Catégories
émotions Comportement

L’attachement : essentiel pour vivre et fondamental pour devenir

L’attachement c’est la source de l’apaisement et de tous les tourments. C’est ce qui va permettre à l’autre de se construire, se développer, se lancer dans de nouvelles expériences ou encore être la cause de grandes souffrances et de blessures qui vont laisser des traces indélébiles.

L’attachement c’est le fil qui nous tient et nous maintient parfois, mais aussi la chaine qui contraint et emprisonne. Nous avons tous besoin d’attachement. Etre attaché à quelqu’un pour faire nos premiers pas tout au long de notre vie. Créer ces liens d’attachement pour se sentir vivre dans le regard de l’autre. Il y a l’attachement qui soutient et celui qui fait mal.

Attache-moi :

Est-il vraiment nécessaire de créer des liens, n’est-ce pas superflu, surfaits ? ne peut-on pas coexister comme de bons voisins, polis ? Oui, bien sûr qu’on le peut, mais tout notre être demande à être attaché en permanence. Nous interagissons en permanence les uns les autres, esquissant des sourires, minaudant parfois, frôlant nos corps à la recherche de l’attachement. Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre et psychanalyste français, qui a développé des études sur la biologie de l’attachement, nous explique « que nous soyons des oiseaux ou des mammifères, nos développements sont intimement liés aux liens et attachement que nous mettons en place. Sans attachement, nos développements psychologiques, moteurs, comportementaux se retrouvent bloqués, car oiseaux et mammifères appartiennent à des espèces d’individus qui dépendent les uns des autres pour se réaliser. »

apprivoise1

Sans toi, je ne suis rien :

Dès que nous naissons, un lien indéfectible va s’établir d’abord, de façon unilatérale, puis très vite avec une réciprocité. Le nouveau-né, le chiot, le chaton vont tous trois dépendre de leur mère respective. Très vite, l’odeur de la mère, puis le son de sa voix, sa chaleur, jusqu’aux contours de ses formes, et très vite le nouvel être va s’attacher à tout cela, car il s’agit de sa survie, et seul l’être d’attachement garantit de sa sécurité et de ses besoins vitaux.

L’attachement n’est pas un choix, mais une nécessité. C’est une force vitale qui va orienter toute l’existence des individus. Si l’attachement procure de la sécurité, cela veut dire que l’on peut aussi s’en éloigner, pour partir découvrir de nouveaux horizons et vivre des aventures. Car le lien permet le retour vers la sécurité.

Si tu m’aimes, je peux grandir, devenir fort et partir :

Aimattachement reggiani.jpger, c’est préparer l’autre à être fort et autonome tout en le protégeant. Ainsi on voit des chiots, ayant eu des liens d’attachement de mauvaises qualités, séparés trop tôt de leur mère, qui n’ont pas pu se préparer à l’aventure de la vie. Un chiot qui aura pu développer son attachement primaire à sa mère, puis son autonomie et gagner en confiance, aura plus de faciliter à se détacher pour créer de nouveaux liens. Son équilibre comportemental sera optimisé.

Des liens plus fort qu’une laisse :

L’attachement est primordial pour favoriser une belle relation. Le chien, le chat, le rongeur ou n’importe quel mammifère et oiseau, ont un besoin fondamental d’attachement. C’est d’ailleurs aussi important que de manger ou boire. L’attachement est vital.

Dans l’imagerie populaire, le chien heureux est ce chien qui marche gaiement à côté de son propriétaire, sans laisse. Mais dans la réalité, la majeure partie des chiens sont en laisse, et pour quelques-uns, la muselière est présente. Cette contrainte est parfois mal vécu par le propriétaire et par le chien. Elle peut engendrer des troubles comportementaux… pour le chien.

Le propriétaire quant à lui, est motivé par de biens nombreuses raisons : la réglementation en vigueur, la peur de la fugue la peur de croiser d’autres chiens … en bref… la peur et le manque de confiance en l’autre.

Pour ce qui est de la réglementation, nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais il est à savoir que n’importe quel chien a un besoin physiologique et psychologique d’être détaché pour courir et vivre sa vie, et cela ailleurs que dans le jardin.

