Et si on parlait un peu de sentiments

Dans les années 50, Konrad Lorenz, pionner en éthologie, l’étude du comportement humain et animal, a fait la lumière sur les mécanismes physiologiques et les modifications adaptatives du comportement animal.
Depuis les études menées par Lorenz, de nombreux chercheurs, scientifiques, neurobiologistes, philosophes, vétérinaires, psychiatres ont travaillé sur diverses études comportementales sur les animaux et ont ainsi fait évoluer la vision que le monde a d’eux.
Ces études ont permis de mettre en exergue les capacités adaptatives des animaux aussi bien sauvages, de fermes que domestiques, face à des stimuli et situations. Outre cet aspect, la sensibilité des animaux et de leurs émotions a également été pris en compte ces dernières années, et on a pu voir évoluer la perception que nous avons des animaux.

En Janvier 2015, l’Assemblée Nationale a voté en lecture définitive le projet de loi relatif à la modernisation du droit. L’animal a été reconnu comme un « être vivant doué de sensibilité » dans le Code Civil (Art. 515-14) et n’est plus considéré comme un bien meuble (Art. 528). Ainsi, il n’est plus défini par sa valeur intrinsèque. Ce tournant historique a mis fin à plus de 200 ans d’une vision archaïque de l’animal dans le Code Civil et prend enfin en compte l’état des connaissances scientifiques et l’éthique de notre société du 21ème siècle. Le Code Civil s’harmonise de fait avec le Code Rural et le Code Pénal.
En inscrivant la sensibilité de l’animal dans le Code civil, pilier du droit français, cette réforme va toucher la société dans son ensemble et faire évoluer les mentalités en faveur d’une meilleure prise en compte du bien-être animal. La réforme du statut juridique de l’animal est l’aboutissement d’années de réflexions et de débats.

Faut-il pour autant s’arrêter là et considérer que nous sommes arrivés au bout du chemin ? Les animaux sont reconnus comme étant des êtres sensibles par nos législateurs. Cette reconnaissance a-t-elle changé la face du monde ? Les propriétaires d’animaux et les non coutumier du fait, ont-ils pour autant changé leur comportement face aux animaux ? Faut-il considérer que les choses ont été dites et sont suffisantes en l’état ?

Il semble pourtant qu’il y a encore beaucoup à faire pour que nos contemporains, nos politiques, et surtout nos enfants découvrent et se rendent compte que les animaux ont de vraies émotions, allant de l’amour à la colère, en passant par la tristesse, la joie, le rire et le désespoir.
Aujourd’hui la plupart des scientifiques s’accordent à reconnaître que les animaux sont pourvus d’émotions, les professionnels des filières de l’agro-alimentaires s’appuient de plus en plus sur les retours des scientifiques pour valoriser leur travail en respectant les normes et décrets d’application relatifs à leur exercice. Les propriétaires d’animaux, soucieux de leur bien-être, sont plus à l’écoute et recherchent des informations pouvant les aider dans leurs relations avec leurs animaux.
L’objectif de ici, est de montrer et démontrer les émotions des animaux, et peut-être amener une réflexion pour modifier notre façon d’interagir avec eux et les considérer avec plus de respect, en s’appuyant sur des éléments factuels retranscris au travers une série de documentaires, d’un essai et d’outils pédagogiques destinés aux adultes et enfants.
Il sera question de sensibiliser l’audience et de leur faire prendre conscience que les animaux ressentent de vraies émotions et qu’ils ont une sensibilité comparable à celle des êtres humains. Le but étant de faire modifier les comportements des humains pour essayer de vivre de façon plus harmonieuse et de renforcer les liens avec notre environnement.
Un opus aux émotions animales et à leur sensibilité pour que le regard change et que la considération que nous leur portons, évolue et s’accroit.

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