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Alimentation pour les chiens : quel sont les besoins de nos compagnons?

De nos jours, l’achat d’aliment pour nos chiens devient un vrai casse tête. Alimentation sèche ou barf ? Gamelle maison ou croquettes ? croquettes vétérinaire ou supermarché ? Croquettes pour une race prédéfinie ou sénior ou light… un vrai casse-tête.

De nombreux blogueurs dénoncent les croquettes en soulignant qu’elles sont appauvries en nutriments essentiels pour nos animaux… et je suis persuadée que pour de bons nombres de croquettes vendues ici et là, c’est exact. Mais je ne mettrai pas tout le monde dans le même panier. Il existe des aliments secs pour chiens de très bonnes qualités qui réussissent à combler les besoins nutritionnels de nos animaux. Faut-il encore connaitre ces besoins.

Quels sont ces besoins ?

Le chien et le chat sont des carnivores, cependant, l’histoire d’interdépendance du chien et de l’homme a quelques peu modifier le comportement alimentaire du chien. Ainsi, le chat est rester un pur carnivore, alors que le chien s’est habitué à une nourriture plus varié et assimile particulièrement bien les légumes, les fibres et les glucides. Si la ration quotidienne du chien comporte des glucides et des fibres, l’apport principal demeure les protéines. Il est aussi primordial de fournir aux chiens des vitamines, oligo éléments et minéraux, pour éviter toutes carences.

Le chat nécessite un apport en protéine plus important et surtout des acides aminés, tel que la taurine, que nous trouvons dans la viande.

Il est donc recommandé que chaque ration ait (du plus important en terme de %) : les protéines, les glucides, les fibres, les lipides, les vitamines et minéraux, oligo éléments et acides animés.

Bien entendu les besoins ne seront pas exactement les mêmes pour un chiot que pour un sénior et de même entre un chien adulte très actif, et un chien adulte « pantouflard ». Nous allons faire un focus ici sur un alimentation sèche, type croquettes.

Comment je nourris mon chiot ?

Pour rappel, un chiot est nourri par sa mère, jusqu’à un mois, voire un mois et une semaine. Après cela, les dents du chiot irritent les mamelles de la mère et elle repousse ses chiots. A prtir de là, nous devons prendre le relais avec une nourriture qui pourra l’aider à se développer physiquement et sur le plan cognitif.

Pour les chiots, il est important que les croquettes soient riches en protéines. On peut même imaginer des protéines avec de multiples origines (volailles et poissons) pour assurer une bonne digestibilité; des protéines animales riches en acides aminés, vitamines et minéraux pour permettre une croissance et développement harmonieux. Pour renforcer leurs os et leurs cartilages pendant la croissance, la présence de glucosamine, sulfate de chondroïtine & MSM es souhaitable. Pour les chiots, de l’omega 3 est une excellente source d’EPA et DHA pour soutenir la fonction cognitive, le développement visuel et aider à réduire les inflammations. Bien évidemment, l’origine des aliments est aussi importante que la composition. Les protéines animales doivent provenir de viandes fraiches en morceaux et non pas de carcasses broyées et déshydratées.

Comment bien nourrir mon sénior ?

Les seniors ou chiens de plus de 7 ans ont besoin d’un apport en protéines important pour assurer un bon maintien musculaire (28% de protéines). La complémentation en glucosamine, MSM et sulfate de chondroïtine favorise la réparation des articulations et assure la mobilité. Ces composants sont non seulement importants pour les seniors, mais pour les chiens en surpoids et pour les chiens de grandes tailles d’avantage sujet à des problèmes articulaires. Au delà de l’aspect curatif, l’amélioration et l’apport de confort, pourvoir bénéficier de cet apport assez tôt intervient dans un aspect préventif à ces problèmes. On peut aussi imaginer des ajouts d’anti-inflammatoire naturel dans la composition des croquettes (yucca, pissenlit, curcuma, prêle,..).

Quels croquettes pour mon chien adulte ?

Nous avons vu naître cette dernière décennies des croquettes spéciales pour Golden Retriever, pour Berger Allemand, pour Jack Russel, etc… J’ai trouvé ça excellent, excellent d’ingéniosité en marketing surtout. Enfin une aide visuelle pour les propriétaires qui savent instinctivement quelles croquettes prendre ! Par contre, j’ai été déçu de ne pas trouver de sacs avec la photo de mon corniaud… qu’est ce que je vais bien pouvoir lui prendre ?

Ce qui est important est de comprendre le métabolisme de votre chien, de savoir s’il a un métabolisme rapide ou lent, d’évaluer son besoin en énergie en rapport avec son activité. Et considérer sa taille, plutôt que sa race. Les chiens doivent avoir de la mâche adaptée à leur mâchoire. La taille des croquettes doivent être proportionnelles à la taille de la mâchoire.

Dès lors que vous savez si votre chien a tendance à prendre du poids (métabolisme lent avec peu d’activité) ou s’il dépense beaucoup d’énergie en raison de son activité (chien de travail).

Le taux de contenance minimum de protéines est de 25% (en composition analytique) pour un chien adulte. Cette donnée est réellement un minimum, en deçà, son intégrité musculaire est « menacée ». La présence de glucide est également indispensable. Les glucides sont des source d’énergie lente, qui va se consommer doucement dans l’organisme et offrir à votre chien un apport d’énergie.

La protéine animale peut venir tout autant de la volaille que du poisson. Pour les chien ayant tendance à l’embonpoint, on privilégiera le poisson, qui est plus maigre que la volaille (truite, saumon versus dinde ou poulet)

Les Plus …

Dans de nombreuses croquettes, il est de plus en plus commun de voir l’ajout de compléments nutritionnels, de plantes et de légumes qui vont apporter des vertus intéressantes :

  • Cranberries : Aide à la fonction urinaire
  • Prêle des champs : anti-inflammatoire et renfort articulaire
  • Mannan-oligo-saccharide (MOS): effet prébiotique qui encourage le développement de « bactérie amies » dans le gros intestin. Pour pour la santé gastro-intestinale
  • Frusto-oligo-saccharide (FOS): effet prébiotique qui encourage le développement de « bactérie amies » dans le gros intestin. Pour pour la santé gastro-intestinale. Extrait de fruits et légumes (chicorée)
  • Asperge: composée de flavonoïdes et d’acides phénoliques, c’est un excellent antioxydant.
  • Graine de lin : régule la glycémie et le taux de cholestérol dans le sang
  • Oméga 3: acide gras essentiel, source de EPA et DHA, présent dans les algues, le saumon, le flétan, la sardine,… il a un role crucial dans la composition des membranes cellulaires : bon fonctionnement cardiovasculaire, cérébral, visuel et neuronal.
  • Yucca : booster d’immunité, il contient beaucoup de vitamines et minéraux (Vit. C, K, E, riboflavine, thiamine, acide folique, niacine, pyridoxine, choline) et des acides gras essentiels (oméga 3 et 6), du sodium et du potassium.
  • Pissenlit : vertu dépurative, apaise le foie et prévient les problèmes rénaux.
  • Luzerne : riche en vitamine A, mais aussi Vit. B, E et K. Riche en calcium, fer, magnésium, phosphore et protéines.
  • Betterave : contribue a réduire le stress et apporte une sensation de bien-être. Riche en fer et acide folique. Détoxifie grâce à la bétacyanine.

A vous de faire votre sélection

Le Centre Kami a fait la sienne. Nous avons développé des croquettes qui garantissent une bonne santé pour vos toutous adorés, parce que nous les aimons aussi, vos loulous.

Nos croquettes sont sans OGM, sans gluten, sans céréales

Élaborées avec des vétérinaires et nutritionnistes en Angleterre, nous avons voulu développer une gamme équilibrée et qui répond aux besoins nutritionnels des chiens.

Chiot – Sans céréalesDinde, poulet et Saumonaccéder à la page produit
Chien Adulte petite race – Sans céréales Dinde et Rizaccéder à la page produit
Chien Adulte grande race Sans céréales Dinde avec patates douces et cranberries accéder à la page produit
Chien Adulte – HypoallergéniqueDinde et Riz accéder à la page produit
Chien Adulte – Sans céréalesDinde, Patates douces et Cranberries accéder à la page produit
Chien Adulte -Surpoids Sans céréales: Truite, Saumon, Patates douces et Asperges accéder à la page produit
Chien Sénior- Hypoallergénique Dinde et Riz accéder à la page produit
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L’animal de compagnie : un atout pour tisser des liens sociaux

Contexte

Les animaux de compagnie sont déjà identifiés comme une source directe de compagnie et de soutien pour leurs propriétaires. Mais leur attribution va bien au-delà, il est apparu qu’ils endossaient aussi le rôle de catalyseur pour permettre la formation de nouvelles relations amicales ou sociales. Une étude menée par les Dr Lisa Wood et Sandra McCuner, ont montré le rôle indirect qu’ont les animaux pour faciliter les relations sociales selon 3 dimensions : apprendre à connaître les autres, créer des relations amicales et de l’amitié et former des réseaux de soutien social.

La méthode

Durant plusieurs mois, des enquêtes téléphoniques ont été menées auprès de résidents choisis au hasard de quatre villes : Perth, en Australie, et San Diego, Portland et Nashville aux Etats Unis (au total plus de 2500 personnes).

Les participants ont été interrogés sur la connaissance qu’ils avaient des habitants de leur quartier. Concernant ceux qui partageaient leur vie avec des animaux, des questions supplémentaires ont été posées : quel type d’animaux ils ont, si leur animal de compagnie leur avait permis de développer des relations avec les autres habitants qui ont des animaux aussi ou non.

Résultats

Il est apparu que les propriétaires d’animaux étaient beaucoup plus susceptibles de connaître les habitants de leur quartier que ceux qui n’avaient pas d’animaux. Après analyse, cette relation a été significatif pour Perth, San Diego et Nashville. Environ 40% de propriétaires d’animaux ont déclaré avoir reçu un ou plusieurs types de soutien social (c’est-à-dire émotionnel, informatif, d’évaluation, instrumental) de personnes rencontrées par l’intermédiaire de leur animal.

Conclusion

Cette étude montre que les animaux de compagnie peuvent être un catalyseur pour plusieurs dimensions de relations sociales humaines dans les quartiers, allant des interactions sociales accidentelles à la connaissance des gens, en passant par la formation de nouvelles amitiés. Pour de nombreux propriétaires d’animaux domestiques, ces derniers facilitent également les relations qui en découlent : un soutien, à la fois pratique et émotionnellement positif. Étant donné les constats croissants de l’isolement social en tant que facteur de risque pour la santé physique et mentale, les animaux domestiques apparaissent comme étant un véritable facteur de protection pour le bien-être des individus et de la communauté.

rencontre dans un parc

Introduction

Les animaux domestiques jouent un rôle important dans la vie de nombreuses personnes dans le monde et il existe un nombre croissant de recherches indiquant une relation positive entre avoir un animal de compagnie dans sa vie et la santé humaine. Aux États-Unis et en Australie, plus de 60% des ménages possèdent un ou plusieurs animaux domestiques. Les bienfaits pour la santé relatifs aux interactions homme-animal (IAS) ont été largement explorés. Les résultats des études menées, ont révélé un certain nombre de réactions thérapeutiques, physiologiques, psychologiques ainsi que des avantages psychosociaux pour les propriétaires d’animaux, notamment  sur les problèmes cardiovasculaires, de pression artérielle, l’amélioration du taux de survie, l’augmentation de l’activité physique, la stimulation sensorielle accrue, le soutien émotionnel et le sentiment de bien-être physique et psychologique, ainsi que la résilience psychologique parfois d’adversité.