Le chien a besoin de sentir la confiance de son propriétaire pour être en confiance lui-même. Comme un jeune adulte qu’on laisse sortir le soir pour qu’il s’émancipe, puit revient au bercail parce que la confiance qui lui a été accordé, est précieuse.apprivoise-2

Ronronne par amour:

Pour le chat, on sait déjà que le territoire est l’attachement premier. Mais ce que l’on sait moins, c’est que le propriétaire est tout aussi important. C’est pour cela que le chat, loin de son territoire est en quête permanente de son être d’attachement. Le chat est par contraste, le symbole de l’attachement Il peut se laisser mourir s’il est loin de son territoire et de son être d’attachement.

Des racines et des ailes :

La notion d’attachement, que nous venons de survoler, est sans nul doute ce qui va déterminer les axes majeurs du comportement de n’importe quel animal (humain et non humain).

Grandir empli de confiance, entouré de bienveillance, puis se développer avec de bonnes bases solides et ancrées dans une terre fertile, comme un chêne aux racines épaisses, nous aide indubitablement à prendre notre envol en sécurité, et à estimer les risques. Les ailes ne peuvent se déployer que si les racines sont solides.

Ce qui vaut pour nous, vaut pour toutes vies sur terre.

Ref:
L’attachement, collection Zoopsychiatrie – Claude Beata
Au Risque d’Aimer, Claude Béata – Odile Jacob – Préfacé par Boris Cyrulnik

apprivoise3

Publicités
Catégories
communication animale Littérature

Saint François d’Assise : l’homme qui parlait aux animaux

Saint François d’Assise serait donc le premier communicant animalier reconnu ? Chose est sûre, il est l’un des saints catholiques les plus connus et appréciés par les profanes et religieux. Un des fondateurs de l’ordre des franciscains, prônant une vie dans la pauvreté, il prêchait surtout l’amour de toute la Création. L’amour de la Nature comme intérêt majeur.

Saint François d’Assise est né en 1181 à Assise, en Italie, d’une famille aisée. Sa mère, Dona Joanna Pica de Bourlémon était une femme pieuse originaire de Provence et Pietro Bernadone dei Moriconi, son père était un très riche marchand drapier de la ville. De retour d’un voyage en France, son père décide de nommer son fils Francesco (François, « le français ») en hommage à la France, alors que sa mère l’avait fait baptiser Giovanni (Jean, du nom de l’apôtre).

Dans sa jeunesse, François fait des études de Latin et se laisse aller aux plaisirs de son âge et de son statut. Il rêve d’accéder à la noblesse et désire être chevalier. Il participe à la guerre qui oppose les bourgeois d’Assise aux nobles de la ville rivale de Pérousse. Mais il sera capturé et emprisonné pendant an.

Durant son emprisonnement, il médite sur sa vie. Libéré grâce à l’argent de son père, il est prêt à s’engager dans l’armée pour accomplir ses desseins mais, soudain, une voix le questionne : « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ? » Cet événement est important dans la vie de François et lui impose une totale remise en question. Peu à peu, il se défait de son ancienne vie agitée, de ses anciens amis ; il s’éloigne des lieux de fête et se tourne vers les chapelles et la foi.

L’Appel de la foi

En 1205, alors qu’il prie devant la croix de la chapelle San Damiano, en ruine, Jésus crucifié lui parle et dit : « François va, et répare ma maison, qui, tu le vois, tombe en ruine. » Ainsi, il s’en va vendre, à Foligno, des marchandises appartenant à son père dans le but de restaurer la chapelle. Son père, furieux l’assigne en justice pour le déshériter. Devant l’évêque d’Assise, François se dévêtit entièrement, se dépouillant du luxe qu’il porte et déclare, nu devant la foule : « Jusqu’ici je t’ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c’est à Lui que j’ai confié mon trésor et donné ma foi. » L’évêque le prend alors sous sa protection. Saint François d’Assise ne sait pas que, au-delà de la restauration d’une simple église, c’est l’Église elle-même qu’il va refonder.

