demander à un tiers – le voisin, l’ami, la famille ou encore un pet-sitter – de passer à la maison donner à manger, mettre de l’eau fraiche, nettoyer le lieu d’élimination, jouer quelques instant si le chat n’est pas trop farouche, quotidiennement. Le chat n’a pas à changer de lieu d’habitation, ce qui est le moins perturbant pour lui. Ses humains vont certes lui manquer, mais il conserve ses repères.

Conclusion

Voyager avec un animal, ça ne s’improvise pas ! Les départs en vacances peuvent être sources de stress tant pour l’animal que pour ses propriétaires.
En effet, lorsque le chien ou le chat ne sont pas préparés, l’expérience peut vite tourner au cauchemar. C’est en suivant ces quelques conseils de bon sens que le départ en vacances se passera dans les meilleures conditions.

Corine Gomez

Ref.  Muriel Marion – Docteur vétérinaire, Vétérinaire comportementaliste

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Vide- Grenier au profit du Bien-être animal

CK-catalogueLe 15 Juillet prochain, le Centre Kami organise son premier vide grenier au profit de la protection et du bien-être animal. Il se tiendra au Parking au Parking des Plans, devant le pole Culturel Auguste Escoffier à Villeneuve Loubet Village

Sur place entre 80 et 100 exposants sont attendus, avec un quartier dédié aux associations de Protection Animale.

Vous avez été nombreux à vous inscrire et nous vous en remercions.

Nous n’avons plus de places à la vente.

Mais venez nous voir sur place !!

IMPORTANT : pour les inscrits seulement !

Votre réservation ne sera valide qu’à réception de votre paiement et des documents nécessaires:

  • Paiement
  • copie de la carte d’identité
  • copie de la carte grise du véhicule qui sera sur l’emplacement

Achetez dès maintenant votre ou vos places en cliquant ici (paiement CB sécurité):

Achetez vos places

Ou envoyant un chèque avec les documents demandés ci-dessus au :

  • Centre Kami, 28 Corniche NOtre Dame, 06270 Villeneuve Loubet

Le 15 Juillet, venez nombreux pour chiner et assister aux démonstrations d’agility, vous informer sur les activités des associations présentes et contribuer au bien être des animaux

Un Vide-Grenier  pour et par les amoureux des animaux!

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« Pourquoi mon chien : est agressif, détruit tout à la maison » des problèmes qui préoccupent de nombreux propriétaires de chien

Samedi 22 Avril, de 10h00 à 12h00, nous vous accueillons pour ce troisième atelier, à Villeneuve Loubet village, dans les locaux du A2S, 2 rue de la Chapelle.

Nous vous proposons un troisième atelier sur le thème: « Pourquoi mon chien : est agressif, détruit tout à la maison« .

Pendant environ deux heures, nous discuterons et échangerons sur des cas concrets concernant les thèmes:

  • Mon chien est agressif :  Comprendre pourquoi votre chien montre des signes d’agressivité, envers les autres chiens, les étrangers ou pire, les personnes de son foyer. L’agressivité mène souvent à prendre des décisions,  qui sont de vrai crève- cœur pour la famille, et surtout sans appel pour le chien. Mais il n’y a pas de fatalité et des solutions existent. A l’occasion de cet atelier, nous proposerons des solutions et des aides, pour gérer ces comportements
  • Mon chien détruit tout à la maison : Qui n’a pas vécu cet instant dramatique, où on ouvre la porte d’entrée et on découvre l’annexe du chantier d’à coté, dans son salon : chaise rongée, coussins éventrés, poubelle dévastée,…  venez discutez et trouvez des solutions pour que ces comportements gênants s’arrêtent.

Inscription:

  • Adulte : 10€
  • Enfant (à partir de 11 ans et jusqu’à 16 ans) : 5 €

Nombre de place limitée – Inscrivez- vous maintenant et payez en ligne (paiement sécurisé):

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Autre mode de paiement:

  • Envoyez un chèque : Centre Kami, 28 Corniche Notre Dame, 06270 Villeneuve Loubet
  • Sur place : Déposez votre paiement (au minimum 2 jours avant l’atelier) à :

A2S, 2 rue de la Chapelle à Villeneuve Loubet