D’autre part, la littérature relate maintenant des preuves empiriques convaincantes de l’importance des relations sociales et du soutien pour la santé et le bien-être physique et mental. En effet, une méta-analyse de 148 études place l’influence des relations sociales sur un risque de mortalité comparable à celui de facteurs de risque bien établis tels que le tabagisme et la consommation d’alcool, concluant que les personnes avaient un taux de survie plus élevé de 50% si elles appartenaient à un groupe social plus large. Inversement, l’isolement social et la solitude ont été identifiés comme des facteurs de risque de mauvaise santé.

Comment alors peut-on améliorer les réseaux de soutien social dans un monde moderne au rythme rapide où les réseaux sociaux virtuels prennent une place élargie et précipite la déconnexion du peuple.

Recherche

Le rôle des animaux dans la facilitation de l’interaction sociale entre les êtres humains a pris du retard par rapport à la prolifération des recherches sur d’autres avantages en matière de santé ou thérapeutiques associés aux animaux de compagnie. Parmi les études entreprises à ce jour, l’accent a été mis principalement sur les chiens et leur capacité à « briser la glace».

Plusieurs études expérimentales ont rapporté que les promeneurs de chiens sont plus susceptibles d’avoir des contacts sociaux et une conversation que des marcheurs solitaires.  Ce rôle de briseur de glace dans la conversation ne se limite pas aux chiens.  D’autres animaux moins fréquents aident aussi à développer des conversations dans les parcs, ou dans des lieux divers.

Un raisonnement avancé par McNicholas et Collis avance que la présence d’un animal offre aux gens un environnement neutre et sans danger.

D’autres éléments suggèrent que les animaux domestiques peuvent provoquer plus que des contacts accidentels ou des conversations occasionnelles avec des étrangers. Par exemple, dans une étude publiée précédemment et réalisée à Perth, en Australie occidentale, 40,5% des propriétaires d’animaux domestiques ont déclaré avoir appris à connaître des gens de leur banlieue via leur animal domestique. Connaître les gens au sein de la communauté locale peut être un antidote important à l’isolement et à la déconnexion sociale, qu’il s’agisse ou non d’amitiés approfondies.

Plus loin dans le continuum de la relation sociale, le rôle des animaux de compagnie dans la facilitation de nouvelles amitiés a été observé dans des études qualitatives en Australie et aux Royaume-Unis.

Alors que les animaux de compagnie ont été reconnus comme une source de bienfaits pour leurs propriétaires, les animaux de compagnie peuvent également aider aux interactions humain-humain. Des contradictions sont soulignées par deux études. Une étude menée à Perth a suggéré des relations facilitées par les animaux domestiques. Une étude britannique de Collis et al. a soutenu que les interactions occasionnelles facilitées par les chiens n’a pas nécessairement amélioré les réseaux sociaux ou le soutien social. Ces résultats divergents soulignent l’importance de distinguer entre les différents types de « facilitations sociales » : allant de salutations échangées avec un étranger, au fait de connaître des personnes par leur visage ou leur nom, ou encore aux personnes considérées comme des connaissances ou même comme des amis.

Cette étude à méthodes mixtes a recueilli des données d’enquête auprès de quatre villes (trois aux États-Unis, une en Australie) et reposait sur divers objectifs de recherche :

• examiner dans quelle mesure les animaux de compagnie sont identifiés comme l’un des vecteurs de rencontres avec d’autres personnes de leur quartier ;

• examiner si la possession d’animaux facilite la formation de nouvelles amitiés (au-delà des connaissances) ;

Comme cette étude faisait partie d’une étude plus vaste sur le capital social, la taille de l’échantillon de 630  de participants par ville a été calculée a priori afin de fournir à l’étude un minimum de 80% de la capacité à détecter une différence de deux unités de capital social moyen.

Les spécifications de quotas ont été utilisées pour garantir que l’échantillon contenait un échantillon représentatif du sexe, du groupe d’âge et du statut socio-économique du quartier, représentatif de la population en général. Pour être éligibles, les participants devaient être âgés de 18 ans et avoir vécu dans leur quartier pendant au moins deux ans.

Les questions étaient :

  1. «Connaissez-vous des gens de ce quartier que vous ne connaissiez pas avant de vivre ici? « 
  2. «Si oui, comment avez-vous connu ces personnes?». Les réponses devaient entrer dans l’une des 12 catégories suivantes; voisins, école d’enfants, enfants (autres que les écoles), sport, clubs, église, animaux domestiques, promenades avec mon / un chien, rencontrés dans la rue ou dans un parc, magasins locaux, activités communautaires et autres
  3. «Possédez-vous un animal de compagnie?» classés par catégories; chien, chat, oiseau, poisson et autre.
  4. “Avez-vous appris à connaître les gens de votre quartier grâce à votre animal de compagnie? (par exemple,
  5. en promenant votre animal de compagnie ou en discutant avec vos voisins au sujet de votre animal de compagnie) « 
  6. «Pouvez-vous en dire un peu plus sur la façon dont vous avez appris à connaître les gens par le biais de votre animal de compagnie? »

Les propriétaires d’animaux ayant indiqué qu’ils avaient rencontré des personnes de leur voisinage via leur animal de compagnie, ont été interrogé, comme suit :

« Considérez-vous les personnes que vous avez rencontrées par le biais de votre animal de compagnie en tant qu’ami (plus qu’une simple connaissance)? ”.

 « Avez-vous rencontré quelqu’un par le biais de votre animal de compagnie à qui vous pourrez:

• parler de quelque chose qui vous inquiète, comme un problème professionnel ou familial (émotion

soutien);

• demander des informations telles que, s’ils pourraient recommander une personne, un artisan,etc… (information);

• demander conseil (aide à l’évaluation);

• demander à emprunter quelque chose (comme un livre ou un outil), rendre un service ou demander une aide pratique telle que l’aide pour un tour (aide instrumentale)?

Aux fins de l’analyse comparative, les répondants ont été classés par propriétaire d’animal (par opposition à ceux qui n’ont pas d’animaux). Pour les questions posées aux propriétaires d’animaux uniquement, les répondants étaient classés en propriétaires de chiens et autres propriétaires d’animaux. Au sein du groupe des propriétaires de chiens, une distinction a été faite entre ceux qui ont rapporté promener leur chien et ceux qui ne l’ont pas fait.

Plus de 80% des répondants ont déclaré connaître des personnes de leur quartier qu’ils ne connaissaient pas auparavant (San Diego 78,4%; Nashville 81,5%; Portland 84,5%; et Perth 85,9%).

Apprendre à connaître les gens par le biais d’animaux domestiques est arrivé en seconde position dans trois villes (San Diego, Nashville, Perth), tandis qu’à Portland, les animaux de compagnie étaient le quatrième facilitateur le plus commun.

De façon globale, les propriétaires d’animaux étaient beaucoup plus susceptibles de faire connaissance avec des personnes qu’ils ne connaissaient pas au préalable, versus les personnes qui n’ont pas d’animaux.

Dans l’ensemble, 58,7% des répondants possédaient un animal domestique, avec de légères variations entre les quatre villes (San Diego 54,8%, Nashville 58,4%, Portland 60,6% et Perth 60,9%). Les chiens étaient le plus commun dans les quatre villes, suivi des chats, des poissons et des oiseaux.

Parmi les propriétaires d’animaux domestiques, les proportions déclarant connaître des gens du voisinage sont similaire dans les quatre villes (San Diego 51,1%; Nashville 52,6%; Portland 47,7%; et Perth 53,4%). Dans chacune des quatre villes, les propriétaires de chiens étaient plus susceptibles que les autres propriétaires d’annoncer que les rencontres se sont faites par le biais de leur animal domestique.

Lorsque les propriétaires de chiens étaient stratifiés selon qu’ils promenaient leur chien ou non, ceux qui promènent leur chien, sont beaucoup plus susceptibles d’apprendre à connaître les gens à travers leur animal de compagnie que ceux qui ne promènent leur chien.

On a demandé à ceux qui avaient rencontré des gens par l’intermédiaire de leur animal de compagnie s’ils pouvaient expliquer comment cela fonctionnait. Ces commentaires ouverts ont permis d’illustrer diverses manières d’appréhender le rôle des animaux domestiques en tant que facteur social.

«Brise-glace» est un thème récurrent. Le rôle des animaux de compagnie en tant que brise-glace ne se limite pas aux échanges avec d’autres propriétaires d’animaux, mais peut également s’étendre à la population du voisinage:

« Les gens s’arrêtent, des inconnus s’arrêtent, et parlent de votre chien. C’est drôle que cela semble être un brise-glace, ou peut-être que les gens avec des chiens le sont aussi ».(homme, Perth)

«J’ai tendance à parler à des personnes à qui je ne parlerais pas normalement. Sans le chien, je ne leur parlerais pas »(homme, Portland).

«À l’époque où nous avions des chats, le chat s’asseyait au sommet de la marche à l’extérieur et les gens nous disaient bonjour à cause du chat. Maintenant nous avons deux chiens et quand nous promenons nos chiens, nous avons fait connaissance de gens qui voulaient faire jouer leur chien avec les notres. Donc nous avons appris à connaîtrecdes gens comme ça »(femme, Nashville).

Bien que de nombreuses réponses reçues concernent les chiens, d’autres types d’animaux de compagnie ont également été mentionnés, mais concernent également les chats, mais il existe également des exemples d’autres animaux gardés comme tels que les poulets, les lapins, les moutons, les tortues, un âne et un serpent :

«Lorsque nous avons déménagé pour la première fois dans le quartier, des voisins sont venus et ont remarqué nos chats et dit que si n avions besoin de quelqu’un pour surveiller vos chats pendant nos absences, ils seraient heureux de le faire. Un autre voisin a aussi deux chats et nous avons d’abord appris à nous connaître pendant que nous regardions les chats entre eux. Cette interaction nous a nous fait sentir bienvenue » (Homme, Portland).

« Les enfants veulent voir le serpent et nous ne laissons jamais entrer les enfants sans autorisation parentale. Donc, avant que quiconque puisse voir le serpent ou le manipuler, nous devons rencontrer les parents et que cela leur convient »(femme, Perth).