De la foi à la Communication animale

 

francois-et-gubbio
St François d’Assise et le Loup de Gubbio

Plus tard, il se rend dans le village de Gubbio où il trouve une communauté effrayée par les attaques d’un loup. Partant à la rencontre de l’animal, il s’adresse à lui, l’appelant « Frère loup », parvient à l’apaiser et le loup se jette à ses pieds, subjugué par ses paroles. La légende voudrait que la bête, pour promettre de ne plus jamais attaquer la ville, soit venue déposer sa patte dans la main que lui tendait François, qui mit ses méfaits sur le compte de la faim et lui pardonna. Le loup aurait ainsi vécu ensuite parmi les habitants, passant de maison en maison sans que personne ne le craigne. Il mourut de vieillesse et tout le village le regretta.

 

François ne considère tout être vivant. Ainsi prêche-t-il aux animaux et aux oiseaux, comme ici : « Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre. 
De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ; Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »  À ces mots, rapportent le saint lui-même, les oiseaux expriment à leur façon une admirable joie, allongeant le cou, déployant leurs ailes, ouvrant le bec et le regardant attentivement.
De retour de Gubbio vers l’été 1206, François mendie pour financer la restauration de la chapelle San Damiano, mais aussi désormais de celles de San Pietro et de la Portioncule. Il décide d’« épouser Dame Pauvreté », s’habit d’une tunique avec une corde en guise de ceinture et gagne son pain de l’aumône et de travaux manuels.

 

st-francois-dassise-prechant-aux-oiseaux
St François d’Assise prêchant aux Oiseaux- Giotto

Lors de la rencontre d’un lépreux, il l’embrasse plutôt que de le fuir et se prend de passion pour soigner ces pauvres hommes. « Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j’étais encore dans les péchés la vue des lépreux m’était insupportable. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon cœur ; et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps. Ensuite j’attendis peu, et je dis adieu au monde. » Testament 1-3.

 

Naissance de l’ordre des Franciscains

Une communauté se resserre autour de François et il fonde l’Ordre des Frères mineurs. La première règle qu’il rédige pour cet ordre sera approuvée par le pape Innocent III de manière orale, en 1210. En 1212, il accueille Claire, une jeune noble d’Assise, avec laquelle il fonde l’Ordre des pauvres dames – appelées aujourd’hui les Clarisses.

Ensuite, bien décidé à mettre fin à la guerre entre Chrétiens et Musulmans, il parvient, après avoir été capturé, à rencontrer le sultan de Babylone en personne et tente, en vain, de le convertir. Il prêche l’Évangile avec un tel charisme et une telle dévotion que le sultan lui accorde toute son attention. « Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue : ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes », raconte saint Bonaventure.

Revenu en Italie, et devant ce qu’est devenue sa communauté et les désaccords qu’il entretient avec elle – notamment au sujet de l’éducation –, il se résigne à la diriger. En 1215, il crée à Bologne un troisième ordre pour les laïcs, le Tiers-Ordre, dont la première règle sera approuvée en 1221. En 1223, il invente le principe de la crèche de Noël au couvent de Greccio, près d’Assise. Il se retire ensuite dans un ermitage pour écrire la deuxième règle du Tiers-Ordre, qui sera approuvée la même année par Honorius III.

Retraite et mort

Menant toujours une vie retirée, François tombe malade et se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano, comme un retour aux origines. Dans un état très fragile, il y écrit le premier texte en italien moderne, où il fait part de son amour de toute la création et en remercie le Seigneur. Il meurt le 3 octobre 1226 dans la chapelle du Transito.

francois-dassiseL’homme qui prêchait aux oiseaux et considérait tout être vivant comme un frère est canonisé par le pape Grégoire IX deux ans après sa mort, en 1228. Ainsi saint François d’Assise, cet amoureux de la Nature et de l’unité de la Création qui prêchait l’humilité, la paix et l’Amour, est-il devenu le saint patron des louveteaux – enfants scouts de 8 à 12 ans – et des animaux. Il aimait les bêtes et, dit-on, celles-ci le lui rendaient bien, comme si elles ressentaient l’Amour bienveillant qui se dégageait de sa personne. En 1979, le pape Jean-Paul II le nomme, pour son œuvre, saint patron des écologistes. L’actuel pape François, de son aveu même, a choisi ce nom en hommage à ce saint illustre.