Dans l’analyse empirique, les propriétaires de chiens étaient plus susceptibles de déclarer rencontrer des que ceux qui n’ont pas de chiens :

 « Beaucoup de gens dans ce quartier possèdent et promènent des chiens. Les chiens insistent pour se rencontrer et se saluer, et leurs humains font de même. Cela m’a amené à être plus sociale que mon inclination » (homme, Portland).

« Les gens promènent leur chien et s’arrêtent pour bavarder. Les chiens et les propriétaires communiquent mutuellement » (homme, Perth).

« Quand nous avons eu notre chien Toby, nous le faisons jouer devant chez nous et nous avons eu plusieurs voisins qui sont venus le rencontrer et jouent avec lui. J’ai rencontré des voisins que je ne connaissais pas avant » (femme, Nashville).

Un certain nombre de réponses ont évoqué le sentiment de « quelque chose de commun » vécu avec d’autres propriétaires d’animaux, en particulier s’ils appartiennent à la même espèce :

« Je rendais visite à un voisin et nous avons mentionné que nous avions un lapin et qu’ils avaient un le lapin aussi. Ils sont devenus plus que de simples connaissances » (femme, Portland).

« J’aime rencontrer mes voisins propriétaires d’animaux de compagnie. J’ai l’impression d’avoir quelque chose en commun avec eux » (mâle, Nashville).

“J’avais un chien dans ma cour, le nouveau voisin l’a admirée et a raconté qu’ils avaient un chien pareil qu’elle est que maintenant leur chien leur manquait. Nous sommes restés amis » (homme, San Diego).

Moins de 3% ont relaté une expérience négative dans le cadre de rencontres avec d’autres personnes propriétaires d’animaux de compagnie. Les expériences négatives concernaient principalement un voisin se plaignant d’aboiement des chiens, ou de friction entre chiens ou entre chats

Dans chacune des quatre villes, environ un quart des propriétaires d’animaux qui ont appris à connaître les habitants de leur quartier grâce à leur animal de compagnie, ont estimé qu’ils s’étaient faits de nouveaux amis. (San Diego 27,0%; Nashville 23,2%; Portland 31,7%; et Perth 24,7%).

Le fait que les animaux de compagnie constituent un point commun est l’un des facteurs qui a permis de cimenter des relations amicales.

« Cela m’a fait penser que nous avons beaucoup en commun. Avoir nos chats comme point commun nous a facilité la tâche devenir amis » (femme, Nashville).

« Chaque fois que je me dirige vers le parc avec mon chien, je tombe sur les mêmes personnes qui promènent leur chien et nous sommes devenus ainsi des amis avec les autres personnes» (homme, Perth).

La propension des animaux de compagnie à mettre les gens en contact avec leurs voisins de manière imprévue a également été noté comme un déclencheur pour la formation de l’amitié:

« Les personnes qui ont perdu leurs animaux domestiques se promènent dans le quartier et demandent si nous avons vu cet animal et nous sortons tous à la recherche de ce dernier, puis nous sortons et prenons un café ensuite » (femme, Portland).

« Mon chat vole les chaussettes des gens dans leurs maisons, puis nous les rendons. C’est un bon moyen pour connaître les gens. Ils pensent tous que c’est hilarant » (femme, Perth).

Dans les exemples suivants, les propriétaires de chiens décrivent comment leur chien a aidé à la création de nouvelles amitiés :

« J’ai rencontré 3 voisins pendant que les promenades nos chiens au parc voisin. À travers les chiens, nous avons rencontré de bonnes personnes, de nouveaux amis »(homme, Portland).

« Il y a un sentier dans notre quartier où les gens se promènent avec leurs chiens. Lorsque vous vous promenez sur ce chemin à la même heure chaque jour, vous rencontrez les mêmes personnes et commencez des conversations et donc se faire des amis »(femme, San Diego).

Dans l’ensemble, 42,3% des propriétaires d’animaux ont reçu un ou plusieurs types de soutien social de la part de personnes qu’ils ont déclaré connaître grâce à leur animal. Les propriétaires de chiens sont trois fois plus susceptibles de recevoir au moins un type de soutien social provenant de personnes rencontrées par leur animal de compagnie.

Quelques différences mineures ont été observées lorsque les villes américaines ont été comparées à la ville australienne en ce qui concerne les quatre types de soutien social les plus couramment reçus. Par exemple,

Dans les villes américaines, un support technique (par exemple, un emprunt, une aide pratique, la garde d’un animal de compagnie ou la collecter du courrier lors d’un déplacement) était la plus courante, avec environ un tiers des propriétaires d’animaux domestiques dans chaque groupe.

Le support d’information (par exemple, la fourniture d’informations sur les services locaux) était le deuxième facteur le plus répandu dans chaque ville des États-Unis. Dans l’échantillon de Perth, le support informationnel était le plus courant (39,2%) suivi du support instrumental (30,8%). Dans les quatre villes, environ un quart des propriétaires d’animaux avaient rencontré quelqu’un par le biais de leur animal avec qui ils pouvaient parler de choses qui les inquiétaient, de 13,8% (Portland) à 20,4% (Nashville).

Discussion

Décrits auparavant comme un pont entre l’homme et la nature, les résultats de cette étude suggèrent que les animaux de compagnie peuvent également jouer le rôle de pont social entre les humains et l’interdépendance de l’homme de plusieurs manières.

L’étude a utilisé un objectif alternatif pour étudier le rôle des animaux de compagnie en tant que vecteurs pour plusieurs formes de relation sociale humaine ; faire connaissance, nouer des amitiés et obtenir un soutien social. Comme beaucoup d’autres mammifères sociaux, l’être humain est une espèce relationnelle, mais le rythme rapide de la vie moderne tend à minimiser les contacts d’humain à humain.

Dans une question spontanée sur la façon dont les gens ont appris à connaître les autres personnes de leur quartier, les animaux de compagnie figurent dans le Top 5 des facteurs de rencontre.

Les structures communautaires et événements sont parfois vantés comme des moyens de contrer cela, mais il est intéressant de noter que, dans cette étude, la promenade canine et les animaux de compagnie étaient plus souvent signalés comme facilitateurs pour apprendre à connaître les gens.

Alors, comment et pourquoi les animaux domestiques aident-ils les personnes à mieux se connaître ?

Cette recherche observationnelle met en avant le rôle des animaux en tant que «brise-glace» et catalyseurs d’interactions ou de conversations sociales entre étrangers. Newby affirme que « la présence d’un animal de compagnie semble » normaliser « les situations sociales, à travers le stade brise-glace au point où ils peuvent risquer de s’engager directement avec une personne inconnue. » Une telle interaction sociale accidentelle et informelle est importante. Il est psychologiquement bénéfique de ressentir un sentiment de connexion avec ceux de notre espèce.

Des recherches antérieures ont commenté le rôle de la promenade pour chiens comme moyen de créer des occasions sociales de rencontrer d’autres personnes et de converser. Dans cette étude, nous avions suffisamment d’échantillons pour explorer les différences entre les propriétaires de chiens et d’autres propriétaires d’animaux, et entre ceux qui promènent leurs enfants.

Il n’était pas surprenant de constater que les propriétaires de chiens étaient beaucoup plus susceptibles d’avoir rencontré des personnes ou de se faire des amis par le biais de leur animal de compagnie que les propriétaires.

Les animaux domestiques peuvent agir en tant que lubrifiant social. Comme pour les chiens, les autres animaux domestiques semblent également être des «briseurs de glace» potentiels dans la conversation. Le chien est une amorce de conversation initiale.

Certains propriétaires d’animaux (quel que soit leur type), semblent trouver une affinité avec d’autres propriétaires d’animaux ; ils se sont connectés par un amour partagé des animaux, avec l’échange d’anecdotes sur les animaux de compagnie un «brise-glace» commun. Certains de ces profils ne se seraient jamais rencontrés s’ils n’avaient pas été réuni par les animaux.

Les conclusions relatives aux animaux de compagnie en tant que vecteur potentiel de réseaux de soutien social ont une grande pertinence, en raison des preuves solides et toujours croissantes de l’importance du soutien social et des relations sociales pour un prisme de résultats en matière de santé et de bien-être.

Conclusion

Il s’agit de la première étude multinationale à explorer simultanément le rôle des animaux de compagnie en tant que catalyseur de différentes formes de relations sociales. La possession d’animaux domestiques semble être un facteur important pour faciliter les interactions sociales et la formation d’amitiés au sein des quartiers. Pour les propriétaires d’animaux, cela aussi se traduit par de nouvelles sources de soutien social, à la fois pratique et émotionnellement. Étant donné que les réseaux d’amitié et le soutien social sont associés à la santé mentale et au bien-être des communautés ; soutenir la propriété d’un animal de compagnie pourrait bien être un moyen sous-reconnu de bien-être individuel et communautaire.

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De l’exercice pour les chiens âgés : pour garder des aptitudes cognitives

Par Zazie Todd, PhD. Parce que la science compte pour nos chiens et nos chats. – 31 janvier 2018

Nous savons qu’avec le vieillissement, ils peuvent subir un déclin cognitif, y compris au niveau de l’attention. Nous avons l’habitude d’entendre que de nombreuses activités faisant intervenir le cerveau peuvent aider à conjurer certains de ces changements. Il s’avère que cela peut aussi être le cas pour les chiens.

En vieillissant, les chiens connaissent une baisse d’attention, tout comme les humains plus âgés. Mais un entrainement tout au long de la vie, peut aider à prévenir ce déclin, selon une étude publiée en 2017 par des scientifiques de l’Institut de recherche Messerli de Vetmeduni, Vienne- Autriche. Nous devons recevoir cette information avec tout le positif qu’elle représent : l’attention est importante pour la communication homme-chien, ainsi que pour d’autres processus.

L’étude a pris des chiens âgés de 6 ans à un peu plus de 14 ans. Ils ont été divisés en 3 groupes d’âge: âge tardif (entre 6 et 8 ans), chiens âgés (8 à 10 ans) et gériatriques (10 ans et plus). Il y avait 75 Border Collies (dont 59 avaient été testés dans une étude précédente) et 110 chiens d’autres races et de races mélangées.

Training à deux

Ils ont tous pris part à deux expériences conçues pour être naturelles, de sorte que les chiens n’ont pas besoin d’entrainement préalable. Les propriétaires ont rempli un questionnaire dont la participation du chien à 6 types d’entraînement différents: cours pour les chiots, obéissance, agilité, chasse au nez, danse du chien et dressage des chiens de berger.

La première expérience visait à déterminer dans quelle mesure un stimulus social ou non social pouvait attirer et retenir l’attention du chien. Le stimulus non social consistait en un jouet attaché à un fil de sorte qu’il puisse être déplacé de haut en bas, devant le chien pendant une minute. Le stimulus social était une personne qui entrait, se tenait près du chien et peignait un mur imaginaire pendant une minute.