Après une jeunesse agitée, il a voulu toute sa vie être pauvre parmi les pauvres, « suivre nu le Christ nu ». Son nom évoque un art de vivre et une manière d’être Chrétien. « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix », disait-il dans l’une de ses prières. Il s’est fait maître de la contemplation, a chanté partout son amour de la Création, et a répandu la joie de l’Évangile. Par les similitudes de son parcours avec celui de Jésus – de là est peut-être née la légende de l’accouchement dans la paille –, on va parfois jusqu’à l’appeler « l’autre Christ ». Saint François d’Assise est fêté le 4 octobre.

Ref :
Christopher Lings
http://www.lebreviairedespatriotes.fr/03/10/2013/a-la-une/saint-francois-dassise-lhomme-qui-prechait-aux-oiseaux/

Catégories
Comportement

Les colliers anti-aboiements : qu’en penser?

Le collier anti-aboiement c’est l’idée d’associer l’aboiement à une effet désagréable pour la faire cesser.

D’un point de vue éthique, les colliers dits « électriques » ne sont simplement pas acceptables.

L’utilisation de colliers anti-aboiements quels qu’ils soient, est très délicate, car ils sont en effet susceptibles d’entraîner de la peur chez le chien, plus que de stopper les aboiements. Ils peuvent même aggraver la situation, surtout si le chien a un terrain d’anxiété, de phobie ou de dépression.

Les colliers anti-aboiement ne règlent pas le problème. C’est un leurre pour le propriétaire et une douleur pour le chien. Les aboiements ont une origine et une raison d’être. C’est cela qu’il faut analyser, comprendre et traiter. Les aboiements c’est un symptôme, comme la fièvre lors d’une gripper. Certes on veut faire tomber la fièvre, mais il n’empêche que la grippe reste. Alors traitons la grippe, pas la fièvre seulement.

Les problèmes d’aboiements et les troubles du voisinage sont régis par le code civil (article 1385), le code pénal (R.623-2) et le code de la santé publique (R.1336-7), sans parler des arrêtés préfectoraux, municipaux et des règlements de copropriétés.

Voir notre page sur « les aboiements intempestifs »

Catégories
Comportement

Faut-il impérativement que mon chat ait accès à l’extérieur ?

On ne compte plus le nombre de fois où on a entendu : « Comparé à un chien, un chat est indépendant, il est autonome, seul le territoire compte » ; « pour être heureux, un chat doit sortir » ; « les chats d’appartement s’ennuient et deviennent agressifs » beaucoup d’idées reçues qui ont la peau dure… Si l’espérance de vie des chats d’intérieur est supérieure à celle de ceux qui sortent, y a-t-il de réelles répercussions comportementales chez les chats qui ne sortent pas ? Laisser son chat sortir est-il indispensable ?

Boulimie et relations

Des études comportementales, menées par le Dr. Uriell Ferlier (1), sur 3 types de population féline (des chats d’intérieur, des chats urbains avec accès à l’extérieur et des chats ruraux avec accès à l’extérieur), montrent que la boulimie est représentée de la même façon dans les trois groupes. Par ailleurs, aucune différence n’apparaît entre les 3 groupes, qu’il s’agisse de recherche de contact avec les propriétaires, ou encore de ronronnement.

chat ext..jpg

Agressivité : les chats « caressés-mordeurs « 

Nous connaissons tous ces chats qui mordent après quelques caresses. Ce comportement n’est pas relatif au fait qu’ils puissent ou non sortir, mais plutôt lié au milieu dans lequel il a évolué durant les premières semaines de son existence.

L’attaque par prédation est en contrepartie plus présente chez les chats d’intérieur : c’est typique du chat qui saute au passage de son propriétaire, sur ses mollets. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille faire sortir le chat pour faire cesser ces comportements parfois excessifs et désagréables. Il sera préférable d’enrichir son milieu avec des jouets appropriés pour qu’il exerce ses attaques de prédation sur ces leurres, plutôt que sur les mollets.

La malpropreté

La malpropreté touche environ 1 chat sur 5, quel que soit son milieu de vie. Le faire sortir ne garantit pas la solution au problème, au contraire :

Votre chat peut vouloir amplifier son marquage urinaire si d’autres chats sont dans les environs.
Si votre chat est anxieux, le forcer à sortir peut aggraver son anxiété.