Les résultats ont montré que les chiens âgés et les chiens gériatriques mettaient plus de temps à examiner les deux stimuli que ceux de l’âge adulte tardif, et que l’entraînement connu au cours de leur vie n’avait aucun effet sur cela. Tous les chiens ont été d’avantage intéressés par la personne que parle jouet.

L’attention soutenue diminue avec l’âge et c’est pire chez les chiens gériatriques. Mais les chiens entraînés tout au long de leur vie ont concentré leur attention sur le stimulus plus longtemps que ceux ayant un faible niveau d’entraînement.

Durga Chapagain, (1er auteur de l’article) a déclaré: «La diminution de l’attention soutenue chez les chiens plus âgés est due à la nature répétitive, monotone et non stimulante de la tâche, ce qui conduit à une diminution du contrôle de l’attention endogène à mesure que la tâche avance. ”

La deuxième expérience a porté sur l’attention sélective. Chaque chien a pris part à une session d’entrainement de 5 minutes au clicker. Au tout début, l’expérimentateur appelle le chien et jette un morceau de saucisse sur le sol. Ensuite, chaque fois que le chien la regarde dans les yeux, elle clique et jette un morceau de saucisse sur le sol. Si le chien perd tout intérêt, elle froisse un sac en plastique. Nous savons tous que c’est un bon moyen d’attirer l’attention d’un chien!

Cette tâche nécessite que le chien détourne son attention du contact visuel avec la personne pour rechercher la nourriture sur le sol. Même les chiens plus âgés peuvent apprendre de nouvelles astuces, comme le montre cette étude sur le vieillissement de l’attention. Contrairement à l’homme, l’âge n’a pas affecté l’attention sélective dans cette tâche.

Les chiens avec des scores plus élevés pour l’entraînement au cours de leur vie et les chiens avec une expérience préalable de l’entraînement au clicker, ont établi un contact visuel plus rapide que ceux ayant un faible niveau d’entraînement et ceux n’ayant pas d’expérience spécifique de clicker.

Les chiens plus âgés ont mis plus de temps à trouver la nourriture au sol. Les chiens gériatriques ont étét ceux qui ont pris le plus de temps, confortant les travaux antérieurs sur le vieillissement chez les chiens. Il n’existait aucune différence en raison du temps passé à trouver de la nourriture tout au long de la formation, mais les chiens ayant déjà suivi une formation au clicker étaient plus rapides à trouver la nourriture que ceux qui n’en avaient pas. Par définition, les chiens éduqués au clicker avaient plus d’expérience dans la recherche de nourriture après le clic, et les chercheurs disent qu’ils peuvent également avoir une anticipation accrue de la nourriture.

Ils soulignent que tous les types d’entrainement impliquent un chien qui regarde un humain. À partir de ces résultats, il est impossible de séparer spécifiquement les effets de la formation au clicker des autres types de formation, car la formation au clicker a contribué aux scores de la formation tout au long de la vie.

Il n’est sans doute pas surprenant que les chiens ayant une expérience préalable de l’entraînement au clicker, aient mieux réussi, mais il convient de noter que tous les chiens se sont améliorés pour créer un contact visuel pendant la session de 5 minutes. Ce qui montre donc qu’un vieux chien est toujours en aptitude à apprendre de nouveaux tours.

Le fait que les chiens entraînés aient mieux réussi à cette tâche d’attention sélective est très prometteur.

Friederike Range, auteur principal, a déclaré: «Les chiens ayant un score élevé d’entraînement ont réagi plus rapidement avec les deux mesures d’attention. Ce résultat est en effet une preuve convaincante pour les propriétaires de chiens d’engager leurs chiens dans différentes formes d’entraînement physique et mental, s’ils veulent que leurs amis à fourrure conservent leurs capacités d’attention tout au long de leur vieillissement. « 

Pour les propriétaires de Border Collie qui voudraient savoir comment cette race se compare aux autres chiens, il y avait en réalité peu de différences, mais les Border Collies étaient plus rapides à trouver la nourriture au sol.

Cette étude suggère que l’entraînement basé sur les récompenses, a des avantages cognitifs qui persistent dans la vie ultérieure du chien.

Le document est en accès libre et vous pouvez le lire via le lien ci-dessous et vous pouvez suivre le Clever Dog Lab sur Facebook.

Référence

Chapagain, D., Virányi, Z., Wallis, L. J., Huber, L., Serra, J. et Range, F. (2017). Vieillissement de l’attention chez les border collies et autres races de chiens de compagnie: les avantages protecteurs de la formation tout au long de la vie. Frontiers in vieillissement neuroscience, 9, 100.

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éducation cognition animale Comportement

Races et comportement : un lien génétique ?

Article de Stanley Coren – Octobre 2019- Les données montrent que de nombreux comportements de chiens sont fortement hérités.

Une question d’actualité qui préoccupe les chercheurs intéressés par le comportement des chiens est de savoir quelle quantité est codée dans leur ADN. Selon les conclusions d’une équipe de recherche dirigée par Evan McLean de l’Université de l’Arizona, il semblerait que la réponse soit considérable.

Les gens ont bricolé la génétique des chiens pendant près de 300 ans, date à laquelle nous avons commencé à voir émerger des races de chiens définies. Une race de chien est une race ou un type particulier de chien qui a été élevé intentionnellement par des humains pour créer ou améliorer certains traits. Bien qu’aujourd’hui beaucoup de gens pensent que les races de chiens différencier les chiens sur la base de leur apparence, les objectifs initiaux avaient à voir avec le comportement canin. Ainsi, l’idée était de générer des lignées de chiens qui excelleraient dans l’exécution de tâches spécifiques, telles que l’élevage, la chasse et la garde. Selon l’American Kennel Club, la règle générale est que toute race de chien « produit toujours la vérité ». Cela signifie que tous les membres d’une race donnée partageront un ensemble défini de traits physiques et comportementaux.

Il a toujours été étonnant de voir émerger des comportements hérités chez les chiens. Par exemple, un chiot Border Collie âgé de huit semaines a démontré un comportement d’élevage autour des moutons. De même, un chiot allemand de cinq semaines poil court a affiché un point parfait sur un bouquet de plumes qui pendait devant lui, un Golden Retriever âgé de six semaines récupérant un jouet en forme de canard et un Cairn Terrier âgé de deux semaines, chutant sur une souris et la tuant à la manière des terriers traditionnels. Cependant, les experts en chiens qui examinent ces comportements spécifiques à une race parviennent souvent à la conclusion qu’il s’agit de modèles hérités d’habiletés spécifiques, tout en étant plus hésitants à supposer que des caractéristiques psychologiques de base telles que l’intelligence, l’agression ou la peur sont également héritées. .

Je me souviens du scepticisme rencontré par certains scientifiques lors de la publication de « The Intelligence of Dogs« , qui classait les races de chiens en termes d’intelligence (dont l’un des aspects était la capacité de formation). L’idée que l’intelligence et l’entraînement étaient des caractéristiques héritées de la race leur paraissait exagérée. Pourtant, chaque année, si vous regardez les 10 meilleurs concurrents d’obéissance aux chiens répertoriés par l’American Kennel Club, le Canadian Kennel Club et le British Kennel Club, vous constaterez que mes conclusions sont confirmées par la prépondérance écrasante de Golden Retrievers, Border Collies, Poodles et Labrador Retrievers arrivent en tête des listes des meilleurs chiens dans les compétitions d’obéissance standard et les compétitions d’obédience.

Cette nouvelle recherche est issue de trois grandes bases de données spécialisées. Deux de ces cartes cartographient les codes génétiques des chiens, tandis que la troisième contient des informations sur les tendances comportementales dans un large échantillon de chiens. Toutes ces bases de données contiennent également des informations qui permettent aux chercheurs d’identifier les chiens de race de race.

Les informations sur le comportement des chiens proviennent de la base de données C-BARQ, qui contient des informations sur plus de 14 000 chiens. C-BARQ est un questionnaire long et hautement validé par lequel les propriétaires de chiens décrivent les comportements typiques observés chez leurs chiens. Les résultats se décomposent en 14 dimensions de comportement différentes, y compris la capacité d’entraînement, plusieurs types d’agressivité, plusieurs types de peur, l’attachement (en fait, la recherche d’attention et d’attention), l’énergie et la poursuite de comportements. À partir de cette collecte de données, un score pourrait être calculé pour chacune des 101 races de chiens pour les 14 dimensions du comportement C-BARQ. Les chercheurs ayant ensuite consulté les bases de données sur les génotypes, ils ont recherché des similitudes générales dans l’ADN de races présentant des scores de comportement comparables. Malgré des milliers de variantes génétiques, 131 étaient considérées comme significativement associées au comportement des races mesurées. Sans surprise, la plupart d’entre eux étaient associés à la fonction et au développement du cerveau.

Les résultats indiquent que, pour certains traits de comportement, les gènes semblent expliquer 60 à 70% de la variation comportementale entre les races. La capacité de s’entraîner faisait partie de ces dimensions comportementales hautement héréditaires. Les Golden Retrievers, Border Collies et Poodles se distinguaient alors que Basset Hounds et Beagles semblaient être génétiquement programmés pour être moins entraînables.

Une autre caractéristique hautement héréditaire est l’agression envers les étrangers, avec les bergers allemands et les Chow Chows génétiquement prédisposés à une forte agression, tandis que les Greyhounds et les Labrador Retrievers semblent hériter d’un tempérament beaucoup plus placide.

L’attachement et la recherche d’attention apparaissent également codés dans l’ADN canin; des races comme le Cocker Spaniel et le Flat Coated Retriever sont extrêmement affectueuses, tandis que les Grandes Pyrénées et Akitas héritent d’une propension beaucoup plus distante et antisociale.

Les comportements de chasse sont également fortement hérités, les Huskies de Sibérie et les Airedales étant les plus susceptibles de manifester ces comportements, tandis que Newfoundlands et Chihuahuas étaient les moins susceptibles de le faire.

En examinant les 10 dimensions comportementales restantes (y compris le niveau d’énergie et diverses formes de peur), les chercheurs ont découvert que la contribution génétique oscillait autour de 50%. Certains scientifiques s’empresseront de souligner que cela signifie que les différences en matière d’environnement, d’histoire individuelle et de jeu de formation jouent un rôle tout aussi important dans la contribution génétique à la formation de ces comportements. Avoir 50% d’un comportement provenant de l’ADN d’un chien fournira un avantage considérable. aide ou au détriment de notre capacité à contrôler tout comportement spécifique. Combattre un trait hérité est difficile, tandis que tirer parti d’une prédisposition héréditaire peut rendre la vie plus facile.

Pour donner un exemple de cela sur la dimension de la capacité de formation, mon garde-côte néo-écossais Duck Tolling Retriever, Ranger, a pu obtenir quatre diplômes d’obéissance à l’âge de 18 mois, alors que ma chère Beagle, Darby, avait quatre ans pour son premier titre d’obéissance. Selon moi, les deux ont été formés de la même manière, mais dans un cas, je disposais d’une prédisposition génétique à une capacité d’entraînement élevée, tandis que dans l’autre, l’ADN n’était pas aussi coopératif.