Sorties indispensables ou non ?

Si votre chaton a élevé « au grand air », il se peut qu’il ne supporte pas d’être enfermé dans un environnement appauvri. Le chaton devra être adopté le plus tôt possible (dès l’âge légal de 8 semaines), pour augmenter sa capacité d’adaptation.

Pour tous les chatons qui ne sont jamais sortis, la vie en intérieur est tout à fait possible. Son environnement devra néanmoins correspondre à ses besoins pour éviter les déconvenues : jouets, cachettes, perchoirs, griffoirs devront être disponibles.

Si vous avez toujours peur de faire sortir votre chat, il faudra impérativement enrichir son territoire restreint en recréant à l’intérieur, un simili d’extérieur.

Vos week-ends à la campagne : le chat peut-il sortir exceptionnellement ? S’il n’est pas habitué à l’extérieur, il est possible qu’il ne mette pas le nez dehors. Certains chats, en revanche, en profitent pour sortir, mais alors attention à la réintroduction en appartement qui peut alors déclencher des troubles.

Ref.

  1. U. Ferlier, mémoire pour l’obtention du diplôme de vétérinaire comportementaliste, 2007.
  2. Jasmine Chevallier Docteur Vétérinaire *« Campagne, ville ou environnement clos : quelle est l’influence du milieu de vie sur le répertoire comportemental du chat, à l’intérieur, chez ses propriétaires ? »
  3. Dr Muriel Marion – congrès GECAF/GEDAC –  Marseille- Zoopsy – essentiel N°360 du 26 février au 4 mars 2011
Catégories
art évenement

A vos crayons: participez au concours de Dessins Animaliers

Laissez votre talent s’exprimer et devenez notre « Champion du Crayon » !

suki-cat

Un concours de dessins animaliers est lancé. Envoyez nous votre dessin, avant le 30 Novembre 2016, de votre compagnon à 4 (ou 2) pattes ou encore d’un animal sauvage, ou d’élevage… le choix vous appartient .

N’oubliez pas de mentionner votre âge, votre prénom, nom et votre email pour la réponse au concours.
2 catégories : enfant de 5 à 15 ans et adulte de 16 à 99 ans
Votre dessin sera publié dans notre section « Galerie D’Art« , avec votre nom et votre âge.
Partagez avec vos amis et invitez les à voter pour vous quand le vote sera ouvert.

Le résultat des votes sera publié le vendredi 23 Décembre 2016.
Les gagnants (1 par catégorie) se verra envoyer un T-shirt arborant son dessin devant.

A vos crayons !

Envoyez vos dessins et information à :centre.kami@gmail.com

Catégories
Littérature

Les émotions des Animaux, de Marc Bekoff

Dans son ouvrage, Les Emotions des Animaux (1) l’éthologue américain Marc Bekoff, nous met devant le fait indéniable dès ses premières pages: Au cas où on ne l’aurait pas su, on l’aurait oublié, ou on n’y aurait jamais réfléchi, les animaux éprouvent des émotions et des sentiments. Tout comme nous, animaux humains…

mbekoff-es-emotions-des-animauxCertaines baleines possèdent bien plus de cellules fusiformes — responsables de l’organisation sociale, de l’empathie, de la perception des sentiments d’autrui — dans le cerveau, que l’homme. Cette capacité émotive ne se réduit donc pas aux primates, comme l’ouvrage nous le montre à travers mille et un exemples variés: du chien compatissant ou heureux en passant par l’éléphant en colère, jusqu’aux pies qui s’endeuillent en découvrant une des leurs morte. Bekoff nous parle des relations sociales qu’il entretient avec les divers animaux qu’il observe ou avec lesquels il vit, ainsi que de leur sensibilité aux états émotifs d’autrui, qu’il s’agisse d’un homme ou, souvent, d’une autre bête qui peut être d’une toute autre espèce qu’eux.
Outre le stress du bœuf partant vers un destin funeste, ces pages posent bien d’inquiétantes questions sur le traitement des animaux par les humains. Provoquer ce malaise est d’ailleurs le but clair de Bekoff, qui passe en revue toutes les connaissances biologiques et psychologiques concernant les émotions telles qu’elles peuvent être appliquées aux animaux.