D’après ce nouvel ensemble de données, nous pouvons conclure que l’objectif initial de la création de races de chiens sélectionnées génétiquement, qui consistait à produire des lignées de chiens possédant des aptitudes et des caractéristiques psychologiques particulières, a été couronné de succès.

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animal éthique zoothérapie

Les animaux de compagnie dans les pratiques thérapeutiques

Par le Dr. par Rhonda McCloud, Psy.D

Sigmund Freud a été le premier psychothérapeute à utiliser accidentellement son chien, Fijo, pour aider ses clients à se calmer pendant les séances de thérapie et à offrir à ses clients, la sécurité et l’acceptation en facilitant le processus de psychanalyse. Dans les années 1960, Boris Levinson, fondateur de la Thérapie facilitée par les animaux de compagnie, a publié dans la revue Mental Hygiene « Les canidés en tant que « cothérapeutes »» et son livre, intitulé Pet-Oriented Child Psychotherapy. Levinson a mené la première étude auprès de 425 psychothérapeutes à New York, qui ont répondu à un questionnaire sur l’utilisation d’animaux de compagnie lors de séances de thérapie. 33% d’entre eux ont déclaré avoir utilisé leurs animaux de compagnie comme « aides thérapeutiques » et 75% ont recommandé à leur patient, d’avoir des animaux de compagnie à la maison pour améliorer leur santé mentale.

La zoothérapie en psychiatrie

Aujourd’hui, on ignore combien de thérapeutes utilisent leurs propres animaux de compagnie, mais de plus en plus de gens lisent et en apprennent davantage sur la zoothérapie. Selon une recherche (cf. Web d’Amazon), 3891 livres ont été écrits sur la zoothérapie. La zoothérapie se constitue en une variété d’animaux de compagnie. The Pet Partners est l’une des principales organisations aux Etats Unis, utilisant une variété d’animaux de compagnie tels que les chiens, les chats, les lapins, les chevaux, les cochons et les lamas. Dans la pratique, les patients peuvent tirer un bénéfice des animaux de compagnie en les touchant, en communiquant et en développant des objectifs thérapeutiques.

« Therapy Canines International (TDI) ® », l’autre organisation (USA) de premier plan dans le domaine des thérapies pour animaux de compagnie, regroupe maintenant 24 750 équipes humaines/canidés volontaires. Elles visitent des bibliothèques, des écoles, des hôpitaux, des centres d’hébergement et des lieux de sinistre. On ignore combien de volontaires de ces deux organisations leaders ont des membres qui sont des thérapeutes qualifiés qui utilisent leurs chiens de thérapie formées dans leurs propres pratiques.
  
Professionnelle de la santé mentale humaine, qui a un chien de thérapie entraînée, un Beagle nommé Sofia. À l’âge de deux ans, elle a achevé ses cours élémentaires, avancés et intermédiaires, réussi son test Canine Good Citizen (CGC) et son évaluation thérapeutique. Sofia et moi-même faisons des visites d’anithérapie pour animaux de compagnie depuis 7 ans dans divers contextes avec diverses populations.

La plus grande joie professionnelle avec la zoothérapie et avec Sofia, est de travailler avec des enfants en famille d’accueil. J’ai commencé à emmener Sofia avec moi dans des foyers d’accueil lorsque les enfants ont été placés pour la première fois chez de nouveaux parents d’accueil. S’ils n’avaient pas d’animaux domestiques chez eux, je prenais Sofia et je laissais la caresser pendant que je leur lisais l’histoire de Sofia. J’ai écrit un livre d’auto-assistance : « Rencontrez Sofia, Ouvrez votre cœur et Vivez une vie pawsitive », alors que j’étais inscrit à un cours de psychologie des médias à la California Southern University. C’est une histoire sur la façon dont Sofia a également perdu sa maison et a dû déménager tout en réalisant son rêve de devenir un chien de thérapie. Les enfants se sont immédiatement connectés avec nous quand ils ont répondu aux questions ouvertes. Lire l’histoire en faisant asseoir Sofia à leurs côtés a aidé à nouer des liens avec l’enfant, le parent nourricier, moi-même et Sofia. J’ai lu le livre aux enfants en famille d’accueil, aux enfants des bibliothèques locales, aux personnes âgées dans les maisons de retraite et même aux patients des hôpitaux. Un garçon a emporté ce livre lors de ses divers placements avant d’être adopté. Sa mère adoptive m’a dit qu’il lui avait dit que Sofia était son chien.

Une fois, je suis allée à l’hôpital pour visiter une personne âgée et je n’ai pas pu emmener Sofia avec moi, mais j’ai pris son livre à la place. À l’hôpital, pendant la lecture elle a eu le sourire aux lèvres. J’ai aussi remarqué le tensiomètre et à ce moment-là, sa tension était très élevée au début de la lecture du livre. Au moment où j’avais fini de lire le livre, et qu’elle avait répondu aux questions, sa tension artérielle était beaucoup plus basse sur le moniteur. Des recherches soutiennent le concept selon lequel caresser une chien peut réduire la pression artérielle.

Sofia se rapprochant de la retraite, j’ai donc commencé à former deux nouveaux chien, croisés Labrador, Busy et Mama. Ils allaient devenir des chiens d’assistance psychiatrique agréés formés par la DogWish Organization à Hemet, en Californie.

L’éthique : un maître mot

Bien que tous les chiens ne soient pas formés pour devenir des chiens de service psychiatrique, il existe de nombreuses autres formes de traitement. Un animal de soutien émotionnel (ESA) est un animal de compagnie d’une personne en particulier. Il offre des avantages thérapeutiques tels que la réduction des symptômes de panique et d’anxiété liés à une déficience mentale ou psychiatrique. Les chiens de thérapie sont des chiens formés qui assistent de nombreuses personnes différentes dans divers contextes.

En tant que professionnel de la santé mentale, travaillant avec un animal de compagnie, il est important de rappeler l’éthique, de maintenir une assurance responsabilité et de connaître les signes de stress chez un animal. Ces signes se manifestent avec les pupilles dilatées, des rougeurs aux yeux et des regards fixes sur le conducteur. Le visage et les oreilles de l’animal présentent d’autres signes de stress qui peuvent être inégaux, le dos plat ou levé. Ils peuvent aussi bailler ou baver. On entend aussi le stress dans leurs vocalisations dans les grognements et les gémissements. Leur posture reflète également des signes de stress dû à la rigidité et à l’évitement dans l’exécution d’une tâche. Parfois, le passage de gaz, la respiration superficielle, la mastication, la rotation en rond sont aussi des signes de stress canin.

Certains documents passés et actuels fournissent aux professionnels de la santé mentale une compréhension de l’assistance canine en thérapie, des interventions canines pouvant être utilisées pour réduire l’anxiété, les symptômes dépressifs, la solitude, l’utilisation de médicaments psychotropes, l’isolement, l’amélioration de la socialisation, le sentiment de sécurité et la sécurité.

Interactions et estime de soi

 Des recherches suggèrent que des chiens bien entraînés dans le cadre d’une pratique thérapeutique peuvent aider les enfants atteints d’autisme, les anciens combattants atteints de SSPT, les personnes âgées souffrant de dépression et de démence. On peut également l’appeler «la thérapie ambulatoire» quand la session la session se déroule à l’extérieur, lors d’une promenade. Le principal avantage du nouvel environnement d’interaction patient-chien est que le patient, qui peut être un enfant, peut expérimenter et ressentir l’environnement de manière plus tridimensionnelle pour éveiller sa conscience et celle de son environnement et ainsi se retrouver dans le «maintenant» de l’environnement. Lorsque le thérapeute observe cette nouvelle interaction, il peut favoriser une augmentation des perspectives thérapeutiques.

En 2003, la Delta Society a découvert que les animaux domestiques aidaient les gens de plusieurs manières. Les animaux aident à éclairer l’humeur et l’affect, procurent du plaisir et de l’affection, aident à résoudre les problèmes de deuil et de perte. Les animaux améliorent également les aptitudes sociales, l’estime de soi, la réalité, la coopération, la mémoire et le rappel, la capacité de confiance, la capacité de résolution de problèmes, la concentration et l’attention, et augmentent la capacité à exprimer des sentiments. Ils diminuent également les comportements de manipulation et certains comportements répétitifs chez les enfants autistes. Les animaux domestiques peuvent aider à réduire l’anxiété générale et la solitude.

Les professionnels de la santé mentale peuvent utiliser des animaux dans plusieurs techniques de conseil assisté par un chien. Par exemple, demandez au patient de donner et de recevoir de l’amour et de l’affection avec un chien (apprendre à tenir l’animal), apprendre à manipuler avec douceur un chien, apprendre à communiquer avec un chien ou apprendre comment les chiens apprennent. Les patients peuvent également observer et discuter des réponses des chiens au comportement humain avec le thérapeute et généraliser le comportement des chiens aux circonstances humaines. Les patients peuvent apprendre à toucher doucement ou à rester dans le «ici et maintenant» lors du brossage d’un chien. L’apprentissage des soins appropriés, l’alimentation, le toilettage, la marche et la participation du chien peuvent aider un patient à apprendre à suivre une routine.

Un animal en thérapie facilite la communication en encourageant le patient à parler à son chien, à parler du chien et à partager des histoires de chiens. Les patients peuvent acquérir des compétences sociales en emmenant le chien dans une promenade supervisée et en le présentant aux autres.

Il existe une variété d’orientations thérapeutiques pouvant utiliser des canidés en complément des approches traditionnelles.

Le thérapeute en thérapie cognitivo-comportementale (TCC) a pour objectif d’aider le patient à identifier et à modifier les croyances irrationnelles qui influencent ses sentiments et comportements dégradants. Le thérapeute CBT invite le patient à travailler avec le chien pendant la séance de thérapie, en l’encadrant à lui demander de faire des tours. L’intervention clé est l’approximation successive basée sur la mise en forme du comportement, dans laquelle le patient pratique de petits changements incrémentiels dans la direction de l’objectif ou du résultat souhaité du traitement. Une autre intervention est la restructuration cognitive, ou l’identification et la modification de schémas de pensées et de croyances qui contribuent au dysfonctionnement émotionnel et comportemental du patient.

Les interventions assistées par des chiens visent à motiver le patient en raison de ses liens sociaux pour atteindre une supériorité motivée par ses sentiments d’infériorité au sein de la famille et de la communauté. S’efforcer d’y parvenir peut-être fonctionnel ou dysfonctionnel. Quelques techniques adlériennes se produisent lorsque le conseiller commente l’interaction patient-chien. Le thérapeute pourrait partager des informations sur les antécédents familiaux du chien et d’autres antécédents liés au chien ou utiliser des questions sur la relation patient-chien pour encourager le chien à jouer le rôle de conseiller.

Les conseils de Gestalt et les interventions d’assistance canine aideront le patient à se concentrer sur le «ici et maintenant», de manière à ce qu’il ou elle puisse devenir pleinement conscient et présent. Les conseillers Gestalt encouragent les patients à toucher et caresser le chien et les incitent à faire part de leurs préoccupations aux chiens, les encouragent à inventer des histoires impliquant le chien de thérapie, créent des activités structurées avec le chien.

D’autres approches avec des chiens

Les thérapeutes existentiels encouragent le patient à recréer des expériences dans lesquelles le chien joue un rôle spécifique. Les thérapeutes de la réalité utilisent des interventions assistées par un chien dans ce domaine aident le patient à se concentrer sur le présent tout en apprenant que les erreurs commises dans le passé ne sont plus pertinentes et que l’importance de la vie est dans le présent. Un thérapeute utilisant la thérapie de la réalité utiliserait des interventions assistées par un chien pour aider le patient à se concentrer sur le présent tout en apprenant que les erreurs commises dans le passé ne sont plus pertinentes et que l’importance de la vie est dans le présent. Un thérapeute centré sur les solutions utilise un chien dans la pratique pour motiver le patient à apprendre et à appliquer de nouvelles compétences sociales et relationnelles avec son chien et d’autres personnes afin de réussir dans la vie.

En conclusion

Les chiens et les autres animaux peuvent aider les thérapeutes à améliorer certains de leurs patient et des personnes souffrant de divers troubles mentaux. Il est important que les professionnels de la santé mentale restent informés des nouvelles directives et lois en matière d’éthique relatives à l’utilisation des animaux domestiques et des animaux dressés dans leur pratique, car le domaine continue de changer et d’évoluer. Aujourd’hui, de plus en plus de patients viennent à des séances de thérapie pour demander aux professionnels de la santé mentale d’écrire une lettre aux propriétaires de chiens, pour bénéficier d’un animal de support affectif ou d’avoir leur propre animal d’assistance psychiatrique. Enfin, il est également important que les professionnels de la santé mentale restent dans leur formation, leur expérience et leur éducation.

References

  • Chandler, C. (2012).  Animal assisted therapy in counseling (2nd ed.). New York, NY: Routledge.
  • Chandler, C., et al. (2010).  Matching animal-assisted therapy techniques and intentions with counseling guiding theories.  Journal of Mental Health Counseling, 32(4), 354-374.
  • Coren S. (2002).  The pawprints of history: Canines and the course of human events. New York, NY:  Free Press.
  • Fine, A. (2000).  Animals and therapists: Incorporating animals in outpatient psychotherapy.  Handbook on animal assisted therapy: Theoretical foundations and guidelines for practice.  San Diego, CA:  Sage.
  • Fine, A. (2010).  Handbook on animal-assisted therapy: Theoretical foundations and guidelines for practice (3rd ed.).  Burlington, MA:  Elsevier.
  • Pavlides, M. (2008).  Animal-assisted interventions for individuals with autism.  London: UK.  Jessica Kingsley Publishers.
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La pyramide des besoins chez le chien

Les besoins chez les animaux humains

Le psychologue Abraham Maslow expose pour la première fois sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, en 1943. Cette théorie est présentée à travers la pyramide des besoins, ou plus connu comme la pyramide de Maslow – représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins.

Le psychologue américain, Frederick Herzberg, va approfondir l’approche de Maslow, à travers ses études où il définit les besoins de l’homme dans le monde du travail. Pour se faire comprendre, il présente une théorie, l’anthropologie de l’homme au travail, qu’il fonde sur l’analyse d’un double mythe, qu’il va baptiser le mythe d’Adam et le mythe d’Abraham.

  • Mythe d’Adam : échapper à la souffrance, recherche de tout ce qui va réduire sa souffrance
  • Mythe d’Abraham : lui est l’élu, dieu l’a choisi et sa motivation est de réaliser sa destinée, d’accomplir ce pour quoi il a été choisi.

L’homme au travail est à la fois Adam et Abraham. Il recherche à souffrir le moins possible (fatigue, stress), mais également à s’épanouir, à se réaliser.

L’étude des enfants sauvages a aussi permis d’avancer dans les constatations qui caractérisent les besoins des êtres vivants, notamment les animaux sociaux et Homo sapiens.


Fig. 1 Pyramide des besoins selon Maslow

  Les besoins physiologiques sont directement liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont des besoins concrets (respiration, faim, soif, sexualité…). Il s’agit d’un besoin immédiat et constant.

  Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Il s’agit donc d’un besoin de conservation d’un existant, d’un acquis. Il s’inscrit dans une dimension temporelle.

  Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, …). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.

  Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

  Le besoin de s’accomplir est selon Maslow le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement.

Un sixième besoin pourrait être introduit :

  • Le besoin d’éternité, d’immortalité ou tout simplement de temps. C’est un besoin de plus en plus exprimé dans notre société. Commercialement, il se traduit par l’attirance envers les produits promettant le rajeunissement ou de gagner du temps. L’émergence de technologies nous permettant de prolonger la vie (sciences médicales, cryogénisation…)

La Pyramide de Maslow transposée chez le chien 

Il nous a semblé intéressant d’établir un modèle de pyramide des besoins chez le chien. Car vivre avec un chien, implique connaitre les besoins associés à son espèce et y répondre pour assurer son bien-être et ses développements cognitifs, émotionnels et structurels.


Fig 2. Transposition de la Pyramide de Maslow

 
 Comme Frederick Herzberg l’avait mis en avant, outre les humains, bons nombres d’espèces animales non- humaines, vivants selon un schéma social plus ou moins complexe, sont régis par une liste de besoins à combler.

Chez nos amis canins, les besoins majeurs sont :

  • les besoins biologiques, soit physiologiques et « de survie »
  • les besoins sociaux, soit les interactions avec les congénères et les autres espèces,
  • les besoins individuels, propres à chaque individu, en fonction de sa race, de son développement et de son caractère.


Les besoins physiologiques : des besoins de base

Ceux sans quoi, l’individu ne peut pas vivre d’un point de vue fonctionnel et structurel.
La nourriture et l’eau : les apports nutritionnels vont varier tout au long de la vie de notre chien. Un chiot aura besoin d’éléments spécifiques en raison de son développement musculo-squelettique et neurophysiologique. Une chienne gestante ou allaitante aura besoin d’une nourriture riche pour assurer le bon développement de sa gestation et la viabilité des chiots à venir. Un chien âgé nécessitera une attention toute particulière et un apport particulier pour l’aider dans sa motricité. En fonction de l’activité, de la race de votre chien et de sa santé, il sera capital de lui procurer la nourriture adaptée. Tout comme pour nous, l’eau est indispensable. Les chiens sont pour la majorité, nourris avec des aliments secs (type croquette), par conséquent ils sont susceptibles de boire davantage. De l’eau fraiche doit être à disposition nuit et jour. Cependant un chien qui boit de façon excessive ou plus qu’à l’accoutumé doit être amené chez le vétérinaire pour vérifier le bon fonctionnement de ses reins et son taux de glycémie et d’insuline.

Éliminer, faire ses besoins : Un chien doit pouvoir vider sa vessie et ses intestins régulièrement. Un chiot fait ses besoins après chaque repas, au cours des séances de jeu, et au réveil. Il est donc indispensable de le sortir faire ses besoins à l’extérieur à ses moments-là, pour qu’il apprenne à être propre, et donc ne plus faire à la maison.

Même si les chiens adultes sont capables de se retenir, il est vivement déconseillé de laisser son chien plus de 8 heures sans sortir. Cela peut avoir des répercussions sur son système urinaire (cystite, infection, problème de vessie, prostate…) mais aussi sur son état psychologique (anxiété, trouble du comportement….

Se reposer : Un chiot, tout comme un enfant, va assimiler tout ce qu’il s’est passé dans la journée, les nouveaux apprentissages, durant le sommeil. Il est donc indispensable qu’il puisse bénéficier d’un repos de qualité, dans un lieu tranquille et sans dérangement. Un chien adulte a également besoin de dormir dans un endroit sécurité et serein. Il a besoin de récupérer de sa journée et de ses efforts, sans quoi, il risque de développer des troubles du comportement. Un chien dort de 10 à 18 heures par jour (en fonction de l’âge).

Les besoins de sécurité

Un individu, quel qu’il soit, a besoin de sécurité pour évoluer et se développer en toute quiétude. L’insécurité est facteur de stress et de troubles autant pathologiques et psychopathologiques. Chez le chien, le besoin de sécurité est donc primordial.

 Son lieu de repos, son refuge : Il doit s’y sentir en sécurité et pouvoir s’y reposer sans être déranger. Il est important de ne pas mettre sa couche / son panier sur un lieu de passage, devant une porte, sous une fenêtre. Quand le chien fait une bêtise, il ne faut jamais le gronder lorsqu’il est sans son panier. Il doit être en sécurité dans son panier.
« Le chien a besoin d’évoluer dans un environnement cohérent et stable. » Beaucoup de chien déclenche des problèmes de comportement car ils subissent les changements d’humeur, et les variations stressantes venant de leur famille humaine. Nos agissements ont un impact majeur sur eux. Tout ce que nous faisons les impacte. Il est important pour l’équilibre de la maison, de la famille, de tenter de maintenir un milieu stable et calme.

Les besoins sociaux

Le chien est un animal social. Il a besoin d’interagir aussi souvent que possible et de façon positive avec ses congénères mais aussi avec les humains dès son plus jeune âge.
Avec ses congénères : il faut laisser les chiens libres de se rencontrer, de se sentir et de jouer et communiquer entre eux. Les humains interviennent trop souvent lors de rencontres de chien, souvent par peur de ce qui pourrait se passer. Les chiens sont moins compliqués que nous humains. Pour leur bien-être, ils doivent fréquenter d’autres chiens. Les priver de cela parce que leur propriétaire est réticent, c’est les priver de leur statut de chien. Pour les humains qui ne sont pas à l’aise avec ces rencontres ou peu confiants, il est possible de demander de l’aide auprès d’un comportementaliste ou d’un éducateur.
Avec les humains : des moments ensemble, de jeux, de tendresse, de travail. L’emmener avec nous, le faire partager de bons moments qui pour lui seront source de stimulations mentales différentes. C’est passer du temps qualitatif, en connexion avec son chien.

Avec d’autres espèces : dès lors qu’un chiot est mis en contact avec d’autres espèces que la sienne, durant ses périodes de développement, il identifiera ses espèces comme des amis et des partenaires de jeu éventuel. 

Les chiens ont besoin de vivre avec leur groupe familial. Ils ne sont pas faits pour la solitude et en souffrent dès lors qu’ils sont laissés seuls de façons récurrentes et prolongées, que ce soit dans un jardin, une pièce de l’appartement ou tout autre environnement.