Son but: rendre conscients ses lecteurs de la frontière extrêmement ténue qui nous sépare des bêtes, mais aussi des choix éthiques qu’ont à faire les humains dans leurs traitement des animaux: qu’il s’agisse des laboratoires, des fermes, ces questions nous mènent vers une prise de conscience planétaire: il est important de se souvenir que l’élevage industriel est grandement responsable de la dégradation de l’environnement, et que nous aussi, nous appartenons à cette grande chaîne du vivant menacé aujourd’hui.

Un livre à lire sans modération.

Ref. :

1. Marc Bekoff, Les Émotions des animaux, Paris, Payot, 2009

 

Catégories
évenement

Une pré-vente de Noël au service des chats du 06: le 5-6 novembre à Mougins

2016 a été une année record en sauvetages et adoptions de chats abandonnés.

L’association « Les Chats du Mercantour » a été plus que sollicitée et a dû faire face à un nombre croissant de chats et chatons abandonnés et toujours autant de chats errants à stériliser et soigner.

Pour cela, l’association a besoin de soutient financier et la Pré-vente de Noël (un marché de Noël pas come les autres) qu’elle organise est un des piliers pour la récolte de fonds annuelle.

Cette année encore, la pré-vente de Noël aura lieu les 5 – 6 novembre prochain dans la Mougins School, à  Mougins (615, av. Dr Maurice Donat, à Sophia Antipolis)

L’argent récolté permettra à l’association de continuer son action et de venir en aide aux chats laissés pour compte du département.

On vous garantit beaucoup d’objets sympas à acheter pour préparer vos cadeaux de Noël ou pour vous faire plaisir tout simplement, dans une ambiance très conviviale.

Venez aider les Chats du Mercantour et d’ailleurs.

chats-mercantour

Catégories
Comportement

Il n’y a pas de prédisposition raciale à l’agressivité!

Le comportement agressif est un comportement complexe : il implique de très nombreuses structures nerveuses, des facteurs contextuels, des singularités individuelles dans le développement et les expériences de vie.

Les données modernes de la génétique permettent de montrer que le génome est le support d’un potentiel génétique qui s’exprime ou non selon les individus et les circonstances. Le facteur racial n’est qu’un des nombreux paramètres et ne peut en aucun cas permettre une prédiction de l’agressivité. Nous préconisons une approche de l’agressivité qui met l’accent sur les caractéristiques individuelles du chien et sur les contextes de vie.

chien-agressif

L’idée selon laquelle l’appartenance raciale serait déterminante dans le comportement agressif est exactement la simplification suggérée par les médias et les politiques, qui éludent une analyse scientifique de la question. Par réaction, la responsabilité est parfois rejetée sur les maîtres et leur présumée incompétence, voire leurs mauvaises intentions.

Aucune de ces approches simplistes et réductrices ne reflète la réalité, elles ne conduisent qu’à des démarches d’exclusion au lieu des mesures préventives adaptées. Elles peuvent conduire à un relâchement dans l’éducation de races présumées « gentilles », au risque de favoriser des accidents. Elles entrainent l’isolement social des races désignées comme dangereuses, empêchant la socialisation correcte des chiens et les rendant ainsi plus dangereux.

Ce type d’enquêtes proposées principalement dans les pays anglo-saxons sont très intéressantes, si l’on accepte de se débarrasser du préjugé racial. Elles sont riches de données sur les contextes d’agression, sur le point de vue des propriétaires sur leur animal mordeur, toutes informations qu’un observatoire recueillant des données pourra exploiter de manière rigoureuse dans la prévention des morsures.

Race dangereuse ou pas ? Voilà une bien mauvaise manière de poser le problème, les vétérinaires doivent combattre ces idées. Les politiques y ont vu une stratégie simple : une fois les coupables désignés, quelques interdictions et le problème serait réglé. Cette méthode ne fonctionne nulle part sur la planète, et la réalité amène (enfin) les décideurs à aborder le problème dans sa complexité, dans ses paramètres individuels, et à lancer une stratégie préventive. Elle est moins spectaculaire, mais nous l’espérons payante à moyen terme pour diminuer le nombre de morsures, et en particulier celles qui touchent de jeunes enfants.