Ils aiment communiquer, comme tous les animaux sociaux. Ils possèdent différents modes de communication : vocal, postural, olfactif. Il est donc important de comprendre leurs codes de communication pour y répondre de façon cohérente. Plus on les comprend, plus la complicité et la confiance mutuelle seront confortées.

Le besoin d’estime

Par estime il faut surtout comprendre « Respect ». Respecter le chien en tant que chien, en considérant sa race, son histoire et ses besoins. Les êtres humains ont tendance à humaniser leur animaux domestiques et faire un excès d’anthropomorphisme. Les effets sont très souvent désastreux, car en humanisant le chien, on ne le considère plus comme tel. Un chien n’est pas « dominant » ou « soumis ». Il n’est pas non plus « agressif » ou « voleur » ou tout autre terme tel que nous les entendons pour les humains. Un chien va réagir en fonction de son environnement à un instant donné, en soupesant sa situation, ses expériences passées et en fonction de son état émotionnel. Un chien qui aura était « estimé » et « respecté » aura acquis la confiance nécessaire pour faire face aux situations, agir et réagir de façons adaptées.

Estimer un chien, c’est lui faire confiance et lui permettre de se développer en adéquation avec les besoins liés à son espèce.

Le besoin d’utilité

Certaines races de chiens ont été génétiquement sélectionnées pour accomplir des tâches bien particulières depuis le XIIème siècle. On pensera aux chiens de berger (border collie, shetland, Berger australien, bouvier des Flandres…), aux chiens de chasses (épagneul, cocker, teckel, braques, pointer, beagles, St Huber, shiba inu, lévriers…), aux chiens de travail, de défense et d’utilité (husky, malamute, berger allemand, malinois, dobermann…). Ces chiens ont dans leur organisme des marqueurs génétiques et des traits de caractères qui répondent aux exigences définies depuis 1000 ans. Il est impensable de leur demander d’agir différemment aujourd’hui.

En fonction de leur race, les chiens ont donc un besoin irrépressible d’accomplir leur tâche. S’ils en sont privés, ils vont mettre en place des activités ou en comportement compensateurs (destruction, aboiements intempestifs, agressivité, fugue…)

Afin d’éviter des erreurs de casting, il est conseillé de bien se renseigner sur la race ou le croisement de races du chien que l’on souhaite adopter, pour s’assurer que nous serons en mesure de répondre à ses besoins.

Les besoins d’activité

Comme mentionné ci-dessus, les chiens ont besoin d’accomplir certaines tâches et avoir des activités définies. En moyenne un chien nécessite entre 3 à 5 heures d’activités par jour.

Il faut bien évidemment prendre en considération, la race, l’âge et la santé du chien. Un bichon de 7 ans ne va pas avoir besoin d’autant d’activités qu’un Berger Allemand de 2 ans. Cependant, si sur le plan physique, le Berger Allemand sera davantage demandeur, le bichon sera friand d’activités intellectuelles et de jeux.

Voici les type d’activités dont les chiens ont besoin :
–    Activité locomotrice : promenade, marche, course, nage, jeux « de bagarre » entre chiens
–    Activité sensorielle : l’observation, la découverte, le pistage
–    Activité intellectuelle : jeux de recherche d’objets, d’accès à la nourriture, éducation et obéissance de façon ludique.
–    Activité sexuelle : principalement pour les reproducteurs, en général les animaux de compagnie sont stérilisés.
–    Activité vocale : aboiements, chants (yoodle pour les basenji), hurlements, jappements, grognements
–    Activité masticatoire : manger, mâcher, mastiquer. (On préférera donner à notre chien des os, des friandises pour nettoyer les dents, des jouets type kong, des cordes à tirer, des cornes de cerfs)

Un chien comblé

Pour assurer un bon équilibre physique, émotionnel et comportemental, un chien doit pouvoir être satisfait dans tous points. Tous les besoins doivent être comblés en permanence et non pas l’un après l’autre.

Un chien, dont les besoins sont comblés, sera le chien parfait pour la famille parfaite. Et c’est tout ce que nous vous souhaitons.

Dans notre monde, ce n’est pas toujours facile de parvenir à combler nos propres besoins de façon permanente. Nous rencontrons des frustrations, des obstacles à notre épanouissement et parfois tristement pour des besoins bien plus primaires. Il faut néanmoins bien différencier nos besoins et nos désirs. Dès lors que le distinguo est clairement fait, il faut alors réduire nos prétentions et focaliser sur nos réels besoins… et on pourra alors se sentir heureux, comme un chien comblé.

Corine Gomez – Comportementaliste

Reférences :

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Pourquoi devenir membre ?

Effectivement pourquoi devriez-vous devenir membre d’une association comme le Centre Kami ?

« Que signifie être membre dune association? » « Quel serait mon intérêt ? Et que peut faire cette association pour moi? » « Cette association est-elle prêt de chez moi ? » A cette question 2 options possibles : « non, pas vraiment » ou « oui, et alors ?« .

Tout autant de questions qui nécessitent des réponses pour y voir plus clair et savoir ce que le Centre Kami a à vous offrir en tant que membre.

Bien partager sa vie avec un animal

Vous avez décidé d’avoir un compagnon félin ou canin et vous souhaitez faire au mieux pour qu’il puisse être heureux et épanoui. Son bien-être vous importe.

Une réduction sur des aliments et des accessoires adaptés

Étant nous même responsables de compagnons poilus, notre démarche a été de chercher, et développer si nécessaires, des produits alimentaires, thérapeutiques, complémentaires et des accessoires, qui respecteraient aux mieux les animaux. Ainsi notre gamme de croquettes pour chats et chiens, Kami Nutri Santé a été développé avec des nutritionniste et des vétérinaires, aux Royaumes Unis, dans un seul but : satisfaire les besoins nutritionnels de nos animaux et respecter le fait qu’ils sont carnivores.

Pour nos membres Plus, Pro et Plus Mix, une réduction de 10% est faite sur le tarif standard des croquettes.

Gamme Kami Nutri-Santé, pour chien et chat

Des soins et des conseils pour un mieux être

Il est facile d’imaginer que comme bons nombres de personnes, vous contacter le vétérinaire dès que votre loulou présente une anomalie. Nous le faisons tous. Les chiots et jeunes chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils croisent. Les chatons s’aventurent souvent dangereusement au risque de se blesser. Les séniors ont leurs soucis et leur douleurs articulaires, rénaux, urinaires… des pathologies liées à l’age ou à la vivacité.

Les changements de comportement de votre compagnon vont vous inquiéter, et vous vous sentez parfois dépassés.

Vous vous absentez une journée ou plus et ne souhaitez pas laisser votre loulou tout seul, livré à lui même : nous pouvons vous aider.

Être membre, c’est faire partie d’une communauté. Nous allons mettre notre expertise à votre service pour vous aider à gérer au mieux votre animal.

Vos avantages membres sur nos services:

  • Membre Premium : 10% de réduction sur les services (consultation en comportement, ostéopathie, soin énergétique,…)
  • Membre Plus, Pro et Plus Mix : 15% de réduction sur les services (consultation en comportement, ostéopathie, soin énergétique,… )

Apprendre à mieux connaitre son compagnon

Des activités en plein air

Hebdomadairement nous organisons des promenades de socialisation. Nos « promenades détentes« doivent être l’occasion pour votre chien de rencontrer ses congénères et d’apprendre les codes – sinon de s’y confronter. Ces promenades sont faites dans le calme et dans un cadre agréable et sécurisé. Les humains doivent aussi être détendus. Ce sera aussi l’opportunité d’avoir des conseils sur le comportement de votre chien, mais aussi réviser le votre.

Le but étant d’avoir un chien bien dans sa tête et dans ses pattes quand il se balade avec vous et avec des copains.

Mensuellement, notre ostéopathe se joindra à nous pour observer les chiens et détecter d’éventuels problèmes.

Ces promenades sont exclusivement pour les membres, et totalement gratuites. Nous limiterons le nombre de chiens pour pouvoir les observer tranquillement et pour limiter le stress des plus anxieux.

Taiko, un chien qui aime se faire des copains.

Des stages et des formations

Nos stages de secours canin :

Une journée mensuelle, pour apprendre à effectuer un bilan vital ou circonstancié du chien en souffrance et effectuer les bons gestes de premiers secours. Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficient d’un tarif réduit.

Nos stages en massothérapie:

Allan Gauthier, Thérapeute ostéopathe canin, félin et équin

Apprendre à masser et apaiser son chien par le toucher. Les stagiaires viendront avec leur chien et découvriront l’art de masser leur compagnon pour amplifier la relation. Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficient d’un tarif réduit.

Les Stages en Communication Animale:

Dans le cadre du partenariat Centre Kami et From Joy to
Animals, Nature, Earth, l’offre Membre Plus Mix permet d’être membre des 2 associations, et donc de bénéficier de tarif préférentiel lors des stages proposés par l’association  » From Joy to Animals, Nature, Earth », en initiation à la Communication Animale.

La Formation en Thérapie Animale

Une formation taillée pour ceux qui veulent se réorienter professionnellement, mais aussi pour ceux qui ont des centres d’intérêts dans le secteur animalier. La formation construite sur 3 piliers majeurs, vous permettra de développer des connaissances dans les univers canins et félins, et dans l’environnement animal de façon holistique.

Les membres Plus, Pro et Plus Mix bénéficieront d’un tarif préférentiel.

Des événements pour mieux servir les animaux

En 2018, nous avons organisé la 1ère conférence sur les Émotions Animales. Pour 2019, nous préparons la 2nde édition où nos membres seront appelés à contribuer et prendre part.

D’autres actions sont en cours de préparation, pour servir la cause animale, et pour aider les refuges et associations de protection animale.

Notre association a besoin de membres. Nous avons besoin de vous. Nous essaierons de développer d’avantages de bénéfices et de soutien. Nous restons à votre écoute… Devenez membre !

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Des promenades détentes et socialisation « entre chiens »

Indispensable pour le bien-être de nos chiens, le Centre Kami propose des promenades hebdomadaires « entre chiens », pour éveiller ou renforcer la socialisation par le jeu et par des rencontres positives avec des congénères.

Taiko en arrière plan, qui regarde les copains, pendant que Maya au premier plan se promène.

Il ne faut pas oublier que nos chiens sont des animaux sociaux, qui ont leur propre langage et qui ont besoin de « parler chien » régulièrement. Des promenades entre chiens, des rencontres canines sont nécessaires pour leur bien-être et leur équilibre. Encore trop d’humains ont tendance à isoler leur chien souvent par appréhension ou méconnaissance des réactions de leur propre chien. Les conséquences sont dans la majeure partie des cas, problématiques, car le chien ne supporte plus ses congénères :

  • Il grogne ou aboie dès qu’il croise d’autres chiens.
  • Il est terrorisé et essaie de fuir ou reste paralysé par la peur.
  • Il s’isole et ne veut plus jouer avec les autres chiens.
  • Il devient agressif avec les autres

Autant de situations qui peuvent poser de sérieux problèmes. Mais rien n’est jamais perdu ! Le mieux étant de promener régulièrement votre chien avec d’autres chiens de tout sexe, tout age et toutes races.