Ref. Nicolas Massal – Secrétaire de Zoopsy

Voir aussi notre page « Les comportement agressifs ou d’agressivité« 

Catégories
émotions

Et si on parlait un peu de sentiments

Dans les années 50, Konrad Lorenz, pionner en éthologie, l’étude du comportement humain et animal, a fait la lumière sur les mécanismes physiologiques et les modifications adaptatives du comportement animal.
Depuis les études menées par Lorenz, de nombreux chercheurs, scientifiques, neurobiologistes, philosophes, vétérinaires, psychiatres ont travaillé sur diverses études comportementales sur les animaux et ont ainsi fait évoluer la vision que le monde a d’eux.
Ces études ont permis de mettre en exergue les capacités adaptatives des animaux aussi bien sauvages, de fermes que domestiques, face à des stimuli et situations. Outre cet aspect, la sensibilité des animaux et de leurs émotions a également été pris en compte ces dernières années, et on a pu voir évoluer la perception que nous avons des animaux.

En Janvier 2015, l’Assemblée Nationale a voté en lecture définitive le projet de loi relatif à la modernisation du droit. L’animal a été reconnu comme un « être vivant doué de sensibilité » dans le Code Civil (Art. 515-14) et n’est plus considéré comme un bien meuble (Art. 528). Ainsi, il n’est plus défini par sa valeur intrinsèque. Ce tournant historique a mis fin à plus de 200 ans d’une vision archaïque de l’animal dans le Code Civil et prend enfin en compte l’état des connaissances scientifiques et l’éthique de notre société du 21ème siècle. Le Code Civil s’harmonise de fait avec le Code Rural et le Code Pénal.
En inscrivant la sensibilité de l’animal dans le Code civil, pilier du droit français, cette réforme va toucher la société dans son ensemble et faire évoluer les mentalités en faveur d’une meilleure prise en compte du bien-être animal. La réforme du statut juridique de l’animal est l’aboutissement d’années de réflexions et de débats.

Faut-il pour autant s’arrêter là et considérer que nous sommes arrivés au bout du chemin ? Les animaux sont reconnus comme étant des êtres sensibles par nos législateurs. Cette reconnaissance a-t-elle changé la face du monde ? Les propriétaires d’animaux et les non coutumier du fait, ont-ils pour autant changé leur comportement face aux animaux ? Faut-il considérer que les choses ont été dites et sont suffisantes en l’état ?

Il semble pourtant qu’il y a encore beaucoup à faire pour que nos contemporains, nos politiques, et surtout nos enfants découvrent et se rendent compte que les animaux ont de vraies émotions, allant de l’amour à la colère, en passant par la tristesse, la joie, le rire et le désespoir.
Aujourd’hui la plupart des scientifiques s’accordent à reconnaître que les animaux sont pourvus d’émotions, les professionnels des filières de l’agro-alimentaires s’appuient de plus en plus sur les retours des scientifiques pour valoriser leur travail en respectant les normes et décrets d’application relatifs à leur exercice. Les propriétaires d’animaux, soucieux de leur bien-être, sont plus à l’écoute et recherchent des informations pouvant les aider dans leurs relations avec leurs animaux.
L’objectif de ici, est de montrer et démontrer les émotions des animaux, et peut-être amener une réflexion pour modifier notre façon d’interagir avec eux et les considérer avec plus de respect, en s’appuyant sur des éléments factuels retranscris au travers une série de documentaires, d’un essai et d’outils pédagogiques destinés aux adultes et enfants.
Il sera question de sensibiliser l’audience et de leur faire prendre conscience que les animaux ressentent de vraies émotions et qu’ils ont une sensibilité comparable à celle des êtres humains. Le but étant de faire modifier les comportements des humains pour essayer de vivre de façon plus harmonieuse et de renforcer les liens avec notre environnement.
Un opus aux émotions animales et à leur sensibilité pour que le regard change et que la considération que nous leur portons, évolue et s’accroit.

20151221_193317