Lors de nos promenades encadrées, nous vous apportons notre expertise et évaluons votre chien. Vous recevrez des conseils en comportement et en éducation. Nous vous expliquerons pourquoi votre chien a ce comportement inadapté et commet faire pour que cela change, car il n’y a pas de fatalité.

Une fois par mois la promenade sera supervisée par notre ostéopathe canin, Allan Gauthier. La physiologie des chiens sera passée au crible. Cette promenade sera signalée en amont via notre newsletter et notre page facebook (@centrekami).

Calendrier

Les promenades entre chiens du Centre Kami ont lieu le mardi de 14h00 à 15h30, et le samedi matin de 8h30 à 10h00 su les rives du loup au départ de la passerelle St Georges.

Vous souhaitez vous joindre à nous ? Le rendez-vous est lancé.

Lundi
Fermé
Mardi
14 02 00 04004 – 15 03 30 04304
Mercredi
Fermé
Jeudi
Fermé
Vendredi
Fermé
Samedi
8 08 00 04004 – 9 09 30 04304
Dimanche
Fermé

Pré-requis et inscription:

Pour vous inscrire, et bénéficiez de nos conseils et expertises :

  • Être membre Premium/ Plus /Plus Mix (devenez membre maintenant)
  • Inscription en ligne (7 chiens maximum par promenade), en remplissant le formulaire ci-dessous.
  • Merci d’indiquer la date à laquelle vous souhaitez vous joindre à nous. La race, le sexe et l’age de votre chien. Et s’il est peureux, timide, agressif,…

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La première formation en Thérapies Animalières

Combien de personnes souhaitent annuellement réorienter leur vie professionnelle ? trouvez un nouveau souffle ? s’investir dans des causes qui leur parlent vraiment ?  

A l’occasion de mes rencontres, j’ai souvent été questionnée sur mon parcours et le cursus qui m’a menée à m’occuper du comportement des animaux. A l’issue de ces conversations, les curieux m’ont remonté qu’ils regrettaient l’absence de centre de formation avec des cours physiques : « tous ce fait par correspondance maintenant et travailler avec des animaux quand vous n’avez que de la théorie, cela ne veut rien dire.« , « Se trouver un stage tout seul, c’est la galère. Les responsables veulent des gens compétents et on ne sait pas ce que l’on vaut.« , « j’aimerai faire ce métier, mais je ne sais s’il y a des débouchés et personne pour me répondre.« 

C’est vrai… pas facile de changer de vie, de faire le grand saut sans trop savoir ce qu’il en sera. Et puis soyons honnête, une formation coûte cher, donc il faut être sur de son investissement.

Alors nous avons pensé à eux et celles qui voudraient réorienter leur vie en leur donnant un nouveau sens, à ceux qui veulent juste acquérir des connaissances et des compétences sur le monde du chien ou du chat.
Pour nous, professionnels et thérapeutes du secteur, le bien-être animal est le socle de toutes nos actions. Il est indispensable de comprendre les animaux, pour défendre leurs droits et mettre en place les devoirs que nous avons à leur égard.
La formation en Thérapies Animalières, proposée par le Centre Kami s’adresse à toutes ces personnes motivées et intéressées par les thérapies, le comportement et le bien-être des animaux.
Composée de 3 parties, cette formation se veut holistique. Tous les aspects de la gestion thérapeutique du chien et du chat seront dispensés.

Et bien entendu des stages de pratiques viendront compléter les cours physiques, les cours virtuels et les tests d’évaluation.

Nous avons voulu cette formation aussi flexible que possible.

La formation vous intéresse ? Contactez-nous et nous pouvons vous apporter des réponses concrètes.

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Les chiots peuvent apprendre de leurs congénères et des humains.

Observer le comportement d’un humain peut être étonnamment instructif pour un chiot.

L’apprentissage social : une nécessité pour survivre

Pour survivre, les jeunes individus, y compris les chiots, les louveteaux et les bébés humains, doivent apprendre où aller, ce qui est source de sécurité pour eux et ce qu’ils sont censés faire. Si ces jeunes devaient apprendre seulement en essayant, en interagissant avec le monde et en faisant des erreurs, beaucoup se blesseraient sérieusement et beaucoup d’autres ne vivraient pas pour raconter leur expérience. Pour cette raison, les animaux qui vivent dans des groupes sociaux bénéficient de quelque chose appelé « l’apprentissage social ». En termes simples, l’apprentissage social fait référence au fait que les jeunes observent le comportement des individus plus expérimentés (généralement leur mère ou d’autres adultes dans la famille ou le groupe social). Ils apprennent quels sont les comportements les plus susceptibles de générer des récompenses et les comportements qui leur sont préjudiciables.

P_20180509_140312_vHDR_AutoIl est donc raisonnable de penser que l’évolution a prédisposé les jeunes animaux à observer les comportements des adultes de leur propre espèce, afin d’apprendre de nouveaux comportements en toute sécurité. Nous savons que les jeunes enfants observent les membres de leur famille pour apprendre davantage sur leur environnement, tandis que les jeunes loups observent comment les membres de leurs meutes se comportent.

Cependant, les choses sont beaucoup plus complexes pour les chiens domestiques. Ils ont évolué dans un environnement humain, extrêmement complexe, avec beaucoup d’informations majeures qui doivent être apprises. N’oublions pas en outre, que deux espèces différentes se manifestent et ont des comportements variés autour des chiots domestiques : les autres chiens, mais aussi les humains. Ces deux types d’individus vont fournir des informations importantes et précieuses pour la sécurité et l’épanouissement du chiot.

Les jeunes chiots apprennent-ils d’avantage en observant les comportements des humains, de leur mère ou ceux d’autres chiens?

Une équipe de chercheurs dirigée par Claudia Fugazza du Département d’Ethologie de l’Université Eötvös Loránd a posé la question suivante: «Les jeunes chiots apprennent-ils en observant les comportements humains? Leur mère ou d’autres chiens? « Pour répondre à cette question, ils ont utilisé un groupe de chiots âgés de huit semaines, de races différentes, comprenant des Labrador Retrievers, des Border Collies et des Tervurens Belges. Ils devaient résoudre deux problèmes : Les deux impliquaient d’ouvrir une boîte pour obtenir une friandise disposée à l’intérieur. Une des boîtes pouvait être ouverte en soulevant un couvercle à charnière, tandis que l’autre pouvait être ouverte en faisant glisser le couvercle sur le côté.

On a d’abord montré aux chiots que les boîtes contenaient des friandises en autorisant certains d’entre eux à en manger quelques-unes. Cela a permis de focaliser leur intérêt sur les boites. L’étude a montré que si les chiots étaient simplement autorisés à explorer la boîte fermée, et à la manipuler par tâtonnement, seulement environ 50% d’entre eux parviendraient à ouvrir la boîte pour manger la friandise dans le temps imparti (soit 2 minutes).

Un premier panel de chiots a été placé dans des box à environ un mètre et demi de la boîte d’essai. Ainsi, ils pouvaient l’observer très clairement d’autres chiens adultes résoudre le problème. Donnant ainsi l’occasion aux chiots d’apprendre la bonne technique pour atteindre l’objectif. Les chiens adultes pouvaient autant être les mères des chiots ou des chiens complètement inconnus. Les chiens adultes avaient été formés, au préalable, à ouvrir systématiquement l’une ou l’autre des 2 boîtes. À la fin de la période d’observation, les chiots ont pu aller à la boîte pour essayer de l’ouvrir les uns après les autres. Il est apparu que l’observation les chiens adultes a été profitable aux  chiots observateurs. Alors qu’une amélioration de 5% est notée pour les chiots qui ont pu observer leur mère ouvrir la boîte, une amélioration de 29 % du taux de réussite a été noté quand il d’agissait de chiots qui avaient observer un chien adulte étranger. Ce résultat montre qu’un chiot serait plus attentif au comportement d’un chien étranger, qu’à celui de sa mère.

De réelles capacités cognitives observées

P_20180615_103407_vHDR_AutoDe plus il est important de noter que les chiots ne sont pas simplement en train d’imiter le comportement des chiens adultes mais plutôt d’extraire des informations sur le fonctionnement des boîtes. Cette certitude vient du fait que certains des chiens adultes ont ouvert les boîtes avec leurs museaux, tandis que d’autres les ont ouvertes avec leurs pattes. Cependant, tous les chiots ont utilisé leur museau pour ouvrir les boîtes. Cela signifie qu’ils ont appris comment les boîtes fonctionnent grâce à l’observation, sans pour autant reproduire la méthode utilisée par le chien adulte. Par conséquent, cela démontre que les jeunes chiots peuvent apprendre en observant le comportement des autres chiens dans l’environnement.  Il serait logique de penser que l’évolution ait programmé les jeunes individus à observer les actions des animaux de leur propre espèce, pour améliorer la probabilité de leur survie.

Mais maintenant la question cruciale demeure : Puisque les chiens évoluent dans un environnement typiquement humain, ont-ils aussi été câblés de telle sorte que, dès leur jeune age, ils sont prédisposés à observer les êtres humains et à extraire des informations qu’ils pourront ensuite utiliser ? Un test en format Humain :Tout comme le premier test, les chiots observent des épreuves séparées, mais avec cette fois-ci, des êtres humains ouvrant une boîte spécifique. Une fois libérés, les chiots ont montré qu’ils avaient appris en regardant les humains faire. L’amélioration notée était de 42% dans la résolution des problèmes et dans la période de temps allouée.

Conclusion

Cela signifie que, au moins dans cette étude, les chiots ont davantage profité de l’observation du comportement d’un humain plutôt que du comportement d’un autre chien. L’étude a également montré que ces bénéfices ont persisté, et sont susceptibles d’être mémorisés de façon permanente, car lorsque retesté une heure plus tard les chiots se souvient encore comment résoudre les boîtes de puzzle. Le Docteur Fugazza a résumé les implications de cette étude en disant: « Nous pouvons former les chiots dès leur plus jeune âge en leur montrant ce qu’ils doivent faire, comme leur mère. »

Si nous voulons qu’ils ramassent un bâton, nous devons aller le chercher d’abord, si nous voulons qu’il aille se coucher dans une couche spécifique, nous devons nous y coucher d’abord. Je vous laisse imaginer ce qu’il va vous falloir faire pour éduquer votre chiot.

Corine Gomez

References

  • Stanley Coren : https://www.psychologytoday.com/intl/basics/animal-behavior
  • Claudia Fugazza, Alexandra Moesta, Ákos Pogány & Ádám Miklósi (2018). Social learning from conspecific’s and humans in dog puppies. Scientific Reports, 8:9257 | DOI:10.1038/s41598-018-27654-0